mardi 29 avril 2014

Sermon abbé Hewko du 27 avril 2014 : du nouveau sur l'accord avec Rome + méditation sur les saintes plaies


L’abbé Hewko a fait un sermon dans lequel il parle au début de Samson, qui est l’image de Notre-Seigneur. 

Voici le résumé du début du sermon : 
La force qui résidait dans les cheveux de Samson signifie la force qui résidait dans Notre-Seigneur. Les cheveux longs symbolisent la Sagesse et la divinité de Jésus. Samson était revêtu d’une robe blanche et a été moqué. De même on s’est moqué du Christ et il a été revêtu d’une robe blanche, chez Hérode. Les deux colonnes du temple que Samson a repoussées signifient les deux bras de la Croix qui ont aidé le Christ à repousser le mal. Samson meurt en écrasant les méchants sous le temple : cela annonce le mal, détruit par la mort du Christ sur la croix. Les démons ont perdu de leur pouvoir à ce moment-là.

Nous vous conseillons d'écouter le sermon, si vous manquez de temps, sur ce lien, à partir de la minute 24.30, jusqu'à la fin de la vidéo. Une méditation sur les plaies de Jésus peut nous aider dans notre vie spirituelle. 

Résumé de la deuxième moitié du sermon :
L'abbé Hewko explique que qui est arrivé à l'apôtre Saint Thomas, qui a touché les plaies de Jésus, nous arrive aussi lors de la messe, même si nous ne voyons pas Jésus. Il explique d'après saint Thomas d'Aquin pourquoi le Christ a voulu garder l'impression de ses plaies sur son corps glorieux : il a voulu les garder comme un trophée de victoire, pour intercéder sans cesse auprès de son Père en montrant ses plaies, car au ciel, il célèbre une messe éternelle. Jésus l'a voulu pour montrer à ses disciples qu'il était réellement vivant et non un fantôme, et aussi pour réjouir le regard des élus. Les martyrs auront également leurs plaies qui brilleront particulièrement au ciel. Nous aussi nous serons peut-être martyrs : si c'est le cas, Notre-Dame nous donnera la force. Il y aura aussi au ciel une récompense pour ceux qui auront été diabolisés pour vouloir garder la foi catholique dans la crise actuelle et dans la crise de la Fraternité.

La deuxième moitié du sermon donne une information intéressante (minute 32.02 à 34.35) : Mgr Williamson a dit lors de sa tournée de confirmations, tout récemment, en Amérique du Sud, que Mgr Fellay avait dit à des religieuses que l'accord avec Rome était pour cet été mais que ce ne serait pas appelé "accord". Ce serait une reconnaissance unilatérale de la Fraternité saint Pie X telle qu'elle est, sans contre-partie. L'abbé Hewko dit que même comme cela, c'est inacceptable par principe car on doit refuser d'être reconnu par des gens qui détruisent la foi. Il dit qu'accepter d'être reconnu par l'Eglise conciliaire est un compromis inacceptable qui signifie que nous acceptons implicitement l'Eglise conciliaire.
 [ndlr : En effet, puisque nous nous mettons sous leur autorité et que nous attachons de l'importance à leur avis d'hérétique sur nous.] 

De plus, l'abbé rappelle que l'on avait tenu le même discours au Barroux, par exemple. On lui avait dit qu'il pourrait continuer à critiquer l'erreur et que la reconnaissance serait sans contrepartie... et l'on voit ce que le Barroux est devenu. L'abbé Hewko dit que cela va tromper beaucoup de prêtres et de catholiques traditionnels. Il réaffirme que nous devons exiger que Rome condamne toutes les erreurs conciliaires, condamne Vatican II, les nouveaux sacrements etc. avant que nous puissions être reconnus par elle. Sinon, c'est une compromission. Il rappelle que de nombreux sacrements conciliaires ont une validité douteuse.

Il continue ensuite la méditation sur les saintes plaies : Jésus montrera ses saintes plaies au jugement dernier et elles seront source de joie et de miséricorde pour les justes. Mais pour les damnés, leur vue sera insoutenable. L'abbé explique ensuite que les damnés sont fixés volontairement et définitivement dans le mal et que même si Dieu venait leur proposer le pardon en enfer, ils l'insulteraient. Les saintes plaies doivent être notre refuge dans les tentations. Dès que nous sommes tentés, nous devons nous réfugier dans les saintes plaies. Quand nous allons nous confesser, nous allons nous réfugier dans les blessures du Christ et son précieux sang lave notre âme. La communion, c'est plutôt le Christ qui nous porte que nous qui portons le Christ. Il est notre Bon Pasteur. Parce que nous vivons de foi et que nous ne voyons pas les plaies de Jésus, notre récompense sera grande. Nous devons nous battre jusqu'au bout. Nous nous reposerons au ciel.