mardi 5 mai 2015

Présence corporelle de Jésus en Thérèse... et en Céline, sa sœur préférée - note concernant l'article sur Mgr Verde - Sainte Gertrude et la présence corporelle de Jésus en elle.




NB : L'article en onglet le secret inconnu de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus va être augmenté des nouvelles informations qu'apporte cet article. 


Addendum le 6 mai :

Le 16 juillet 1897, Thérèse dit à Mère Agnès de Jésus : "Vous connaissez tous les replis de ma petite âme, vous seule." 
Le 28 août 1940, à la fin du carnet jaune, Mère Agnès de Jésus ajouta ce texte : 
"Remarque importante 
Quand ma Sainte petite Thérèse m'a dit, le 16 juillet 1897 : Vous connaissez tous les replis de ma petite âme, vous seule..."Je suis sûre que, dans sa pensée, elle n'excluait pas de cette connaissance complète de son âme Sr Marie du Sacré-Coeur [ndlr : Marie] et Sr Geneviève de la Sainte Face [ndlr : Céline]. Sr Marie du Sacré-Cœur à qui elle devait le sourire de la Sainte Vierge et qui l'avait préparée à sa première communion, à qui l'on doit encore la réponse merveilleuse de sa filleule [le manuscrit B] le 17 sept. 1896. Sr Geneviève de la Sainte Face, sa Céline qu'elle appelait si suavement "le doux écho de mon âme".
Mais elle était inspirée par le bon Dieu de me dire cela à moi très particulièrement afin que, plus tard, à cause de l'autorité qui me serait donnée, on pût se fier entièrement à ce que je dirais et écrirais à son sujet.
Sr Agnès de Jésus
c.d.i
28 août 1940"
Un autre article sera écrit sur Marie à ce sujet.

A propos de la présence corporelle de Jésus en Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, l'article du carmel de Lisieux rapportant les propos de Mgr Verde, avocat du diable de Thérèse, fait des commentaires en italique, qui ne sont pas de Mgr Verde mais de la personne qui a écrit cet article. Nous précisons que nous ne sommes pas d'accord avec le commentaire concernant la présence corporelle de Jésus en Thérèse. Voici l'extrait de l'article sur Mgr Verde qui pose problème : 


Citation : 

"Que de présomption !

"Verde donne ici l’impression, faute de mieux, de revenir sur un dossier jugé. Il reprend en effet à son compte une critique du censeur des écrits de Thérèse (6 décembre 1912), écartée aussitôt puisque l’approbation des écrits est immédiate (11 décembre 1912). En fait il reprend la critique à son compte et de nouveau cite Mère Agnès. Cette fois-ci, la prieure livre une appréciation personnelle de deux formules délicates de l’Acte d’offrande, évoquant deux grâces exceptionnelles qui avaient déjà suscité, durant le procès, une demande d’explication faite par l’avocat du diable concernant la doctrine, le sulpicien Dubosq. L’interprétation « réaliste » de Mère Agnès était dangereuse." 

Commentaire d'Avec l'Immaculée :

L'article dit que Mère Agnès "interprétait" les propos de Thérèse. Il est faux de dire cela. Mère Agnès n'"interprétait" pas. Ce n'est pas une appréciation personnelle que nous livre Mère Agnès de Jésus. De même que Sœur Marie de la Trinité, elle s'est contentée de rapporter les propos de sa sœur Thérèse, qui a été très explicite sur ce sujet. (cf. les citations complètes de son témoignage sur ce lien.)  Mgr Verde, avocat du diable de Thérèse tout en l'aimant beaucoup par ailleurs -- il a rédigé le décret d'héroïcité de ses vertus --, ne s'y est pas trompé : il ne met nullement en doute le témoignage de Mère Agnès de Jésus et affirme que Thérèse avait cette doctrine, explicitée clairement dans son acte d'offrande "Ah! Je ne puis recevoir la sainte communion aussi souvent que je le désire, mais, Seigneur, n'êtes-vous pas tout puissant ?... Restez en moi comme au tabernacle, ne vous éloignez jamais de votre petite hostie...."

