mardi 17 novembre 2015

Saré-Coeur ouvert : peine finie. Amour infini





Ainsi donc, mes œuvres, je veux dire les souffrances de la croix, étaient par elles-mêmes finies mais le fruit de mes souffrances, que vous avez reçu par moi dans le baptême, est infini, en vertu de la nature divine infinie qui est unie à la nature humaine finie. C’est Moi, le Verbe revêtu de votre humanité, qui ai, par la nature humaine, enduré ces supplices. Comme ces deux natures sont conjointes et unies l’une à l’autre, la Divinité éternelle tire à soi et fait sienne la peine que j’ai subie avec un si ardent amour c’est à ce titre que l’on peut dire que cette opération est infinie. La peine endurée, la souffrance extérieure du corps, n’était pas infinie, non plus que celle qui provenait du désir qui me torturait d’accomplir votre rédemption. Cette douleur se termina et finit sur la croix, dès que mon âme eut quitté mon corps. Mais le fruit qui résulte de ma passion et du désir que j’avais de votre salut est infini, et vous le recevez infiniment. S’il n’était pas infini, il ne s’étendrait pas à la restauration de la race humaine, dans tous les hommes passés, présents et à venir. Si le fruit du Sang n’était pas infini, l’homme qui m’offense après avoir reçu le baptême de l’eau ne pourrait pas non plus, après son péché, recouvrer ma grâce. Mais le baptême du Sang, qui vous a été donné, est inépuisable.

Voilà ce que vous révèle mon côté entr’ouvert, où l’on peut lire le secret du cœur. Là, vous apprendrez que je vous aime bien plus que je n’ai pu vous le prouver par ma souffrance finie.

Je t’ai donc montré que c’est infiniment que je vous aime. Et qu'est-ce qui le prouve ? Ce baptême du Sang uni au feu de ma Charité ; car c’est par amour que le Sang fut répandu.

Le baptême général donné aux chrétiens et à quiconque le veut recevoir, dans lequel l’âme s’unit à mon sang, c’est le baptême d’eau, mais l’eau y est unie au sang et au feu. C’est pour vous le faire entendre que, de mon côté ouvert, il coula du sang avec l’eau.