jeudi 12 mars 2015

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et la vérité




«Que le glaive de l'esprit qui est la parole de Dieu demeure perpétuellement en notre bouche et en nos coeurs.» Si nous sommes aux prises avec une âme désagréable, ne nous rebutons pas, ne la laissons jamais. Ayons toujours «le glaive de l'esprit» à la bouche pour la reprendre de ses torts ; ne laissons pas aller les choses pour conserver notre repos ; combattons toujours même sans espoir de gagner la bataille. Qu'importe le succès ? Ce que le bon Dieu nous demande c'est de ne pas nous arrêter aux fatigues de la lutte, c'est de ne pas nous décourager en disant : «Tant pis! il n'y a rien à en tirer, elle est à abandonner.» Oh ! c'est de la lâcheté cela ; il faut faire son devoir jusqu'au bout." 


"J'étais bien petite quand ma tante me donna à lire une histoire qui m'étonna beaucoup. Je vis, en effet, qu'on louait une maîtresse de pension, parce qu'elle savait adroitement se tirer d'affaire, sans blesser personne. Je remarquai surtout cette phrase : « Elle disait à celle-ci : Vous n'avez pas tort ; à celle-là : Vous avez raison. » Et je pensais en moi-même : Ce n'est pas bien cela ! Cette maîtresse-là, elle aurait dû ne rien craindre et dire à ses petites filles qu'elles avaient tort quand c'était vrai. Et maintenant je n'ai pas changé d'avis. J'ai bien plus de misère, je l'avoue, car c'est toujours si facile de mettre le tort sur les absents, et cela calme aussitôt celle qui se plaint. Oui, mais... c'est tout le contraire que je fais. Si je ne suis pas aimée, tant pis ! Moi je dis la vérité tout entière, qu'on ne vienne pas me trouver, si l'on ne veut pas la savoir."