lundi 1 juin 2015

Mgr Williamson et le "mentévacantisme"(II) : erreurs et dangers du commentaire eleison n°410


Article initialement publié le 30 mai et publié de nouveau le 1er juin pour une meilleure visibilité. 

Nous mettons en rouge les passages les plus problématiques de ce Commentaire Eleison n°410 nommé : Des Papes conciliaires I :

Addendum : Nous publions en note 3 l'entretien exclusif de Mgr Faure juste après son sacre, réalisé par Non Possumus. C'est dans cet entretien que Mgr Faure a dit que l'accord unilatéral avec Rome était un piège.


Des Papes Conciliaires – I 
Le monde a toujours fait de mauvais Papes, mais jamais aussi mauvais
Que dans le monde actuel, qui est d’une corruption sans précédent.
À chaque fois qu’une prétention est mise en avant à l’effet que les Papes conciliaires soient au moins en partie de bonne foi, il y a généralement des Catholiques qui protestent. Ils diront que les Papes sont des hommes d’Église intelligents et bien éduqués ; il est donc impossible qu’ils ne prennent pas pleinement conscience de ce qu’ils font. Pour ces mêmes critiques, la théorie « mentévacantiste » selon laquelle ces Papes ont l’esprit vacant ou sont en partie ignorants des conséquences de leurs propres actions, est absurde. On peut comprendre l’objection, mais laissez-moi citer un ami qui comprend le « mentévacantisme » comme il doit être compris :—
« Que des Papes puissent en toute bonne foi avoir tort, parce qu’ils tiennent que certaines erreurs ne sont pas opposées à la Foi, c’est une idée qui jouit de peu de considération, car les gens se font une idée de la papauté qui est trop détachée du monde, alors que toute l’histoire des Papes est celle d’hommes de leur temps sujets en tout aux bonnes et aux mauvaises habitudes et aux vices de leur époque. La différence se trouve dans la force de l’erreur, laquelle n’a jamais été aussi formidable qu’aujourd’hui, la race humaine n’ayant jamais été aussi dégénérée qu’elle l’est à l’heure présente, il ne faut pas l’oublier.
« En effet, le libéralisme est maintenant partout et il écrase tout. Il n’est plus simplement une pensée ou façon de penser, il est devenu une véritable manière d’être qui pénètre chaque homme existant, qu’il soit en lui-même un libéral absolu ou un agent du libéralisme et de sa subversion, ou simplement un de ses instruments. Tel est le cas des Papes Conciliaires. Ils croient qu’ils se rapprochent du monde pour le rétablir. Ils ne comprennent pas que c’est le monde qui se les attire pour les infecter et les contrôler.
« Dans une telle situation, on peut certainement parler de Papes libéraux mais pas de Papes non-catholiques, dans la mesure où manque le nécessaire pour une telle condamnation, à savoir la volonté personnelle de leur part d’être libéraux et non pas Catholiques. Tout ce que l’on peut faire c’est de reconnaître qu’il y a chez ces Papes la volonté personnelle d’être Catholiques et non pas des libéraux anti-catholiques, puisque pour eux il n’y a aucune contradiction entre les deux, loin de là. Selon leur théologien et penseur, Joseph Ratzinger, le libéralisme est l’un des dérivés heureux du catholicisme, n’ayant besoin que d’être purifié de certaines distorsions allogènes pour être catholique. Ainsi, quant à la destruction de l’Église, il est évident – cela s’impose à la raison – que des Papes qui croient dans un catholicisme aussi compromis ne peuvent pas s’empêcher d’avoir comme une des conséquences de leurs actions la destruction de l’Église.
« En ce qui concerne Monseigneur Lefebvre, étant donné qu’il a grandi dans une Église bien différente de celle d’aujourd’hui, je peux seulement conclure que pour lui il était impossible qu’un Catholique servant d’instrument de la subversion ne pût avoir conscience de ce qu’il faisait. Encore moins un Pape ne pouvait-il pas s’en rendre compte. Lisant entre les lignes de certains écrits de Monseigneur, je crois que, bien que sa vision du monde inclût certainement le fait d’une dégénération continue jusqu’à la fin du monde, cette vision n’a pas envisagé que ce processus pût clairement affecter l’Église elle-même. »
Je peux très bien m’imaginer l’objection de certains lecteurs à ce genre d’analyse : « Oh ! Excellence, s’il vous plaît, cessez de prendre la défense des Papes Conciliaires. C’est noir ou blanc. S’ils sont noirs, je serai un heureux sédévacantiste. S’ils sont blancs, un joyeux libéral. Vos zones d’ombre ne font que m’embrouiller ! »
Cher lecteur, le noir est noir, le blanc blanc, mais rarement dans la vie réelle trouvons-nous du pur blanc, et jamais du pur noir (le pire qui soit a la bonté d’être). Si vous désirez comprendre cette justification relative des Papes conciliaires, la clef en est de bien comprendre que le monde n’a jamais été si profondément mauvais qu’aujourd’hui. De cette dégénérescence sans précédent, il doit être évident qu’à cet égard les Papes conciliaires qui s’écartent de la Foi sont plus excusables qu’aucun de leurs prédécesseurs.
Kyrie eleison. 