Dans le livre Ton amour a grandi avec moi, p.55, le Père Marie Eugène de l'Enfant Jésus, auteur de Je veux voir Dieu, affirme en 1965, en parlant de Pauline et de Céline, sœurs de Thérèse :"J'ai connu Mère Agnès depuis 1927, je l'ai beaucoup aimée et vénérée ; c'était une très sainte âme. Sœur Geneviève [Céline] aussi." Mère Agnès de Jésus, supérieure du Carmel de Lisieux pendant de nombreuses années était aimée de tous, parfaitement prudente et équilibrée. Elle ne pouvait donc ni affabuler ni mentir quand elle disait que Thérèse lui avait parlé plusieurs fois de cette doctrine. 

De même, Sœur Marie de la Trinité était également une très sainte religieuse. Et elle tient les mêmes propos que Mère Agnès de Jésus. Elle n'a rien inventé. Son témoignage est encore plus net que celui de Mère Agnès. En effet, elle précise clairement que Thérèse avait l'intention que les petites âmes profitent toutes de la présence corporelle de Jésus en elles : "Elle me dit : "[...]Oui, pour ses petites victimes d’amour, il se plaira à faire des prodiges qui surpasseront infiniment leurs immenses désirs, mais habituellement ils s'opéreront dans la foi, autrement elles ne pourraient pas vivre. La Présence réelle ne se fera pas sentir, mais elle n'en existera pas moins. Rien n'est impossible à la toute‑puissance de Dieu et je suis sûre qu'il ne m'aurait pas inspiré cette demande, s'il n'avait voulu la réaliser."

La doctrine de la présence corporelle de Jésus en soi n'est pas dangereuse, contrairement à ce que dit l'article, du moment que l'on comprend que cela ne doit pas détourner de communier sacramentellement à chaque fois qu'on peut le faire raisonnablement. (cf. citation de Sainte Gertrude à ce sujet dans l'article en onglet mis en lien ci-dessus).

Comme nous l'avons déjà signalé, Saint Pie X a signé l'introduction de la cause de Thérèse en juin 1914, après avoir eu connaissance des objections de Mgr Verde sur le sujet. C'est donc qu'il n'était pas gêné par cette doctrine qui a été ensuite réitérée par Mère Agnès de Jésus et par Sr Marie de la Trinité lors du procès de canonisation et encore après celui-ci. Le fait qu'elles aient toutes les deux réitéré cette doctrine après l'introduction de la cause et après la canonisation de Thérèse prouve que l'Eglise n'a pas condamné cette doctrine pendant le procès. 

Benoît XV, lors du discours de promulgation du décret sur l'héroïcité des vertus de Sainte Thérèse  de l'Enfant Jésus, ne parle pas précisément de cette doctrine de Thérèse mais il affirme la confiance que l'on peut avoir en la Sainte en matière doctrinale : "elle eut tant de science par elle-même qu'elle sut indiquer aux autres la vraie voie du salut. Mais d'où lui vient cette copieuse moisson de mérites, où a-t-elle cueilli tant de fruits mûrs ? Dans le jardin de l'enfance spirituelle. D'où encore cet ample trésor de doctrine ? Des secrets que Dieu révèle aux enfants ! [...] Mais qui ne conçoit aujourd'hui que la charitable Thérèse prodiguera davantage encore ses faveurs à ceux qui auront à cœur de l'imiter de plus près ? Nous souhaitons donc que le secret de la sainteté de Sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus ne reste caché pour aucun de Nos fils." (fin de citation) 

Nous pensons qu'il est impossible de comprendre parfaitement le secret de sainteté de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, comme le souhaitait Benoît XV, en ignorant cet aspect de sa doctrine qui était une composante capitale de sa vie spirituelle. Le Pape Pie XI, lors du discours de canonisation, revient lui aussi sur la sûreté doctrinale de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus :


