dimanche 23 mars 2014

L'étrange pontificat du pape François

par Miles Christi





Voici un extrait de la brochure de Miles Christi qui va bientôt paraître aux Editions du Sel et sera en vente très bientôt à Chiré. Dans cette brochure on pourra lire également un article du Père Emmanuel-Marie d'Avrillé intitulé : « Les fausses lumières d’une foi dénaturée. Réflexions sur l’encyclique Lumen Fidei. » Le produit de la vente sera versé pour le monastère d'Avrillé. Nous remercions Miles Christi de nous avoir autorisé à publier une partie de son étude très sérieuse sur François. 

Pour ceux qui achèteraient la brochure intégrale, Avec l'Immaculée fait cependant une réserve : à plusieurs reprises, l'auteur développe la thèse selon laquelle la chute actuelle de la Papauté représenterait la disparition de l'obstacle mystérieux dont parle Saint Paul (II Thes. 2-7), obstacle empêchant la venue de l'Antéchrist. Selon l'auteur, son arrivée serait donc probablement imminente. Cette interprétation de Saint Paul n'est pas de foi. Elle est libre. Ce n'est pas la position de notre blog Avec l'Immaculée. Nous pensons être dans le cinquième âge de l'Eglise et non dans le septième. cf. étude approfondie faite dans cet article + cet article ainsi que tous les articles de la section Apocalypse du blog. 

L'auteur a cependant fait un travail de recherche remarquable. Nous attirons votre attention sur les liens qu'il fournit à la suite de cet article et que nous avons tous recopiés. Ils seront très utiles à tous ceux qui voudront faire une enquête approfondie sur le Pape. Ces liens représentent des heures d'étude et de recherche. Merci à Miles Christi pour le bon combat qu'il mène pour défendre la foi.


Extraits :

[...] V. François et la Franc-maçonnerie. En 1999 le cardinal Bergoglio fut élu membre honoraire du Rotary Club de la ville de Buenos Aires. En 2005, il reçut le prix annuel que le Rotary attribue à l’homme de l’année, le Laurier d’argent. Le Rotary, fondé à Chicago en 1905 par le franc-maçon Paul Harris, est une association philanthropique laïque dont les liens avec la franc-maçonnerie sont bien connus. C’est une pépinière de franc-maçons et le cadre dans lequel se déploient leurs initiatives « caritatives ». Un nombre très élevé de rotariens appartiennent aux loges, au point que le Rotary Club, tout comme le Lion’s Club, sont considérés comme étant les cours extérieures du temple maçonnique. 

Voici ce que disait l’évêque de Palencia, Espagne, dans une déclaration officielle : « Le Rotary professe un laïcisme absolu, une indifférence religieuse universelle et tente de moraliser les personnes et la société au moyen d’une doctrine radicalement naturaliste, rationaliste et même athée. » (Bulletin ecclésiastique de l’évêché de Palencia, n° 77, 1/9/1928, p. 391) Cette condamnation fut confirmée par une déclaration solennelle de l’Archevêque de Tolède, le Cardinal Segura y Sáenz, Primat d’Espagne, le 23 janvier 1929. Deux semaines plus tard, la Sacrée Congrégation Consistoriale interdit aux prêtres à participer à des réunions rotariennes, en tant que membres et en tant qu’invités : c’est le célèbre « non expedire » du 4 février 1929. Cette interdiction serait renouvelée par un décret de la Congrégation du Saint Office du 20 décembre 1950. 

