mercredi 29 janvier 2020

RELATIONS ENTRE LES CHRÉTIENS NON GNOSTIQUES ET LES AUTRES HOMMES. RELATIONS ENTRE LES CHRÉTIENS NON GNOSTIQUES ET LES GOUVERNEMENTS


Conversion de Sergius Paulus, proconsul. Actes XIII, 6-12
Saint Paul rend aveugle  pour un certain temps le mage Elymas qui cherchait à détourner Sergius Paulus de la foi chrétienne. Devant ce miracle, Sergius Paulus se convertit.
Paul s'est appelé "Paul" peut-être en partie par amitié pour Sergius Paulus, son premier dirigeant converti et aussi par humilité car "Paulus" signifie "peu considérable", "petit", "faible", en latin.


Pour régler notre conduite vis-à-vis des autres hommes, amis chrétiens ou ennemis, et vis-à-vis des gouvernements non chrétiens, nous devons étudier l'épître de Saint Paul aux Romains ch. XII et ch. XIII, v. 1 à 10.


I - Relations entre les chrétiens non gnostiques et les autres hommes


A. Relations des chrétiens entre eux

Voici ce que nous dit Saint Paul, dans la première moitié du chapitre XII de l'épître aux Romains :
"En vertu de la grâce qui m'a été donnée, je dis à chacun de vous de ne pas s'estimer plus qu'il ne faut; mais d'avoir des sentiments modestes, chacun selon la mesure de la foi que Dieu lui a départie. Car, de même que nous avons plusieurs membres dans un seul corps, et que tous les membres n'ont pas la même fonction, ainsi nous qui sommes plusieurs, nous ne faisons qu'un seul corps dans le Christ, et chacun en particulier nous sommes membres les uns des autres; et nous avons des dons différents selon la grâce qui nous a été donnée: soit de prophétie, selon la mesure de notre foi, soit de ministère, pour nous contenir dans le ministère; celui-ci a reçu le don d'enseigner: qu'il enseigne; celui-là, le don d'exhorter: qu'il exhorte; un autre distribue: qu'il s'en acquitte avec simplicité; un autre préside: qu'il le fasse avec zèle; un autre exerce les œuvres de miséricorde: qu'il s'y livre avec joie. 

Que votre charité soit sans hypocrisie.

Ayez le mal en horreur; attachez-vous fortement au bien.

Quant à l'amour fraternel, soyez pleins d'affection les uns pour les autres, vous prévenant d'honneur les uns les autres.


Pour ce qui est du zèle, ne soyez pas nonchalants. 

Soyez fervents d'esprit; c'est le Seigneur que vous servez. 

Soyez pleins de la joie que donne l'espérance, patients dans l'affliction, assidus à la prière, prêts à subvenir aux nécessités des saints, empressés à donner l'hospitalité."

Commentaire

Nous devons voir Jésus en nos frères. C'est pour cela que nous devons les prévenir d'honneur. 

Nous devons également être prêts à mourir pour eux. Jésus nous enseigne cela dans le discours après la Cène, ch. XV, v.12-14 :

"Ceci est mon commandement, que vous vous aimiez les uns les autres, comme je vous ai aimés.  Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande."

Ce n'est pas que pour les chrétiens non gnostiques que nous devons être prêts à donner notre vie. Nous devons aussi être prêts à la donner pour les autres hommes, si cela peut sauver leur âme. Saint Pierre nous dit bien, dans sa première épître, chapitre III, v. 18 : "le Christ est mort une fois pour nos péchés, le juste pour les injustes, afin de nous offrir à Dieu." 
De même que Jésus a voulu mourir pour des hommes injustes comme le bon larron et qu'il les a sauvés de cette façon, de même, nous pouvons par nos souffrances et notre mort offrir à Dieu des âmes injustes, c'est-à-dire sauver des pécheurs, puisque Saint Paul nous dit que nous devons compléter en nous la Passion du Christ pour son corps qui est l'Église.

