mardi 7 juillet 2015

Phrase du 7 juillet 2015


Voici une idée importante de Thérèse exprimée un peu confusément par Céline. Cette idée se trouve aussi dans Sainte Mechtilde et un autre auteur mystique très sérieux dont nous avons oublié le nom. Cet auteur était souvent cité par Sainte Thérèse à ce sujet. L'idée est que si l'on aime telle ou telle vertu chez les saints, nous serons revêtus au ciel de tout ce que nous aurons aimé chez eux (à condition bien sûr que nous fassions tout avec bonne volonté en évitant tiédeur et péché, sinon ce serait du quiétisme). 

Le texte cité ci-dessous n'a pas été repris par les œuvres complètes des éditions de cerf, probablement à cause de la confusion des propos, mais on trouve ce texte sur les archives de Lisieux. Nous le transmettons en changeant un peu l'ordre des phrases et nous mettons l'original en dessous. En clair, Thérèse dit à Céline qu'elle aura la même gloire qu'elle au ciel parce qu'elle aura aimée ses vertus (les vertus de Thérèse)..

Dernières paroles à Céline, mois de septembre 97, varia 2 :

Céline : "un jour pendant sa maladie je lui exprimai la joie que je ressentais que ce soit elle plutôt que moi qui soit la gloire de la famille et que sa propre élévation me rendait plus heureuse que la mienne. Je me réjouissais alors de la voir plus parfaite que moi et même procurant plus de gloire au bon Dieu. [C'est dans ce contexte que je lui répondis, à un moment de la conversation :] - C'est parce que tout-à-l'heure vous êtes dans l'épreuve, mais au Ciel vous jouirez..."  

Elle me regarda et après un instant de silence elle me dit, avec l'accent d'une âme qui souffre des ténèbres intérieures en proie à la plus grande amertume, mais en même temps avec un accent de vérité qui me pénétra : « Vous verrez que ce sera encore la même chose. » 

Il me sembla que c'était une voix Céleste. Je ne lui en demandai pas davantage. J'étais loin de comprendre cette admirable Communion des Saints qui faisait ses délices et son « Tout est à moi, tout est pour moi » qui la ravissait de joie et d'espérance.

Texte original :

(...) un jour pendant sa maladie je lui exprimai la joie que je ressentais que ce soit elle plutôt que moi qui soit la gloire de la famille et que sa propre élévation me rendait plus heureuse que la mienne. Je me réjouissais alors de la voir plus parfaite que moi et même procurant plus de gloire au bon Dieu. Elle me regarda et après un instant de silence elle me dit, avec l'accent d'une âme qui souffre des ténèbres intérieures en proie à la plus grande amertume, mais en même temps avec un accent de vérité qui me pénétra :

- C'est parce que tout-à-l'heure vous êtes dans l'épreuve, lui répondis-je, mais au Ciel vous jouirez 
- Alors elle reprit, mais il me sembla que c'était une voix Céleste : « Vous verrez que ce sera encore la même chose. »
Je ne lui en demandai pas davantage, mais j'étais loin de comprendre cette admirable Communion des Saints qui faisait ses délices et son : « Tout est à moi, tout est pour moi » qui la ravissait de joie et d'espérance.