"[...] l'Esprit de vérité lui découvrit et enseigna ce qu'il cache ordinairement aux sages et aux prudents et révèle aux humbles. Elle acquit, en effet, — au témoignage de Notre Prédécesseur immédiat — une telle science des choses surnaturelles, qu'elle a pu tracer aux autres une voie certaine de salut" (...) Aussi, vénérables frères et très chers fils, nous désirons ardemment que tous les fidèles du Christ se rendent dignes d'avoir part à cette abondante effusion de grâces, par l'intercession de la « petite Thérèse ». [...] Nous faisons donc Nôtre cette prière de la nouvelle Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, qui termine le précieux Livre de sa Vie : 

« O Jésus, Nous vous supplions d'abaisser votre regard divin sur un grand nombre de petites âmes, et de vous choisir en ce monde une légion de petites victimes dignes de votre Amour! »"

Au moment précis où le Saint-Père terminait cette Homélie, quelques roses — émouvant symbole — se détachant d'un lampadaire, vinrent tomber doucement aux côtés du Pontife.


Il est très intéressant de noter la précision suivante, dans le témoignage de Mère Agnès lors du procès de canonisation :


Question posée lors du procès : "[Cette offrande d'elle-même, l’exprima-t-elle ouvertement devant les autres moniales?]"

Réponse de Mère Agnès de Jésus: "Oh non ! personne ne le savait. Plus tard, elle parla de cet acte à deux de ses novices seulement, leur en montrant les avantages et la gloire qu'il peut donner à Dieu."(fin de citation)



Quelles étaient ces deux novices ? La première d'entre elles, nous la connaissons déjà : c'était Sœur Marie de la Trinité. Nous avons transcrit tous ses témoignages dans l'article en onglet consacré à ce sujet. La deuxième novice était Céline, sœur de Thérèse selon le sang, âgée de 3 ans de plus qu'elle, rentrée au Carmel après la mort de leur père, Monsieur Martin.

Voici un extrait du livre Céline, que l'on peut lire in extenso en ligne, écrit par  Père Stéphane-Joseph Piat, OFM, et publié en 1963.
Le Père Piat cite Céline :
« C'est le 9 juin 1895, pendant la messe du jour de la Sainte Trinité, que ma petite Thérèse a été inspirée de s'offrir à l'Amour Miséricordieux du bon Dieu. Déjà, trois mois auparavant, pendant une heure d'Adoration, aux Quarante Heures, le mardi 26 février, elle avait composé d'un jet son cantique : « Vivre d'Amour », d'après ses inspirations personnelles. Le dimanche de la Sainte Trinité, elle fut donc inspirée de s'offrir en Victime à l'Amour Miséricordieux. Aussitôt après la messe, tout émue, elle m'entraîne à sa suite ; j'ignorais pourquoi. Mais bientôt, nous eûmes rejoint Mère Agnès de Jésus, qui allait au Tour prendre son courrier. Thérèse paraissait un peu embarrassée pour exposer sa demande. Elle balbutia quelques mots, sollicitant la permission de s'offrir avec moi à l'Amour Miséricordieux. Je ne sais pas si elle prononça le mot Victime. La chose ne paraissait pas importante ; Notre Mère dit : oui.

« Une fois seule avec moi, elle m'expliqua un peu ce qu'elle voulait faire ; elle était très émue ; son regard était enflammé. Elle me dit qu'elle allait mettre ses pensées par écrit et composa son acte de donation. Deux jours après, agenouillées ensemble devant la Vierge Miraculeuse, elle prononça l'Acte pour nous deux. C'était le 11 juin. »

Juste après avoir transcrit ce témoignage de Céline, le Père Piat continue ainsi :

"Parmi les dates mémorables de sa vie, Sœur Gene­viève en note une qui suivit de peu cet événement : le 8 septembre 1895. Elle y relève une grâce indi­cible qu'elle condense en cette formule : « Jésus vivant en Céline, Céline possédée de Jésus. »

