jeudi 25 septembre 2014

Séparation du site de Fr Pfeiffer et demande de renvoi de l'abbé Pivert


Voici ce que l'on peut lire au 25 septembre 2014, sur le site de Our Lady of Mount Carmel : une recommandation d'aller aux messes de Mgr Perez, à Garden Grove.


Dans notre article sur Mgr Perez, publié à la date du 1er septembre 2014, nous avons démontré le danger d'aller aux messes de celui-ci du fait de ses compromissions graves avec les modernistes. Nous avons également exposé notre préoccupation concernant l'attitude de l'abbé Pfeiffer refusant de le condamner, alors qu'il avait conseillé à plusieurs reprises aux fidèles de la Résistance d'aller à sa messe, à la place des messes de la FSSPX.

A présent, les choses ont évolué, en pire : l'abbé Pfeiffer a décidé de faire figurer en bonne place, sur son blog, au milieu de la liste des messes de la Résistance, les messes de Mgr Perez ! Mgr Perez est donc assimilé par l'abbé Pfeiffer à un prêtre de la Résistance... 

L'abbé Pfeiffer recommande, malgré nos explications, nos avertissements et les prières que nous lui avons faites depuis six mois, la messe de Mgr Perez. Nous lui avons de nouveau écrit, il y a trois jours, un email lui demandant de retirer de son site la mention des messes de Mgr Perez, en réexpliquant pourquoi celui-ci était dangereux pour les âmes. Nous l'avons prévenu que nous serions obligés de faire cet article et de le retirer de nos liens s'il persistait. Il n'a pas répondu.

Certains prêtres pensent que nous semons le désordre et l'anarchie, en critiquant certains membres de la Résistance : nous leur répondons qu'ils nous appliquent la même accusation que celle que Mgr Fellay leur a appliqué en 2012. De même que ces prêtres qui nous critiquent se sont rebellés à raison contre la mauvaise autorité de Mgr Fellay, parce que celui-ci menait les âmes dans une fausse direction, dangereuse pour la foi, de même, nous devons à présent nous rebeller contre ceux des prêtres de la Résistance qui nous entraînent à leur tour dans la compromission avec l'erreur. 

Pour l'instant, nous avons critiqué deux prêtres : l'abbé Pivert et l'abbé Pfeiffer. Nous pensons que chacun des deux  prêtres met la foi et les fidèles de la Résistance en danger :

- L'abbé Pivert met la Résistance en danger en s'attaquant à son identité même, puisqu'il défend le principe de l'accord pratique avec les hérétiques romains à certaines conditions, sous le prétexte que Mgr Lefebvre n'y était pas hostile. L'identité même de la Résistance externe est d'être opposée à tout accord pratique avec Rome tant que celle-ci n'est pas réellement convertie en actes. Si l'on accepte le principe de l'accord pratique à certaines conditions, on n'a donc aucune raison valable de rejoindre la Résistance externe. Un attachement déréglé à Mgr Lefebvre ne doit pas excuser le mauvais principe d'accepter un accord pratique à certaines conditions. L'abbé Pivert présente comme bon l'accord pratique, puisque Mgr Lefebvre y adhérait : l'argument d'autorité prévaut (Monseigneur le pensait) et non plus l'attachement à la doctrine de Jésus-Christ. La position de l'abbé Pivert est extrêmement dangereuse pour la Résistance. Il est en train d'en saper le principe même. Il n'a pas voulu répondre à nos questions, posées à la fin de notre article. Ces questions étaient :

- Monsieur l’abbé Pivert, pensez-vous que la signature du Protocole du 5 mai 1988 est objectivement un péché contre la foi, indépendamment des intentions du signataire qui étaient bonnes ? OUI - NON

- Pensez-vous, comme Mgr Lefebvre, que le texte du Protocole du 5 mai 1988 est acceptable ? OUI- NON

- Exigeriez-vous la conversion de Rome (au sens où nous l’entendons)(1), avant de faire une reconnaissance canonique avec elle ? OUI- NON