Le jour de l’élection pontificale du Cardinal Bergoglio, le 13 mars 2013, le Grand Maître de la franc-maçonnerie argentine, Angel Jorge Clavero, salua l’élection de l’archevêque de Buenos Aires et le félicita chaleureusement. La loge maçonnique juive B’nai B’rith fit de même : « Nous sommes convaincus que le nouveau pape François continuera d’œuvrer avec détermination pour renforcer les liens et le dialogue entre l’église catholique et le judaïsme et poursuivra sa lutte contre toutes les formes d’antisémitisme », dit la loge française, tandis que celle d’Argentine affirma qu’ils reconnaissent en François « un ami des Juifs, un homme dévoué au dialogue et engagé dans la rencontre fraternelle » et se disent certains que pendant son pontificat « il pourra garder le même engagement et mettre à l’œuvre ses convictions dans la voie du dialogue inter-religieux. » 

Le directeur des affaires inter-religieuses du B’nai B’rith, David Michaels, a assisté à la cérémonie d’investiture du nouveau pape, le 19 mars et le lendemain il a participé à l’audience donnée par François aux leaders des différentes religions dans la salle Clémentine. Il s’y trouvait 16 personnalités juives représentant huit organisations juives internationales, dont le rabbin David Rosen, directeur du Comité Juif-Américain (American Jewish Committee), qui a affirmé, dans une interview donnée après l’audience à l’agence Zenit, que depuis Vatican II « l’enseignement de l’Eglise et son approche des Juifs, du judaïsme et d’Israël ont connu une transformation révolutionnaire. » 

Le lendemain de son élection, le Grand Orient d’Italie émit un communiqué où le Grand Maître Gustavo Raffi disait que « avec le Pape François rien ne sera plus jamais comme avant. Cette élection a été un pari indiscutable de la fraternité pour une Eglise de dialogue, non contaminée par la logique et les tentations du pouvoir temporel (…) Notre espérance est que le pontificat de François marque le retour de l’Eglise-Parole au lieu de l’Eglise-Institution, qu’il promeuve le dialogue avec le monde contemporain (…) suivant les principes de Vatican II (…) Il a la grande occasion de montrer au monde la face d’une Eglise qui doit récupérer l’annonce d’une humanité nouvelle, non le poids d’une institution qui défend ses privilèges. » 

Le 16 mars, dans un nouvel article du Grand Orient d’Italie, anonyme cette fois-ci, on apprend qu’il y a trois regards différents chez les membres du GOI : celui de ceux qui sont sceptiques quant au « progressisme » de François, celui de ceux qui n’entendent se prononcer sur lui que d’après ses actes et enfin, celui de ceux qui pensent qu’il sera un pape « novateur et progressiste, se fondant sur le fait que certains Frères assurent avoir contribué indirectement, à l’intérieur du Conclave, par l’intermédiaire d’amis fraternels, à l’élection d’un homme capable de régénérer l’Eglise Catholique et la société humaine dans son ensemble. » 

Ce point de vu se voit renforcé par le fait que le cardinal Bergoglio, au conclave de 2005, avait été parrainé par le cardinal Carlo Maria Martini, décédé le 31 août 2012, disparition saluée par le GOI en ces termes dans un communiqué daté du 12 septembre : « Maintenant que les célébrations rhétoriques et les condoléances pompeuses ont laissé place au silence et au deuil, le Grand Orient d’Italie salue avec affection le Frère Carlo Maria Martini, qui a trépassé vers l’Orient Eternel. » 

Et le 28 juillet 2013, à l’occasion du décès du cardinal Ersilio Tonini, franc-maçon avéré, le Grand Maître Gustavo Raffi lui rend hommage en disant qu’il pleure « l’ami, l’homme du dialogue avec les maçons, le maître de l’Evangile social. L’Humanité aujourd’hui est plus pauvre, tout comme l’est l’Eglise Catholique. » Mais il s’empresse par la suite d’ajouter que, malgré cette grande perte, « l’Eglise du Pape François est une Eglise qui promet d’être respectueuse de l’altérité et de partager l’idée que l’Etat laïc favorise la paix et la coexistence des différentes religions. » L’hommage limpide rendu à François par le Grand Maître du Grand Orient d’Italie est des plus troublants pour celui qui sied sur le trône de Saint Pierre.[...]

