jeudi 14 août 2014

15 août : la consécration parfaite à Marie selon Saint Maximilien Kolbe (9ème jour)


 Nous publions un jour à l'avance le texte du dernier jour de la neuvaine. Ce texte correspond donc à la journée du 15 août.

Père Antonio di Monda OFM - Avec l'Immaculée et le Père Maximilien Kolbe contre les ennemis de Dieu et de l'Eglise. - ed. Courrier de Rome

p.153 "On se donne, dit le Père Kolbe « à elle, complètement et sous tous les rapports, comme ses enfants, ses esclaves d'amour, ses serviteurs, ses instruments sous toute dénomination que n'importe quelle personne en n'importe quel temps pourrait encore formuler. Et tout cela comme chose et propriété à sa complète disposition, pour qu'elle se serve de nous et nous exploite jusqu'à notre complet anéantissement. »

« Nous lui remettons tout notre être, toutes les facultés de l'âme, c'est-à-dire l'intelligence, la mémoire, et la volonté ; toutes les facultés du corps, c'est-à-dire tous les sens et chacun en particulier, les forces, la santé ou l'infirmité ; nous lui remettons notre vie tout entière avec tous ses événements agréables, tristes ou indifférents. Nous lui remettons notre mort, quels qu'en soient le moment, le lieu et la façon dont elle nous arrivera. Nous lui remettons même notre éternité. Et même, nous avons la ferme espérance que c'est seulement au paradis que nous pourrons lui appartenir d'une façon incomparablement plus parfaite. » 
[…]
p. 154 « Consacrés à elle, sans limites [...] nous n'avons droit ni à nos pensées, ni à nos actions, ni à nos paroles. Elle nous gouverne de façon "despotique". Qu'elle daigne avec bienveillance ne pas respecter notre libre volonté et si nous voulions, en quelque chose que ce soit, nous dégager de sa main immaculée qu'elle nous contraigne. » 
Nous en sommes vraiment au concept de la « chose », comme s'exprimaient les Romains, par exemple à propos des esclaves. À un frère, le Père Kolbe écrivait justement ceci : 
« Chose et propriété. Qu'elle soit avec toi ce qu'elle veut, qu'elle ne se sente liée à aucune limitation découlant des obligations d'une mère à l'égard de son fils. Sois sa chose, sa propriété, qu'elle se serve librement de toi, qu'elle dispose de toi sans aucune réserve pour tout ce qu'elle veut, qu'elle soit la propriétaire de ta personne, comme Dame et Reine absolue. Le serviteur vend son propre travail ; toi, au contraire, fais don de ta fatigue, la souffrance, tout toi-même. Supplie-la afin qu'elle ne respecte pas ta libre volonté, mais qu'elle agisse avec toi toujours librement, selon sa volonté. Sois pour elle un fils, un serviteur, un esclave d'amour, sous tous les aspects et sous toutes les dénominations qui aient été formulées jusqu'ici ou qui pourraient être trouvées en notre temps ou à l'avenir. En un mot : sois à elle »
[…]
p.160 « Il est précisément vrai que l'accomplissement de la volonté de l'Immaculée dans les plus petits détails et de la façon la plus exacte constitue le plus haut degré de sainteté, puisque la volonté de l'Immaculée est la volonté même de Jésus, la volonté de Dieu. » [...] « L'obéissance surnaturelle, l'union de notre volonté avec la volonté divine, constitue l'essence même de la sainteté, ou encore de l'amour parfait. »

p.161 « Avec l'acte de consécration, nous nous sommes offerts à l'Immaculée en toute propriété. Sans aucun doute, elle est l'instrument le plus parfait entre les mains de Dieu, tandis que nous, de notre côté, nous devons être des instruments dans ses mains immaculées. Quand, donc, vaincrons-nous de la façon la plus rapide et la plus parfaite le mal dans le monde entier ? Cela arrivera lorsque nous nous laisserons guider par elle de la manière la plus parfaite. C'est là le problème le plus important et le seul. Nous disons "unique". Pour la vérité, chacun de nous doit se préoccuper uniquement d'harmoniser, de conformer, de fondre, pour ainsi dire, complètement sa volonté avec la volonté de l'Immaculée, de la même façon que sa volonté est complètement unie à la volonté de Dieu, son Coeur au Coeur de son Fils Jésus. C'est l'unique problème. Quoi que nous fassions, serait-ce même un acte plus qu'héroïque, capable de bouleverser les bases de tout le mal existant sur la terre, cela a une quelconque valeur uniquement si, en faisant cet acte, notre volonté se met en harmonie avec la volonté de Dieu. Une seule chose, donc, a une certaine valeur, ou plutôt une valeur totale, c'est la fusion de notre volonté avec la sienne. C'est l'essence de l'amour (non pas le sentiment, bien qu'il soit aussi bon) qui doit nous transformer, à travers l'Immaculée, en Dieu, qui doit brûler en nous et, par nous, incendier le monde et détruire, consommer en lui toute forme de mal » [...]
 « Permettons-lui de faire en nous et par nous tout ce qu'elle désire et elle accomplira sûrement des miracles de grâce. Et nous-mêmes deviendrons saints et de grands saints, très grands, parce que nous réussirons à nous rendre semblables à elle et elle conquerra, par nous, le monde entier et chaque âme. »

SUB TUUM

Sub tuum praesidium confugimus,
sancta Dei Genitrix.
Nostras deprecationes ne despicias
in necessitatibus,
sed a periculis cunctis
libera nos semper,
Virgo gloriosa et benedicta.

Sous l'abri de votre miséricorde,
nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu.
Ne méprisez pas nos prières
dans les épreuves,
mais de tous les dangers
délivrez-nous toujours,
Vierge glorieuse et bénie.