mercredi 8 janvier 2014

Abbé Altamira :"nous les prêtres, nous devons dire,"ça suffit !" et je crois que notre patience a été excessive."

NB : Texte en anglais à la fin de l'article

Abbé Altamira et abbé Trincado. 
Photo prise hier au prieuré de Bogota.


L'abbé Altamira est prieur à Bogota. La deuxième intention de la croisade du Rosaire a été pour lui la goutte d'eau qui  a fait déborder le vase. Il a décidé d'arrêter d'obéir aux autorités de la Fsspx. La plupart de ses fidèles le soutiennent. L'abbé Trincado est allé le soutenir. 

Source reconquista


NB. d'Avec l'Immaculée : Nous avons remanié légèrement la traduction française de la lettre et remanié aussi  plus en profondeur la traduction du sermon pour une meilleure compréhension. Cependant, nous n'avons pas consulté l'original espagnol pour le faire, en raison du manque de temps et de maîtrise de cette langue. Il se peut donc que quelques inexactitudes se soient glissées. Cependant, le langage de l'abbé Altamira étant "est, est, non, non", le sens du sermon est très clair. C'est vraiment une grande joie de voir ce prêtre qui nous rejoint courageusement et de lire ces paroles fortes et claires. Que le Bon Dieu le bénisse !



Non Possumus nous communique
M. L’ABBÉ ALTAMIRA SERA EXPULSÉ : IL SEMBLE QUE CA SERA LE SORT DU PRIEUR DE BOGOTÁ.-



L’Abbé Fernando Altamira, prieur de Bogotá, s'est élevé à plusieurs reprises en face de son Supérieur, l’Abbé Bouchacourt, et en face de quelques confrères, contre le problème des actions et faits de Monseigneur Fellay, dans cette crise interne que souffre la Fraternité Saint Pie X.



L’Abbé Bouchacourt lui a dit, il y a plus d'un an, qu'il devrait quiter la Fraternité si il était à ce point opposé à ce que faisait Mgr Fellay.



Enfin, cet état de choses a eu pour résultat final, après que l'abbé Altamira ait prêché le 22 Décembre sur la nouvelle «croisade» de Mgr Fellay (sermon a publier bientôt). Ce sermon a été envoyé par "quelqu'un" à l’abbé Rubio (assistant de l'Abbé Bouchacourt). Le lundi 30 Décembre, l’abbé Bouchacourt lui a téléphoné et lui a dit que s'il voulait qu'aucune mesure ne soit prise à son égard, il devait faire deux choses publiquement. L'abbé Altamira a dit non aux deux. L'abbé Bouchacourt a alors pris la décision de le déplacer à Buenos Aires. 


Voici la dernière lettre de l'abbé Altamira à l'abbé Bouchacourt:

Réponse de l’abbé Altamira à l’abbé Bouchacourt

Cher M. l’abbé,

Après mon sermon du 22 décembre sur la Nouvelle Croisade de Rosaires, vous me demandiez deux choses "pour ne pas prendre de mesures".

Je vous ai répondu non aux deux pour les motifs exprimés ici. Comme conséquence de mon refus, vous m'avez dit que je suis muté à Buenos Aires comme assistant du prieur (abbé Rubio) et qu'ici à Bogotá me remplacerait un nouveau prieur (le Père Francisco Jiménez).

La situation vécue par notre Congrégation, la Fraternité Saint-Pie X, dure déjà depuis un bon nombre d'années. Considérablement détériorée au cours des deux dernières années et demie, elle est devenue plus évidente et explicite pour beaucoup d'entre nous, prêtres.