[Quelques faits marquants de la première année du Pontificat de François]

1. Le soir de son élection François s’est présenté comme étant l’évêque de Rome, sans prononcer le mot « pape ». Ce choix, répété depuis à plusieurs reprises, a été confirmé par la nouvelle édition de l’Annuaire Pontifical publié en mai dernier. En se qualifiant lui-même exclusivement du titre d’évêque de Rome, et non plus de Pape, Souverain Pontife ou Vicaire du Christ, François pose un acte inédit et révolutionnaire qui porte atteinte à l’autorité du siège de Saint Pierre. 

2. Lors des JMJ célébrées en juillet 2013 à Rio de Janeiro, François déclara durant une interview accordée à la télévision brésilienne que « si un enfant reçoit son éducation des catholiques, protestants, orthodoxes ou juifs, cela ne m’intéresse pas. » Ce qui l’intéresse, c’est « qu’ils l’éduquent et qu’ils lui donnent à manger. » De tels propos se passent de commentaires. A condition de ne pas avoir perdu la Foi… 

3. Le 16 mars 2013, à la fin de l’audience accordé aux journalistes du monde entier dans la salle Paul VI du Vatican, François leur a donné une bénédiction tout à fait atypique, une « bénédiction silencieuse, respectant la conscience de chacun. » Il n’a pas daigné faire le signe de Croix sur la foule de journalistes ni n’a daigné prononcer le saint nom des Trois Personnes Divines.[...]

4. Lors de cette même audience, il a dit qu’il souhaitait « une Eglise pauvre pour les pauvres. » C’est un souhait qui est novateur à tous points de vue et qui est complètement étranger à l’enseignement et à la pratique bimillénaire de l’Eglise. « Marie prit une livre d’un parfum de nard pur de grand prix, en répandit sur les pieds de Jésus et lui essuya les pieds avec ses cheveux, et la maison fut remplie de l’odeur du parfum. Un de ses disciples, Judas Iscariot, celui qui devait le livrer, dit alors : -Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum trois cents deniers pour le donner aux pauvres ? » (Jn. 12, 3-5) 

5. Le 11 septembre [2013] François a reçu en audience privée le religieux péruvien Gustavo Gutiérrez, prêtre moderniste, gauchiste et subversif, celui qui avait été à l’origine du nom de la « théologie de la libération » grâce à son livre homonyme publié en 1971. Ce « théologien », complice des mouvements marxistes et tiers-mondistes latino-américains engagés dans la lutte armée révolutionnaire, considère que le salut chrétien passe par l’émancipation des servitudes terrestres. [...]

6. Le jour de son élection, avant de donner sa bénédiction apostolique Urbi et orbi aux fidèles rassemblés sur la place Saint Pierre, François demanda à la foule de prier d’abord pour lui afin que Dieu le bénisse. Le symbolisme du geste est clair : la bénédiction ne vient donc plus directement d’en haut, à travers le pape ayant reçu son investiture de droit divin, et qu’il fait ensuite descendre sur les fidèles : on est là face à un geste rappelant les principes démocratiques révolutionnaires, d’après lesquels le pouvoir émane du peuple, seule source de légitimité pour l’exercice de l’autorité. 

7. Lors de son homélie à la maison Sainte Marthe du Vatican, le 22 mai 2013, François dit que le Seigneur a sauvé « tous les hommes » par le Sang du Christ, et qu’ainsi ils deviennent « enfants de Dieu, pas seulement les catholiques, tous, les athées aussi. » Grégoire XVI, dans l’encyclique citée précédemment, blâmait « l’indifférentisme, cette opinion funeste répandue par la fourbe des méchants qu’on peut, par une profession de foi quelconque, obtenir le salut éternel, pourvu qu’on ait des mœurs conformes à la justice et à la probité. » 

8. François a organisé une journée de prière et de jeûne pour la paix en Syrie, ce qui en soi est quelque chose de louable. Seulement, cet appel est fait dans l’esprit du faux œcuménisme conciliaire de Nostra Aetate et d’Assise puisqu’il étend cette invitation « à tous les chrétiens d’autres confessions, aux hommes et aux femmes de chaque religion, ainsi qu’à ces frères et sœurs qui ne croient pas. » Ceci est parfaitement contraire aussi bien à la doctrine qu’à la pratique constante de l’Eglise jusqu’à Vatican II. 

