samedi 19 septembre 2015

Réponse de Dieu le Père au désir de Sainte Catherine d'être punie à la place des pécheurs



Premier enseignement de Dieu le Père : on expie nos péchés et les péchés des autres par le désir infini, la vraie contrition, la plus infinie possible. Ce n'est donc pas tant la souffrance infinie qui expie que l'intensité de la contrition. Plus loin dans le Dialogue, Dieu explique que pour lui plaire, point n'est besoin de sentir la contrition, du moment qu'on a un ardent désir de celle-ci : le Père nomme cela les larmes de feu.

« Ne sais-tu pas, ma fille, que toutes les peines que l’âme supporte ou peut supporter en cette vie ne suffisent pas à punir même la plus petite faute. L’offense qui m’est faite à moi, le Bien infini, appelle une satisfaction infinie. C’est pourquoi je veux que tu saches que toutes les peines de cette vie ne sont pas une punition, mais une correction [...] Mais c’est avec le désir de l’âme que l’on expie, c’est par la vraie contrition, c’est par le regret du péché que l’on satisfait à la faute et à la peine. Une souffrance infinie est impuissante, il faut le désir infini.

« Infini je suis, et je veux un amour infini, une douleur infinie. Cette douleur infinie je la réclame de la créature, et pour ses propres offenses personnelles commises contre moi son Créateur, et pour celles qu’elle voit commettre par le prochain. Ceux-là seuls ont un désir infini, qui sont unis à moi par affection d’amour. C’est à ce titre qu’ils s’affligent lorsqu’ils m’offensent ou qu’ils me voient offensé. Toutes leurs peines, soit spirituelles, soit corporelles, de quelque côté qu’elles viennent, reçoivent ainsi un mérite infini et satisfont à la faute qui est due à une peine infinie, bien qu’elles soient des œuvres finies, faites dans un temps fini. La vertu du désir a agi en elles. Elles ont été supportées, avec désir et contrition et déplaisir infinis de la faute. De là leur prix."