L'abbé Pivert a persisté dans son erreur et a réclamé le soutien des prêtres de l'USML qui ont déploré, dans un communiqué publié le 16 septembre 2014, notre jugement sur lui. Nous n'en voulons absolument pas à ceux des prêtres qui ont soutenu l'abbé Pivert. Nous savons qu'ils veulent bien faire... De même que certains d'entre eux pensaient, il y a quelque temps, que nous étions excessifs dans notre jugement sur l'abbé de Cacqueray et sont à présent d'accord avec nous pour le condamner, de même nous avons confiance qu'ils se rendront compte un jour du problème que pose l'abbé Pivert... Mais nous persistons à avertir nos lecteurs du danger. L'abbé Pivert est pour un accord pratique. Il est bien plus dangereux que Mgr Fellay, puisqu'il est au sein de la Résistance et diffuse chez nous, avec la bénédiction ou le silence de tous, cette doctrine erronée, tout en réclamant nos dons. Nous réclamons son départ de la Résistance et nous conseillons de ne plus lui envoyer de dons. Il vaut mieux, par exemple, aider l'école de nos deux nouvelles Dominicaines. [Pour mettre les Dominicaines à l'aise, nous précisons à nos lecteurs qu'elles n'ont aucun lien avec notre blog.] 

Certains objectent que nos ennemis rient en voyant que la Résistance s’entre-déchire. Nous leur répondrons que nous ne devons pas nous soucier de ce que pensent de nous nos ennemis, mais de ce que Dieu pense de nous. Ne pas oser dénoncer une erreur qui met les âmes en danger, par peur de ce que penseront les autres, est un péché grave. C'est ce que dit Saint Thomas dans la Somme théologique IIa IIae, question 33, article 2 : 
" [...] La deuxième omission [de la correction fraternelle] est un péché mortel : c'est celle qui est provoquée, dit S. Augustin au même endroit, " par la crainte de l'opinion publique, des tourments corporels et de la mort ", si du moins cette crainte va jusqu'à arrêter la charité fraternelle. Le cas semble se présenter lorsque, malgré un espoir fondé de retirer quelqu'un de son péché, on se laisse arrêter par la crainte ou la cupidité. [...]" Nous ne disons pas que ceux qui omettent de corriger l'abbé Pfeiffer ou l'abbé Pivert font un péché mortel. Ils n'en font pas un, subjectivement, car pour que cela en soit un, il faudrait réunir les conditions du péché mortel, c'est-à-dire : savoir que c'est grave, y consentir, le vouloir. Or, il y a en ce moment un aveuglement qui s'installe dans la Résistance à ce sujet. Il n'y a donc ni pleine connaissance, ni consentement au mal. Les personnes qui nous reprennent sont des personnes vertueuses. Elles croient bien faire mais elles sont aveuglées... Mais ce qui n'est pas un péché pour elle, du fait de leur aveuglement, en serait un pour nous, car pour notre part, nous voyons très bien le problème : il suffit de lire ce que l'abbé Pivert écrit. 

Il est frappant de constater que tous ceux qui nous reprennent, que ce soit en privé ou publiquement, n'ont absolument aucun raisonnement, aucun argument. Ils se contentent de poser des jugements non prouvés et des épithètes sans les justifier en rien. Comment pourrions-nous nous laisser convaincre d'une erreur quelconque dans ces conditions ? Nous devons tous réfléchir, personne ne peut se dispenser de la réflexion en temps de crise. Le bon Dieu nous a donné une intelligence pour connaître la vérité et une volonté pour l'aimer. Si nous ne nous donnons plus la peine de faire fonctionner notre intelligence, nous sommes perdus. Nous devons perdre l'habitude de faire confiance aveuglement à quiconque, même si c'est un bon prêtre pieux. Nous devons vérifier tous les jugements que l'on nous propose, à l'aide de notre intelligence, par l'étude des faits, en priant et en ayant l'intention droite de faire la volonté de Dieu, dussions-nous en mourir.

On nous a présenté également l'objection que par nos critiques, nous ferions fuir de la Résistance des personnes qui seraient tentées de nous rejoindre et que nous aurions ainsi moins de fidèles... C'est fort possible, en effet... Mais Notre-Seigneur, lors du discours du pain de vie, n'a pas essayé de garder ses fidèles, ni ses disciples. Il a affirmé la vérité entière, sans l'atténuer, et a été abandonné de tous, sauf des douze apôtres.