Le Père Piat continue ensuite :
"L'heure de sa Profession [ndlr : 24 février 1896] approchait. [...] L'avant-veille du grand jour, Sœur Geneviève fut en proie à d'effrayants assauts, doutant de sa voca­tion, estimant qu'elle jouait la comédie. Tout se calma dans la prière [...] elle fit ses vœux entre les mains de sa sœur, Pauline, la « Petite Mère » de toute la famille. Elle portait sur le cœur une prière où elle avait résumé toutes ses aspirations. On y lit notamment : « Sei­gneur, mon ambition est d'être, avec ma Thérèse chérie, un petit enfant dans la maison paternelle des Cieux... Je ne veux travailler que pour vous faire plaisir... Je consens à perdre toujours ici-bas, car je veux que tout ce que je recevrai de vous soit gratuit, parce que vous m'aimez, et non pas richesses acquises par mes vertus... Ne me jugez pas selon mes œuvres, ne m'imputez pas mes fautes, mais regardez la Face de mon Jésus. C'est lui qui répondra de moi. »

A la fête du soir, selon la tradition, on chanta à la nouvelle professe le cantique composé en son honneur. Il était l'œuvre de Sœur Marie des Anges. Thérèse, qui eût souhaité en être chargée, prit une fraternelle revanche quand elle versifia, un an plus tard, le chant destiné à Marie Guérin. Elle lui donna pour titre : « Mes Armes » ; elle exploita le fond d'idées chevaleresques qui enthousiasmait Céline, et elle dit à celle-ci : « C'est celui-là que je voulais vous offrir ; considérez-le donc comme fait pour vous. » La Sainte lui avait d'ailleurs donné sur l'heure, en compensation, une poésie où figurait un rappel délicat de la grâce du 8 septembre 1895 et relique inesti­mable, elle lui avait remis en outre « La dernière larme de Mère Geneviève de Sainte Thérèse »." (fin de citation)

Voici le poème (PN 27écrit par Sainte Thérèse rappelant la grâce du 8 septembre 1895 reçue par Céline dont parle le Père Piat :

Souvenir du 24 Février 1896 

O souvenir ineffable 
Du beau jour entre les jours 
Ta douceur incomparable 
Je la garderai toujours....

A Jésus je suis unie 
Par les liens de l'Amour 
Et sa Grandeur infinie 
En moi fixe son séjour. 

Oh ! quelle inexprimable ivresse 
Je sens palpiter en moi 
Le cœur brûlant de tendresse 
De mon Époux, de mon Roi. 

L'exil, je souffre sans peine 
Vivant avec mon Époux... 
Elle est bien douce la chaîne 
Qui m'unit au Dieu Jaloux !... 

O Divine Jalousie, 
Vous avez blessé mon cœur !... 
Vous serez toute ma vie 
Mon repos et mon bonheur. 

Daignez consumer tout mon être 
Jésus seul doit vivre en moi 
Désormais je ne veux être 
Que le voile de mon Roi !... 

Thérèse de l'Enfant Jésus de la Ste Face 
à sa petite Sœur mille fois chérie.


Ce poème affirme clairement la présence corporelle de Jésus en Céline. En feuilletant les autres poèmes de Thérèse, on s'aperçoit que celle-ci avait déjà mentionné auparavant la grâce reçue par Céline : le 21 octobre 1895, dans le poème (PN 24) Jésus mon Bien-Aimé, rappelle-toi. Thérèse avait composé ce poème pour la fête de Céline, à la demande de celle-ci. (On trouve cette dernière précision dans le livre des Œuvres complètes - Thérèse de LisieuxEditions du cerf, p.1373). De nombreuses strophes du poème font allusion à la présence de Jésus en Céline, mais dans les strophes 29 et 30, la notion de présence corporelle est clairement présente :


29. Jésus, c'est toi qui malgré les blasphèmes
Des ennemis du Sacrement d'Amour
C'est toi qui veux montrer combien tu m'aimes
Puisqu'en mon cœur tu fixes ton séjour
O Pain de l'exilé ! Sainte et Divine Hostie
Ce n'est plus moi qui vis, mais je vis de ta vie.
Ton ciboire doré
Entre tous préféré
Jésus, c'est moi !

