samedi 18 octobre 2014

Solution parfaite et sublime pour ceux qui sont privés de communion... et ceux qui ne le sont pas ! Le secret inconnu de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus.



Toute personne en état de grâce possède en elle la présence réelle, substantielle, mais uniquement spirituelle, de la Sainte Trinité toute entière (cf. spiritualité de Sr Elisabeth de la Trinité). Cependant, le Corps, le Sang et l'âme humaine de Jésus ont des vertus et des attraits très grands et être privé de la Sainte Communion est pour toutes les âmes aimantes une vraie souffrance. Or il est possible, grâce à Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, de posséder en soi nuit et jour, sans interruption et véritablement le Corps immaculé et la Sainte Âme de Jésus. Pour cela, il suffit de réciter avec désir et confiance l'acte d'offrande à l'amour miséricordieux composé par Sainte Thérèse : il demande explicitement cette grâce. (Bien évidemment il faut être auparavant en état de grâce). On peut trouver cet acte d'Offrande sur ce lien. Cette prière sublime dit : "Je sens en mon cœur des désirs immenses et c’est avec confiance que je vous demande de venir prendre possession de mon âme. Ah ! je ne puis recevoir la Sainte Communion aussi souvent que je le désire, mais, Seigneur, n’êtes-vous pas Tout-Puissant ?… Restez en moi, comme au tabernacle, ne vous éloignez jamais de votre petite hostie…"

Bien que des commentateurs actuels nient que Thérèse avait l'intention de demander la grâce sacramentelle de la présence corporelle de Jésus en elle, il n'en est rien. Sœur Marie de la Trinité (sa novice préférée, formée par elle) et Mère Agnès de Jésus (qui est sa sœur aînée Pauline et sa supérieure au Carmel) sont formelles : Thérèse demandait et croyait en la présence sacramentelle continuelle de Jésus en elle. Elles ont déposé toutes les deux en ce sens au procès de canonisation. Et Thérèse a été canonisée par l'Eglise, sachant cela. Cela signifie donc que cette demande de miracle permanent est conforme à la doctrine de l'Eglise... Et ce qui est extraordinaire pour nous, c'est que nous pouvons chacun bénéficier du même miracle, si nous le désirons avec confiance, tout en étant en état de grâce. C'est Sainte Thérèse elle-même qui le dit.


1228] [Réponse à la dix-huitième demande] :

"Son désir de la sainte communion était intense. Elle enviait le sort de ceux qui communient tous les jours, car, en ce temps-là, la communauté n’avait pas ce privilège. Pour se consoler de cette privation, elle demandait avec foi au bon Dieu de rester dans son coeur d’une communion à l’autre : " Ah !-lui disait-elle- je ne puis recevoir la sainte communion aussi souvent que je le désire, mais, Seigneur, n’êtes-vous pas tout puissant ? restez en moi comme au tabernacle, ne vous éloignez jamais de votre petite hostie ".

[Comment avez-vous connaissance de cette demande de la Servante de Dieu ? Pensez-vous que la Servante de Dieu ait eu la ferme conviction de la continuation de cette présence ? La Servante de Dieu a-t-elle jamais expliqué le mode de cette présence ? - Réponse] :

C’est dans son acte de consécration à l’Amour miséricordieux que la Servante de Dieu a formulé cette prière explicitement. Elle le composa en juin 1895 ; elle m’en fit part à la fin de novembre de la même année. Elle me dit à ce sujet que rien n’est impossible à la toute puissance de Dieu et qu’il ne lui aurait pas inspiré cette demande s’il n’avait voulu la réaliser. Dans le cantique " ,J’ai soif d’amour " qu’elle me composa pour ma profession (30 avril 1896), elle exprime la même pensée dans ces vers :

" Toi, le grand Dieu que tout le ciel adore,
Tu vis en moi, prisonnier nuit et jour " , 

Elle m’expliqua à ce sujet que c’était à dessein qu’elle avait mis : " tu vis en moi prisonnier " et non pas : " tu vis pour moi prisonnier ", ce qui aurait pu s’entendre [1229] de la présence du divin prisonnier au saint tabernacle, et qu’elle avait voulu exprimer sa confiance dans la réalisation de la prière dont il s’agit. Elle me disait aussi, à la même occasion : " Pour ses petites victimes d’amour, le bon Dieu fera des prodiges ; mais habituellement ils s’opéreront dans la foi, autrement elles ne pourraient pas vivre "

Elle ne m’a jamais expliqué le mode de cette présence, et je ne crois pas qu’elle-même se soit jamais préoccupée de rechercher quel était ce mode de présence."