B. Relations des chrétiens avec leurs ennemis, ch. XII, v. 14 - fin

Dans la deuxième partie de l'épître aux Romains, Saint Paul dit :

"Bénissez ceux qui vous persécutent: bénissez et ne maudissez pas.


Réjouissez-vous avec ceux qui sont dans la joie; pleurez avec ceux qui pleurent.


Ayez les mêmes sentiments entre vous; n'aspirez pas à ce qui est élevé, mais laissez-vous attirer par ce qui est humble. Ne soyez point sages à vos propres yeux.


Ne rendez à personne le mal pour le mal; veillez à faire ce qui est bien devant tous les hommes.


S'il est possible, autant qu'il dépend de vous, soyez en paix avec tous.


Ne vous vengez point vous-mêmes, bien-aimés; mais laissez agir la colère de Dieu; car il est écrit: " A moi la vengeance; c'est moi qui rétribuerai, dit le Seigneur. "


Si ton ennemi a faim, donne-lui à manger; s'il a soif, donne-lui à boire; car en agissant ainsi, tu amasseras des charbons de feu sur sa tête.


Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais triomphe du mal par le bien."

Commentaire 
Saint Paul ne conseille pas aux chrétiens d'être bon envers leurs persécuteurs, par machiavélisme, afin que Dieu amasse des charbons de feu sur leur tête. Au contraire, loin de vouloir que Dieu punisse nos ennemis, nous devons au contraire Le prier afin que sa colère se détourne d'eux. Nous sommes certains qu'il faut faire cela car Jésus a dit quand on le crucifiait : "Père, pardonnez-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font."

Saint Paul explique seulement que si les ennemis ne se laissent pas toucher par l'amour, alors Dieu les punira encore plus sévèrement, parce qu'ils auront continué à rendre le mal pour le bien que les chrétiens leur avaient rendu pour le mal qu'ils avaient commencé à commettre contre eux. Nous devons prier Dieu pour que cette sentence terrible de condamnation n'arrive pas et pour que nos ennemis fassent comme le bon larron et demandent pardon.

De plus, comme la surnature marche de pair avec la nature, les sentiments de haine et les pulsions de vengeance affaiblissent et troublent l'intelligence, nous minent tant au plan physique qu'au plan psychique et intellectuel. L'amour et le pardon des offenses dilatent au contraire l'âme, la mettent en consolation, décuplent nos forces physiques et morales. 

Quand nous aimons nos ennemis, Dieu est avec nous et nous soutient de sa force. 

Quand nous haïssons, nous sommes livrés à nous-mêmes et comme nous sommes faibles, nous succombons rapidement. 

J'insiste particulièrement sur l'amour des ennemis car Jésus, au chapitre XXIV de Saint Matthieu, prévient que la charité des chrétiens non gnostiques de notre époque se refroidira en raison des persécutions. Les tentations de ressentiment seront donc les tentations les plus fortes que nous aurons à subir et malheureusement, beaucoup y succomberont. Nous devons donc être vigilants à ne pas tomber sur ce point, puisque Jésus nous a prévenus : 

Matthieu, XXIV, 9-13 :
Alors on vous livrera à la torture et on vous fera mourir, et vous serez en haine à toutes les nations, à cause de mon nom. Alors aussi beaucoup failliront. Ils se trahiront les uns les autres et se haïront les uns les autres. Et il s'élèvera plusieurs faux prophètes qui en induiront un grand nombre en erreur. Et à cause des progrès croissants de l'iniquité, la charité d'un grand nombre se refroidira. Mais qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé.

II - Relations entre les chrétiens non gnostiques et les gouvernements


Ces relations sont réglées notamment par le chapitre XIII de l'épître aux Romains, versets 1 à 10. Il est important de noter que cette épître a été écrite par Saint Paul en l'an 57 pour les Romains, c'est-à-dire pour les chrétiens qui étaient sous le règne du cruel Néron, assassin, débauché, et versé dans la magie (ex : Néron s'était attaché la personne de Simon le magicien).