Commentaire :
Voici un commentaire linéaire des passages en rouge :

Mgr Williamson : mais laissez-moi citer un ami qui comprend le « mentévacantisme » comme il doit être compris.

Commentaire :
Dans le précédent commentaire 403 sur le "mentevacantisme", Mgr Williamson l'a présenté tout d'abord comme une théorie intéressante puis, dans le courant du commentaire, comme une vérité. Dans le CE 410, un pas supplémentaire est encore franchi : le mentévacantisme devient à présent un dogme évident qui doit s'imposer à la raison. 
Le ton est donné avec l'expression : "comme il doit être compris". Nous entrons donc dans une logique d'obligation que Mgr Williamson commence à imposer à la Résistance. Si nous refusons d'adhérer à cette doctrine absurde inventée par Mgr Williamson, fondée sur la supposition gratuite des bonnes intentions des papes conciliaires, nous allons sortir des normes du religieusement correct et être considérés comme des personnes manquant de hauteur de vue et ne comprenant pas la société de notre temps. 

Mgr Williamson cite à présent l'un de ses lecteurs : Tel est le cas des Papes Conciliaires. Ils croient qu’ils se rapprochent du monde pour le rétablir. Ils ne comprennent pas que c’est le monde qui se les attire pour les infecter et les contrôler.

Commentaire :
Avec l'Immaculée ne connaît pas ce lecteur et précise que nous ne voulons pas l'attaquer. Les erreurs d'un fidèle trompé par son évêque, comme c'est le cas ici, sont très excusables. Par contre Mgr Williamson, lui, est beaucoup moins excusable. L'erreur faite par ce fidèle, à la suite et à l'exemple de Mgr Williamson, est de poser comme une certitude les bonnes intentions des papes conciliaires.


Mgr Williamson citant son lecteur (suite) « Dans une telle situation, on peut certainement parler de Papes libéraux mais pas de Papes non-catholiques, dans la mesure où manque le nécessaire pour une telle condamnation, à savoir la volonté personnelle de leur part d’être libéraux et non pas Catholiques. Tout ce que l’on peut faire c’est de reconnaître qu’il y a chez ces Papes la volonté personnelle d’être Catholiques et non pas des libéraux anti-catholiques, puisque pour eux il n’y a aucune contradiction entre les deux, loin de là. 
Commentaire :
Mgr Williamson cite la pensée de son lecteur comme le modèle de ce qu'il faut croire. Donc Mgr Williamson adhère à tout ce que dit ce fidèle dans ce CE, et nous demande d'y adhérer également. Il affirme avec une entière certitude la bonne intention des papes et nous sommes priés de le croire, sinon ce sera signe que nous sommes peu éclairés. 

Mgr Williamson citant son lecteur (suite) quant à la destruction de l’Église, il est évident – cela s’impose à la raison – que des Papes qui croient dans un catholicisme aussi compromis ne peuvent pas s’empêcher d’avoir comme une des conséquences de leurs actions la destruction de l’Église.

Commentaire : 
Il devient "évident", puisque les papes sont des libéraux victimes de leur époque, qu'ils ne peuvent s'empêcher de détruire l'Eglise sans le vouloir. Cela "s'impose à la raison", selon Mgr Williamson. L'expression "ne peuvent pas s'empêcher" insiste sur l'innocence des papes conciliaires. Cette phrase présente comme une évidence qui s'impose à la raison le nouveau dogme de l'innocence des papes conciliaires alors que nous sommes en plein subjectivisme de supposition d'intention. Nous ne devons pas nous laisser présenter de tels pseudo-raisonnements sans réagir. 

Ce qui s'impose à la raison, c'est que rien ne s'impose du tout à la raison puisque nous ne pouvons connaître l'intention des papes. Ce qui s'impose à la raison, c'est que Mgr Williamson nous dit ici de croire comme un dogme que les papes ne sont pas francs-maçons et sont dans le fond bien gentils. Jean XXIII est bien gentil, Paul VI est bien gentil, Jean Paul II aussi, Benoît XVI aussi, et même François. Ce sont tous de braves hommes, dans le fond, cela s'impose à la raison. La preuve qui est donnée pour affirmer cela, c'est l'affirmation que ce sont des hommes de leur époque. L'argument est "évident"... Dans ce cas, cela signifie que plus personne n'est méchant sur terre parce que tout le monde est la victime innocente et bien intentionnée de son époque.


Mgr Williamson citant son lecteur (suite) : En ce qui concerne Monseigneur Lefebvre, étant donné qu’il a grandi dans une Église bien différente de celle d’aujourd’hui, je peux seulement conclure que pour lui il était impossible qu’un Catholique servant d’instrument de la subversion ne pût avoir conscience de ce qu’il faisait. 

