vendredi 2 octobre 2015

Joie et confiance de sainte Catherine de Sienne



Ce texte est la suite du texte publié hier. Quand elle apprend que Dieu veut faire miséricorde à l'Eglise, Sainte Catherine est remplie de joie et de confiance.


Alors cette âme sentit sa connaissance s’agrandir ; une immense allégresse l’envahit et la réconforta. Elle était comme soulevée tant par l’espérance qu’elle avait conçue de la divine miséricorde que par l’amour ineffable qu’elle goûtait, et elle se tenait debout devant la Majesté divine.

Elle voyait, cette âme, que par l’amour et par le désir qu’avait Dieu de faire à l’homme miséricorde, malgré son inimitié, il avait lui-même donné à ses serviteurs le moyen et la manière de faire violence à sa bonté et d’apaiser sa colère. Cette vue la remplissait de joie et lui ôtait toute crainte des persécutions du monde, dans l’assurance que Dieu serait pour elle. Le feu du saint désir croissant toujours, elle ne se tenait plus pour satisfaite de ce qu’elle avait obtenu de Dieu, mais avec une sainte confiance elle implorait miséricorde pour le monde entier. Sans doute la seconde demande concernant la réformation de la sainte Église contenait déjà le bien et l’utilité des chrétiens et des infidèles ; cependant, comme affamée, elle étendait sa prière à tout l’univers, comme Dieu lui-même le lui inspirait en lui faisant crier : "Miséricorde, Dieu éternel, pour vos brebis, en bon pasteur que vous êtes ! Hâtez-vous de faire miséricorde au monde ; tel qu’il est, il est clair qu’il n’en peut plus ;