"Dans son « Acte d'offrande à l'Amour miséricordieux », soeur Thérèse de l’Enfant Jésus demande à Notre Seigneur de rester toujours en son coeur sous les espèces sacramentelles, comme au tabernacle. Voici ses paroles: « je le sais, ô mon Dieu, plus vous voulez donner, plus vous faites désirer: je sens en mon coeur des désirs immenses, et c’est avec confiance que je vous demande de venir prendre possession de mon âme. Je ne puis recevoir la sainte communion aussi souvent que je le désire; mais Seigneur, n'êtes-vous pas tout-puissant? Restez en moi comme au tabernacle, ne vous éloignez jamais de votre petite hostie... » - Pri 6 - . 
Pour moi, j'ai l'intime conviction qu'elle a été exaucée. Elle disait à ce sujet : « Si le bon Dieu m'a inspirée de lui faire cette demande, c'est qu'il veut l'exaucer... Pour ses 'petites victimes d'amour' le bon Dieu fera des [1075r] prodiges... mais ils s'opéreront dans la foi, autrement elles ne pourraient pas vivre.» Dans le cantique qu'elle m'a composé pour ma profession, et qui a été imprimé dans ses poésies sous le titre « J'ai soif d'amour », il y a une strophe qui commence ainsi :

«Toi, le grand Dieu que tout le ciel adore,
Tu vis en moi, prisonnier nuit et jour » - PN 31 12 -

Une soeur lui fit remarquer qu'elle avait dû se tromper et qu'il fallait dire. « Tu vis pour moi, etc... », mais elle reprit: « Non, non, j'ai bien dit », et elle me jeta un coup d’œil qui voulait dire : « nous nous comprenons.»

Voici des détails supplémentaires très précieux, donnés par Sr Marie de la Trinité, hors du procès de canonisation. Nous avons sélectionné uniquement les extraits concernant la présence réelle corporelle de Jésus en soi. Pour lire le tout, qui est très intéressant, on peut aller sur ce lien

39. « Demeurez en moi comme au tabernacle »
"(...) Je me rappelle que je vous ai promis quelques détails sur l'opinion que nous avons que Jésus‑Eucharistie habitait continuellement en l'âme de notre petite sainte. Pour moi c'est ma conviction intime, car serait‑ce donc le seul désir que Jésus n'aurait pas réalisé pour elle ? Je ne puis le croire, elle le demandait chaque jour avec tant d'ardeur ! Puis, un fait qui m'est personnel me confirme son assurance à posséder une telle faveur. Je veux vous le raconter en toute simplicité. Le jour où elle m'offrit elle‑même comme victime d'holocauste à l'Amour miséricordieux du bon Dieu, 1er décembre 1895, je fus tellement inondée de grâces en ce beau jour, le plus beau de ma vie, que toute la journée j'éprouvai d'une manière sensible la présence de Jésus‑Hostie en mon coeur. Je le confiai à Sr Th. de l’Enfant Jésus qui n'en parut nullement surprise et me répondit simplement: ‘Le bon Dieu n'est‑il pas Tout‑Puissant ? Cela ne lui est pas difficile, selon notre désir, de faire durer la présence sacramentelle dans nos âmes d'une communion à l'autre. Par ce sentiment extraordinaire que vous éprouvez aujourd'hui, il veut vous donner le gage que toutes les demandes que vous lui avez faites dans l'Acte d'offrande seront magnifiquement accordées. Vous ne jouirez pas toujours de ce sentiment mais les effets n'en seront pas moins réels. On reçoit de Dieu tout autant qu'on en espère. »

De fait, je n'ai jamais éprouvé depuis cette grâce délicieuse du 1er décembre 1895 mais cela n'empêche pas que malgré les aridités, la vie de foi que je mène, je garde la certitude que Jésus‑Eucharistie habite constamment mon coeur et que cette grâce merveilleuse est le partage de toutes les petites victimes de l'amour. S'il n'en était pas ainsi, à quoi bon faire chaque jour une demande dont on est sûr d'avance ne pas avoir la réalisation ? Ce serait bien inutile ! Tout ce que je demande je pense que le bon Dieu me le donne et cette pensée dilate mon âme, la recueille, lui fait du bien. Si je me trompe (ce que je ne crois pas) eh bien, mon erreur m'aura servi à m'unir davantage à Jésus et je ne le regretterai pas. (...)"