Voici ce que disait Pie XI à ce sujet : « (…) ils invitent tous les hommes indistinctement, les infidèles de tout genre comme les fidèles du Christ (…) De telles entreprises ne peuvent, en aucune manière, être approuvées par les catholiques, puisqu’elles s’appuient sur la théorie erronée que les religions sont toutes plus ou moins bonnes ou louables, en ce sens que toutes également, bien que de manières différentes, manifestent et signifient le sentiment naturel et inné qui nous porte vers Dieu et nous pousse à reconnaître avec respect sa puissance. En vérité, les partisans de cette théorie s’égarent en pleine erreur, mais de plus, en pervertissant la notion de la vraie religion ils la répudient (…) La conclusion est claire : se solidariser des partisans et des propagateurs de pareilles doctrines, c’est s’éloigner complètement de la religion divinement révélée. » (Mortalium animos, 1928) [...]

9. Lors de la cérémonie du lavement des pieds du Jeudi Saint, célébrée dans un centre de détention pour mineurs de Rome, parmi les personnes représentant les douze Apôtres il y avait des femmes et des musulmans, ce qui contrevient gravement à la tradition liturgique, qui a toujours eu recours à des hommes baptisés, car les femmes ne sont pas admises au sacerdoce chrétien ni les infidèles aux cérémonies liturgiques.[...]

10. Le 28 août François reçut dans la basilique Saint-Pierre un groupe d’environ 500 jeunes pèlerins du diocèse de Piacenza. A la fin, il leur demanda : « priez pour moi, parce que ce travail est insalubre, il ne fait pas de bien. » La charge de pasteur universel des âmes, de vicaire de Notre-Seigneur Jésus-Christ sur terre pour « paître ses brebis » (Jn. 21, 17) et « confirmer ses frères dans la Foi » (Lc. 22, 32) n’est pour lui qu’un travail, et de surcroît, il est insalubre…On n’avait jamais entendu un pape s’exprimer en de tels termes, où vulgarité et ridicule concourent à une désacralisation notoire du ministère apostolique pétrinien.

11. De même que la première lettre officielle de François n’eut pas pour destinataires des catholiques, mais les juifs de Rome, de même son premier voyage officiel a été en direction de gens appartenant à une autre religion : il a fait le choix d’un premier voyage hautement symbolique et extrêmement médiatique, aux allures de manifeste idéologique. En effet, il a choisi de se rendre le 8 juillet à Lampedusa, en mémoire des immigrés clandestins musulmans qui se sont noyés en tentant de rejoindre cette île italienne depuis l’Afrique au cours des dernières 15 années. Et ce au moment même où l’Europe, entièrement déchristianisée, voit comment l’Islam devient de manière irrésistible la religion prépondérante grâce, notamment, à l’immigration massive de musulmans venant d’Afrique. 

12. Dans l’interview accordée aux revues culturelles jésuites, réalisée par le Père Antonio Spadaro s.j., directeur de La Civiltà Cattolica, au mois d’août, et publiée par L’Osservatore Romano du 21 septembre et en France par la revue Etudes dans son numéro de septembre/octobre 2013, François exprima une opinion tout à fait novatrice [...] affirmant que le doute et l’incertitude devraient en faire partie intégrante, sous peine de tomber dans l’ « arrogance », de trouver un Dieu qui serait fait « à notre mesure », d’avoir sur Lui une vision théologique « statique et non évolutive », de tendre d’une manière exagérée à la « sûreté doctrinale »…[...]Voici les propos incriminés : « Bien sûr, dans ce chercher et trouver Dieu en toutes choses, il reste toujours une zone d’incertitude. Elle doit exister. Si quelqu’un dit qu’il a rencontré Dieu avec une totale certitude et qu’il n’y a aucune marge d’incertitude, c’est que quelque chose ne va pas (…) Le risque de chercher et trouver Dieu en toutes choses est donc la volonté de trop expliciter, de dire avec certitude humaine et arrogance : “Dieu est ici”. Nous trouverons seulement un dieu à notre mesure (…) Celui qui aujourd’hui ne cherche que des solutions disciplinaires, qui tend de manière exagérée à la “sûreté” doctrinale, qui cherche obstinément à récupérer le passé perdu, celui-là a une vision statique et non évolutive. De cette manière, la foi devient une idéologie parmi d’autres. » [...]

