mercredi 19 février 2014

Mgr Fellay rejoindrait-il la Résistance ?


L'abbé Pinaud, qui a eu le temps de relire tous les cor unum, pendant sa réclusion, nous apprend dans sa conférence que le supérieur de la Fraternité Saint Pie X a écrit :

1. « Il faudra s’attendre à ce que Rome essaie de nous faire entrer dans l’amalgame universaliste, où on finirait par nous offrir une place « parmi les autres »… On peut bien penser que la tentation de rentrer dans « l’officialité » pourra être grande, à proportion des offres que la Rome œcuméniste pourra nous faire ; refusant alors d’entrer dans ce jeu de confusion, nous passerons pour les vilains méchants. » ... (Mars 1995).

2. "Que l’on fuie comme la peste le désir de prélature, souffle du monde qui jaillit de l’orgueil et du manque d’esprit de foi." ... (Octobre 1996)

3. "La tentation de l’officialité, c’est-à-dire d’être approuvé par l’Église officielle est vive dans certains milieux proches de nous. Si nous entendons bien être reconnus un jour, nous ne sommes pas prêts à des marchandages pour y arriver. Les biens que nous conservons sont bien trop précieux pour risquer une telle tentative" (Mars 1997)

4. Dans une telle tentative, on cherche forcément les plus petits dénominateurs communs, on souligne les points où nous sommes d’accord, ou au contraire, on estompe les points qui pourraient heurter…. Cela introduit la confusion et le malaise chez les fidèles qui ne comprennent plus trop ce qui se passe. Alors que la confusion ambiante réclame des expositions de la doctrine et une attitude pratique aussi claires que possible. Pas de Tradi-œcuménisme chez nous.
Attention à une fausse charité, que nous condamnons d’ailleurs dans l’attitude œcuménique.
Quel honneur que de pouvoir servir ainsi l’Église, dans l’incompréhension générale ; quelle joie immense que de pouvoir souffrir quelque chose et de cette manière, cachée, pour le nom de Jésus. (Juin 1999)

4. Il est bien nécessaire de distinguer, comme l’a fait Monseigneur Lefebvre dans la déclaration du 21 novembre 1974, entre la Rome éternelle et la Rome moderniste.
Il faut éviter toute attitude de compromission qui pourrait, ne serait-ce « qu’un peu », diminuer la force et l’exigence de la foi et de la discipline catholique.
La Fraternité Saint Pierre est en train de donner un lamentable exemple de cette compromission, typiquement libérale. Pas à pas, Ecclesia Dei les fait céder et les pousse davantage dans « la réalité de l’Église » conciliaire.
La manière avec laquelle Rome les traite montre bien que nous n’avons pas à faire à des amis de la Tradition à Rome. Sur celle-ci ils ont tiré un trait qu’ils espèrent définitif et nous sommes les seuls gêneurs…(Mars 2000)

5…le Vatican s’est approché de nous à la fin de l’année passée en la personne du cardinal Castrillon Hoyos et nous a fait une proposition d’accord.
… Mais si l’intention de nos interlocuteurs romains joue un rôle très important dans l’examen de la situation, la question de la bonne foi ou de la bonne volonté par contre, elle, ne joue pratiquement aucun rôle. Et, pour résoudre la question de l’opportunité de discussions romaines, l’examen de l’intention de nos interlocuteurs ne suffit pas non plus ; il faut nous placer sur un domaine plus objectif, celui des faits.
… Il est clair que l’approche de Rome apparaît comme un traquenard. (Février 2001)

Que Mgr Fellay soit assuré du soutien indéfectible d'Avec l'Immaculée qui défendra toujours et quoi qu'il en coûte les idées  et les principes qu'il nous a inculqués de façon si claire et si répétée. Nous le soutiendrons contre vents et marées envers et contre tous, y compris contre son sosie qui occupe Menzingen actuellement.