Commentaire :
Mgr Lefebvre est présenté ici comme quelqu'un qui a eu du mal à s'adapter, à vivre en phase avec son temps. Cette idée de ne pas être en phase avec son temps est une idée qui a des relents modernistes. Elle critique de façon voilée l'attitude énergique de Mgr Lefebvre dans son combat courageux contre l'erreur. Mgr Lefebvre apparaît comme ayant un peu exagéré. De plus, cette affirmation sur Mgr Lefebvre est fausse à la fois au plan historique et sur le fond. 

Au plan historique : Mgr Williamson affirme que Mgr Lefebvre, né en 1905, a grandi dans une Eglise bien différente de celle d'aujourd'hui avec uniquement des catholiques libéraux conscients de ce qu'ils faisaient -- ce qui expliquerait son jugement sévère et "erroné" sur les papes.... Mais si nous étudions les dates de naissance des papes conciliaires, nous voyons que Jean XXIII est né avant Mgr Lefebvre, en 1881. Paul VI est également né avant Mgr Lefebvre, en 1897. Jean-Paul II est né quinze ans plus tard, en 1920 et Benoît XVI est né 22 ans plus tard, en 1927. On peut donc dire que ces papes étaient aussi de l'époque non libérale de Mgr Lefebvre. Cette époque ne comportait, aux dires de Mgr Wiliamson, que des catholiques conscients de ce qu'ils faisaient. Et donc étant de la génération de Monseigneur Lefebvre, les papes conciliaires étaient bien conscients de ce qu'ils faisaient. S'ils étaient bien conscients de ce qu'ils faisaient, ils devaient donc être considérés sévèrement, comme Mgr Lefebvre les considérait, si nous suivons le raisonnement. Donc ici Mgr Williamson et son lecteur se contredisent. Il faut regarder les dates de naissance des papes et conclure.


Sur le fond, l'idée est en elle-même sans valeur. En effet, c'est une supposition non fondée de dire que Mgr Lefebvre a été sévère avec les papes parce qu'il n'a pas compris la société de son temps. Aucun raisonnement logique ne permet d'affirmer cette nouvelle opinion. Aucune preuve n'est donnée pour étayer cette affirmation qui est purement subjective.


Donc tant au plan historique que sur le fond, cette analyse sur Mgr Lefebvre est fausse et non fondée. 


Mgr Williamson citant son lecteur (suite) Encore moins un Pape ne pouvait-il pas s’en rendre compte. Lisant entre les lignes de certains écrits de Monseigneur, je crois que, bien que sa vision du monde inclût certainement le fait d’une dégénération continue jusqu’à la fin du monde, cette vision n’a pas envisagé que ce processus pût clairement affecter l’Église elle-même.

Commentaire :
Distinguons tout d'abord : l'Eglise une, sainte, catholique, apostolique ne peut dégénérer. Elle restera toujours l'épouse immaculée du Christ. Par contre les saints peuvent être de moins en moins nombreux et les hérétiques de plus en plus nombreux. Monseigneur Lefebvre a très bien envisagé une crise terrible de l'Eglise, contrairement à ce qui est dit par Mgr Williamson. Nous nous souvenons l'avoir entendu prononcer la parole de Notre-Seigneur : quand je reviendrai, trouverai-je encore la foi sur la terre ? Peut-être était-ce dans la fameuse conférence de février 1976 aux associations Saint Pie V, où il évoque l'hypothèse sédévacantiste ? Nous n'en sommes plus certains. Mais tous ceux qui connaissent Mgr Lefebvre pourront juger de la valeur de ce jugement porté sur lui. Mgr Lefebvre a bien envisagé la perte quasi totale de la foi sur la terre, lorsqu'il a prononcé et commenté cette parole. Et donc il a bien envisagé une crise terrible de l'Eglise. Mgr Lefebvre connaissait son évangile. C'est l'évangile qui prédit cela. Il n'y a pas besoin de vivre en 2015 pour comprendre ce que veulent dire ces mots de Notre-Seigneur qui annoncent clairement une crise terrible (qui d'ailleurs n'est pas la nôtre, mais celle du septième âge de l'Eglise, de l'Eglise de Laodicée). (1)

Mgr Williamson : Je peux très bien m’imaginer l’objection de certains lecteurs à ce genre d’analyse : « Oh ! Excellence, s’il vous plaît, cessez de prendre la défense des Papes Conciliaires. C’est noir ou blanc. S’ils sont noirs, je serai un heureux sédévacantiste. S’ils sont blancs, un joyeux libéral. Vos zones d’ombre ne font que m’embrouiller ! »

Commentaire :
1) Mgr Wiliamson, ici, anticipe les critiques. Tous ceux qui oseront s'opposer à lui seront des personnes non nuancées, simplistes, un peu méprisables. (cf. les adjectifs "heureux" et "joyeux".) Comme personne n'a envie de passer pour un imbécile, il désamorce en partie les réactions des prêtres et des fidèles en avertissant que celui qui réagira sera méprisé.

