jeudi 18 juin 2015

"- Non, Ennemond : Mgr Williamson est fidèle à lui-même."



Voici ce qu'on peut lire sur Tradinews :

[Credidimus Caritati] Abbé Richard Williamson : Prions pour que le pape donne juridiction à la Fraternité Saint-Pie X !


SOURCE - Credidimus Caritati - 17 juin 2015

Le 8 décembre 1987, Mgr Lefebvre recevait à Écône le cardinal Édouard Gagnon, venu de Rome inspecter les lieux de culte de la Fraternité Saint-Pie X et des communautés amies. L’heure n’était pas à l’aveuglement. Au cours de l’été, l’archevêque avait fait état de nets différends avec le cardinal Ratzinger à propos de la liberté religieuse et un an auparavant, il s’était alarmé face au scandale d’Assise. Néanmoins la visite cardinalice était un motif de réjouissance car elle démontrait de façon très publique le désir de maintenir des liens visibles avec la hiérarchie, même si celle-ci était constituée de membres souvent égarés par les nouvelles normes de la période post-conciliaire. Ce même jour de la fête de l’Immaculée Conception, de l’autre côté de l’Atlantique, l’abbé Richard Williamson, directeur du séminaire américain de Ridgefield, engageait ses séminaristes à prier instamment pour que la régularité canonique, injustement déniée à la Fraternité, lui soit rendue:

« Prions pour la Fraternité ! Prions en particulier pour le cardinal Gagnon qui revient aujourd’hui au séminaire de la Fraternité en Suisse, après avoir terminé sa visite d’un mois dans les maisons de la Fraternité en Suisse, en France et en Allemagne. Prions pour lui, lorsqu’il rédigera son rapport sur la Fraternité à l’intention du Saint-Père, afin qu’il présente la vérité de telle sorte qu’il gagne l’approbation du pape. Prions pour le pape pour qu’il puisse faire ce qu’il devrait clairement faire : donner la juridiction et un statut à la Fraternité, laquelle le mérite entièrement. Ceci est absolument nécessaire pour le bien de l’Église universelle, sans parler de la Fraternité.»

Dans ces quelques lignes sont absentes les fausses idées élaborées a posteriori selon lesquelles les autorités romaines seraient totalement étrangères à l’Église catholique, qu’il faudrait que la Fraternité rompe toute relation avec le Saint-Siège ou encore qu’elle s’éloigne une bonne fois pour toutes de ses représentants. Bien au contraire, tout au long des dernières décennies qu’il a vécues ici bas, Mgr Lefebvre était animé par le double désir de sauvegarder la Tradition bimillénaire de l’Église tout en réclamant la justice d’en faire l’expérience sans entrave. C’est à ses successeurs à la tête de l’œuvre qu’il a fondée qu’il a confié la mission de déceler ces entraves permettant ou non l’expérience reconnue de la Tradition."

Commentaire d'Avec l'Immaculée

Il est étrange qu'Ennemond fasse semblant de ne pas comprendre la position actuelle de Mgr Williamson.... Cette "ignorance" de textes publiés sur Tradinews et rappelés récemment à plusieurs reprises par Avec l'Immaculée nous paraît feinte. Y aurait-il besoin par hasard de rappeler aux fidèles qu'il existe un antagonisme de positions entre Mgr Williamson et Mgr Fellay ? Serait-il dangereux que nous nous apercevions que dans le fond, ils défendent les mêmes idées, à peu de chose près ? Ennemond ici, redore le blason de résistant de Mgr Williamson... 

Pour notre part, nous nous demandons à quoi Mgr Williamson résiste : 
- Son attrait confirmé pour un franc-maçon de la Golden Dawn, T.S Eliot, (cf. CE 406 et 411) et la présentation qu'il nous en fait comme un modèle de clairvoyance nous montre que cet évêque est profondément contaminé par le libéralisme qu'il combat pourtant en paroles... 
- D'autre part, la réitération régulière de l'idée empoisonnée selon laquelle nous aurions besoin d'une reconnaissance canonique nous montre que Mgr Williamson a dans le fond les mêmes idées qu'Ennemond et Mgr Fellay... 

Et le fait qu'Ennemond fasse semblant de ne pas voir cela nous montre quoi ?... Nous laissons nos lecteurs réfléchir à cette question.

Pour rétablir la vérité, voici trois textes récents et dangereux de Mgr Williamson, prônant l'accord pratique avec Rome. Nous commentons brièvement le dernier texte en date.

