vendredi 16 mai 2014

Sel de la terre - article du Père Bruno

Dom Gérard Calvet


Extrait d'un message de François :



"Juste un petit message pour encourager la lecture du dernier numéro du Sel de la Terre, dont l'abonnement est devenu encore plus indispensable si c'est possible que les années précédentes. 


Outre une petite explication de l'adresse aux fidèles, on y trouvera un excellent petit article de Dominicus "Fatima, le moyen voulu par Dieu pour redresser la situation actuelle" : Comme l'a bien expliqué Mgr Williamson à la fin de la conférence de Cadillac (site : reflexioncatholique.org), il est urgent de rechercher la sainteté avec les moyens donnés par Notre Dame à Fatima (Rosaire et pénitence) et ne pas se disperser dans des manifestations bruyantes qui n'ont aucun effet (...)"
Commentaire d'Avec l'Immaculée :
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Message de Salsa, sur Christus vincit
"Vous avez entièrement raison d'insister sur ce moyen de formation qui nous reste : ne boudons pas les trésors que la Providence nous laisse pour demeurer fermes dans la Foi ! 
Un autre article passionnant de ce même numéro est celui qui s'intitule "chute et dérive du Barroux" par le Père Bruno. C'est d'une part un témoignage très impressionnant sur la fragilité humaine et les techniques de manipulation mentale : 

Je cite en mettant en gras ce qui m'a le plus frappée : (...) "l'exemple du Barroux montre que, lorsqu'un supérieur veut se rallier, il peut préparer ses sujets pour les entraîner dans ce sens, même si beaucoup, au départ, y sont opposés (ce qui était le cas au Barroux). Il peut, de différentes manières et plus ou moins consciemment, conditionner sa communauté. Cela explique pourquoi le monastère, dans son ensemble, a suivi Dom Gérard. 

- le supérieur filtre les informations (...) et présente les nouvelles à sa facon

le supérieur emploie un double langage, pour faire plaisir à tout le monde. Il s'adapte à son interlocuteur ou à son auditoire : il se fait dur avec les durs, et mou avec les mous. Si l'on vient lui manifester son trouble, il répond : "Je vous comprends, je suis vigilant." Si au contraire l'on trouve que les choses n'avancent pas assez vite: "Soyez patient : on avance, mais il faut aller doucement." Ce double langage peut aller parfois jusqu'au mensonge.

- le supérieur s'efforce de rassurer ceux qui sont inquiets (...)

- le supérieur insiste sur le devoir de lui faire confiance : les relations avec Rome relèvent du domaine prudentiel, il faut donc faire confiance à l'autorité. Et si l'on n'est pas tout à fait d'accord, on se soumet. Confiance et obéissance...

- le supérieur rappelle souvent le devoir de se sanctifier, ce qui est évidemment de la plus haute importance. Mais il s'agit pour lui de se sanctifier sans tenir compte de la crise (...) on ne peut pas se contenter de bien mener sa vie religieuse, comme s'il n'y avait pas de crise.

- le supérieur déplace les problèmes : "Il y a tant de choses qui vont mal en France, dans le monde, dans l'Eglise, que nous ne devons pas nous attarder à des petites querelles sur des détails. Il faut élargir notre horizon."

- le supérieur profite, (consciemment ou non) du fait que ses sujets lui font confiance, sont attachés à sa personne. Au Barroux, beaucoup ne pouvaient concevoir que Dom Gérard puisse un jour faire fausse route. C'est l'occasion de rappeler avec insistance que nous devons être attachés aux principes plus qu'aux personnes. Pourquoi? parce que les personnes peuvent changer, tandis que les principes ne changent pas. On peut se relever des défaillances, mêmes graves, d'une personne, on ne se rélève pas de l'abandon des principes. C'est Mgr Freppel qui le disait : "On ne se relève jamais du sacrifice des principes."

- le supérieur donne mauvaise conscience à ceux qui résistent à l'orientation qu'il s'efforce d'imposer; Il leur reproche de troubler la communauté, comme si le trouble ne résultait pas des actes et des paroles de l'autorité, mais de ceux qui s'en inquiètent à juste titre.

-le supérieur répète qu'il faut garder le sens de l'Eglise : "Attention aux dangers du schisme et du sédévacantisme !" (Epouvantail qu'on agite fréquemment aujourd'hui...)

Comment réagissait la communauté du Barroux ? Pour la plupart, il fallait faire confiance parce que Dom Gérard était le chef, donc il avait les grâces d'état. Si malgré tout l'on se posait des questions, si l'on n'était pas d'accord, il fallait en tout cas ne pas faire de mauvais esprit, afin de préserver l'unité de la communauté. L'unité devenait plus importante que la vérité. Mais lorsqu'on met l'unité au dessus de la vérité, on perd les deux : on perd la vérité, et on perd aussi l'unité. C'est ce qui s'est passé au Barroux" (...)

Très instructif donc ... toute ressemblance avec une situation toujours d'actualité n'est évidemment pas fortuite !

Mais d'autre part ce témoignage est vraiment édifiant quand on consate quelles grâces de force Dieu donne à qui veut lui demeurer fidèle ! C'est au bout de quatorze ans que le Père Bruno a compris qu'il lui fallait sortir du Barroux pour être fidèle à son engagement de départ ! Alors courage, ne nous lassons pas de prier pour nos prêtres !
Et bonne lecture à tous !"

Commentaire : Oui, courage, ne nous lassons pas de prier pour nos prêtres.