samedi 15 mars 2014

Le PIRR 2014 a enfin été attribué !



Le PIRR 2014 a enfin été attribué !



Le "Prix International du Ralliement à Rome" (PIRR) 2014 est décerné !




Compte-rendu par le journaliste Michael, envoyé spécial du blog Avec l’Immaculée.

L’an passé, le PIRR avait été attribué en janvier 2013 et l’impatience du public, en ce mois de mars 2014, est compréhensible. Le jury a expliqué ainsi ce retard : "Le travail de préparation des dossiers des candidats a été long. Comme l’an passé, les candidats ont été nombreux. Outre les candidatures spontanées, de nombreuses propositions portées par nos correspondants dans les prieurés nous sont parvenues. Il a fallu aussi éplucher les bulletins parus sur la Porte Latine pour être sûr de ne pas passer à côté d’une perle. Ce travail sérieux et opiniâtre a porté ses fruits et nous sommes en mesure d’affirmer que le lauréat du PIRR 2014 vaut son pesant d’or."

Des indiscrétions - dirions-nous des fuites ? - laissent à penser que les délibérations du jury ont été animées. Il fallait départager des candidats hors pair. Chaque membre du jury avait son "candidat" et voulait le voir triompher. Certains ont voulu proposer à nouveau leur poulain malheureux de l’an passé, les Rostand, Bouchacourt, Couture, Fellay, Pfluger, Thuillier, Sernine, Ennemond, Beaumont, du Cray, Thouvenot, Célier, Nelly, Lorans, de Prévigny, Krah, Simoulin, etc. De nouveaux noms ont été plébiscités qui élargissent la grande famille réunie sous la "houlette" - comme dit l’abbé de Cacqueray - bienveillante du Supérieur Général : abbé François Laisney, abbé Renaud de la Motte, abbé Anton Odermatt, greffier lors du procès de l’abbé Pinaud, abbé Pier Paolo Petrucci, assesseur lors du procès, abbé Yann Vonlanthen, notaire ayant érigé le tribunal ecclésiastique, abbé Lukas Weber, notaire ad hoc, abbé John Brucciani, abbé Benoît Wailliez, etc. Le nom de l’abbé Henry Wuilloud, supérieur de district de Suisse, juge des abbés Pinaud et Salenave et… cousin de Mgr Fellay (cf. abbé Chazal, Brisbane, 22/12/13) est revenu à plusieurs reprises. Bref, l’enthousiasme des membres du jury faisait plaisir à voir en ces temps de crise.

À nouveau, comme l’an passé, une tentative de fraude a été déjouée in extremis : un membre du jury a proposé le nom de Jérôme Colas. Or, il s’est avéré que ce laïc qui signait ainsi ses articles (voir le bulletin paroissial L’Aigle de Lyon n° 215 mentionné dans le courrier de Tychique 488) n’est autre qu’un abbé, lauréat du PIRR 2013. Or, l’article 5, alinéa 3 du règlement du PIRR, déposé chez maître Picard, stipule pourtant clairement que nul ne peut recevoir deux fois le PIRR ! Après un débat houleux, aux dires d’un membre du jury, il a été convenu de présumer de la bonne foi des participants qui ont pu être trompés par la multiplication des identités des abbés dans la FSSPX. Le membre du jury incriminé avait pensé que le cas de l’abbé Cellier qui a 3 identités (ou plus ?) était isolé, il ne savait pas que c’était une pratique plus courante qu’il ne pensait. Il ne savait pas que les abbés pouvaient se faire passer pour des laïcs dans leur bulletin paroissial. L’affaire étant close, plusieurs votes à bulletins secrets ont été nécessaires pour départager les candidats si nombreux.

Le verdict est tombé tard, en fin de soirée. Le lauréat est :


L’abbé Vincent Quilton


« La majorité des membres du jury après plusieurs heures de délibération a pu se mettre d’accord » a déclaré le Président du PIRR qui a salué l’action déterminée et persévérante de l'abbé Quilton, professeur de morale au Séminaire International d’Écône (Suisse). Cette personnalité n’est pas très connue. C’est une des preuves de l’indépendance du jury et donc de la valeur de ce prix. Manifestement, comme l’an passé, le jury n’a pas voulu désigner Mgr Fellay qui est pourtant le principal initiateur du renouveau de l’esprit libéral dans la FSSPX. Le jury n’a pas cédé non plus aux effets de modes influencées par internet. Le PIRR a su dénicher un nouveau talent.