- 1er texte : 1er juin 2013 : Autorité paralysée

Mgr Williamson - Commentaire Eleison L'Autorité paralysée

SOURCE - Mgr Williamson - Commentaire Eleison - 1er juin 2013

Plusieurs bonnes âmes souhaiteraient voir fonder aujourd’hui une Congrégation qui prenne la relève de la Fraternité St Pie X. Mais tout en craignant comme eux que la FSPX ne soit en train de défaire sa défense autrefois glorieuse de la foi et de la vie catholiques, et tout en sympathisant donc avec leur désir de voir surgir une Congrégation de remplacement, je ne crois pas que ce soit possible, et je crois qu’il vaut la peine d’expliquer pourquoi.

Lorsqu’en 1970 Mgr. Lefebvre a rédigé la charte des principes de la fondation et opération de la future FSPX, à savoir ses Statuts, il lui tenait très à cœur d’obtenir pour eux l’approbation officielle par l’évêque du diocèse où se trouvait la maison mère à l’origine de la FSPX. Pour ce qui le concernait, obtenir ou non cette approbation signifiait toute la différence entre fonder une Congrégation de l’Église catholique et lancer une association privée de son propre cru. Autant il tenait à fonder une Congrégation officielle, autant il s’intéressait peu à une institution privée.

De fait lorsqu’il est allé trouver Mgr Charrière, Évêque du diocèse de Genève, Lausanne et Fribourg pour obtenir cette approbation, il n’espérait pas trop qu’il y arrivât. La Révolution Conciliaire battait son plein à ce moment-là, et elle heurtait de plein front ce que projetaient les Statuts de Mgr Lefebvre. Mais la Providence a fait que Mgr Charrière les a approuvés, peut-être parce qu’il savait qu’il partait bientôt en retraite. De toute façon c’est un Mgr Lefebvre exultant qui est revenu à Écône, même il aurait brandi en l’air les Statuts fraîchement approuvés.

En effet ce que cela signifiait pour lui, c’est qu’à partir de ce moment-là il jouissait de toute l’autorité de l’Église pour bâtir une Congrégation de l’Église, et quelques années plus tard Rome aurait beau essayer de reprendre cette autorisation, cet essai était tellement injuste selon le Droit de l’Église que jamais Mgr Lefebvre n’a hésité à exercer à l’intérieur de la FSPX toute l’autorité d’un Supérieur de Congrégation classique. Cette autorité catholique est tellement forte qu’il a suffi aux papes conciliaires de l’atteler aux mensonges du Concile pour détruire virtuellement l’Église entière, et attelée maintenant à un accord pratique entre Rome et la FSPX elle est en train de mettre par terre la FSPX. Par contr e sur les prêtres, Sœurs et fidèles à l’extérieur de la Fraternité, Mgr Lefebvre ne s’est jamais arrogé aucune autorité qui dépassât celle d’un père, conseiller et ami.

Mais les temps d’un Mgr Charrière ont depuis longtemps évolué. Combien d’évêques bien pensants y a-t-il encore dans l’Église ? Et parmi eux combien pourraient se permettre d’approuver des Statuts Traditionnels et anti-Conciliaires ? C’est comme si, juste après que Mgr Lefebvre se fût échappé de la forteresse catholique avec ses Statuts catholiques en main, la herse Conciliaire s’abattit derrière lui. « Ce sont des malades mentaux, mais ils ont l’autorité », a dit un des quatre théologiens de la FSPX à propos des Romains qui ont participé en face aux Discussions Doctrinales de 2009 à 2011. Assurément la FSPX est la dernière en ligne des Congrégations classiques à être fondées, au moins de ce côté-ci du Châtiment qui s’approche.

Voilà pourquoi, à mon avis, selon le proverbe anglais, « Il faut subir ce qu’on ne peut guérir.» Et voilà aussi pourquoi j’envisage moi-même de n’être guère plus dans les circonstances actuelles que père, conseiller et ami pour les âmes qui chercheront la direction et le soutien d’un évêque. Rien que cela est une tâche plus que suffisante. Que Dieu soit avec nous tous. Kyrie eleison. 