Cet état des choses est dû à des idées, des mots et des erreurs de notre Supérieur général, Mgr Bernard Fellay. Aussi par les actions qu'il prend dans son gouvernement. Mgr Fellay a fait presque disparaître de ses propos le langage de La Vérité, en faisant régner - dans le meilleur des cas - l'EMPIRE de l'AMBIGUÏTÉ, et dans d'autres cas manifestant des erreurs contre la Doctrine Catholique (voir surtout la Déclaration Doctrinale qu'il a présenté Rome en avril 2012). Et mieux vaut ne pas parler de son expression sur la messe moderne: que si Mgr Lefebvre avait vu la célébration de la Messe telle qu'elle se passait là-bas, il n'aurait pas pris les mesures qu'il a prises. Et en prenant le nom du notre fondateur pour dire cela!

Il y a également un point clé: le concile Vatican II.

Il y a tout un mouvement pour que nous finissions par accepter et par reconnaître comme "Magistère Catholique" Vatican II. Il y a ces mots [de Mgr Fellay]: "nous l'acceptons avec des réserves, ils ne nous demandent pas l'acceptation totale mais partielle, nous sommes en faveur de 95 % du Concile, il y a bon et mauvais dans lui."

Je crois que c'est l'un des points les plus importants dans son agenda, puisque nous savons que le Rome Moderniste n'acceptera jamais que nous ne reconnaissions pas comme "Magistère" le dit concile. Une chose qui comporte du bon et du mauvais, de la vérité et de l'erreur peut-elle être appelée "magistère"? Mgr Fellay a eu de «bons» théologiens qui écrivent des articles où ils expriment que Vatican II "représente le Magistère de l'Église." 

Mais le dit Concile est seulement "un conciliabule". VATICAN II N'EST PAS LE MAGISTÈRE DE l'ÉGLISE CATHOLIQUE, et comme l’abbé Calderón et autres nous le montrent, “il faut solennellement déclarer sa totale nullité".

En outre, il y a cette fixation de Mgr Fellay qui pense que nous ne sommes pas dans l'Église catholique. Lisons ces mots de lui (je pense qu'on pourrait trouver davantage de citations): « D’ailleurs, le pape revient aux idées traditionnelles (il parle de Benoît XVI, ce qui est faux, il est très moderniste, "de cœur ») On est peut-être beaucoup plus proche du pape qu’il n’y paraît ». "Il suffit d’un acte de Rome pour dire que c’est fini et nous rentrons dans l’Eglise. Ça viendra. Je suis très optimiste." (27 décembre 2010). 
Or, ce sont les autres qui sont partis : "la fausse Église conciliaire". Nous avons les quatre notes (lire Mgr Lefebvre dans mon sermon du 22 Décembre). Cette crise de l'Eglise, je crois, sera arrangée par Dieu seul, et en attendant, nous devons continuer à faire ce que nous avons toujours fait.

Je ne veux pas être trop long, peut-être vais-je écrire une lettre ouverte à Mgr Fellay.

Sans doute, mes décisions ne sont pas prises "en raison de" la dernière croisade lancée, mais plutôt "à l'occasion" de celle-ci. Cette croisade n'est pas un fait isolé, et dans mon cas c'est la "goutte d'eau qui a fait déborder le vase", après un état qui a déjà duré des années. IL FAUT SAVOIR DIRE "ça suffit !", je crois que plusieurs d'entre nous, prêtres, nous devons dire "ça suffit !" et je crois que notre patience a été EXCESSIVE. 

En conclusion, je ne ferai pas comme vous me le commandez (partir pour Buenos Aires, etc.). Je reste dans mon poste de prieur et dans ma maison du prieuré de Bogotá dans l'attente des deux monitions canoniques et d'une procédure d'expulsion très probable (invalide?).

Au cours de la procédure qui va commencer, on arguera presque sûrement que les sanctions sont motivées par mon refus de me rendre à Buenos Aires : J'affirme dès à présent que le vrai motif n'est pas là, LE MOTIF EST DOCTRINAL, LE MOTIF EST LA DOCTRINE : Les erreurs, les sentences, les mots et les ambiguïtés de Mgr Fellay, qui finira par détruire probablement notre Congrégation MÊME SANS LA NÉCESSITÉ de FAIRE UN ACCORD avec la fausse "Église Conciliaire".