Voici les conseils que donne Saint Paul à son disciple favori, Timothée : (I Tim. V, v. 20-21) :
Ceux qui sont fautifs, reprends-les devant tous, pour que les autres aussi en conçoivent de la crainte.
Je t'adjure devant Dieu, le Christ Jésus et les anges élus, d'observer ces règles sans prévention contre personne, ne faisant rien par faveur.


Saint Paul adjure donc son disciple de ne faire acception de personne. Dans la Résistance, l'acception de personnes s'installe : si Mgr Fellay avait tenu les propos de l'abbé Pivert, tout le monde lui serait tombé dessus. Tandis que là, c'est le silence de mort. Nous devons lutter contre cela. 

Rappelons le texte de Saint Jean de la Croix publié il y a quelque temps par la Sapinière‘‘Conseils de Spiritualité’’ de saint Jean de la Croix : « Et si par cette voie ou par une autre, l’ordre arriverait à un tel état que dans les chapitres, réunions et autres occasions, les plus graves entre ses membres n’osassent dire ce qu’il convient au nom de la charité et de la justicepar faiblesse, pusillanimité, ou par crainte d’irriter le supérieur, et par là de rester sans office (ce qui est une ambition manifeste) – que l’on tienne alors l’ordre pour perdu et totalement relâché. » (Petites œuvres, conseil n° 12)

Voici encore quelques conseils de Saint Thomas IIa IIae question 3 article 2, pour ceux qui objectent que les femmes n'ont pas le droit d'enseigner en public : En cas de nécessitélà où la foi est en périln'importe qui est tenu de faire connaître sa foi, soit pour instruire ou affermir les autres fidèles, soit pour repousser les attaques des infidèles.

Prôner le principe d'un accord pratique nous remettant sous l'autorité des hérétiques romains ne met-il pas la foi en péril ?... Bien sûr que si. C'est pour cela même que la Résistance s'est constituée, parce que Mgr Fellay mettait la foi en péril en prônant de nouveau en 2012 ce principe opposé au principe énoncé au chapitre de 2006.  L'abbé Pivert combat la raison même pour laquelle la Résistance s'est constituée.

A cause de l'abbé Pivert, il y a actuellement, nous semble-t-il, un flottement dans la Résistance. Nous voudrions que les prêtres réaffirment tous, haut et fort, ce principe : pas d'accord pratique avec des hérétiques. Nous voulons d'abord la conversion de Rome, pleine et entière. Nous étions tous d'accord pour demander la conversion de Rome, en 2012. Et maintenant, nous ne serions plus d'accord ? Parce que nous nous sommes aperçus que Mgr Lefebvre ne l'exigeait pas ? Sur quoi basons-nous notre doctrine ? Sur Mgr Lefebvre ou bien sur l'Ecriture Sainte et la Tradition ? La réponse est que tout catholique adhère à la Révélation qui lui vient de l'Ecriture sainte et de la Tradition. La Révélation ne vient pas de Mgr Lefebvre. La Tradition est assez claire (cf. onglet nullam partem) L'abbé Pivert met donc la foi en péril en développant un lefebvrisme qui nous éloigne de la vraie doctrine de Jésus-Christ et de la volonté de Dieu dans nos rapports avec les hérétiques... La volonté de Dieu est que nous n'ayons pas de rapports avec ces hérétiques, tant qu'ils persistent dans leurs erreurs (cf. onglet nullam partem). 

