mardi 27 janvier 2015

Nouvelles et réflexions diverses sur les derniers événements



Un petit mot pour expliquer à nos lecteurs la raison de notre silence ces derniers jours : tout d'abord, qu'ils se rassurent, nous n'abandonnons pas le combat le moins du monde. 

Nous avons suivi de loin l'invitation coupable des Bénédictins de l'Immaculée dans le chœur d'une église de la FSSPX, les dernières bêtises de l'abbé Pfluger, la conférence d'un évêque conciliaire aux séminaristes de la FSSPX... Il est criminel de faire parler un tel évêque publiquement, en lui donnant une position d'autorité , même s'il est "conservateur" et même s'il est peut-être bien intentionné : le fait est que c'est un évêque qui ne condamne pas Vatican II. C'est un évêque qui ne condamne pas la nouvelle messe. Il ne condamne pas les erreurs comme il le faut, sinon il serait persécuté gravement et ne serait pas en poste, béni par le Pape François. C'est un évêque qui a donc une doctrine mauvaise. La conférence de cet évêque aux séminaristes est une preuve supplémentaire que la Fraternité saint Pie X va très mal et que nous avons raison d'être dans la Résistance. 

Quant aux déformations que l'abbé Simoulin fait de Mgr Lefebvre qu'il présente comme un apôtre de Jésus et Marie sur la fin de sa vie, avant d'être un combattant, nous sommes d'accord avec la sapinière : c'est faux... comme s'il fallait opposer les deux : il est évident qu'un véritable apôtre de Jésus et Marie est un combattant jusqu'à la fin de sa vie. On ne peut pas dire qu'on aime Jésus et Marie si l'on décide en même temps de taire la vérité quand elle continue d'être attaquée. Spiritualité et combat de la foi ne s'opposent pas ou ne se succèdent pas en phase différentes d'une vie, mais sont sans cesse étroitement liés. Il n'y pas de véritable sainteté sans affirmation courageuse de la vérité quand c'est nécessaire. Et Mgr Lefebvre a toujours continué de le faire, même s'il n'avait pas les idées claires au sujet de l'accord qu'il fallait envisager de faire avec Rome et au sujet du protocole du 5 mai 1988 après les sacres, contrairement à ce que dit Mgr Williamson dans son commentaire eleison n°391... 

Ce commentaire eleison n°391 présente de bons aspects car il critique le protocole du 5 mai 1988 et le présente à présent clairement comme mauvais. Nous en remercions vivement Mgr Williamson. Il était temps qu'une condamnation officielle de ce Protocole soit faite dans la Résistance, étant donné les problèmes liés à l'attitude ambiguë de l'abbé Pivert sur ce point... Mgr Williamson a fait là réellement une action bonne et utile... Mais de là à dire que Mgr Lefebvre a vu son erreur et s'est rétracté sur son protocole à cause de la doctrine de celui-ci, c'est faux. Mgr Lefebvre s'est rétracté uniquement pour une raison pragmatique, parce qu'il a vu qu'on ne lui donnerait pas d'évêque et qu'on cherchait à le tromper. Il suffit de relire des citations de Mgr Lefebvre en mai, juin et décembre 1988 ainsi qu'en juillet 1989 disant textuellement que son protocole était acceptable (voir notre article en onglet, par exemple)... Mgr Williamson a tort de présenter Mgr Lefebvre comme un modèle sur ce point à partir du 6 mai 1988. La vérité est faite de nuances. Il ne faut déformer les faits ni en un sens, ni dans l'autre...

Quelle est donc la raison de notre silence, actuellement ? D'une part le devoir d'état, mais surtout la rédaction d'une étude qui est importante et qui sera publiée en février sur ce blog. Nous avons donc décidé de cesser pour le moment de courir après l'actualité, car certaines études doctrinales sont parfois plus utiles, actuelles et nécessaires que le commentaire des événements qui se succèdent sans cesse et se recouvrent les uns les autres. 

A bientôt dans quelques jours ou dans quelques semaines, en février. Nous ne savons pas exactement combien de temps cette étude va prendre : entre une et trois semaines, probablement.

Bien en union de prières et de combat. Nous comptons sur les prières de nos lecteurs et nous demandons à Dieu et à la Sainte Vierge qu'ils les en récompensent au centuple.

InDominoSperavi.