Je vous salue attentivement.

En Notre Dame.

M. l’abbé Fernando Altamira.

(lundi 6 un janvier : la Fête des Rois Mages)

NB : Traduction du sermon remaniée par Avec l'Immaculée, pour une meilleure compréhension.

Sermon sur : La nouvelle "croisade" du Rosaire (Bogotá, dimanche 22 décembre de 2013) texte espagnol

Cher fidèles,

Je voudrais vous parler d'un sujet d'actualité. Mais d'avance j'en introduis un autre, qui se rattache à tout celui que on vit dans cette crise de l'Église, en face de la fausse "Église Conciliaire" qui s'est formée avec le Concile le Vatican II, et aussi entre nous, la Fraternité Pie X.

Le sujet est : LA PRIMAUTÉ de LA VÉRITÉ. C'est-à-dire : La Vérité doit être dite et défendue, parce que en faisant cela, c’est le même que prêcher et défendre le Christ, Dieu Notre Seigneur : Il a dit, et à juste titre, «Je suis la Vérité, le chemin et la vie."

Cette primauté de La Vérité est –vaut une certaine redondance - première et un point de départ: Elle passe avant la Charité, la pitié, la fausse obéissance et la diplomatie! Quand on parle de politique, ou que l'on "fait de la politique", cela doit évidemment être précédée et être basé sur La Vérité. Les choses nommées [précédemment] doivent servir, être «servantes» de la Vérité, et non l'inverse (avec une réserve qui correspond à la Charité).

La Charité, l'amour suprême dû à Dieu et au prochain comme à soi-même, est la plus importante des vertus, elle est la "reine". Mais sans doute, elle se base (et dois être basée!) sur la Vérité. Nous ne pouvons imaginer qu'il n’y ait une charité basée sur le mensonge ou sur de la fausseté, sur l'erreur. La Charité doit se baser sur ce que les choses sont (l'être des choses), et non justifier des erreurs ou des actions mauvaises : Cela serait une fausse charité.

L'obéissance doit se baser sur La Vérité, sur La Foi : Je ne peux pas obéir à des ordres basés sur l'erreur ou à des ordres mauvais. Cela serait une fausse obéissance, puisque l'OBÉISSANCE EST POUR LA VÉRITÉ, L'OBÉISSANCE EST POUR LA FOI, ET NON L'INVERSE. Dieu nous dit dans la sainte Écriture  : "il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes". Et ce principe passe avant n'importe quelle autorité.

Quant à la diplomatie : c'est une fausse diplomatie, une diplomatie de la chair, de péché, celle qui escamote La Vérité, qui escamote la Foi. Et c'est encore pire si cette diplomatie est basée sur le mensonge, la fausseté, l'ambiguïté : la diplomatie est pour La Vérité et pour La Foi, et non l'inverse!

Passons au sujet d'actualité :
Dans le "monde de la tradition" nous avons maintenant une nouvelle "croisade" de Chapelets. La deuxième intention est mauvaise ou est au moins ambiguë, et comme telle ne peut pas être accepté. Quelle  la deuxième intention ?
Nous devrions prier : “Pour le retour de la Tradition dans l’Eglise."

(A) Si nous comprenons le mot «tradition» au sens strict, théologique: "Tradition" est l'ensemble de Vérités que Dieu révèle dans une forme orale, forme LE DÉPÔT DE LA FOI. On ne peut pas demander alors le retour de la Tradition dans l’Eglise. L'Eglise catholique ne peut jamais perdre la Tradition, parce que la Tradition ne peut jamais être hors d’Elle. Pour être vraiment "L'Eglise catholique," elle doit avoir, (et elle l'a toujours !), LE DÉPÔT écrit (la Révélation Écrite : l'Écriture sainte) et LE DÉPÔT oral (la Révélation Orale : La Tradition).

Encore une fois: on ne peut pas demander le retour de la Tradition dans l’Eglise. La Tradition n'est jamais partie, la Tradition ne peut jamais partir de l'Église.