Puisque l'abbé Pivert met la foi en péril, notre devoir est donc de le combattre publiquement, car voici ce que dit Saint Thomas IIa IIae question 33 article 4 (solution 2) : " Résister en face ", c'est-à-dire devant tout le monde, dépasse la mesure de la correction fraternelle ; et Paul n'aurait pas ainsi repris Pierre s'il n'avait été son égal en quelque manière pour la défense de la foi." 
Commentaire : 
De même que l'apôtre Saint Paul n’est pas l’égal de Saint Pierre, le chef des apôtres, de même nous, laïcs, ne sommes pas l’égal des prêtres. Mais pour la défense de la foi, Paul devient l’égal de Pierre et un laïc l’égal d’un prêtre. En matière de défense de la foi, nous sommes donc égaux à nos supérieurs... même au pape. Donc a fortiori, nous pouvons nous opposer à l'abbé Pivert ou à l'abbé Pfeiffer, s'ils mettent la foi en danger. C’est pourquoi d’ailleurs, les laïcs se permettent de désobéir au Pape. Si l’on désobéit au Pape, on peut désobéir a fortiori à l’abbé Pivert.
Saint Thomas dit encore : IIa IIae question 33 article 7 :
Sur la dénonciation publique de péchés il faut distinguer. Les péchés sont en effet ou publics ou secrets. S'ils sont publics, il n'y pas seulement à procurer un remède à celui qui a péché, pour le rendre meilleur, mais aussi à tous ceux qui en ont eu connaissance, afin d'éviter qu'ils ne soient scandalisés. De tels péchés méritent donc des reproches publics, selon cette parole de S. Paul (1 Tm 5, 20) : " Le coupable, reprends-les devant tout le monde, afin que les autres en éprouvent de la crainte. " Ce qu'il faut entendre des péchés publics, comme S. Augustin en fait la remarque.
Aux péchés secrets paraît au contraire s'appliquer la parole du Seigneur (Mt 18, 15) " Si ton frère a péché contre toi... " En effet, s'il t’avait offensé publiquement devant d'autres, il aurait également péché contre eux, en les troublant. Mais parce que même des péchés secrets peuvent blesser le prochain, il faut encore distinguer.
Il y a en effet des péchés secrets qui sont nuisibles au prochain, corporellement ou spirituellement ; quand par exemple quelqu’un traite secrètement pour livrer la ville aux ennemis ; ou lorsque, en privé, un hérétique détourne de la foi. Parce que celui qui pèche ainsi en secret ne s'en prend pas seulement à toi, mais également aux autres, il faut immédiatement procéder à une dénonciation, pour empêcher le mal ; à moins qu'on ait de bonnes raisons de croire qu'on pourra atteindre aussitôt ce résultat par une admonition secrète.

Le principe est donc le suivant : si quelqu'un met le prochain en danger dans son corps ou dans son âme, il faut dénoncer publiquement son péché (dont il n'est parfois pas conscient et donc dans ce cas, pas coupable, subjectivement), que ce péché soit public ou secret. Nous avons essayé de convaincre en privé auparavant l'abbé Pfeiffer. Quant à l'abbé Pivert, il n'a pas répondu à trois mails envoyé sur un autre sujet. Il ne reste donc plus dans les deux cas que la dénonciation publique.

Revenons à présent à l'abbé Pfeiffer :

L'abbé Pfeiffer met-il la foi en péril en recommandant Mgr Perez ? Pour cela, il faut étudier ce qu'a fait Mgr Perez :

Mgr Perez, depuis le 28 août 2011 : 

- accepte dans les faits Vatican II à la lumière de la Tradition, via la formation officielle des chevaliers OSJ auxquels il appartient (cf. partie IX du programme OSJ, la partie X du programme est également mauvaise.)
- accepte comme directeur spirituel Mgr Mar Thomas, un évêque hérétique conciliaire appartenant à l'église "catholique" syro-malankare (cf. lien vers livres hérétiques en vente sur le site de Mgr Mar Thomas), 
- encourage à le recevoir, à l’honorer et assister à sa messe (cf. son sermon du 28 août 2011 à ce sujet), 
- encourage implicitement le site hérétique de l’Eglise catholique syro-malankare en souscrivant aux OSJ qui en font la publicité sur leur site, (les autorités de l'église "catholique" syro-malankare sont tellement enthousiastes du pape François qu'elles ont créé un site spécial pour promouvoir son enseignement hérétique.)
- Mgr Perez s’abrite également derrière les faux principes du Motu proprio summorum pontificum via le site OSJ (cf. ici,  ici, et surtout  ici) et célèbre ainsi implicitement depuis août 2011 une messe dans l’esprit du Motu proprio, étant considéré comme un prêtre « idoine » par Mgr Mar Thomas (première reconnaissance canonique implicite), 
- a effectué sa reconnaissance canonique explicite via les privilèges octroyés aux OSJ par la Bulle de 1154 du Pape Anastase IV, 
- est donc parfaitement reconnu par l’Eglise officielle, via l’approbation de Mgr Mar Thomas, (seconde reconnaissance canonique officielle. Cf. les propos très clairs de Fr Wathen à ce sujet dans notre article sur Mgr Perez, vers la fin --surlignage en marron--), 

Mgr Perez doit donc être véritablement apparenté à un véritable prêtre Fraternité Saint Pierre ou Ecclesia Dei. La règle dans la FSSPX, depuis 1984, a toujours été d'éviter ce genre de personnes, comme dangereuses pour la foi. [Depuis que Mgr Fellay sévit, des entorses à ce principe ont cependant été faites récemment, dans plusieurs pays.]

