mardi 14 janvier 2014

Abbé Pinaud :"Il n’est donc ni raisonnable ni vertueux de prolonger cette comédie."



C'est une grande joie de voir un prêtre de France rejoindre officiellement la Résistance externe. L'abbé Rioult va avoir un confrère pour l'assister dans son ministère. Leur champ d'apostolat : la France entière. Prions pour que beaucoup d'autres prêtres les rejoignent rapidement. Que Dieu bénisse nos prêtres courageux. Nous les remercions du fond du cœur d'avoir fait ce choix pour sauver nos âmes. Dieu leur rendra au centuple le sacrifice qu'ils font pour accomplir sa volonté.
L'abbé Pinaud explique dans cette lettre pourquoi il pense qu'il n'est plus vertueux de se soumettre à l'autorité de Menzingen. C'est vrai, ce n'est plus vertueux ni raisonnable. Il n'est pas vertueux d'obéir à un évêque qui défend l'herméneutique de la continuité de façon dissimulée. Il n'est pas vertueux d'obéir à une personne qui envisage de nous remettre sous l'autorité d'un pape qui n'a pas la foi et qui tient des discours maçonniques. Il n'est pas raisonnable d'envisager de placer 500 prêtres, des frères, des sœurs, des milliers de fidèles sous l'autorité d'un loup. 

Voici une anecdote de la vie de Saint Jean qui peut nous aider à comprendre cela :
Cérinthe est un hérétique de la fin du 1° siècle. Saint Irénée, le fait enseigner en Asie (Adv. Haereses, I. XXVI) et l’y montre en opposition avec S. Jean (ibid., III, III, 4): "Il existe encore des gens, écrit-il, qui ont entendu Polycarpe raconter que Jean, le disciple du Seigneur, vint un jour aux thermes d’Ephèse. Lorsqu’il aperçut Cérinthe, il en sortit précipitamment sans prendre de bain, en disant : Fuyons, de peur que l’édifice ne tombe sur nous. Cérinthe s’y trouve, l’ennemi de la vérité !"

Voilà comment Saint Jean se comportait avec les gens qui déforment la foi catholique. Ceux qui envisagent un accord pratique avec Rome selon les six conditions sont semblables à des personnes qui iraient voir les hérétiques que Saint Jean fuyait tant, en leur disant : nous acceptons que vous soyez nos chefs si vous nous laissez vous critiquer. Saint Jean, lui, non seulement refusait que des hérétiques soient des chefs de chrétiens (cette possibilité grotesque ne venait même pas à l'esprit des gens, à l'époque) mais il allait plus loin : il refusait toute discussion et toute fréquentation avec eux : nullam partem.
On peut même aller plus loin à présent : Mgr Fellay promeut de façon répétée depuis le 15 avril 2012 l'herméneutique de la continuité (bien qu'il s'en défende). Il a persisté dans son erreur à Kansas City en octobre dernier. L'herméneutique de la continuité est une doctrine qui affirme qu'il est possible d'accepter les hérésies conciliaires et post-conciliaires à la lumière de la Tradition. C'est donc une doctrine mensongère qui cherche à marier  la pure doctrine de l'Eglise avec les doctrines maçonniques. Cette doctrine n'est-elle pas un mensonge évident ? N'est-elle pas un artifice du Père du mensonge qui cherche à nous mener à l'hérésie par cette fausse construction de l'esprit ? L'herméneutique de la continuité nous mène directement à l'hérésie. Ceux qui la professent doivent donc être fuis. Il est donc vertueux de fuir Mgr Fellay et de mettre publiquement les fidèles en garde contre lui.
Pour la néo-Fraternité Saint Pie X, Monsieur l'abbé Pinaud est peut-être mort, mais pour nous, il est bien vivant ! Il ne meurt à la néo-FSSPX que pour entrer dans une nouvelle période de son ministère. Il est dans nos prières, afin que Dieu le remplisse de sa Sagesse, de sa Force et de toutes les grâces nécessaires pour mener à bien son apostolat. A situation extraordinaire, grâces particulières. 
Nous remercions les 54 personnes qui parrainent nos 54 prêtres. Il faut demander des grâces de choix pour eux. Ceux qui veulent s'unir à ce parrainage peuvent se rajouter, après avoir lu cet article explicatif
Les paroles du psaume XXIII nous viennent à l'esprit. Elles correspondent à l'état d'esprit que nous devons demander pour nos prêtres de la Résistance :
Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ta houlette et ton bâton me rassurent.
Tu dresses devant moi une table, en face de mes adversaires ; tu oins d’huile ma tête, et ma coupe déborde.
Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront tous les jours de ma vie, et j’habiterai dans la maison de l’Éternel jusqu’à la fin de mes jours.