lundi 21 juillet 2014

Réflexion au sujet d'un passage du Commentaire eleison 366 du 19 juillet 2014



Voici un extrait percutant du commentaire eleison n°366 du 19 juillet 2014 :

"la vérité objective est au-dessus des Maîtres comme du peuple, de telle sorte que si le peuple a la vérité de son côté et que les Maîtres ne l’ont pas, le peuple est supérieur à ses Maîtres. D’un autre côté, si le peuple n’a pas la vérité, il n’a aucun droit de se soulever contre les Maîtres. Bref, s’il est dans le vrai , il a le droit . S’il n’est pas dans le vrai, il n’a pas le droit. Et qu’est-ce donc qui détermine si le peuple est dans le vrai ou pas ? Ni les Maîtres (nécessairement), ni le peuple (encore moins nécessairement), mais la réalité, même si peuple et Maîtres conspirent pour la supprimer."

Cette réflexion de Mgr Williamson exprime clairement et en peu de mots les règles du combat que nous devons mener pour la défense de la vérité.

- De quel droit un évêque a-t-il le droit de s'opposer au Pape ? 
Du devoir que Dieu lui fait de défendre la vérité.

- De quel droit un prêtre (faisant partie de l'Eglise enseignée) a-t-il le droit de s'opposer à un évêque ou au Pape, faisant partie de l'Eglise enseignante ?
Du devoir que Dieu lui fait de défendre la vérité.

- De quelle autorité des laïcs ont-ils le droit de s'opposer à des prêtres, à des évêques ou au Pape ?
Du devoir que Dieu fait à quiconque de défendre la vérité.

- De quel droit, de quelle autorité, des femmes ou même des enfants ont-ils le droit de dire la vérité ? 
Du devoir que Dieu fait à quiconque de défendre la vérité. 

Donc quelle que soit la personne : évêque, prêtre, homme, femme, enfant, du moment que cette personne dit la vérité, elle a le droit de la dire, s'il y a une nécessité ou un bien pour le prochain. Le sacrement de confirmation, donné à tous, sert à cela en particulier. Si une vérité nécessaire au bien du prochain n'est pas dite, non seulement toute personne a le droit, mais elle a le devoir de la dire. L'autorité est donnée à cette personne par le fait même qu'elle défend la vérité, car ainsi elle sert Dieu, qui est la Vérité.

Mgr Williamson note que dans la confusion actuelle, l'unique façon de savoir avec certitude si l'on défend ou non la vérité, c'est de vérifier la conformité de ce que nous disons avec la réalité des faits. Et en matière de doctrine, nous devons vérifier que ce que nous disons ne s'oppose pas à la Tradition de l'Eglise.

Voici un extrait de Sapientiae Christianae qui insiste sur le rôle de tous les fidèles dans la défense de la foi :

"[...] la coopération privée a été jugée par les Pères du Concile du Vatican [ndlr : Vatican I] tellement opportune et féconde, qu'ils n'ont pas hésité à la réclamer. " Tous les chrétiens fidèles, disent-ils, surtout ceux qui président et qui enseignent, nous les supplions par les entrailles de Jésus-Christ et nous leur ordonnons, en vertu de l'autorité de ce même Dieu Sauveur, d'unir leur zèle et leurs efforts pour éloigner ces horreurs et les éliminer de la sainte Eglise ". - Que chacun donc se souvienne qu'il peut et qu'il doit répandre la foi catholique par l'autorité de l'exemple, et la prêcher par la profession publique et constante des obligations qu'elle impose. Ainsi, dans les devoirs qui nous lient à Dieu et à l'Eglise, une grande place revient au zèle avec lequel chacun doit travailler, dans la mesure du possible, à propager la foi chrétienne et à repousser les erreurs."

Pour davantage de citations, nous pouvons nous reporter à l'article Rôle des fidèles dans la défense de la foi