N'aurions-nous pas tous critiqué Mgr Fellay s'il recommandait aux fidèles d'aller à la messe d'un prêtre qui a honoré dans sa chapelle un évêque conciliaire et qui a implicitement reconnu Vatican II en adhérant à un mouvement de chevalerie qui l'imposait ? Bien sûr que si. Tout le monde de la Résistance, comme un seul homme, aurait parlé contre Mgr Fellay avec énergie... Pourquoi donc, si c'est l'abbé Pfeiffer qui fait cette erreur, tout le monde devrait-il se taire ? Les âmes sont-elles moins en danger quand c'est l'abbé Pfeiffer qui leur conseille de faire une chose dangereuse que lorsque c'est Mgr Fellay qui le conseille ?... Réponse : non, les âmes ne sont pas moins en danger, c'est même l'inverseLes âmes, ayant appris à se méfier de Mgr Fellay, sont moins en danger quand il conseille le mal que lorsque c'est l'abbé Pfeiffer qui le conseille... parce qu'elles font confiance à l'abbé Pfeiffer qui est, dans leur esprit, une référence anti-libérale. Si donc nous refusons de condamner publiquement l'abbé Pfeiffer alors que nous l'aurions fait publiquement sans hésitation pour Mgr Fellay, nous mettons en danger les fidèles de la Résistance qui lui font confiance et nous faisons acception de personnes. Or, c'est un péché : Saint Thomas IIa IIae question 63 article 1: "la loi divine n'interdit que le péché. Or elle interdit l'acception des personnes par ce texte du Deutéronome (1, 17) : « Vous ne ferez pas acception des personnes. » Donc l'acception des personnes est un péché. Conclusion : L'acception des personnes s'oppose à la justice distributive.[...]"

Plusieurs prêtres nous ont dit qu'ils étaient d'accord avec nous sur Mgr Perez. Nous voudrions qu'ils reprennent Fr Pfeiffer tout d'abord en privé puis rapidement ensuite publiquement, si nécessaire, afin qu'il ouvre les yeux. Nous voudrions que Mgr Williamson le fasse aussi. Ce n'est pas en étouffant les scandales que nous plairons à Dieu, mais au contraire en les dénonçant, pour le bien des âmes. Se taire serait se faire complice du mal. Non seulement cela mettrait les âmes en danger, mais aussi l'abbé Pfeiffer. Voici ce que dit le Pape St Félix III, cité dans Inimica vis :"c'est approuver l'erreur que de ne pas y résister ; c'est étouffer la vérité que de ne pas la défendre... Quiconque cesse de s'opposer à un forfait manifeste peut en être regardé comme le complice secret". Donc même si c'est difficile et douloureux, il faut lutter contre nous-mêmes et faire cette condamnation. 

Il est beaucoup plus difficile de condamner ses amis que ses ennemis. Pour notre part, nous avons appris à aimer l'abbé Pfeiffer, ces derniers temps. Certains de ses sermons récents nous ont profondément touchés, en particulier celui-ci. Cette condamnation nous est d'autant plus difficile. Mais si nous l'aimons véritablement, nous voulons sa sanctification et si nous voulons sa sanctification, notre devoir est de le reprendre quand il s'éloigne du chemin du ciel ou quand il en éloigne les âmes. La correction fraternelle est l'une des sept œuvres de miséricorde spirituelle. C'est un acte de charité, enseigne Saint Thomas IIa IIae question 32 article 2 : 
"La correction des pécheurs, considérée dans son exécution, paraît comporter la sévérité de la justice; mais par l'intention de celui qui la pratique en voulant arracher le coupable à son péché, elle relève de la miséricorde et d'un sentiment d'amour, selon la parole des Proverbes (27, 6) : " Les coups de celui qui aime valent mieux que les baisers trompeurs de celui qui hait. "

Voici enfin un texte de Sainte Gertrude, encourageant à reprendre le prochain : Livre 3 Héraut amour divin :


"XI. -- Comment nous devons bénir Dieu. II faut reprendre les délinquants.