- 2ème texte : 1er juin 2014 : Conférence à Postfalls

[Mgr Williamson / conférence (extrait)] «Si le pape m’appelait, je prendrais le premier vol pour Rome»

SOURCE - Extrait d'une conférence de Mgr Williamson - Post Falls, Idaho (USA) - 1er juin 2014

[L'extrait commence à 49 minutes 25 secondes]
[...] Vous rendez-vous compte que commander les prêtres résistants, c’est comme essayer de dresser des chats ? Vous rendez-vous compte ? Est-ce inimaginable ? Au quel cas, est-ce la peine d’essayer si c’est voué à l’échec ? C’est peut-être mieux de ne pas tenter le coup que d’essayer et de rater. Certains parmi vous pensent peut-être que ce serait mieux d’essayer car cela pourrait réussir. Je n’ai pas l’autorité. Si, par un quelconque miracle, le pape François m’appelait la semaine prochaine et me disait : «Excellence, vous et moi avons eu des points de vue différents, mais à cette heure-ci je vous autorise à fonder une société religieuse. Allez de l’avant pour le bien de l’Eglise.»

«Très saint Père, vous pouvez me mettre ça par écrit ? Ca vous dérange si je viens à Rome chercher le document portant votre signature?».

«Mais certainement!»

Entendu. Alors je prendrais le premier vol pour Rome. Je prendrais le premier vol pour Rome !

Mais sans ça, on est dans le pétrin. Et ça n’est pas une solution. Donc, dans ce qu’on appelle le mouvement de la Résistance, vous aurez un problème d’autorité. Faites-vous à cette idée. [...]

[propos originaux en anglais:] 
Can you imagine that commanding Resistant priests is liking trying to herd cats? Can you imagine? Is it unimaginable? In which case, is it worth trying if it is bound to fail? It may be better not to attempt than to attempt and fail. Some of you may think it would be better to attempt because it might succeed. I don’t have the authority. If, by some miracle, Pope Francis rang me up next week and said : “You Excellency, you and I have had our divergences, but right now I am authorizing you to found a society. You go right ahead for the good of the Church.”
“Holy Father, can I have that in writing? Do you mind if I come to Rome and get that with your signature?”

“Yes, of course”.
Alright, then I’d be on the next plane to Rome. I’d be on the next plane to Rome!

But without that, “up a creek without a paddle”. And it is not a solution. So, in what is called the Resistance movement, you’re going to have a problem of authority. Get used to the idea.
3ème texte - [Mgr Williamson - Initiative St Marcel] Les Papes Conciliaires – II
SOURCE - Mgr Williamson - Initiative St Marcel - 6 juin 2015

Ces Papes voulaient-ils le bien, en ayant tort? C’est Dieu leur juge. Nous? Attendons Son bras fort.
Ces Commentaires ne cessent de revenir sur le problème du subjectivisme, car il semble à leur auteur que l’Église et le monde d’aujourd’hui ne peuvent être correctement jugés sans le prendre en considération. Par subjectivisme, on entend cette pourriture de l’esprit par laquelle la personne, ou le sujet, a laissé son esprit se déconnecter de la réalité, ou de l’objet, ce qui permet à cette personne de refaire la réalité selon sa propre fantaisie. D’où le monde imaginaire qui nous entoure aujourd’hui dans toute sa folie, et la fantaisie de la « Néo-église » (l’Église et le monde sont conciliables) et la fantaisie parallèle de la « Néo-Fraternité » (la Tradition et la Néo-église sont conciliables).

Pour garder son emprise sur la réalité et son équilibre dans la Foi, on ne doit jamais cesser de distinguer le subjectif de l’objectif. Par exemple, les Papes conciliaires errent gravement contre la Foi, objectivement parlant, mais subjectivement parlant ils ont été convaincus qu’ils avaient raison, et en partie ils ont pu être (Dieu le sait) bien intentionnés. Mais si je manque de distinguer l’objectif et le subjectif, je tombe facilement dans une de deux erreurs par trop connues. Ou bien je dis qu’ils ont objectivement tort et donc ils doivent avoir aussi subjectivement tort, dès lors ils ne peuvent avoir été bien intentionnés, ils ont dû savoir ce qu’ils faisaient, et donc ils n’ont pas pu être Papes, et je tombe alors dans le sédévacantisme dogmatique." 

Commentaire d'Avec l'Immaculée : 
Mgr Williamson fait un faux raisonnement dangereux culpabilisant gravement et à tort les prêtres de la Résistance qui dénoncent les mauvais papes. cf. cet article pour davantage d'explications. Le sédévacantisme dogmatique ne consiste absolument pas à dire que les papes conciliaires ont une mauvaise intention. Le sédévacantisme dogmatique consiste en ce que l'on fait une vérité de foi d'une opinion théologique, le sédévacantisme. Le sédévacantisme dogmatique affirme comme une vérité de foi qu'un pape hérétique ou franc-maçon n'est pas pape, alors que Saint Pie X et Pie XII en ont établi autrement dans le règlement des conclaves, affirmant avec force qu'un cardinal excommunié pour quelque raison que ce soit était un pape valide, en cas d'élection (voir explication et citation dans l'article en lien ci-dessus). On peut donc dire que les papes conciliaires ont une mauvaise intention et croire en même temps qu'ils sont papes. Ce faisant, on obéit à Saint Pie X et l'on n'est  pas  du tout sédévacantiste.

