dimanche 9 mars 2014

Faut-il accuser les excuses de Mgr Fellay à Flavigny ?

par l'abbé Chazal



Faut-il accuser les excuses de Mgr Fellay à Flavigny ? Dans le meilleur des cas, il est comme Saül, capable d’exprimer ses regrets envers David, tandis que ses actions ne connaissent pas d'infléchissement réel. 

Il nomme des libéraux comme l’abbé Bouchacourt aux postes élevés, défend l’abbé Pfluger au lieu de le remettre en place l’abbé Pfluger, ne punit pas la délinquance doctrinale comme celle de l’abbé Champroux, signe les actes d’exclusion des confrères, interdit les livres de l’abbé Pivert et exclut leur auteur, ne casse pas le procès Pinaud, laisse interdire la revue des Dominicains, et surtout maintient le principe du chapitre de 2012 et demanderait (nous n'en sommes pas encore sûrs) au Père Jean de s'excuser d'avoir défendu le principe contraire publiquement, et continue à maintenir la DQA quant à sa substance et la théorie de la réingurgitation sélective du concile, etc. etc. etc.

Que croire ? Les excuses ne valent que si :

1. (Docere): Monseigneur condamne ses erreurs doctrinales passées, en particulier sur le Concile, le Nouveau Code qu’il doit cesser d’utiliser, et la nouvelle messe. 

2. (Regere): Cesse de mettre les libéraux aux commandes et rappelle la vieille garde, ou des confrères sûrs aux postes importants comme aux séminaires. Il faut qu’il reconnaisse que nous avons eu raison de nous élever publiquement et casse les mesures prises. 

3. (Lex ferre): Rétablisse le principe du Nulla Pars, retourne aux lois antérieures. 

Mais peut être craint-il seulement une nouvelle vague de départ, avec Morgon, (si Morgon s'accroche), ce qui entraînerait d’autres départs en chaîne, auquel cas il perdrait la moitié de la Tradition depuis 2012, chose inconcevable, même pour son esprit libéral qui n’en est pas au point de souhaiter une telle déconfiture. N’est ce qu’une manœuvre ? Il est certain que si Monseigneur n’éteint pas les flammes ce coup-ci, il rentre dans l’histoire et perd même sa crédibilité à Rome. 

Les menaces ne marchent pas toujours, et je pense que ce n’est pas comme cela que Monseigneur s'y est pris avec l’abbé de Cacqueray, qui va être gentiment et progressivement écarté malgré ses services, comme tant d’autres.

Mais que valent les paroles douces si les actions les contredisent sans cesse ? Elles ne sont qu’une autre forme d'iniquité.

Il est possible que ces excuses soient faites dans un esprit machiavélique, mais je préfère comparer Monseigneur plus à Saül qu’au divisé par excellence, le Diable. (Son nom veut dire divisé). A Dieu de juger, en son temps.

In Iesu et Maria, 

François Chazal+