Voici les conseils que Saint Paul donne aux chrétiens sous la domination de Néron :


Que toute âme soit soumise aux autorités supérieures; car il n'y a point d'autorité qui ne vienne de Dieu, et celles qui existent ont été instituées par lui.

C'est pourquoi celui qui résiste à l'autorité, résiste à l'ordre que Dieu a établi et ceux qui résistent, attireront sur eux-mêmes une condamnation.


Car les magistrats ne sont point à redouter pour les bonnes actions, mais pour les mauvaises. Veux-tu ne pas craindre l'autorité ? Fais le bien, et tu auras son approbation.


car le prince est pour toi ministre de Dieu pour le bien. Mais si tu fais le mal, crains; car ce n'est pas en vain qu'il porte l'épée, étant ministre de Dieu pour tirer vengeance de celui qui fait le mal, et le punir.

Il est nécessaire d'être soumis, non seulement par crainte du châtiment, mais aussi par motif de conscience.


C'est aussi pour cette raison que vous payez les impôts; car les magistrats sont des ministres de Dieu, entièrement appliqués à cette fonction. Rendez [donc] à tous ce qui leur est dû:

à qui l'impôt, l'impôt; à qui le tribut, le tribut; à qui la crainte, la crainte; à qui l'honneur, l'honneur.


Ne soyez en dette avec personne, si ce n'est de l'amour mutuel; car celui qui aime son prochain a accompli la loi.


En effet, ces commandements: "Tu ne commettras point d'adultère; tu ne tueras point; tu ne déroberas point; [tu ne diras point de faux témoignage]; tu ne convoiteras point, " et ceux qu'on pourrait citer encore, se résument dans cette parole: " Tu aimeras ton prochain comme toi-même. "


L'amour ne fait point de mal au prochain; l'amour est donc la plénitude de la loi."


Commentaire

A. Tout autorité supérieure vient de Dieu


Jésus dit à Pilate qui s'apprête à le condamner : "Tu n'aurais aucun pouvoir s'il ne t'avait été donné d'en haut". Paul répète cela en pensant à Néron : " Que toute âme soit soumise aux autorités supérieures; car il n'y a point d'autorité qui ne vienne de Dieu, et celles qui existent ont été instituées par lui."


Donc même si un souverain est méchant et désobéit continuellement à la loi de Dieu, son pouvoir vient de Dieu et est permis par Dieu, pour éprouver les bons et punir les méchants. C'est pour cela par exemple que Daniel parle avec respect à Nabuchodonosor. 

Il ne faut donc désobéir aux autorités que si elles nous demandent de faire un péché. Ex : renier notre foi. C'est pourquoi, les premiers chrétiens obéissaient à Néron et ne lui ont désobéi que lorsqu'il a commencé à leur demander de renier leur foi. En effet, si on nous demande de faire un péché, alors il faut se rappeler la parole de Saint Pierre : "il vaut mieux obéir à Dieu qu'aux hommes." (Actes V, 29).



B. Veux-tu ne pas craindre l'autorité ? Fais le bien, et tu auras son approbation

Cette maxime n'est pas toujours vraie, notamment dans les pays totalitaires, mais en France, elle est le plus souvent vraie. Nous devons appliquer les dix commandements et la loi d'amour de l'évangile et, pour nous donner du courage, nous souvenir de cette parole de Saint Pierre aux chrétiennes qu'il comparait à Sarah :

"C'est d'elle [Sarah] que vous êtes devenues les filles, en faisant ce qui est bien, sans vous laisser troubler par aucune crainte." 

Faisons le bien et abandonnons-nous à Dieu. Ne craignons pas. Il nous aime et en tant que père, choisit ce qui est le meilleur pour nous.


C. Rendez à tous ce qui leur est dû : à qui l'impôt, l'impôt, à qui le tribut, le tribut.

Certains catholiques gnostiques et même des prêtres enseignent à leurs fidèles que ce n'est pas un péché de frauder en payant ses impôts. Certains disent : nous devons défalquer de nos impôts l'argent consacré à l'avortement. 


D'autres enseignent le syllogisme suivant :

"Ce n'est pas un péché de voler un larron.