B) Si cette expression "Tradition"de la deuxième intention de la croisade se rapporte à nous, à la Fraternité Saint Pie X, on ne peut pas demander "pour le retour de la Tradition dans l'Église", PUISQUE QUE NOUS NE SOMMES JAMAIS PARTIS, puisque nous n'avons jamais changé un iota de la Doctrine Catholique, de la Foi de toujours, du Magistère de tous les Papes, avant le concile Vatican II... Ce Concile qui a changé la foi, qui a changé la religion catholique, et qui a créé une fausse église: "L'Église conciliaire», comme Monseigneur Lefebvre lui-même l'appelait.

Cette deuxième intention, si elle parle de nous, insinue par ces mots "retourner dans l'Église", que nous voulons retourner d'où nous ne sommes jamais partis : dans la vraie Église Catholique. Or, puisque nous n'avons rien changé et que nous ne voulons changer rien de la doctrine catholique de Saint Pie X, de Saint Pie V, et même de Saint Pierre, nous n'avons jamais quitté l'Eglise catholique.

Cette expression, à la formulation ambiguë, insinue notre retour à la "Église Conciliaire de François", à "l'église de Vatican II". Elle insinue … - peut-être - le fait de faire un accord avec le Rome Conciliaire et nouveau des négociations, de nouveau ... de nouveau...

C) Et tout cela au lieu de demander : Le retour de ROME (de la Rome Moderniste) à la Tradition, son retour à la vraie Église Catholique, d'où elle est partie, par le concile le Vatican II et les choses qui l’ont suivi. Nous devons parler ouvertement, nous devons parler clairement.

Tout cela, au lieu de demander : Le retour des autorités romaines, François, à la foi catholique, à la véritable Église catholique.

Qui doit retourner, qui est parti du Catholicisme? La Tradition, la Fraternité Saint Pie X ?, Ou la Rome Conciliaire, l'église conciliaire? Mgr Tissier de Mallerais appelle l'église conciliaire "une secte."

Une croisade "pour le retour de la Tradition dans l'Eglise"? Qui doit retourner ? C'est bien plutôt la Rome moderniste qui doit retourner, c'est "l’église conciliaire" qui doit retourner. La Tradition, elle, n'est jamais partie.




L'abbé Altamira lors d'une manifestation contre l'avortement


Texte traduit en anglais par Non possumus

FATHER ALTAMIRA WILL BE EXPELLED: IT SEEMS THIS WILL BE THE FATE OF THE PRIOR OF BOGOTA.

Father Fernando Altamira, prior of Bogotá, has been saying several times in front of his Superior, Father Bouchacourt, and if front of some brothers, the incorrectness of the sayings and deeds of Bishop Fellay, in this internal crisis faced by the Society of St. Pius X. Father Bouchacourt told him, more than a year ago, that if he was so against of what Bishop Fellay was doing, he should leave the Society. Finally, this state of things had a final outcome, after Father Altamira preached on December 22 a sermon about the new "crusade" of Bishop Fellay (this sermon will be published soon). This sermon was sent by "someone" to Father Rubio (Fr. Bouchacourt assistant). Due to father Altamira’s sermon, Father Bouchacourt called him and said that to avoid “measures” against him; he should do two things publicly. Father Altamira said no to both things. The decision was to transfer him to Buenos Aires.



Here we publish the letter wrote by Father Altamira to Father Bouchacourt.