2) De plus, celui qui réagira en disant que les papes sont "noirs" sera "un heureux sédévacantiste". Personne n'a envie de passer pour un de ces "excités" de sédévacantistes, dans la Résistance... Donc maintenant, avis à tous : si vous critiquez sévèrement François et que vous ne cherchez pas à l'excuser, vous êtes sédévacantiste... Ce qui est beaucoup plus "grave" que de se rallier à Rome sur proposition unilatérale de sa part, comme Mgr Williamson a affirmé qu'il voulait le faire le 1er juin 2014 à Postfalls... Voilà ce qui est suggéré ici. Bien entendu, nous ne sommes pas d'accord. Le sédévacantisme, opinion théologique permise quoique parfois dangereuse, il est vrai, est présenté comme un épouvantail à ceux qui critiquent sévèrement les papes sans les excuser. Cela a pour effet d'inciter la Résistance à s'orienter à gauche. Cette orientation à gauche est largement plus dangereuse que le sédévacantisme, puisqu'il ne s'agit plus d'une opinion théologique permise, si nous nous rallions à Rome. Il s'agit d'accepter sur nous l'autorité d'un hérétique, ce qui est impossible en conscience et contraire à toute la tradition de l'Eglise, même si l'on nous fait une proposition de reconnaissance unilatérale. 


3) Il est faux de dire qu'il n'y a pas d'autre alternative entre le sédévacantisme qui critique le pape ou l'option williamsonnienne qui l'excuse. Il y a la position du nullam partem.

Le nullapartisme sera dorénavant le mot que nous emploierons pour désigner la doctrine de ceux qui défendent le nullam partem réel avec Rome, c'est-à-dire la doctrine de ceux qui refusent de discuter avec les autorités romaines et d'accepter tout accord avec elles, même unilatéral, tant que ces autorités ne sont pas parfaitement converties en paroles et en actes. 
La position nullapartiste est défendue par le sspx marian corps (abbés Valan, Suelo, Chazal, Pfeiffer, Hewko), les abbés Rioult, Pinaud, Picot (et peut-être bien le Père Bruno et d'autres prêtres gravitant autour de l'USML, dont nous connaissons mal la pensée). Cette position est également défendue par des prêtres indépendants comme l'abbé Girouard, l'abbé Ringrose, l'abbé Ortiz, l'abbé Nariai. Elle est également défendue par Avec l'Immaculée. Cette liste n'est pas exhaustive. Il y a probablement d'autres sites et d'autres prêtres en Allemagne et en Amérique hispanophone qui défendent cette position.  En fait, Mgr Williamson, par ce Commentaire eleison, marginalise la partie de la Résistance en faveur du nullam partem, c'est-à-dire qu'il marginalise principalement ceux qui ont fondé la Résistance et qui se sont levés les premiers. Il nous marginalise au profit de l'aile libérale qui est arrivée plus tard et qui gagne du terrain depuis la réunion des 15 et 16 juillet 2014 à Avrillé. 

Si les nullapartistes continuent à ne pas vouloir réagir, ils vont être marginalisés de plus en plus. Il y a danger à se taire. Si nous nous taisons, la Résistance sera amenée un jour ou l'autre vers un accord pratique avec Rome, par Mgr Williamson, le Père Pierre-Marie (qui a publié un article très préoccupant que nous allons commenter après cet article) et l'abbé Pivert. 


Quant à Mgr Faure, sa position est très ambiguë car il a tenu en l'espace de quelques jours des propos contradictoires et peu clairs. Il a cependant dit  à Non Possumus(3) [et non à Rivarol, comme nous l'avons écrit par erreur dans la première version de cet article] qu'il pensait qu'une proposition unilatérale de Rome serait un piège et en cela il s'opposait sans le dire (et peut-être sans le savoir) à la conférence de Postfalls du 1er juin 2014 de Mgr Williamson. Mais en même temps il présente une dévotion inquiétante envers Mgr Lefebvre (lefebvrisme) et il veut aller à Rome si Rome l'appelle, en se faisant conseiller par Mgr Williamson ! Donc nous sommes pessimistes, à vue humaine. D'autant plus qu'il faut refuser une proposition unilatérale romaine non parce que nous n'avons pas confiance en Rome, mais par principe. Mgr Faure, comme Mgr Lefebvre, ne raisonne pas au niveau des principes mais au niveau de la confiance que l'on peut ou non avoir dans les autorités romaines. En cela, les principes sont mal posés dès le début. La vérité est qu'il faut refuser tout accord avec eux tant qu'ils ne sont pas convertis, par principe, parce qu'il n'ont pas une bonne doctrine et qu'il faut pratiquer le nullam partem envers  ceux qui n'ont pas une bonne doctrine si l'on veut obéir à l'Ecriture sainte et à la Tradition.(cf. onglet nullam partem en haut de la page)


Mgr Williamson :  Si vous désirez comprendre cette justification relative des Papes conciliaires, la clef en est de bien comprendre que le monde n’a jamais été si profondément mauvais qu’aujourd’hui. 

