samedi 7 mars 2015

Une question de confiance ?



Selon Mgr Juan Ignacio Arrieta, les différends entre la FSSPX et Rome sont uniquement dus à un problème de confiance : depuis le Concile Vatican II, nous n'avons plus confiance en Rome... Et c'est très dommage, parce que nous avons, dit-il, la même foi... Nous croyons la même chose. Donc tout cela n'est qu'un déplorable malentendu, depuis le début. Il n'y a en fait aucune raison sérieuse d'être séparés... Réconcilions-nous.... Voilà ce qui ressort de cette vidéo... 

Cette affirmation est entièrement fausse et très dangereuse, car elle ramène notre combat à un problème psychologique de manque de confiance, alors qu'il s'agit d'un problème de foi. Il faut répondre à ce Monseigneur que Vatican II n'exprime plus la véritable foi de l'Eglise, mais un credo maçonnique de liberté religieuse et de faux œcuménisme. Notre combat est un combat de foi. C'est pour cela que nous ne pouvons moralement accepter un accord avec un pape qui défend ces idées et qui affirme également beaucoup d'autres erreurs (cf. la colonne de droite du blog, la rubrique Pape François)

Sr Marie Johanna, Dominicaine, affirme  dans cette vidéo (min. 2.27) : "Rome is/it's the Pope and it's the catholic Church. Rome is our home"... 
Commentaire :
Il y a une ambiguïté dans cette affirmation. Il faut distinguer. Il faut dire que Rome est occupée actuellement par les ennemis de l'Eglise et que nous ne pouvons sympathiser avec le Pape ni avec les autres autorités de l'Eglise tant qu'ils diffusent une doctrine qui n'est pas la même que celle de Saint Paul. Le Pape devrait être excommunié et déclaré anathème pour tout ce qu'il a dit et fait, cf. l'épître aux Galates, citée plus bas. C'est donc un piège d'aller à Rome réclamer une messe dans la basilique Saint Pierre, tant que les autorités de l'Eglise ne sont pas entièrement converties. C'est une mentalité Ecclesia Dei. Demander aux hérétiques cette autorisation, c'est leur donner une autorité à laquelle il n'ont pas droit, tant qu'ils diffusent leurs erreurs. C'est également vouloir être reconnus par ces hérétiques, au milieu du Panthéon d'Assise. C'est donc une compromission, sous apparence de bien... C'est aussi abandonner le combat de la foi, car dans de telles circonstances, on s'interdit de reprendre le Pape publiquement, comme il devrait l'être. Au lieu de faire des sourires à la télévision, ces sœurs auraient dû en profiter pour rappeler qu'il faut défendre la foi et qu'aucune collaboration ni entente n'est possible avec les ennemis de la foi qui embrassent la main des prêtres pro-gay, ne croient pas aux miracles, défendent la liberté religieuse, ne croient pas en un Dieu catholique (cf. interview scandaleuse du Pape à la Repubblica dans laquelle il s'affiche également comme admirateur d'un franc-maçon officiel, Mgr Martini) etc. Faire des risettes à Rome, c'est renoncer à faire le travail du bon ange, décrit dans le discernement des esprits des retraites de Saint Ignace. Pour faire le travail du bon ange, nous devons les culpabiliser, dénoncer l'erreur, ne pas les laisser en repos tant qu'ils ne sont pas entièrement et parfaitement convertis. Et cela ne se fait pas en allant gentiment discuter ou en faisant des suppliques, des demandes d'autorisation. Cela se fait en condamnant publiquement, en mettant sans cesse en garde le troupeau de ne pas aller s'exposer à la contagion doctrinale, de ne pas s'exposer aux sirènes mensongères qui distillent des propos doucereux pour nous appâter, comme le fait Mgr Arrieta. Si nous n'observons pas le nullam partem avec les hérétiques tant qu'ils ne sont pas entièrement convertis, nous désobéissons à Saint Jean, à Saint Paul, à Saint Irénée, à Saint Ignace d'Antioche etc. (cf. onglet nullam partem.)

Voici quelques citations de cet onglet :
Saint Paul aux Galates I, 8-9 :
"Mais quand nous-mêmes, quand un ange venu du ciel vous annoncerait un autre Evangile que celui que nous vous avons annoncé, qu'il soit anathème!
Nous l'avons dit précédemment, et je le répète à cette heure, si quelqu'un vous annonce un autre Evangile que celui que vous avez reçu, qu'il soit anathème!"

St Paul à Tite : Tite, III, 10 : "Évite un homme hérétique après une première et une seconde admonition, sachant qu'un tel homme est perverti et qu'il pèche puisqu'il est condamné par son propre jugement."


II Jean 10 : « Si quelqu’un vient à vous qui ait une doctrine différente, ne le recevez pas chez vous et ne le saluez même pas. Car celui qui le salue participe à ses œuvres mauvaises. »