Mgr Williamson (suite) : "Ou bien je trouve qu’ils sont convaincus et convaincants, aussi ont-ils subjectivement et donc objectivement raison, et alors je dois les suivre, et je tombe dans le libéralisme (voici comment Benoît XVI et Mgr Fellay ont trompé (objectivement) de nombreux Catholiques de bonne foi).

Au contraire, si j’ai une foi éclairée et que je sache distinguer entre la réalité objective et la fantaisie aujourd’hui universelle, alors, en mesurant Rome par la Foi et non la Foi par Rome, je constate que les Papes conciliaires ont pu être convaincus et qu’ils ont pu, au moins en partie – Dieu le sait – vouloir le bien, mais je ne les suivrai jamais dès qu’ils s’éloignent de la vraie Foi et de la véritable Église. D’un autre côté, je n’exclurai pas la possibilité qu’il y ait de bonnes intentions de leur part, ni ne prendrai-je sur moi de juger leurs intentions, mais j’attendrai que l’Église, après les avoir entendus, juge de leur pertinacité et leur hérésie.

Mais les hommes de la Néo-église sont si universellement infectés par cette fantaisie de la liberté, de l’égalité et des droits de l’homme mis à la place du devoir, de la hiérarchie et des droits de Dieu, qu’il y a vraiment peu de chance qu’une telle audience ait lieu dans un proche avenir. Alors, dans mon esprit, je dois laisser en suspens la question de ces Papes. Une telle suspension n’est certes pas commode, mais je sais que Dieu en son temps viendra au secours de sa Papauté.

Entre temps, la structure de son Église, selon laquelle toute autorité découle du Pape, de haut en bas, n’a pas changé. Dès lors, puisque le Pape François condamne la Tradition à chaque fois qu’il en a l’occasion, la Tradition n’aura qu’à lutter pour sa survie. En ce qui concerne la fondation et la continuation de la Fraternité Saint-Pie-X, l’approbation officielle de ses Statuts par l’évêque diocésain de ce moment-là fut pour Mgr. Lefebvre d’une immense importance. Cela fit de la FSSPX la lumière de secours de l’Église officielle," 

Commentaire d'Avec l'Immaculée : l'approbation de Mgr Charrière n'a eu qu'une importance psychologique pour conforter Mgr Lefebvre. 

a. L'approbation de Mgr Charrière n'a pas en soi, en principe, une importance réelle. 
En effet, même si Mgr Charrière avait refusé son approbation, il aurait fallu continuer l'oeuvre d'Ecône pour faire la volonté de Dieu. La seule approbation qui a de l'importance, c'est l'approbation de Dieu. Tout le reste n'est rien.

b. Les fidèles de bonne volonté auraient rejoint la Tradition de toute façon, avec ou sans approbation officielle. 
La meilleure preuve que l'approbation romaine n'a aucune importance pour les fidèles, c'est la constatation que Mgr Lefebvre a faite lui-même publiquement après les sacres de 1988 : il a dit que l'excommunication romaine avait encouragé les vocations et relancé la FSSPX. Ce qui déstabilise les fidèles et les fait hésiter, ce sont des attitudes comme celle de Mgr Williamson.

Mgr Williamson (suite) : (...) et le mouvement de la « Résistance » ne peut être qu’une entreprise de réparation de cette lumière de secours, toujours par rapport à l’Église officielle. 

Commentaire
Faux :
a. La résistance n'est pas une entreprise de réparation de La FSSPX. Elle est autre chose. Elle est autre chose, parce qu'elle est bâtie sur un principe différent : le principe du nullam partem avec Rome tant que celle-ci n'est pas entièrement convertie en paroles et en actes. Ce principe, Mgr Lefebvre ne l'a jamais posé clairement, même après 1988. C'est d'ailleurs pour cela que nous sommes dans le pétrin.

b. Les mots "par rapport à l'Eglise officielle" signifient, dans le contexte, que Mgr Williamson insiste toujours sur le besoin que nous avons d'une reconnaissance canonique des papes hérétiques et maçonniques actuels pour prospérer. C'est une vision bien sûr entièrement fausse. La reconnaissance unilatérale de la Résistance par des hérétiques signifierait au contraire notre mort. Nous n'y survivrions pas, tout d'abord, parce que Dieu serait mécontent (cf. onglet nullam partem)... Ensuite parce que, que nous le voulions ou non, cette reconnaissance nous mettrait dans une relation de dépendance et sous l'autorité de la maçonnerie conciliaire.