Commentaire :
La justification des papes conciliaires est un faux problème qui ne concerne que Dieu seul pour le jugement particulier de ces papes. Notre travail est de condamner sévèrement leurs hérésies et leurs mauvais actes. Notre travail est également de dénoncer nommément ces papes comme fauteurs d'erreurs et de scandales. Depuis les premiers siècles, les fauteurs d'hérésie ont toujours été dénoncés sévèrement et publiquement. On le voit dès les épîtres de Saint Paul et Saint Jean. Les apôtres et les saints n'ont jamais excusé publiquement les hérétiques mais ils ont demandé à leurs fidèles de s'éloigner entièrement d'eux, c'est-à-dire de pratiquer le nullam partem à leur égard. Mgr Williamson, lui, à une conduite très différente à la conférence de Postfalls du 1er juin 2014 et dans certains de ses CE. 

Mgr Williamson : De cette dégénérescence sans précédent, il doit être évident qu’à cet égard les Papes conciliaires qui s’écartent de la Foi sont plus excusables qu’aucun de leurs prédécesseurs.

Commentaire :
Non seulement Mgr Williamson dit que les papes conciliaires sont excusables, ce qui est déjà déplacé, mais en plus il dit qu'ils sont plus excusables qu'aucun de leurs prédécesseurs. La vérité est que ces papes ont fait des choses largement plus graves qu'aucun de leurs prédécesseurs et qu'ils se comportent objectivement comme  des hérétiques et comme le feraient des francs-maçons. Ce sont donc paradoxalement ceux qui mettent le plus en danger l'Eglise qui sont le plus excusés par Mgr Williamson. Ce n'est pas normal.


Bilan sur le "mentévacantisme" : 

1) Le "mentévacantisme" n'est pas du tout satisfaisant intellectuellement. C'est une fausse direction pour contrer le sédévacantisme. En effet, c'est une théorie qui se base sur une supposition gratuite et non démontrable : la supposition que les papes conciliaires sont de bonne foi. Etudier le sédévacantisme est une chose sérieuse. Il est impossible intellectuellement de proposer de régler un problème théologique aussi sérieux en se basant sur la supposition d'une bonne intention hypothétique qu'auraient ces papes... Cela va contre la raison. Il faut trouver d'autres arguments. 

Si seule l'intention déterminait si un pape l'est ou non, les catholiques ne pourraient jamais avoir la certitude que le pape est le pape, ne connaissant pas ses intentions... Il est impossible d'accepter que les catholiques aient en permanence une incertitude sur la personne du pape. Dieu n'a pas pu instaurer un système aussi peu rationnel. C'est pour cela d'ailleurs que Saint Pie X puis Pie XII et les papes conciliaires à leur suite ont précisé que tout cardinal excommunié, quelle que soit la cause de son excommunication, était validement élu. L'appartenance à la franc-maçonnerie ou l'hérésie sont deux des causes d'excommunication. Un cardinal franc-maçon ou hérétique peut donc être pape, même avec de très mauvaises intentions, cf. Constitution Apostolique, Vacantis Apostolicae Sedis, titre II, ch. I, § 34, 8 décembre 1945 : « 34. Aucun cardinal ne peut d'aucune manière être exclu de l'élection active et passive du Souverain Pontife sous le prétexte ou par le motif de n'importe quelle excommunication, suspense, interdit ou autre empêchement ecclésiastique. » 
[ndlr : « élection passive » signifie « être élu pape »])

2) La fixation que fait Mgr Williamson sur le sédévacantisme devient exagérée. Ces personnes sont parmi les rares qui ont encore une bonne doctrine. La doctrine sédévacantiste, tout en étant dangereuse par certaines conséquences, si elle est érigée en dogme, est cependant permise théologiquement. Et elle est bien moins dangereuse que le ralliement à la Rome hérétique, si Rome nous propose un accord unilatéral. Or Mgr Williamson est partisan de se rallier à Rome si celle-ci propose un accord unilatéral sans contrepartie (cf. cet article). Le vrai danger n'est donc pas tant chez les sédévacantistes que dans cette opinion erronée de Mgr Williamson. Il serait bon qu'il fasse un Commentaire Eleison pour rectifier sa position doctrinale à ce sujet et affirmer le principe du nullam partem avec Rome tant qu'elle n'est pas convertie. Le principe du nullam partem est un principe fondé sur l'Ecriture Sainte (cf. onglet nullam partem).