Le Président a rappelé les éléments qui ont décidé le jury et, ainsi, il a pu brosser le panégyrique du lauréat 2014. Il s’est appuyé sur les travaux de l’abbé Pivert, canoniste, auteur du livre : Quel droit pour la tradition catholique ? Actes des procès des abbés Salenave et Pinaud, disponible chez Chiré (http://www.chire.fr/A-188552-quel-droit-pour-la-tradition-catholique-actes-des-proces-des-abbes-salenave-et-pinaud.aspx) Les autorités du PIRR recommandent la lecture de cet ouvrage qui montre in concreto que le ralliement progresse car les méthodes utilisées se rapprochent de celles des modernistes : il y a de l’espoir, cela va dans le bon sens.

Transcription du discours du Président du PIRR : panégyrique du lauréat 2014

L’abbé Quilton, un prêtre qui pratique la vertu d’obéissance à un degré héroïque

L’abbé Quilton explique qu’un laïc, un prêtre ou un évêque n’a aucune autorité pour juger son supérieur : « Évidemment, une fois qu’on a posé que les supérieurs sont séditieux ! Mais quelle est l’autorité qui permet d’affirmer cette chose-là ? » C’est pourquoi Mgr Lefebvre s’est toujours soumis au pape, comme tout le monde le sait.

L’abbé Quilton met l’obéissance au-dessus de la foi : à propos de la déclaration doctrinale [du 15 avril 2012] « Certains ont pu voir un péril pour la foi. Ce péril pour la foi, quand bien même il aurait été réel, ne permettait pas d’inciter les sujets à la rébellion » (p. 185) Il rejoint Mgr de Galarreta dans sa grande conférence de Villepreux jamais retirée à ce jour (seulement camouflée par DICI, voir note 1).

L’abbé Quilton, un expert en théologie morale, professeur de morale au Séminaire International saint Pie X d’Écone.

Nous allons soumettre à nos lecteurs un cas de morale très difficile à résoudre et vous allez voir comment notre cher lauréat, professeur de morale il est vrai, s’en sort. C’est époustouflant de brio et pétillant d’intelligence.

Voici d’abord les faits avec précision :

« Pièce 1 : narration des faits, rédigée par M. l’abbé Quilton, dans l’affaire des pièges tendus par courriel aux abbés Pinaud et Rioult : L’abbé Wailliez créa une adresse fictive nicolas_pinaud@yahoo.fr au nom de l’abbé Pinaud. (…) M. l’abbé Wailliez, supérieur du District du Benelux, entreprit toutes ses démarches en total accord avec la Maison Généralice » Le but était d’envoyer un faux message en se faisant passer pour l’abbé Pinaud afin d’extorquer des informations. L’abbé Rioult, Mgr Williamson, plusieurs laïcs furent pris au piège et croyaient converser avec l’abbé Pinaud.

Voici la réaction d’un fidèle, victime de la tromperie, qui a écrit à Mgr Fellay : « Je suis un fidèle de la chapelle traditionnelle de X et père d’une famille de X enfants, tous scolarisés dans les écoles de la Fraternité saint Pie X. J’ai été abusé le 6/03/2013 par une personne se faisant passer pour l’abbé Pinaud, me demandant entre autres de lui faire parvenir des documents… (…) J’espère toutefois que cet acte n’est pas celui d’un prêtre… (…) Comment puis-je désormais avoir confiance ou me confesser à des prêtres de cette Fraternité saint Pie X qui souillent etc. » (p 206) L’abbé Pivert commente : « Se faire passer pour un autre relève du mensonge ; est-il permis à un professeur de morale formant les futurs prêtres et confesseurs de justifier le mensonge ? » On ne peut faire le mal pour avoir un renseignement, même bon.

