vendredi 27 juin 2014

Paroles du Sacré-Coeur à Sainte Gertrude


Aujourd'hui, c'est la fête du Sacré-Cœur. C'est une journée pendant laquelle nous pouvons obtenir des grâces spéciales. Voici quelques révélations et conseils du Sacré-Coeur à Sainte Gertrude.

Au moment de communier, elle dit au Seigneur : « Je vous offre, ô mon Dieu, les vœux de toutes les personnes qui se sont recommandées à mes indignes prières. » Il lui répondit : « Tu as embrasé mon coeur d'autant de flammes d'amour que tu m'as présenté de personnes. -- Alors, veuillez m'enseigner, dit-elle comment je pourrai dignement prier pour toutes les âmes qui sont dans l'Église, et embraser davantage encore votre Cœur sacré. » Et le Seigneur répondit : « Si tu le désires, tu peux réaliser ce vœu en quatre manières: 

1° loue-moi d'avoir créé les êtres à mon image et à ma ressemblance; 
2° rends grâces pour les bienfaits que je leur ai accordés et ceux dont je les gratifierai encore; 
3° gémis avec douleur sur tous les obstacles qui ont fait opposition au cours de ma grâce ; 
4° prie pour toutes les âmes qui, selon les desseins de ma providence , se perfectionnent dans le bien afin de procurer ma louange et ma gloire. »


Une autre fois, en la même fête de la Cène du Seigneur, elle s'était recueillie pour vaquer uniquement à Dieu, lorsque le Seigneur se manifesta à elle, tel qu'il était sur la terre en ce jour si proche de sa mort. Elle le vit, toute cette journée, dans l'abattement et les angoisses de la mort, car, étant la Sagesse éternelle de Dieu le Père, il savait d'avance ce qui devait lui arriver, et les souffrances à venir lui étaient présentes. Comme il avait reçu de la très pure Vierge sa mère une nature infiniment délicate, les craintes et les frayeurs l'accablèrent à toutes les heures de cette longue journée ; la pâleur de son visage, le tremblement de ses membres manifestaient les angoisses de la mort, dont il goûtait à chaque instant les amertumes. Celle-ci éprouva dans son âme le retentissement d'une telle douleur, et fut prise d'une si grande compassion que, si elle avait possédé la puissance de mille cœurs, elle l'eût épuisée tout entière en ce jour à compatir aux douleurs du Bien-Aimé de son âme. Elle sentit aussi que les battements violents de son coeur, provoqués par le désir, l'amour et l'angoisse de la mort, frappaient à coups redoublés le Cœur de Jésus si doux et si rempli de béatitude, et l'impétuosité de ces battements la dominaient à ce point qu'elle était près de défaillir. Le Seigneur lui dit alors: « Maintenant que je ne puis plus mourir, la souffrance ne m'atteint pas ; mais l'amour qui m'animait au temps de ma vie mortelle, lorsque je supportais dans mon corps les angoisses, les souffrances et les amertumes de la Passion et de la mort, je l'ai éprouvé aujourd'hui dans ton coeur, qui tant de fois a été pénétré de compassion au souvenir des douleurs que j'ai endurées pour le rachat de tous les élus. Aussi, pour récompenser la tendre compassion dont tu m'as entouré, et pour augmenter ton éternelle béatitude, je te donne tout le fruit de ma sainte Passion et de ma mort très précieuse. J'ajoute que dans tous les lieux où l'on adore aujourd'hui le bois de la Croix. instrument de mon supplice, ton coeur, en récompense de la compassion qu'il m'a si vivement témoignée, recevra comme ton âme le fruit de sa tendresse pour moi. De plus, je veux encore que toutes les causes pour lesquelles tu me prieras aient toujours un heureux succès. » 

Le Seigneur continua : « Toutes les fois que tu voudras prier à une intention, prends mon Cœur que je t'ai donné si souvent comme gage de notre mutuelle tendresse, et applique-le contre moi, en union de cet amour qui m'a fait prendre un coeur de chair pour opérer le salut des hommes. Par ce moyen, j'accorderai mes bienfaits à ceux que tu désires secourir : ce sera comme si l'on présentait à un riche son coffre-fort, dans lequel il pourrait trouver des présents destinés à ses amis. » 

Elle demanda ensuite au Seigneur : « De quel nom appeliez-vous votre Père, lorsque vous l'invoquiez durant votre agonie ? » Le Seigneur répondit : « Je l'appelais souvent de ce nom : « O integritas substantiæ meæ! : O intégrité de ma substance ! » [...]

Dans une autre occasion elle reçut cette lumière : chaque fois que l'homme regarde avec amour et désir la sainte hostie qui contient sacramentellement le Corps du Christ, chaque fois il augmente ses mérites pour le ciel. En effet, dans la vision de Dieu, il goûtera autant de délices spéciales qu'il aura de fois sur la terre contemplé le Corps du Christ ou désiré au moins le voir.