3) Mgr Williamson n'est pas logique avec lui-même quand il défend le principe du mentévacantisme, puisqu'il croit que nous sommes dans l'âge de l'Apocalypse de l'Eglise de Sardes(2) (sur ce dernier point, nous sommes entièrement d'accord avec lui). Or voici ce que Dieu dit des papes de l'Eglise de Sardes :
Je connais tes œuvres: tu as la réputation d'être vivant, mais tu es mort.
Si  les papes de Sardes sont "morts", cela signifie donc qu'ils sont en état de péché mortel. On constate que Dieu ne les excuse pas, à l'inverse de Mgr Williamson qui les trouve "excusables"

Nous trouvons le mot "excusables" dangereux car il dédramatise la situation que nous vivons et les horreurs commises à Rome, tant au plan doctrinal que moral. Il diminue l'importance du rôle joué par la franc-maçonnerie dans la crise de l'Eglise. Lorsqu'on commence à excuser publiquement les fauteurs d'erreurs sur ce ton et de cette façon, il n'y a qu'un pas à  se mettre à excuser les erreurs elles-mêmes. Ce danger n'est pas hypothétique, il est réel : la preuve en est que Mgr Williamson lui-même commence à excuser les erreurs de Paul VI en disant que son credo scandaleux est "relativement bon" (cf. article précédent sur le mentévacantisme).


Une lectrice de ce Commentaire eleison 410 nous a communiqué la remarque suivante, que nous trouvons très juste : 
"Mgr Williamson inverse les perspectives. Il présente les papes conciliaires comme des victimes du libéralisme alors que ce sont eux qui ont installé le libéralisme dans l'Eglise".

Conclusion

Nous critiquons Mgr Williamson parce que le principe enseigné par Saint Paul à Saint Timothée est que nous ne devons pas faire acception de personne. Si la foi est mise en danger, c'est un devoir de réagir, dit Saint Thomas d'Aquin. Or le "mentévacantisme" donne de mauvais principes. Il fausse les esprits en enseignant que si nous sommes sévères avec François et ses prédécesseurs, nous sommes sédévacantistes. Il incite donc à se taire sur l'erreur ou à l'excuser et prépare ainsi de façon éloignée à un accord pratique avec Rome. 

Trop de Commentaires Eleison sont dangereux ou imparfaits doctrinalement. Ce problème doctrinal s'additionne avec la conférence de Postfalls du premier juin 2014 prônant le ralliement à Rome s'il y a proposition unilatérale du pape sans contrepartie demandée. Il s'additionne également à des goûts littéraires pour des occultistes (T. S. Eliot) ou des personnages peu ou pas catholiques. On constate aussi une attirance vers Maria Valtorta (condamnée par l"Eglise), une attirance pour Akita (apparition diabolique), le faux secret de Neues Europa, etc. 


Nous prévenons nos lecteurs que dorénavant, nous ne combattrons plus chaque CE dangereux, faute de temps. Cela ne voudra pas dire que nous approuvons pour autant tout ce que Mgr Williamson dit ou écrit, mais seulement que nous manquons de temps pour décortiquer chacune de ses erreurs. Une erreur tient parfois en un mot. Mais pour démontrer la nocivité d'un mot, il faut parfois des livres entiers. Aussi nous conseillons à nos lecteurs de ne plus lire ces Commentaires Eleison dont certains arrivent à tromper même des personnes forméesNous avons plusieurs études urgentes en retard. Nous voulons les terminer le plus rapidement possible. Elles passeront devant la critique de Mgr Williamson tant qu'elles ne seront pas terminées. 

Note :

(1) Nous sommes actuellement dans l'Eglise de Sardes (5ème âge de l'Eglise) qui est un peu comme l'anticipation de l'Eglise de Laodicée (septième âge). Nous allons vers une période de conversion du monde (6ème âge de l'Eglise) après que la situation aura semblé désespérée. Pour davantage de détails, cf.rubrique Apocalypse sur le côté droit du blog.

(2) Sardes (ch. III Apoc.) commence à notre avis au Pape Jean XXIII, puisqu'il faut être en état de péché mortel pour être un pape de Sardes. Saint Pie X et Pie IX ne méritent pas les reproches faits aux papes de Sardes et ne peuvent donc appartenir à cette période. De plus, l'Apocalypse dit qu'il y a un petit "reste" de fidèles à Sardes, ce qui ne correspond pas à l'Eglise d'avant Vatican II où les fidèles étaient nombreux.


(3) Entretien exclusif avec Mgr Faure réalisé par le blog Non Possumus

Source:
http://nonpossumus-vcr.blogspot.fr/2015/03/entrevista-exclusiva-al-rp-faure…


Un peu d’histoire pour commencer : M. l’abbé, comment avez-vous connu Mgr Lefebvre et la Tradition ?
En 1968, étant en Argentine, je suis allé visiter l’Archevêque du Parana, qui m’a dit : « Veux-tu défendre la Tradition ? Au Concile, je l’ai défendue en union avec un évêque courageux, mon ami, Mgr Marcel Lefebvre. » C’était la première fois que j’entendais parler de Mgr Lefebvre. Je suis allé à la recherche de Mgr Lefebvre en Suisse en 1972, à Pâques, et l’y ai rencontré.


Où êtes-vous né ? Pourquoi viviez-vous en Amérique du Sud ?
Je suis né en Algérie et ma famille, après l’indépendance, a acquis un terrain en Argentine, près du Parana. Ma famille a été expulsée d’Algérie parce que le gouvernement français a livré le pouvoir aux combattants musulmans qui ont accompli des massacres épouvantables au cours du processus d’indépendance. Mes grands-pères, parents et oncles étaient agriculteurs là-bas dès 1830.