Heureusement, Menzingen a mis les pendules à l’heure : le 30 août 2013, M. l’abbé Thouvenot, secrétaire général de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X n’a pas hésité à affirmer à M. X, un autre laïc abusé par les faux de M. l’abbé Wailliez, que ces actes étaient conformes à la morale catholique (p. 246). Notre lauréat, l’abbé Quilton, avec sa hauteur de vue habituelle a livré son analyse : « Se faire passer ainsi pour un autre relève de l’équivoque et relève des règles de la restriction mentale (p. 164) Comme la restriction mentale et l’équivoque sont permises par la morale, il n’y a pas de problème, CQFD. 

Qu’en pense la Commission Nationale Informatique et Liberté de la République Française ? Voici son avis sur la question :



"Fiche pratique

L'usurpation d'identité en questions

17 mars 2011

Avec le développement d’Internet, on assiste à une augmentation du nombre de cas d’usurpation d'identité en ligne. Comment se prémunir ? Que faire si on est victime ?

Qu'entend-on par "usurpation d'identité" en ligne
L’usurpation d’identité consiste à utiliser, sans votre accord, des informations permettant de vous identifier. Il peut s'agir, par exemple, de vos nom et prénom, de votre adresse électronique, ou encore de photographies…. Ces informations peuvent ensuite être utilisées à votre insu, notamment pour souscrire sous votre identité un crédit, un abonnement, pour commettre des actes répréhensibles ou nuire à votre réputation.

Ces pratiques peuvent-elles être sanctionnées ?
Les victimes qui souhaitent connaître l’identité de « l’usurpateur » et éventuellement le voir sanctionner doivent déposer une plainte pénale soit auprès du commissariat de police ou de la brigade de gendarmerie de leur domicile, soit auprès du procureur de la République.

La Loi d'Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure (LOPSSI 2 ) votée en février 2011, introduit dans son article 226-4-1 un nouveau délit sanctionnant d’un an de prison et de 15 000 euros d’amende: "Le fait d’usurper l’identité d’un tiers ou de faire usage d’une ou plusieurs données de toute nature permettant de l’identifier en vue de troubler sa tranquillité ou celle d’autrui, ou de porter atteinte à son honneur ou à sa considération".

Qui croire ? La réponse est évidente : tout le monde peut prendre l’adresse mail de son voisin et se faire passer pour lui, surtout si c’est pour surprendre un secret intéressant. Il ne s’agit alors que d’équivoque. Il faut croire notre lauréat, qui est professeur de morale, ne l’oublions pas! 

L’abbé Quilton, un arbitre juste

Voici les verdicts bien modérés rendus par l’abbé Quilton et son équipe de choc :

- pour l’abbé Salenave: « deux ans de réclusion ad missam (pas d’apostolat direct auprès des fidèles mais un apostolat de type administratif ou manuel) (…) mais eu égard aux circonstances atténuantes, résidence forcée dans une maison de la Fraternité avec privation de ministère. »

- pour l’abbé Pinaud : « En conséquence, condamnons l’abbé Pinaud à une peine médicinale de suspense de tous les actes relevant tant du pouvoir d’ordre que du pouvoir de juridiction. Le 28 octobre 2013 » Cela signifie que l’abbé Pinaud ne peut même plus dire la messe en privé. Il est suspens. D’ailleurs, l’abbé Quilton précise : « M. l’abbé Pinaud ne bénéficie pas de circonstances atténuantes, c’est pourquoi il convient de lui appliquer les peines du droit dans toutes leur rigueur. » (p. 187) Et toc.

L’abbé Quilton, un facteur d’unité. L’homme de la symbiose

Quel code de droit canonique utiliser pour juger l’abbé Pinaud?

