mercredi 7 octobre 2015

Plan du salut (III)





Ici, la Vérité éternelle montrait à cette âme qu’elle nous avait créés sans nous, mais qu’elle ne nous sauverait pas sans nous. Dieu veut que par notre libre arbitre et par notre volonté libre, nous employions le temps qui nous est donné à l’exercice des vraies vertus. Et il ajoutait aussitôt : il faut que tous vous passiez par ce pont, cherchant la gloire et l’honneur de mon nom dans le salut des âmes, supportant comme expiation de nombreuses fatigues, et suivant les traces de ce doux verbe d’amour. Pas d’autre moyen pour vous de venir à moi. Vous êtes mes ouvriers que j’ai mis à travailler dans la vigne de la sainte Église. (...)

Toute créature douée de raison possède en elle-même une vigne, qui est la vigne de son âme. C’est la volonté par le libre arbitre qui est l’ouvrier de cette vigne, durant le temps de la vie ; passé ce temps, il n’y peut plus faire aucun travail, ni bon ni mauvais, mais pendant la vie, elle peut cultiver sa vigne dans laquelle je l’ai envoyée. Si grande est la force dont je l’ai revêtue pour cette culture de l’âme, que ni le démon, ni une autre créature ne peuvent l’en dépouiller si elle ne le veut pas. (...)

Il faut donc tout d’abord, vous purifier par la contrition du cœur et la détestation du péché, et par l’amour de la vertu, avant de recevoir le prix du Sang. Vous ne le pourriez recevoir si vous ne vous disposiez pas de votre côté à devenir de bons rameaux unis au cep de la vigne, mon Fils unique qui a dit : "C’est moi qui suis la Vigne, mon Père est le vigneron, et vous êtes les rameaux" (Jn 15, 45).

(...) Qui ne produira pas le fruit des œuvres bonnes et saintes sera retranché de la Vigne et se desséchera ; car, séparé du cep, il perd la vie de la grâce et est jeté au feu éternel (...)

 En demeurant en [Jésus], vous suivrez ses enseignements ; en suivant ses enseignements vous participerez de la substance de ce Verbe, c’est-à-dire que vous participerez de ma Divinité éternelle, unie à l’humanité, et puiserez en elle un amour divin où l’âme s’enivre.