En continuant avec l’histoire, comment avez-vous développé votre apostolat dans la FSSPX ?
J’ai été ordonné par Mgr Lefebvre en 1977 à Écône, et 15 jours après je l’ai accompagné dans une tournée aux États-Unis, Mexique (où le gouvernement nous a empêchés d’entrer), Colombie, Chili et Argentine. Mgr Lefebvre m’a demandé de commencer l’apostolat dans cette région. La première année, deux prêtres argentins m’ont aidé et, l’année suivante, un espagnol (de la FSSPX). Tout de suite, le District d’Amérique du Sud a été créé, et confié à ma charge, et j’ai commencé à prêcher des retraites jusqu’au Mexique. Il y a eu, la première année, environ 12 vocations qui se sont installées dans le Prieuré de Buenos Aires, qui était une assez grande maison. Par la suite, en 1980, on a construit le séminaire de La Reja (Buenos Aires), dont Mgr Lefebvre m’a nommé directeur. Là, je suis resté jusqu’en 1985, où j’ai été nommé supérieur du District du Mexique.

Les églises, dans la capitale et à Guadalajara, ont été construites à ce moment. J’ai travaillé avec les abbés Calderón, Angles et Tam, dans les différentes parties du pays. Ensuite, j’ai passé quelques années en France. Puis, j’ai été nommé au séminaire d’Argentine comme professeur d’histoire et je suis resté là jusqu’à l’expulsion de Mgr Williamson d’Argentine (2009).


Mgr Lefebvre avait confiance en vous ?
Monseigneur m’a donné libre accès à son courrier et m’a chargé de certains dossiers. Il avait une certaine confiance en moi : par exemple, en 1977, il m’a demandé, à Albano, ce que je pensais à propos des sacres. À une autre occasion, en 1977 encore, il m’a confié : « Ils m’attendent » (le directeur d’Écône et les professeurs). Ils lui suggéraient d’accepter la nouvelle messe et le Concile afin de conserver la messe tridentine. Ils disaient : « Nous sommes maintenant confrontés à Rome. Pour conserver la messe (tridentine), on doit accepter le Concile. » Ils voulaient que Mgr Lefebvre se retire dans une belle maison en Allemagne, mais il leur a dit qu’ils étaient libres de partir s’ils le souhaitaient. Il les a renvoyés.

Est-ce vrai que Mgr Lefebvre vous a demandé d’accepter d’être sacré ?
En 1986, lors d’une visite à Écône, il m’a pris à part après un repas et m’a demandé si j’accepterais d’être consacré évêque. Sachant ce qui a suivi, peut-être aurais-je dû accepter.

Donc, vous n’avez pas accepté ?
Je lui ai dit que je pensais que Mgr de Galarreta serait plus approprié.

Pouvez-vous résumer ce qui s’est passé en 2012 ?
Cette année-là, nous étions très proches d’un accord, qui a échoué au dernier moment, sans doute, à cause de « l’affaire Williamson ». L’accord a échoué pour cette raison et à cause de la lettre des trois évêques. Ces deux raisons ont fait échouer l’accord.

On dit que la clé de la stratégie de Mgr Fellay ad intra, c’est d’avoir obtenu le soutien du Chapitre général. Pouvez-vous nous dire quelque chose à ce sujet ?
Le Chapitre général a été bien préparé par Mgr Fellay et les accordistes ont atteint leurs objectifs. Là, j’ai compris ce qui est arrivé à Mgr Lefebvre et à ses amis au concile Vatican II. Mgr Fellay avait décidé une approche politique de Rome et il a réussi à avoir le soutien du chapitre général pour expulser Mgr Williamson, qui était le seul capable d’empêcher cette politique.

À votre avis, quelles sont les conditions requises pour faire un accord avec Rome ?
Mgr Lefebvre nous a dit que, tant qu’il n’y a pas de changement radical à Rome, un accord est impossible, parce que ces personnes ne sont pas loyales, et que l’on ne peut pas essayer de transformer les supérieurs. C’est le chat qui mange la souris et non la souris qui mange le chat. Un accord reviendrait à se livrer entre les mains des modernistes : par conséquent, il faut absolument le repousser. C’est impossible. Il faut attendre que Dieu intervienne.

Pouvez-vous nous dire ce que vous pensez des visites d’évaluation de divers prélats modernistes aux Séminaires de la Fraternité ? Il est vrai que Mgr Lefebvre a reçu certains prélats. Quelle est la différence maintenant ?
Il s’agissait de visites exceptionnelles dans lesquelles [pour donner un exemple] le cardinal Gagnon n’a pas eu la possibilité de défendre le Concile, alors que maintenant il s’agit des premiers pas de la réintégration (de la FSSPX) dans l’église conciliaire.


Que pensez-vous d’une éventuelle reconnaissance unilatérale par Rome de la FSSPX ?
C’est un piège.