Comme toute institution, L’Église a besoin de règles juridiques pour fonctionner. Elle a des tribunaux pour juger, par exemple, de la nullité de mariage ou pour sanctionner des prêtres et leur retirer un ministère. L’ensemble des lois est codifié dans le Code de Droit Canon de 1917. Avec le Concile Vatican II, les Conciliaires ont voulu refaire un code moderniste qui a finalement été promulgué en 1983, par Jean-Paul II. Ce nouveau code est franchement moderniste, comme le remarquait Mgr Lefebvre : « La réforme du droit canon n’est que le quatrième acte des effets de l’œcuménisme dans Vatican II. C’est en quelque sorte le dernier livre qui était encore à changer pour mettre le droit canon au diapason du Concile. (p. 67), Quand on lit ce nouveau code de droit canonique, on y découvre une conception entièrement nouvelle de l’Église. (p. 68) Alors il nous faudra garder l’ancien droit canon ». Mgr Lefebvre explique bien la position catholique.

Quel code de Droit canon l’abbé Quilton, et donc Mgr Fellay et la FSSPX, vont-ils adopter pour juger les abbés Salenave et Pinaud ? Cette question est tranchée par l’abbé Quilton dans une lettre qu’il envoie aux abbés Pinaud, Salenave et Pivert : « La question du nouveau code est délicate car il y a deux écueils à éviter : prononcer la nullité de ce code, ce qui ne peut se faire sans juger le premier siège [le pape] ; accepter le nouveau code tel quel, ce qui est la voie pratique vers le modernisme. (…) Je vous envoie donc ces quelques considérations sur le code de 1983 » (p. 51) Suit une étude menée par l’abbé Quilton sur le nouveau code canonique de 1983 : « Le code de 1983 n’oblige pas car il est douteux (p. 57). Le plus sûr, attendu que les règles du nouveau code sont tenues par tout le reste de l’Église, est de se rallier à elle ». (p. 59) L’abbé Quilton veut utiliser le nouveau code car on ne peut pas juger le pape qui a promulgué ce nouveau code mais comme ce code est moderniste, il mélange les deux codes selon les besoins de la procédure. Voilà qui est habile. On reconnait le professeur de séminaire : thèse, antithèse, synthèse ! Dans le procès et la sentence, les juges de Menzingen s’appuient sur les deux codes, parfois uniquement sur le nouveau, selon les besoins. Pourquoi se gêner ? Il faut se rôder et se préparer à la prélature personnelle !

L’abbé Pivert commente : « Le vice logique fondamental est de poser d’emblée et avant tout examen que le nouveau code est douteux. Pas vrai, pas faux, douteux (…) Pourtant, l’examen tant de la promulgation que de la préface et du contenu du code de 1983 montrait bien qu’il n’y avait pas à hésiter. Certains aspects modernistes sont évidents pour tout lecteur, par exemple la préface, ou l’intercommunion qui prétend autoriser à donner à sainte communion à des non-catholiques. » (p. 62) L’abbé Pivert remarque qu’il est absurde de mélanger les deux codes car un code de droit est un tout organisé. Comme si en France, on mélangeait le Code Civil actuel et le Code précédent qui a été abrogé ! 

Merci à notre lauréat de préparer les esprits : une fois la FSSPX "reconnue canoniquement", selon le vœu de Mgr Fellay dans sa conférence de 4h30 à Flavigny, il faudra gérer les contradictions et opérer une synthèse ; il faut donc s’y habituer et ce procès est un bon entraînement. Merci, Monsieur le professeur, pour cet exercice, vous savez, vous, ce que c’est que la pédagogie !

L’abbé Quilton, un prêtre équitable

Après 8 mois passé dans un pays étranger avec le téléphone qui a été coupé par période, il est sûr que l’abbé Pinaud avait besoin d’un avocat pour assurer sa défense comme dans tout procès.

Le 15 avril, M. l’abbé Pinaud recevait de M. l’abbé Quilton la lettre suivante : « Votre affaire sera jugée selon la procédure dite extrajudiciaire ou administrative du canon 1720 du nouveau code (…) le droit ne prévoit pas la présence d’un avocat cependant si vous le désirez, vous pourrez vous faire assister d’un confrère (…) Ce confrère faisant office d’avocat devra préalablement être agréé par le tribunal. » On voit la bonté du juge qui propose un avocat mais un avocat agréé. C’est original comme démarche.