30. Jésus, c'est moi, ton vivant sanctuaire
Que les méchants ne peuvent profaner
Reste en mon cœur, n'est-il pas un parterre
Dont chaque fleur vers toi veut se tourner ?
Mais si tu t'éloignais, ô blanc Lys des vallées
Tu le sais bien, mes fleurs seraient bien vite effeuillées.
Toujours, mon Bien-Aimé
Jésus, Lys embaumé
Fleuris en moi !.....

Il est donc frappant de voir que les deux novices auxquelles Thérèse a parlé de ce secret ont eu la grâce de sentir Notre-Seigneur présent corporellement en elles. A notre avis, le Bon Dieu a permis cela pour nous conforter dans la confiance que nous pouvons avoir en cette doctrine... qui n'est pas nouvelle. On la trouve également dans les écrits de Sainte Gertrude.

Sainte Gertrude

Sainte Gertrude avait également la grâce de la présence corporelle de Jésus en elle. C'est pour cela qu'on la représente avec un cœur en flammes ou avec Jésus dans son cœur. Cette grâce est mentionnée au livre II chapitre III. Voici quelques extraits :
Vous alors, ô mon Dieu, source des inénarrables délices, vous qui, je le crois, aviez inspiré le commencement de cette méditation, afin de la terminer au profit de votre amour, vous me donniez à comprendre ce qui suit : Si par une continuelle gratitude je faisais remonter vers vous, comme l'eau d'un fleuve qui retournerait vers sa source, les grâces dont je suis comblée ; si je m'efforçais de croître en vertus comme un arbre vigoureux pour produire les fleurs des bonnes œuvres ; si encore, méprisant tout ce qui est terrestre, je prenais comme les colombes un libre essor vers les choses du ciel, étrangère aux passions et aux tumultes d'ici-bas pour ne m'attacher qu'à vous seul ; alors, ô mon Dieu, mon cœur deviendrait pour vous une demeure pleine de charmes.
Je passai tout le jour à méditer ces pensées, et le soir, avant de prendre mon repos, en m'agenouillant pour prier, ce passage de l'Évangile frappa tout à coup mon esprit : « Si quis diligit me, sermonem meum servabit, et Pater meus diliget eum, et ad eum veniemus, mansionem apud eum faciemus (Joan., xiv, 23) : Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera, et nous viendrons à lui, et nous ferons en lui notre demeure. » A l'instant, je sentis que mon, cœur ce cœur de boue, était devenu votre séjour. (...)" (fin de citation)

Etant donné que Gertrude était déjà en état de grâce sanctifiante lorsqu'elle a fait cette prière, il s'agit bien ici d'un autre mode de présence : la présence corporelle de Jésus, localisée dans son cœur. Mais, se demandera-t-on peut-être, cette grâce n'était-elle pas uniquement que pour Gertrude ?...


On trouve la réponse à cette question au livre V, chapitre 29 des révélations de Sainte Gertrude :
"La Vérité divine lui avait fait encore d'autres promesses : quiconque prierait Dieu pour elle, devait ressentir personnellement l'heureux effet de cette prière. En louant Dieu, en le remerciant pour tous les bienfaits qu'elle avait reçus, on serait enrichi d'autant de grâces spirituelles, sinon à l'instant même, du moins en temps opportun. Et si après ces louanges et ces actions de grâces, on demandait une faveur au nom de l'amour avec lequel le Seigneur avait choisi cette élue de toute éternité, l'avait doucement attirée, se l'était intimement unie, avait pris en elle ses délices, et devait enfin la consommer heureusement en lui, on serait infailliblement exaucé, pourvu que l'on demandât des choses avantageuses au salut."

Voici ce que lui dit Jésus au livre II chapitre X :
« Je n'accepte aucune objection, et je veux que tes écrits soient, pour les derniers temps où j'ai résolu de répandre mes grâces sur beaucoup d'âmes, un témoignage irrécusable de ma divine tendresse. »