Or l'État est un larron.

Donc voler l'État n'est pas un péché."



Ces personnes se trompent, parfois de bonne foi. La vérité, Jésus nous l'enseigne dans l'évangile :



Évangile selon saint Matthieu, chapitre 17, versets 24 à 27 :

« Lorsqu'ils arrivèrent à Capharnaüm, ceux qui percevaient les deux drachmes s'adressèrent à Pierre, et lui dirent: Votre maître ne paie-t-il pas les deux drachmes? Oui, dit-il. Et quand il fut entré dans la maison, Jésus le prévint, et dit : Que t'en semble, Simon ? Les rois de la terre, de qui perçoivent-ils des tributs ou des impôts ? de leurs fils, ou des étrangers ? Il lui dit : Des étrangers. Et Jésus lui répondit : Les fils en sont donc exempts. Mais, pour ne pas les scandaliser, va à la mer, jette l'hameçon, et tire le premier poisson qui viendra; ouvre-lui la bouche, et tu trouveras un statère. Prends-le, et donne-le-leur pour moi et pour toi. »


Jésus et Saint Pierre étaient très pauvres et Jésus fait un miracle pour pouvoir payer l'impôt, pour lui et Saint Pierre, représentant de l'Église chrétienne. De même, en tant que chrétiens, nous représentons Jésus et donc nous ne devons pas donner lieu au scandale et payer. Nous devons avoir confiance que Dieu nous aidera à payer nos impôts, même si nous sommes en difficulté financière. Si Jésus a fait un miracle pour lui et Saint Pierre, il saura aussi nous trouver une solution. Jésus était sous l'occupant romain. Il dit qu'il faut payer l'impôt à l'occupant, pour éviter de faire un scandale. Donc même si nous étions envahis, nous devrions payer l'impôt. A fortiori si nous ne sommes pas envahis, comme c'est le cas.


D. [Rendez] à qui la crainte, la crainte ; à qui l'honneur, l'honneur.


Même si le chef d'État est mauvais, il faut garder le respect et ne pas le caricaturer, par exemple. La caricature n'est pas chrétienne, même si elle est à l'encontre de Kim Jong Un. On ne se moque pas du prochain.
Si un président ou un roi que nous désapprouvions proposait de nous serrer la main, il ne faudrait pas se faire un point d'honneur de lui refuser notre main, parce qu'il approuve l'avortement, par exemple. On ne convertira personne en lui faisant un affront. Serrer la main, même à Néron ou à Kim Jong Un, n'implique pas qu'on adhère à leurs actions. C'est uniquement une marque de politesse. 

Daniel était extrêmement révérencieux avec Nabuchodonosor, un sanguinaire. Voici par exemple ce qu'il lui dit en lui expliquant le songe de la statue composée de métaux différents: 

Daniel II, 37-38 :

Toi, ô roi, roi des rois, à qui le Dieu du ciel a donné l’empire, la puissance, la force et la gloire, entre les mains de qui il a livré, en quelque lieu qu’ils habitent, les enfants des hommes, les bêtes des champs, les oiseaux des cieux, et qu’il a fait dominer sur eux tous : c’est toi qui es la tête d’or. 

Il faut proscrire toute participation à des manifestations violentes du type "gilets jaunes" ou France insoumise, qui promènent la tête d'Emmanuel Macron au bout de piques et ont des slogans appelant à la haine. Une portion hautement initiée de la franc-maçonnerie a toujours dirigé les révolutions en faisant croire que cela venait du peuple. Il ne faut pas se laisser manipuler. Les mouvements révolutionnaires actuels me semblent tous orchestrés par Vladimir Poutine et les amis qu'il a placés dans chaque pays. Il est clair qu'on cherche à déstabiliser la France, de même qu'on faisait dans les années 30 précédant la seconde guerre mondiale. Ils reprennent les mêmes vieilles recettes et les gens sont en train de retomber dans le piège. Nous devons pourtant essayer de tirer les leçons de l'histoire. A ce sujet, on peut lire cet article.