L’abbé Quilton, un homme de principe

L’abbé Pivert est l’avocat choisi par l’abbé Pinaud mais, manque de chance, il n’est pas agréé par le tribunal. Il faut dire que l’abbé Pivert est compétent car il est membre de la Commission Saint Charles Borromée qui, avec Mgr Tissier de Mallerais, s’occupe des affaires canoniques de la FSSPX. L’abbé Pivert étant récusé, il n’y aura pas d’avocat mais cela est possible puisque l’abbé Quilton s’appuie sur le nouveau code : le procès devient une procédure administrative et hop, plus besoin d’avocat. Comme quoi, il suffit d’appliquer le droit, ce qui compte, ce sont les principes. CQFD

L’abbé Quilton, un homme cohérent 

Mgr Fellay, le 15 avril 2012, a écrit à Rome une célèbre Déclaration Doctrinale appelée DQA (Déclaration du Quinze Avril), jamais retirée sur le fond. Mgr Fellay, et donc la FSSPX officielle, promet : « Nous promettons de respecter la discipline commune de l’Église et les lois ecclésiastiques, spécialement celles qui sont contenues dans le Code de droit canonique promulgué par le pape Jean-Paul II (1983) »

L’abbé Quilton est cohérent. Si la FSSPX, par la bouche de son supérieur Général et de Mgr de Galarreta (voir note 1), désire respecter le nouveau code de droit canon, il va de soi qu’il faut concrétiser ce vœu. Non seulement la DQA n’est pas retirée sur le fond mais elle est appliquée !

L’abbé Quilton, un travailleur

L’abbé Pivert remarque qu’il y a un gros mélange dans le personnel judiciaire de Mgr Fellay : on ne sait pas qui est juge, assesseur, accusateur, policier, etc.

La lecture instructive du livre – que ce petit article n’épuise pas – montre que l’abbé Vincent Quilton a tout dirigé. L’Acte d’accusation (25 pages !) est écrit par lui ; de même nous l’avons vu, il produit l’étude sur le nouveau code de droit canon, etc. Il a même été prévenu par Menzingen qu’on allait voler les données personnelles de l’abbé Rioult au prieuré de Nancy en allant "saisir" le disque dur de l’ordinateur du prieuré. Notons, que pour Menzingen, il ne s’agit pas de vol mais une "saisie".

L’abbé Quilton, un professeur qui n’aime pas pinailler

L’abbé Pinaud a été accusé d’avoir participé au site La Sapinière à une date où ce site n’était pas encore ouvert. C’est une accusation destinée sans doute à détendre l’atmosphère. L’abbé Quilton est bonhomme. Voici, ce que déclare l’abbé Pinaud : « Comment peut-on affirmer en effet que de juillet 2012 à janvier 2013 je suis un conseiller efficace, un coopérateur, peut-être même l’instigateur du site lasapinière.info qui ne sera créé qu’à la mi-février 2013 comme nous l’apprend le paragraphe suivant. » (p. 213) Manifestement, l’abbé Pinaud n’a pas le sens de l’humour. C’est regrettable. 

Les actes du procès Pinaud, heureusement publiés par M. l’abbé Pivert, montrent l’envers du décor. Au lieu du portrait sombre de la pieuvre de Menzingen et de l’image angélique des abbés Salenave et Pinaud que veulent donner les prêtres de la résistance, on découvre, dans ce livre, l’envers du décor : l’abbé Pinaud, notamment, apparaît d’un sectarisme effroyable et l’abbé Quilton est gentil et ouvert. Jugez vous-mêmes. L’abbé Quilton a heureusement pu trouver dans les ordinateurs des coupables une lettre privée de l’abbé Pinaud écrite à l’abbé Rioult qui dit : « J’ai lu attentivement ce nouveau document (…) dont je me suis permis toutefois de corriger quelques fautes d’orthographe inadmissibles.(…) je désapprouve cependant son caractère anonyme qui en fait une attaque perverse et inique » (p. 180)

On voit ici la fixation maladive de l’abbé Pinaud sur les fautes d’orthographe, abbé qui va jusqu’à corriger des fautes d’orthographe même s’il désapprouve la publication de la lettre. On sait que c’est la raison principale de la suspens a divinis de l’abbé Pinaud : avoir corrigé des fautes. C’est en effet un manquement grave à la charité fraternelle que de souligner ainsi les lacunes orthographiques des confrères. Traquer la faute, la surprendre, la débusquer traduit une mentalité proche de l’intolérance fanatique.