Billet tardif (environ 1935 ?) à propos de la parole précé­dente :
(...) Le lendemain fut pour moi une journée du Ciel, je n'ai jamais eu en toute ma vie autant de consolations spirituelles, c'était à en mourir d'amour. Je fis mon acte d'offrande, avec la conviction d'être exaucée dans toutes mes demandes et toute la journée je sentis la Présence réelle de la Sainte Hostie dans mon coeur. Sr Thérèse de l'Enfant‑Jésus, à qui je confiai mes impressions, n'en parut nullement surprise, elle‑même goûtait un bonheur céleste et ses larmes d'amour se mêlèrent aux miennes... Elle me dit : « Ce sentiment extraordinaire que vous éprouvez est une preuve que le bon Dieu exaucera magnifiquement toutes vos demandes. Oui, pour ses petites victimes d’amour, il se plaira à faire des prodiges qui surpasseront infiniment leurs immenses désirs, mais habituellement ils s'opéreront dans la foi, autrement elles ne pourraient pas vivre. La Présence réelle ne se fera pas sentir, mais elle n'en existera pas moins. Rien n'est impossible à la toute‑puissance de Dieu et je suis sûre qu'il ne m'aurait pas inspiré cette demande, s'il n'avait voulu la réaliser. »

« Pour moi, cette grâce, plus extraordinaire il est vrai que les extases, visions ou révélations, peut être le partage des petites âmes, sans les faire sortir de leur petite voie d'humilité, puisque c'est une grâce accordée à leur humble confiance et qui s'opère dans la foi nue, donc à l'abri de l'orgueil et de la vaine gloire. Sr Marie de la Trinité, r.c.i » (La signature « r.c.i. »—religieuse carmélite indigne—prouve que le billet est antérieur à 1936, année où l'abréviation devient « c.d.i. »—carmélite déchaussée indigne). 

Extrait de la déposition de Mère Agnès de Jésus [sa soeur Pauline, supérieure du carmel de Lisieux] au procès de canonisation de Thérèse :

[208v] [Encore sur le sujet de la charité à l'égard de Dieu]:

"Au mois de juin 1895, elle fut inspirée de s'offrir comme victime à l'Amour miséricordieux du bon Dieu. Elle vint m'en demander la permission, car j'étais prieure. En me faisant cette demande, son visage était animé, elle me paraissait comme embrasée d'amour. Je lui permis de faire cet acte, mais sans avoir l'air d'en faire grand cas. Elle composa alors la formule de sa donation et me la soumit, exprimant aussi le désir de la faire contrôler par un théologien. Ce fut le révérend père Le Monnier, supérieur des missionnaires de la Délivrande, qui l'examina. Il répondit simplement qu'il n'y trouvait rien de contraire à la foi ; cependant qu'il ne fallait pas dire « Je sens en moi des désirs infinis », mais « Je sens en moi des désirs immenses.» Ce fut un sacrifice pour la Servante de Dieu ; elle le fit pourtant sans récriminer aucunement. D'ailleurs le principal était approuvé et elle en témoigna beaucoup de joie.

Ce fut le 9 juin 1895, fête de la Très Sainte Trinité, qu'elle fit officiellement cette offrande d'elle-même. Dans cet acte je relève deux demandes de faveurs bien extraordinaires: 1° la faveur de conserver en elle la présence réelle de Notre Seigneur dans l'intervalle de ses communions: « Restez en moi, comme au tabernacle.» 2° la faveur de voir briller au ciel sur son corps glorieux les stigmates de la Passion.

TÉMOIN 1 : Agnès de Jésus O.C.D. 
[Savez-vous si ces paroles: « Présence réelle dans l'intervalle des communions » et « Stigmates sur son corps glorifié» étaient proférées et écrites par la Servante de Dieu en un certain sens métaphorique, ou bien en un sens strict ?]: 
[209v] "Elle m'a bien souvent développé ces pensées dans la conversation et j'ai la certitude qu'elle l'entendait dans le sens littéral. D'ailleurs, sa confiance amoureuse en Notre-Seigneur la portait à une sorte de hardiesse sans limites dans ses demandes. Elle ne doutait de rien quand elle pensait à l'amour tout-puissant." 