Par ces mots : « Ubi est frater tuus Abel ? Où est Abel ton frère ? » (Gen., IV, 9), elle comprit que Dieu demandera compte à chaque religieux des fautes que ses frères commettent contre la règle, parce que ces fautes auraient pu être évitées si l’on avait averti le frère coupable ou prévenu l'abbé. Cette excuse de quelques uns : Je ne suis pas chargé de corriger mon frère, ou encore : Je suis plus méchant que lui, ne sera pas mieux accueillie de Dieu que ces paroles de Caïn : « Numquid custos fratris mei sum ego? Suis-je le gardien de mon frère? » (Gen., IV, 9). Car, devant le Seigneur, chaque homme est tenu à retirer son frère du mauvais chemin et à l'exciter au bien. Toutes les fois qu'il néglige d'écouter sur ce point la voix de sa conscience, il pèche contre Dieu. C'est en vain qu'il prétexte n'avoir pas mission de corriger son frère, car Dieu la lui donne d'après le témoignage de sa conscience. S'il néglige ce devoir, il lui en sera demandé compte, et plus à lui-même peut-être qu'au supérieur qui parfois est absent ou n'a pas remarqué la faute. De là cette menace : « Vae facienti, vae, vae consentienti : Malheur à celui qui fait le mal, deux fois malheur à celui qui y consent. » C'est évidemment consentir au mal que de se taire, quand il aurait suffi de quelques paroles pour éviter une atteinte à la gloire de Dieu."

Le blog Avec l'Immaculée sera donc séparé du site de l'abbé Pfeiffer tant qu'il n'aura pas condamné l'assistance aux messes de Mgr Perez(2). Nous lui demandons de le faire sans tarder, s'il aime son âme et celle des fidèles qui lui sont confiés, s'il aime Jésus-Christ crucifié et s'il aime celle qui écrase toutes les hérésies. L'abbé Pfeiffer doit choisir entre la Sainte Vierge ou Mgr Perez. Ces deux amitiés ne peuvent cohabiter : la Sainte Vierge ne peut pas tolérer l'hérésie et Mgr Perez, lui, honore un hérétique dans sa chapelle de Garden Grove... L'abbé Pfeiffer ne peut pas dire non plus de façon crédible qu'il défend la foi contre Mgr Fellay s'il conseille en même temps aux fidèles d'aller à la messe d'un prêtre qui a fait pire que Mgr Fellay, puisqu'il a déjà opéré sa reconnaissance canonique par son adhésion aux OSJ. En adhérant aux OSJ, Mgr Perez adhère aux idées qui sont sur le site des OSJ. Il fait donc la promotion de Vatican II, du Motu proprio, d'un site hérétique et d'un évêque oecuméniste et moderniste. 

Note :
(1) NB pour la troisième question publique posée à l'abbé Pivert
Nous entendons par conversion de Rome :
- la condamnation solennelle et l’annulation entière du Concile Vatican II qui est 1789 dans l'Eglise, ont dit les cardinaux Ratzinger et Suenens. 
- l’annulation et la condamnation de toutes les réformes liturgiques post-conciliaires et la réhabilitation de l'ancienne messe et de l'ancien rituel des sacrements qui redeviendront obligatoires.
- l’annulation du nouveau code de droit canon de 1983 et le remplacement de celui-ci par l'ancien code de 1917. 
- la supression du nouveau serment exigé des prêtres depuis 1989 et le retour au serment anti-moderniste.
- la condamnation de la laïcité et la proclamation du Règne social de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 
- la condamnation officielle de la liberté religieuse, du faux œcuménisme des réunions interreligieuses et de la collégialité.
- la condamnation et l’annulation de tout le magistère post-conciliaire.
- la condamnation des lois iniques qui se répandent partout dans les pays.
- la consécration nommément de la Russie au Cœur Immaculé de Marie en union avec tous les évêques du monde entier.
- le renvoi immédiat de tout évêque ou tout prélat indocile à appliquer ces réformes, des prélats et évêques francs-maçons, homosexuels et hérétiques notoires.

(2) Cette séparation de sites ne nous empêchera pas de publier certaines choses de l'abbé Pfeiffer ou venant de son site, si nous le jugeons utile, tout en faisant si besoin un rappel de la situation, pour éviter toute ambiguïté.