L’abbé Quilton a pour lui l’expérience de l’enseiñement : il est toujours aimu lorsque se glissent dans les compositions des séminariste quelque fôtes d’ortograf ingénues. Dailleurs, l’or de l’interrogatoire des coupables, pour faire offisse de notaire, le tribunal a choisie un abbé conaissant mal la langue franssaise qui à retranscrits comme il a pu les propaux des uns et des autres. Au lieu d’être attendri par les efforts balbutiants du néofyte, voici la réaction toujours sèche et aroguente de l’abbé Pinaud : « Il ne demeure pas moins désagréable de constater dans ce protocole de nombreuses imprécisions orthographiques et grammaticales telles que l’emploi du verbe avoir à la place du verbe être et la confusion entre participe passé et infinitif. » Afin de partagé in concreto mais pas in petto la tolérensse pédagogic preaunée par l’abbé Quilton, nous nous permettont d’adopté dans ce § une ortograf plus libre. C’est en qu’elle que sorte un homme âge au loréa du PIRR 2014, prix qui serat pour lui comme une sorte de pied d’estale.

L’abbé Quilton, un esprit logique

Récapitulons : l’abbé Pinaud corrige quelques fautes d’orthographe d’une lettre contre Mgr Fellay mais ne souhaite pas la publication de cette lettre. Ce qu’en pense sur le fond l’abbé Pinaud importe peu car le tribunal ne juge pas des pensées d’ordre privé mais des actes publics. Cette lettre sera finalement publiée sur le site de La Sapinière par un autre prêtre sans l’approbation de l’abbé Pinaud. D’ailleurs, l’abbé Rioult affirme que « l’abbé Pinaud n’a jamais rédigé la moindre lettre, ni n’a eu la moindre activité sur Internet en général ni en particulier. »

L’abbé Quilton propose les déductions suivantes : « M. l’abbé Pinaud doit donc être reconnu coupable d’un délit contre le canon 1373 comme participant à la publication de la lettre des trente-sept par les corrections qu’il y a apportées ». M. l’abbé Quilton juge « que M. l’abbé Pinaud a participé de manière certaine à ce site par la correction de la lettre des trente-sept qui fut publiée sur ce site et envoyée par la Poste aux prêtres » (p. 241)

Le raisonnement se tient : l’abbé Pinaud corrige quelques fautes, ses corrections sont publiées donc il est responsable de la publication. On peut en déduire qu’il participe à la publication de la lettre. Comme la lettre a été publiée sur le site La Sapinière, l’abbé Pinaud a participé au site La Sapinière. Comme le site La Sapinière est fièrement propulsé par WordPress, l’abbé Pinaud est responsable des agissements de l’hébergeur qui est par ailleurs référencé par Google. Il ne fait donc aucun doute que l’abbé Pinaud est proche des agissements d’Eric Schmidt, patron de Google. Comme Google est lié à des actions d’espionnage par la NSA, il est clair que l’abbé Pinaud est une taupe infiltrée dans la FSSPX pour le compte de Barack Obama afin de renverser Mgr Fellay, d’où l’accusation de sédition. CQFD

Après quelques mots conclusifs, se termine le discours du président du PIRR. 

La remise du prix a lieu le lendemain, en présence du lauréat. L’abbé Quilton s’avance pour recevoir son prix doté d’un cadeau exceptionnel cette année :

CADEAU DU PIRR 2014


L’abbé Quilton, très ému, ouvre délicatement son cadeau. Il s’agit manifestement d’un ornement ecclésiastique. Des interjections d’admiration fusent dans le public ébloui. C’est une chasuble magnifique.