Dear Father Bouchacourt,
After my sermon of December 22 about the new Rosary crusade, you asked me to do two things, to avoid “measures”.
I said no to both, for the reasons I expressed there. As a result of my refusal, you told me I’m transferred to Buenos Aires as assistant of the prior (Father Rubio) and in Bogota there will be a new prior (Father Francisco Jiménez).
The situation of our Society, the Society of Saint Pius X, has a good number of years. It worsened dramatically in the last two and half years, and became more evident and explicit for many of us priests.
This state of things is caused by the ideas, words and mistakes of our Superior General, Bishop Bernard Fellay. Likewise for the actions he has made during his government. Bishop Fellay has made disappear in him the language of The Truth, making reign - in the minor of the cases - THE EMPIRE OF THE AMBIGUITY, and in other worse cases expressing errors against the Catholic Doctrine (see the Doctrinal Declaration of April 2012). And better not talk about his statement on the modern mass: if Archbishop Lefebvre had seen the Mass celebrated properly, he would not have taken the step that he did (Card. Cañizares); and taking the name of our founder to say that!
Also a key point: The Second Vatican council.
He is doing a whole movement in order that we end up by agreeing and recognizing as “Catholic Teaching” the mentioned Vatican II. His words: we accept it with reserves, they do not ask us for the total but a partial acceptance, we support 95 % of the Council, there is good and bad in it.
I believe that this point is one of the most important of all in his agenda, since we know that Modernist Rome will never accept that we do not recognize as "Teaching" the mentioned council. Could it be a "teaching" something that has good and bad, truth and error? Bishop Fellay has "good" theologians who had written to him articles demonstrating that Vatican II "represents the Teaching of the Church ". This way we are.
But the Vatican II is just an invalid council, VATICAN II IS NOT THE TEACHING OF HE CATHOLIC CHURCH, and as Father Calderón and other teaches, “it is necessary to declare solemnly (for us) its total nullity ".
Moreover, this kind of fixation that Bishop Fellay has to think as if we were not in the Catholic Church. Let’s read some of his words: To les Nouvelles caléedoniennes”.- “The Pope has revived traditional ideas” (this is completely false, Benedict XVI is very modernist, including his heart)… We are perhaps much closer to the Pope's position than we appear to be. (…) So a simple decree from Rome will enable us to COME BACK to the Church. But that will come. I am very optimistic about that”. (Dec. 27/2010) It is the others who are gone: The fake "Conciliar Church". We have the four notes (read Archbishop Lefebvre in my sermon of 22 December). This crisis in the Church, I believe, will be arranged by God alone, and meanwhile we have to keep doing what we've always done (or did?).
I do not want to extend, perhaps I’ll write an open letter to Bishop Fellay.
Undoubtedly, my decisions are not taken "because" the last crusade, but rather "on occasion" of the crusade. This crusade is not an isolated fact, and in my case it was “the final drop", after a state of things that has lasted years. WE NEED TO SAY ENOUGH, I believe that many of us the priests must say enough, and I think that our patience has been EXCESSIVE.
In conclusion: I will not do as you told me (to go to Buenos Aires, etc). I remain in my prior's position and in my house, the Priory of Bogota, waiting the two canonical admonitions and the process of a very probable expulsion (invalid?).
In the process that may begin, almost surely there will be argued that it is because I did not go to Buenos Aires:
I declare since now, that the motive is not that one, THE MOTIVE IS DOCTRINAL, THE MOTIVE IS THE DOCTRINE: The errors, sayings, words and AMBIGUITIES of Bishop Fellay, which will probably end up destroying our Congregation EVEN WITHOUT MAKING AN AGREEMENT with the false "conciliar Church".
Receive my regards, in Our Lady. Father F. Altamira (Monday January 6: Feast of Epiphany).