13. Dans son Exhortation Apostolique Evangelii Gaudium (§ 247 à 249), publiée le 24 novembre, François affirme que l’Ancienne Alliance « n’a jamais été révoquée », que l’on ne doit pas considérer le judaïsme talmudique actuel, structuré par opposition au Christ et à la mission évangélisatrice de l’Eglise, comme « une religion étrangère » ni affirmer que les juifs sont appelés à « se convertir au vrai Dieu », car nous croyons ensemble « en l’unique Dieu qui agit dans l’histoire » et que « nous accueillons avec eux la commune Parole révélée. » Mais nous savons que ces enseignements sont mensongers et ne peuvent provenir que du père du mensonge, car il nous a été enseigné que « quiconque nie le Fils n’a pas non plus le Père ; celui qui confesse le Fils a aussi le Père. » (1 Jn. 2, 22) et encore que « tout esprit qui confesse Jésus-Christ venu en chair est de Dieu ; et tout esprit qui ne confesse pas Jésus, n’est pas de Dieu. » (1 Jn. 4, 2-3) 

Et François de poursuivre ces affirmations insensées, en rupture totale avec le magistère et la tradition unanime de l’Eglise pendant vingt siècles : « Dieu continue à œuvrer dans le peuple de la première Alliance et fait naître des trésors de sagesse qui jaillissent de sa rencontre avec la Parole divine. Pour cela, l’Église aussi s’enrichit lorsqu’elle recueille les valeurs du Judaïsme (…) Il existe une riche complémentarité qui nous permet de lire ensemble les textes de la Bible hébraïque et de nous aider mutuellement à approfondir les richesses de la Parole. »[...] 

14. Dans un entretien avec le journaliste athée Eugenio Scalfari le 24 septembre au Vatican et publié par le quotidien italien de gauche La Repubblica le 1 octobre, François tint des propos proprement inconcevables [NDLR d'Avec l'Immaculée : interview intégrale sur ce lien] [...]

15. Lors d’une homélie prononcée le vendredi 20 décembre dans la chapelle de la maison Sainte Marthe, au Vatican, François laissa entendre que la Très Sainte Vierge Marie éprouva des sentiments de révolte au pied de la Croix, qu’elle fut prise au dépourvu par la Passion de son divin Fils, qu’elle crut que les promesses que l’Ange lui avait faites le jour de l’Annonciation était des mensonges et qu’elle avait été trompée. 

Voici ses propos : « Elle était silencieuse, mais dans son cœur, que de choses disait-elle au Seigneur ! Toi, ce jour-là, tu m’as dit qu’il serait grand ; tu m’as dit que tu lui donnerais le trône de David, son père, qu’il règnerait pour toujours et maintenant, je le vois ici ! La Vierge était humaine ! Et peut-être avait-elle envie de dire : Mensonge ! J’ai été trompée ! » [...]