E. Il faut faire attention aussi à ne pas faire de procès d'intention et à ne pas accuser fermement tant qu'on n'est pas certain à 100%.

 Je garde toujours un doute, au fond de moi-même, sur le degré d'advertance et les intentions d'Emmanuel Macron, concernant la PMA. De même, concernant l'euthanasie. J'ai en effet discuté cet été avec un voisin très gentil qui m'a dit être pour l'euthanasie, afin que les gens ne souffrent pas inutilement avant la mort inéluctable. Je me suis dit que si cet homme, que je sais être sincèrement très sensible à la souffrance d'autrui, était pour l'euthanasie, alors il était possible qu'Emmanuel Macron ait eu une bonne intention en voulant faire mourir Vincent Lambert. Nous pouvons donc critiquer les actes et les relations d'un président ou d'un roi, si nous sommes dans un pays ou la liberté d'expression le permet, mais il faut veiller à ne pas préjuger de leurs intentions. C'est pourquoi j'ai décidé de modifier certaines phrases des articles que j'ai écrits car je faisais trop de procès d'intention à Emmanuel Macron.

F. Faut-il chercher à avoir un gouvernement chrétien non gnostique ?

Dans le Notre Père, nous demandons à Dieu : Que votre règne arrive. Ce souhait d'avoir un gouvernement chrétien est donc bon et légitime.
Cependant, dans les Actes des Apôtres, quand les apôtres demandent à Jésus, ch. I : " Seigneur, est-ce en ce temps que vous rétablirez le royaume d'Israël ?", Jésus leur répond : " Ce n'est pas à vous de connaître les temps et les moments que le Père a réservé en sa puissance. Mais vous recevrez la force de l'Esprit Saint qui viendra sur vous et vous serez témoins pour moi  à Jérusalem et la Samarie et jusqu'aux extrémités de la terre."


Jésus dit donc aux apôtres de ne pas agir de façon concrète pour résoudre ce problème et de ne pas essayer de rétablir de façon politique un royaume chrétien. Il dit de le demander dans notre prière quotidienne, mais pas d'agir politiquement, car établir un royaume chrétien sur cette terre est humainement impossible. Même si un pays y arrivait actuellement, il serait immédiatement envahi par un autre, sous un prétexte quelconque, ou bien son dirigeant serait assassiné. A ma connaissance, il n'y a jamais eu de royaume chrétien sur la terre, depuis que Jésus nous a visité : Constantin et ses successeurs étaient gnostiques. Ils n'étaient pas chrétiens. Les rois de France, de même, n'était pas chrétiens, surtout pas Saint Louis, qui était un pieux kabbaliste qui honorait Isis, par exemple sous le vocable de ND du Puy.

Jésus dit qu'il faut plutôt se préoccuper d'enseigner les nations. La mission des chrétiens non gnostiques est donc l'enseignement et non la prise de pouvoir. L'enseignement et la prise de pouvoir ne sont cependant pas opposés car l'enseignement prépare la prise de pouvoir du Dieu chrétien non gnostique. Comme Saint Jean Baptiste, nous devons préparer la voie à Jésus dans les cœurs. 

G. Comment enseigner les nations ?

Par youtube, les blogs, twitter, facebook. On peut écrire des livres, soit instructifs, soit ludiques. La kabbale enseigne beaucoup par le jeu. Elle fait passer des messages par les symboles qu'elle met dans les films de Walt Disney ou des livres d'enfants, par exemple (ex : Tintin). Au Moyen-âge, elle a enseigné par l'art (sculptures des cathédrales, enluminures, littérature, théâtre). Elle a inventé des jeux : ex : tarot (faire ctrl + F et taper "tarot" dans l'article sur l'alchimie). Nous pouvons faire de même. C'est ainsi, en imprégnant peu à peu les esprits de la loi de l'évangile et des instructions de Jésus, que nous changerons les mentalités et préparerons les gens à non plus comprendre intellectuellement, mais aussi à sentir viscéralement que le mensonge est mauvais, que la fin ne justifie pas les moyens, etc.