Mgr Williamson (suite) : "Cette entreprise est-elle entravée à la fois par les électriciens de secours et de l’Eglise officielle ? Soit. Il n’en faut pas moins quelqu’un pour maintenir quelque lumière dans l’Église. Toutefois, face à une telle entrave de la part des confrères électriciens, que personne ne s’attende à des monts et merveilles de la part de la « Résistance ». Patience donc. Dieu a tout sous Son contrôle."
Commentaire d'Avec l'Immaculée :
Mgr Williamson attaque les nullapartistes de la Résistance sous le nom d'"électriciens de secours". Il nous accuse d'entraver l'oeuvre de la restauration de l'Eglise. Il inverse les responsabilités. Voici ce que nous lui répondons, en reprenant ses propres mots et en les modifiant un peu :

"Cette entreprise est-elle entravée à la fois par les deux évêques de la Résistance qui veulent nous faire reprendre des relations avec la Rome maçonnique et par l’Eglise officielle ? Soit. Il n’en faut pas moins quelqu’un pour maintenir quelque lumière dans l’Église. Nous savons que les forces de l'enfer ne prévaudront pas contre elle. Toutefois, face à une telle entrave de la part des évêques de la Résistance, que personne ne s’attende à des monts et merveilles de la part de la « Résistance ». Patience donc. Notre-Seigneur Jésus-Christ et la sainte Vierge ont tout sous leur contrôle." N'est-il pas prédit que nous devons devenir un petit reste sur le point de mourir ? (cf. apoc. III, église de Sardes). N'est-il pas prédit également que l'Eglise, après cette épreuve, connaîtra un triomphe éclatant, le plus éclatant de tous les temps et qu'elle aura à sa tête un Saint Pape ? (cf. Apoc. ch III église de Philadelphie). Saint Louis Marie Grignion de Montfort ne nous a-t-il pas annoncé les apôtres des derniers temps qui convertiront le monde entier pendant cette période ? (cf. prière embrasée). Alors ne nous décourageons pas car tout tourne au bien de ceux qui aiment Dieu. 

Quant à Ennemond, qu'il n'essaye plus de nous faire prendre les gens pour ce qu'ils ne sont pas. Certains pourraient être tentés de penser : Si Ennemond critique Mgr Williamson, cela prouve que Mgr Williamson est un bon résistant, donc tout va bien... Non. C'est un peu plus compliqué que cela. Pour savoir si tout va bien, il ne faut pas croire aveuglément ce que veut nous signifier Ennemond. Il faut étudier nous-mêmes la doctrine de Mgr Williamson, ses paroles réitérées sur la question, puis conclure, au vu de ces paroles. 

L'attitude de Mgr Williamson, depuis qu'il a sacré Mgr Faure est provocatrice. Il semble prendre plaisir à mettre de l'huile sur le feu tant dans ses sermons que dans ses Commentaires Eleison que dans la façon dont il "règle" certains problèmes graves dans les pays anglophones. Il voudrait faire exploser la Résistance qu'il ne s'y prendrait pas autrement. C'est d'ailleurs ce qui est en train de se passer en certains lieux. 

Nous avons choisi de répondre parce qu'il est de notre devoir de dénoncer les erreurs graves qui mettent en danger la foi. Mais en même temps, nous mettons donc en garde contre le danger, soit de nous tourner vers les sédévacantistes, soit de vouloir retourner à la FSSPX (le plus grave). Si nous faisions cela, nous adopterions une attitude pragmatique et non plus de principe.

Pour savoir quel camp il faut choisir, il ne faut pas regarder si Mgr Williamson est une personne de confiance ou non. Il faut étudier quelle est la doctrine que Dieu préfère, concernant les relations à avoir avec Rome. Il nous semble clair que la doctrine que Dieu préfère est celle du nullam partem, c'est-à-dire la doctrine qui a présidé à la fondation de la Résistance, alors que Mgr Williamson ne voulait pas en faire partie. Alors restons-en à cette doctrine qui est celle des apôtres. Défendons-la avec confiance. Jésus ne nous a-t-il pas promis que si nous cherchions avant tout le royaume de Dieu et sa justice, le reste nous serait donné par surcroît ?