16. François a reçu José Mujica, président de l’Uruguay, le samedi 1 juin [2013] lors d’une longue audience privée. Après cet entretien, il éclara à la presse se sentir « très heureux d’avoir pu discuter avec un homme sage. » Cet homme « sage » fut membre des Tupamaros, l’une des principales organisations terroristes latino-américaines au service de la guérrilla cubano-soviétique durant les années 60’/70’, dont l’activité criminelle était parfaitement en place bien avant le coup d’état militaire de 1973. Il passa 15 ans en prison, condamné pour assassinat, enlèvement et actes de terrorisme et fut libéré en 1985, « amnistié » par le gouvernement du président Julio Sanguinetti. 

Mujica refusa d’assister à la cérémonie d’inauguration du nouveau pontificat en raison de son athéisme militant. Et il faut savoir que son gouvernement approuva la loi autorisant l’avortement en octobre 2010, celle du « mariage » homosexuel et de l’adoption « homoparentale » en avril 2013 et celle légalisant la vente, la culture et la consommation de cannabis en décembre 2013.[...]

17. Suite à tous ces gestes et paroles politiquement très corrects et médiatiquement irrésistibles, François a été élu le 16 juillet « Homme de l’année » par l’édition italienne du magazine américain Vanity Fair. Et trois jours plus tard, c’est au tour du magazine américain Time de lui consacrer sa couverture en l’appelant « The people’s Pope », le « Pape du peuple ». Vanity Fair interroge des célébrités au sujet du nouveau pape, qui sont fascinées par son humilité et son charisme. Ainsi le célèbre chanteur sodomite « Sir » Elton John déclare que « François est un miracle d’humilité dans une époque dominée par la vanité. J’espère qu’il saura faire parvenir son message jusqu’aux personnes les plus en marge de la société, je pense par exemple aux homosexuels. Ce pape semble vouloir ramener l’Eglise aux antiques valeurs du Christ, tout en la conduisant dans le XXI siècle. » Un autre « people » de renommée mondiale, le couturier [...] [homosexuel] allemand Karl Lagerfeld, a dit pour sa part qu’il « aime bien le nouveau pape, il a l’air divin, avec un grand sens de l’humour » mais précise aussitôt ne pas avoir « besoin de l’Eglise » ni « la notion de pêché ni de l’enfer. » 

Par la suite, en décembre dernier, le magazine Time l’a lui aussi élu « Man of the year 2013 », le faisant succéder ainsi dans son glorieux palmarès au militant pro-avortement et pro-« mariage gay » Barack Obama. Au même mois de décembre, ce fut à son tour au célèbre magazine de la communauté homosexuelle américaine, The Advocate, d’attribuer à François le titre de « Person of the year 2013 », expliquant à ses lecteurs que les propos de François comptent parmi « les plus encourageants qu’un pontife ait jamais tenus à l’égard des gays et des lesbiennes », et que, grâce à lui, « les catholiques LGBT ont désormais bon espoir que le temps du changement soit arrivé »

François vient également de faire la couverture du très célèbre magazine pop américain Rolling Stone du mois de février, avec le titre Pope Francis : The times they are a-changin’ (Pape François : Les temps sont en train de changer), qui reprend le titre de la légendaire chanson contestataire de Bob Dylan des années 60’ pour l’appliquer à l’action de François durant la première année de son pontificat. 

Time, Vanity Fair, The Advocate, Rolling Stone : On a affaire à quatre publications emblématiques de la culture subversive, libertaire et décadente qui prévaut dans le monde occidental depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. Toutes les quatre font de François leur héros du « progrès », leur icône du « changement », l’incarnation de l’ouverture d’esprit face à la « modernité » et elles sont toutes unanimement dithyrambiques à son égard. Il ne faut pas se voiler la face : ceci est sans précédent dans l’histoire de l’Eglise et est de nature à troubler profondément l’âme des catholiques. « Malheur à vous lorsque tous les hommes parleront bien de vous, car c’est ainsi que vos pères agissaient à l’égard des faux prophètes! » (Lc. 6, 26) [...]

Terminé le deux février 2014, dans la fête de la Présentation de l’Enfant Jésus au Temple et de la Purification de la Très Sainte Vierge Marie.

[Liens sur François]

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