Entre le chapitre de 2006 et la crise qui a commencé en 2012, on observe un changement d’attitude des autorités de la FSSPX concernant Rome. A quoi est dû ce changement ?
Cela vient de la décision des supérieurs de réintégrer l’Église conciliaire. Dès 1994 ou 1995, le GREC a pris des contacts qui furent des pas significatifs vers la réconciliation, comme l’avait prévu l’ambassadeur Pérol (un ambassadeur de France en Italie) : ce groupe est à l’origine de la levée des excommunications (2009) et du Motu proprio (2007). Cela devait avoir pour contrepartie la reconnaissance du Concile.

Que ferait Mgr Lefebvre dans la situation actuelle ?
Il suivrait la ligne qu’il nous a indiquée après les consécrations, en écartant absolument l’éventualité d’un accord.

Si à l’avenir vous étiez invité à aller à Rome pour parler avec le Pape, iriez-vous ? Que diriez-vous ?
En premier lieu, je consulterais tous nos amis de la Résistance. J’irais avec Mgr Williamson et d’autres bons prêtres qui mènent le combat de la Résistance avec beaucoup de courage. Et je tiendrais informés tous nos amis, avec une totale transparence.

Mgr Fellay a dit que la FSSPX est d’accord avec 95% de Vatican II. Qu’en pensez-vous ?
Mgr Lefebvre a répondu que tout le Concile est envahi par un esprit subjectiviste qui n’est pas catholique.

François, qui est un démolisseur efficace de l’Église et un destructeur objectif de la foi, est-il vrai Pape ?
A mon avis, on ne peut pas dire que François soit pire que Paul VI, qui a mis l’Église dans une mauvaise voie ; et donc nous devons conserver l’attitude qui a été celle de Mgr Lefebvre, l’attitude prudente qui exclut le sédévacantisme. Mgr Lefebvre a toujours refusé d’ordonner un séminariste sédévacantiste. Et c’était la politique de la FSSPX jusqu’à sa mort. Donc qu’on ne vienne pas nous dire que Mgr Lefebvre a dit ceci ou cela.

Où en êtes-vous dans votre processus d’expulsion de la FSSPX ?
Les dernières nouvelles sont que j’ai trouvé, dans le courrier et par hasard, la deuxième monition. Donc, demain, la FSSPX aura de nouveau quatre Évêques. Ils doivent rapidement me renvoyer ! Deo gratias !

Cette décision de vous sacrer évêque doit avoir été très soupesée et méditée pendant longtemps. Suivant l’exemple de Mgr Lefebvre, vous, Mgr Williamson et les prêtres de la Résistance ne voulez pas collaborer à la destruction de l’Église. C’est pour conserver la foi intacte que lui comme vous êtes persécutés, condamnés et souvent calomniés. Votre sacre épiscopal vous apportera une prétendue excommunication. Quelles ont été les principales raisons de ce sacre ?
La raison principale consiste en ce que nous ne pouvons pas laisser la Résistance sans évêques. Comme l’a dit Mgr Lefebvre, les évêques catholiques sont indispensables pour la conservation de la vraie doctrine de la foi et des sacrements.

Mgr Lefebvre pensait à vous pour être consacré évêque, et maintenant Mgr Williamson est en mesure de remplir ce désir. Quelle sera votre principale préoccupation ?
M’efforcer de maintenir l’œuvre de Mgr Lefebvre dans le chemin qu’il a tracé, sans dévier à droite ni à gauche.

Quel sera votre lieu de résidence ?
La France, où nous avons prévu d’ouvrir un séminaire près des dominicains d’Avrillé.

Voulez-vous dire quelques mots aux prêtres et aux fidèles qui sont encore sous la structure de la Fraternité, mais qui sont inquiets de la dérive libérale de la Fraternité de ces dernières années ?
Qu’ils relisent et méditent les textes de son fondateur.

Voulez-vous nous expliquer l’essentiel de votre blason épiscopal ?

Dans le centre c’est l’Agneau de l’Apocalypse, l’Alpha et l’Oméga, l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde, annoncé par Isaïe. Les Cœurs rappellent la Vendée, martyre de la Révolution, et la fleur de lys est l’emblème de la France catholique. La devise Ipsa conteret (elle t’écrasera) est tirée de la Vulgate (Genèse 3, 15), où Dieu promet la victoire de la Vierge Marie sur le dragon.

Y a-t-il autre chose que vous voudriez ajouter ?
Conservons la foi, l’espérance et la charité. Il ne faut pas douter et il faut demander cela à Dieu et à Notre-Dame, qu’ils nous maintiennent dans ces vertus.

M. l’Abbé, nous remercions profondément Dieu, sa très sainte Mère et saint Joseph Protecteur de l’Église, pour une si grande grâce. Nous prions que le Bon Dieu vous conserve et vous garde. Nous vous remercions d’avoir accepté une charge si lourde et nous remercions aussi Mgr Williamson de vous consacrer comme successeur des Apôtres. Deo gratias !