H. Quand les nations se convertiront-elles ?

Jésus affirme que Dieu fera le miracle de rétablir son royaume en Israël, de façon irrésistible, au temps qu'il a fixé. Depuis 2000 ans, le temps n'est toujours pas arrivé. Nous savons avec certitude par l'Apocalypse (ch. 20), livre inspiré par Jésus à Saint Jean, qu'après l'Antéchrist, il y aura une cité sainte gouvernée par des saints martyrs ressuscités. Il est cependant possible que nous ayons plus tôt, pendant un temps, quelques pays chrétiens, sous la période historique dite de Philadelphie (6e période de l'histoire du monde après Jésus, correspondant au 6e sceau de l'Apocalypse, décrit au chapitre VI de l'Apocalypse). 

Ce qui me fait dire cela, c'est que Jésus dit au chapitre III de l'Apocalypse que des personnes qui se disent Juifs mais ne le sont pas et mentent se convertiront et iront se prosterner aux pieds du Saint Pape chrétien non gnostique. Il parle donc de certains gnostiques kabbalistes qui se disent Juifs.

Il est dit aussi qu'à cette période, au moment du 6e sceau (pluie de météorites), les rois, les riches et les grands de la terre diront aux montagnes et aux rochers : " Tombez sur nous et cachez-nous de la face de celui qui est assis sur le trône et de la colère de l'Agneau." (Ap. VI, 16). Il est donc possible que certains de ces grands et de ces rois se convertissent.

Enfin, au chapitre VII, juste après le 6e sceau, et de nouveau au ch.XIV, il est représenté que 12000 personnes de chaque tribu d'Israël seront des justes sélectionnés par Dieu pour être des saints éminents, vierges, qui suivront Jésus partout où il va." Il s'agit donc probablement d'évêques et de prêtres de nationalité juive qui seront l'élite du clergé de l'Église chrétienne non gnostique, sous l'autorité du Saint Pape. Cela implique donc peut-être que le gouvernement d'Israël va se convertir à ce moment.

Si Israël se convertit, il est probable que d'autres gouvernements suivront. Après avoir été au début méprisé (voir chapitre III Apoc. cité dans l'article sur l'église de Philadelphie), le Saint Pape sera respecté, après le châtiment du 6e sceau, et il pourra enseigner. Cela implique donc peut-être la protection de certains gouvernements. Enfin, on voit que la récompense de la 6e période de Philadelphie, pour ceux qui sont fidèles au Saint Pape, sera d'avoir inscrit sur soi le nom de Dieu et de la Jérusalem céleste qui descend du ciel d'auprès de Dieu. Il y a donc une notion politique possible, bien que cette interprétation ne soit pas certaine et qu'elle ne soit peut-être que spirituelle.

Dans tous les cas, si certains royaumes se convertissent à ce moment, il n'y aura aucun coup d'état à faire. Ce sera le résultat de la conversion de certains dirigeants, suite au sixième sceau, et ce sera le Saint Pape qui centralisera les conversions et dira quoi faire à chacun. 


Conclusion

Les chrétiens non gnostiques doivent être, de même que les premiers chrétiens, des modèles de bons citoyens. Il ne doivent pas se croire investis d'une mission de prendre les armes pour renverser les gouvernements kabbalistes. C'est Jésus qui convertira les gouvernements et organisera les choses, au moment qu'il a fixé et il ne nous appartient pas de connaître ce moment avec certitude. Pour nous, notre travail au service de Dieu doit être l'enseignement des nations, dans l'esprit de toutes les vertus énoncées dans le nouveau testament.


Nous devons également prier pour nos ennemis et leur vouloir sincèrement du bien, à l'exemple de Jésus sur la croix et selon l'enseignement de Saint Paul. Saint Paul conclut en disant que l'amour est la plénitude de la loi. Nous devons donc aimer tous les hommes et aimer, c'est vouloir du bien à ceux qu'on aime, et le manifester par des actions concrètes. Nous devons faire des œuvres de miséricorde, chacun selon nos disponibilités, nos moyens et nos aptitudes personnelles.