[Cette offrande d'elle-même, l’exprima-t-elle ouvertement devant les autres moniales?]: 

Oh non ! personne ne le savait. Plus tard, elle parla de cet acte à deux de ses novices seulement, leur en montrant les avantages et la gloire qu'il peut donner à Dieu. 

Elle ne cessait d'ailleurs de dire que se livrer à l'amour c'était se livrer à la souffrance ; elle exprimait encore la même pensée dans cette strophe : 

"Vivre d'amour, ce n'est pas sur la terre fixer sa tente au sommet du Thabor : avec Jésus c'est gravir le Calvaire, c'est regarder la Croix comme un trésor » - PN 17-4 - '.

Conseils de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, rapportés par Sr Marie de la Trinité, pour se préparer à cette Offrande :

38. L'offrande à l'Amour.
"(...) A propos de l'Offrande à l'Amour miséricordieux, je vais vous raconter comment se fit ma donation. Six mois après qu'elle se fut offerte elle‑même comme petite victime à l'Amour, Thérèse me parla de son désir que j'en fisse autant. J'en fus ravie et l'on décida que je ferais cet acte le ler décembre, 1er Dimanche de l'Avent 1895. La veille de ce jour, le plus beau de ma vie avec celui de ma Profession, je fus tellement saisie de la grandeur de l'Acte que j'allais faire, que je dis à Sr Thérèse de l’Enfant-Jésus que je ne me sentais pas assez bien préparée et qu'une victime aussi imparfaite que moi ne pouvait être agréée par Jésus avec plaisir. Aussitôt son visage devint rayonnant de bonheur, et me serrant dans ses bras, elle me dit :
« J'avais peur que vous ne compreniez pas assez l'importance de l'Acte que je vous fais faire; ce que vous me dites me confirme le contraire. Que je suis heureuse ! Ne craignez pas, Jésus vous recevra demain avec joie et amour, il suffit que vous reconnaissiez votre indignité pour qu'il fasse en vous de grandes choses... Nous resterons toutes les deux à l'Oratoire après l'Action de grâce, et pendant que vous pronon­cerez l'Acte de Donation, moi je vous offrirai à Jésus comme une petite victime que j'ai préparée pour lui. » Le lendemain tout se passa ainsi. Mais comment vous décrire l'abondance des consolations qui inondèrent nos âmes ? Je me sentais tellement écrasée sous le poids des miséricordes divines qu'il me semblait que mon coeur allait se rompre. Et quand, sorties de l'Oratoire, nous voulûmes échanger nos sentiments, nous ne pûmes le faire autrement que par nos larmes... "

Conseils de préparation tirés de Sainte Gertrude :
« Vers le soir elle [= Sainte Gertrude] se rappela la condescendance du Seigneur qui, à la fin de ce jour, se retira à Béthanie chez Marie et Marthe, et elle fut tout enflammée du désir de lui donner l'hospitalité. S'étant donc prosternée aux pieds du crucifix, elle baisa avec amour la plaie du très sacré Côté, attira en elle tout le désir du Cœur très aimant du Fils de Dieu, et supplia le Seigneur, par toute l'ardeur des prières qui sortirent jamais de son Cœur très doux, de daigner descendre dans la pauvre hôtellerie de son indigne cœur. Le Seigneur plein de bonté, qui se montre toujours prêt à écouter nos prières, daigna la favoriser de sa douce présence, et lui dire avec tendresse : « Me voici : que vas-tu me donner ? – Oh ! dit-elle, qu'il soit le bien venu celui qui est mon unique salut, mon tout, mon seul vrai bien ! » Elle ajouta : « Hélas ! mon Seigneur, indigne que je suis, je n'ai rien préparé qui puisse convenir à votre majesté ; mais je vous offre tout ce que je suis, vous priant et vous conjurant de vouloir bien préparer vous-même en moi ce qui peut agréer davantage à votre divine bonté. » Le Seigneur répondit : « Si tu m'accordes cette liberté, donne-moi la clef qui me permette de prendre et de te remettre ensuite tout ce qui conviendra à mon bien-être et à ma réfection.-- Seigneur, dit-elle, quelle est cette clef ? -- C'est ta volonté propre », dit le Seigneur. 
Cette parole lui fit comprendre que si une âme désire offrir au Seigneur l'hospitalité, elle doit lui remettre la clef de sa volonté propre, s'abandonner à son bon plaisir et croire fermement que la divine bonté opérera son salut par tous les moyens possibles ; alors le Seigneur entre et accomplit dans ce cœur et dans cette âme sa volonté pleine d'amour. Guidée ensuite par l'inspiration divine, elle récita comme de la part de tous ses membres, trois cent soixante-cinq fois cette parole de l'Evangile : « non mea, sed tua voluntas fiat : que votre volonté se fasse et non la mienne (Luc, XXII, 42), très aimable Jésus » ; et elle comprit que cette prière était agréable au Seigneur. » 