SERMON OF FATHER ALTAMIRA DECEMBER 22 2013.
Dear faithful:
I want to talk about a current issue. But before, let me introduce another issue that is related to everything we are living in this crisis of the Church, facing the false "Conciliar Church" which has been formed with Vatican II, and also between us, the Society of Saint Pius X.
The topic is: THE PRIMACY OF THE TRUTH. . I.e.: The Truth must be told and defended, because doing so is the same as preach and defend Christ, Our Lord: He has said, and rightly so, "I am the Truth, the Way and the Life."
This primacy of Truth is -worth a certain redundancy- first and it is the point of departure: Precedes Charity, pity, the false obedience, and the diplomacy! Not to mention politics, or "doing politics", which obviously must be preceded and based on the Truth. Those things should serve, should be "servants" of the Truth, and not vice versa (with a caveat that corresponds to the Charity).
The Charity, supreme love due to God and to the neighbor as to one self, is the most important of the virtues, is "the queen". But undoubtedly, she bases (and must be based!) on The Truth. There is no charity based on lies or falsehoods, in error. The Charity must base on what the things are (the being of things), and not on justifying errors, justifying wrongdoings: It is a false charity.
Obedience: Must be based on Truth, on the Faith: I cannot obey orders based on error or bad orders. That would be a false obedience, since the OBEDIENCE IS FOR THE TRUTH; THE OBEDIENCE IS FOR THE FAITH, and not the other way round. God tells us in Scripture: “We must obey God rather than men”. And this prevails before any authority. And on the diplomacy let's not even speak: It is a false diplomacy, a diplomacy of the flesh, of sin, which ignores The Truth, which ignores The Faith, or worse if it is based on lie, on the falsehood, and also if it is based on ambiguity: The diplomacy is for The Truth and for The Faith, and not the other way round.
Let’s enter the current issue.
In "The World of Tradition" we now have a new "crusade" of Rosaries. The second intention of this “crusade” is wrong or at least ambiguous (as always: ambiguous language), and for being such, it is not possible to accept it. Which is this point "two" or second intention?
We should pray: “Pour le retour de la Tradition dans l’Eglise”: "the return to Tradition within the Church".
(A) If the word "Tradition" is understood in strict, theological sense: "Tradition" is the set of Truths that God reveals in oral form, it forms THE DEPOSIT OF THE FAITH. We cannot ask for the" return to Tradition within the Church ".

The Catholic Church cannot lose Tradition, because the Tradition cannot stay outside the Church. In order to be "The Catholic Church”, she must have, as always has had, the writing DEPOSIT (Written Revelation: Sacred Scripture) and oral DEPOSIT (oral Revelation: Tradition). It cannot be asked "the return to Tradition within the Church.
Again: It cannot be asked the return to Tradition within the Church: The Tradition has never gone; the Tradition cannot leave the Catholic Church ever.
B) If the word “Tradition” in the second intention means us, the SSPX, we cannot ask for the “return to Tradition within the Church” because WE HAVE NEVER LEFT THE CHURCH, because we have never changed one iota of Catholic Doctrine, of the Faith of always, of the Popes’ Teaching before Vatican II. This council did change the Faith, did change our Catholic religion, and created a false church "THE CONCILIAR CHURCH” as Archbishop Lefebvre called it.
All the problems we have had, the members of the SSPX, were because we did not change the faith, we keep the Catholic Faith.
If the second intention refers to us with that phrase “return to Tradition within the Church”, it is insinuating that we want to return to where we have never gone: the real Catholic Church, we have changed nothing and we don’t want to change the Catholic Doctrine of St. Pius X, St. Pius V, the same Saint Peter.
With this expression, with an AMBIGUOUS LANGUAGE, it is implied our return to "The conciliar church of Francis" to "the church of Vatican II". It is insinuated -perhaps- making an agreement with the conciliar Rome: Again the negotiations again ... again...
(C) All this instead of asking: The return of ROME (Modernist Rome) to Tradition, her return to the true Catholic Church, from where the neo-Rome fled, for the Vatican II and the things that followed it. It is necessary to speak clearly, we must speak out.
It must be asked: The return of the Roman authorities, Francis, to the Catholic Faith, the True Catholic Church.
.... Who has to return, who left the Catholicism? The Tradition, the SSPX? Or the Conciliar Rome, the Conciliar Church? Bishop Tissier de Mallerais calls the Church of the Council "a sect".
Finally we ask again: Crusade for "the return to Tradition within the Church"? Who has to return? Modernist Rome must return, "conciliar church" must return. Tradition has never gone.