Il s’agit de la chasuble d’ordination de l’abbé Lundi, brodée aux armes de Benoît XVI. C’est une pièce de collection unique, très peu portée : le pape Benoît XVI ayant démissionné pour limite d’âge, elle n’était plus tendance. Le PIRR, qui ne suit pas la mode et aime la tradition, s’est empressé d’acquérir cette chasuble ; cet ornement était en vente sur le forum Un évêque s’est levé où était parue l’annonce suivante : RARE – À SAISIR/2013 Chasuble. État Neuf. 

Nous ne doutons pas que, fort de la notoriété que va lui procurer ce prix, le lauréat pourra poursuivre, approfondir et amplifier son travail qui vise à saper les extrémismes de tout poil. Le corps professoral du Séminaire International d’Écône révèle de grands talents. Déjà, il y a quelques années, son professeur de dogme, l’abbé Thuillier, avait obtenu une belle promotion puisqu’il est actuellement, en 2014, secrétaire particulier du cardinal Vingt-Trois. Nous ne doutons pas un instant que l’abbé Vincent Quilton sache évoluer comme il convient. En attendant un poste plus conforme à sa stature, il forme patiemment les futurs lévites à la morale à géométrie variable. Comme le Pape à Assise, on a besoin de ces hommes qui jettent des ponts de dialogue au lieu de dresser des murs d’incompréhension, qui comblent les fossés de l’indifférence au lieu de construire des barrières de haine.

Merci aux initiateurs et aux promoteurs du PIRR qui nous offrent de tels modèles et à l’année prochaine !

Note :

(1) L’abbé Quilton rejoint la position de Mgr de Galarreta, c’est tout à son honneur :

Le 13 octobre 2012, à Villepreux, Mgr de Galarreta fait une conférence dans laquelle il annonce qu’il est pour le principe d’un accord pratique avec Rome, sans accord doctrinal préalable.

« Je pense qu’on peut difficilement ajouter quelque chose. [aux 6 conditions] Tout y est. Il s’agit d’une liberté de confesser et d’attaquer publiquement les erreurs, une liberté d’enseigner publiquement les vérités niées ou dissoutes, mais aussi de nous opposer publiquement à ceux qui diffusent les erreurs, même des autorités ecclésiastiques.

Quelles erreurs ? Les erreurs modernistes, libérales, celles du concile Vatican II et des réformes qui en sont issues ou de ses conséquences dans l’ordre doctrinal, liturgique ou canonique. Tout y est. Même résistance publique jusqu’à un certain point au nouveau code de droit canon dans la mesure où il est pénétré de l’esprit collégial, œcuménique, personnaliste… »

Commentaire :

C’est extrêmement habile. Encore une fois, même certains d’entre nous peuvent s’y laisser prendre. Dans cette phrase apparemment énergique, Monseigneur de Galarreta valide pour la première fois un changement révolutionnaire dans la Fraternité St Pie X : le nouveau code de droit canon, condamné par Mgr Lefebvre (Monseigneur disait qu’il était pire que la nouvelle Messe) est dorénavant officiellement accepté en son sein même si certains articles seront rejetés. S’il faut résister jusqu’à un certain point au nouveau code de droit canon, c’est qu’il faut accepter les articles qui ne posent pas de problème… Qui va décider des articles à accepter et des articles à refuser ? Qui définit les nouvelles règles qui dorénavant vont régir la Fraternité ? Où cela est-il marqué ? L’arbitraire et le flou le plus artistique règnent à présent. Diplomate, Monseigneur Fellay a choisi Mgr de Galarreta pour nous annoncer cette terrible nouvelle.

[Mgr de Galarreta poursuit ensuite en expliquant que si on arrive à une proposition intéressante de Rome avec ces conditions, on convoque un chapitre délibératif.] « Délibératif, cela veut dire que la décision prise par la majorité absolue, c'est-à-dire la moitié + 1, ce qui nous a semblé raisonnable, cette décision sera suivie par la Fraternité.(…) Car il est presqu’impossible qu’à la majorité, le Supérieur de la Fraternité – après une discussion franche, une analyse à fond de tous les aspects, de tous les tenants et aboutissants –, il est impensable que la majorité se trompe dans une matière prudentielle. [OMIS PAR DICI :] Et si cela par hasard, par un impossible arrive, eh bien tant pis, de toute façon, on va faire ce que la majorité pense. »