La consécration à la Sainte Vierge selon la méthode de Saint Louis Marie Grignion de Monfort : 
Les personnes qui vivent de cette dévotion portent Jésus en elle, de même que la Sainte Vierge l’a porté, à l’Annonciation. Comme la Sainte Vierge, elle deviennent des tabernacles vivants. Il est donc conseillé de s’unir à Marie de la façon la plus étroite possible par la consécration selon la méthode de Saint Louis-Marie Grignion de Monfort, afin d’être revêtus des mérites de la Sainte Vierge et de plaire ainsi parfaitement à Jésus, malgré notre indignité. Pour se préparer à cette grâce, il est donc conseillé de lire le traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge de Saint Louis-Marie Grignon de Monfort. 

Note importante
Ce serait une erreur grave de croire que cette dévotion nous dispenserait de communier sacramentellement autant que nous le pouvons raisonnablement. Cette méthode n’est bonne que lorsqu’on ne peut pas faire raisonnablement autrement, mais si l’on peut aller à une messe d’un centre de Résistance, il faut bien entendu y aller. Voici ce qu’explique à ce sujet Jésus à Sainte Gertrude, qui venait de recevoir une grâce inouïe en communiant spirituellement et qui lui demandait si la communion à la messe était encore nécessaire : 
« Celle-ci [= Sainte Gertrude] dit alors : « O Seigneur, si celui qui ne fait pas la sainte communion reçoit tant de biens, n'est-il pas mieux de s'en abstenir ? » Le Seigneur répondit : « Aucunement ; car celui qui, pour l'amour de ma gloire, se nourrit du divin sacrement, reçoit en vérité la très salutaire nourriture de mon corps déifié avec le nectar embaumé de la Divinité ; de plus, il est orné par l'incomparable splendeur des vertus divines. » Elle reprit : « Qu'en sera-t-il de ceux qui s'abstiennent de communier à cause de leurs négligences et afin de ne pas s'obliger à abandonner, même un seul jour, leurs légèretés et leurs infidélités ? » Le Seigneur répondit : « Celui qui néglige de se préparer à la Communion et l'omet afin de suivre librement sa volonté, n'en devient que plus indigne et se prive en quelque sorte du fruit que ce sacrement communique chaque jour à l'Église. » 

Conclusion 

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus aimait cette parole du Christ : « Je vous bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que vous avez caché ces choses aux sages et aux habiles, et les avez révélées aux tout petits.» Les derniers mots de son manuscrit B sont : « Ô Jésus ! que ne puis-je dire à toutes les petites âmes combien ta condescendance est ineffable... je sens que si par impossible tu trouvais une âme plus faible, plus petite que la mienne, tu te plairais à la combler de faveurs plus grandes encore, si elle s'abandonnait avec une entière confiance à ta miséricorde infinie. Mais pourquoi désirer communiquer tes secrets d'amour, ô Jésus, n'est-ce pas toi seul qui me les as enseignés et ne peux-tu pas les révéler à d'autres ?... Oui je le sais, et je te conjure de le faire, je te supplie d'abaisser ton regard divin sur un grand nombre de petites âmes... Je te supplie de choisir une légion de petites victimes dignes de ton Amour !...»

Note :
Pour les passionnés de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, voici le site des archives du carmel de Lisieux contenant tous les écrits de Thérèse, son procès de canonisation et de très nombreuses photos.