jeudi 5 décembre 2013

Mgr Fellay : un pas en avant, deux pas en arrière

Mgr Fellay : un pas en avant, deux pas en arrière



Voici encore un signal fort pour les prêtres de la résistance interne qui sont sincères et se demandent s'ils doivent ou non quitter la Fraternité. Nous aimerions que l'abbé Pinaud renonce à faire appel de son procès inique et invalide et nous rejoigne. Il y a du travail à faire pour avertir les âmes, les sauver. Nous avons un besoin très urgent d'apôtres qui prêchent, de missionnaires ardents.

Mgr Fellay est changeant comme une girouette. C'est une caractéristique des personnes qui veulent semer la confusion. Il dit vraiment tout et le contraire de tout. Un de nos lecteurs nous a envoyé un lien vers une interview en anglais donnée en vidéo en novembre sur Dici et transcrite hier.

Nous apprenons qu'il ne faut plus dire à présent que "François est un authentique moderniste" ("a genuine modernist"). C'est pourtant ce que Mgr Fellay avait affirmé avec force, le 13 octobre 2013, à Kansas city, au sermon de la messe pontificale. Après avoir fait semblant, ce jour-là, de "frôler" le sédévacantisme, il donne une énième nouvelle ligne de crête à la Fraternité, pour les mois de novembre et décembre 2013 : 


"A modernist pope?
I used the word “modernist;” I think that it was not understood by everybody. Perhaps I should have said a modernist in his actions. Once again, he is not a modernist in the absolute, theoretical sense: a man who develops a whole coherent system; that coherence does not exist."
Traduction :
Un pape moderniste ?
J'ai utilisé le mot moderniste. Je pense qu'il n'a pas été compris par tout le monde. Peut-être aurais-je dû dire moderniste dans ses actions. Une fois encore, il n'est pas moderniste au sens absolu et théorique : un homme qui développe tout un système cohérent ; cette cohérence n'existe pas [chez François].


Faut-il rappeler à Mgr Fellay qu'un moderniste  n'est par essence jamais cohérent extérieurement ? Voici ce que dit Saint Pie X dans Pascendi :
"4. Et comme une tactique des modernistes (ainsi les appelle-t-on communément et avec beaucoup de raison), tactique en vérité fort insidieuse, est de ne jamais exposer leurs doctrines méthodiquement et dans leur ensemble, mais de les fragmenter en quelque sorte et de les éparpiller çà et là, ce qui prête à les faire juger ondoyants et indécis (...)"

Remarquons que Mgr Fellay, en l'occurrence, est lui aussi complètement incohérent dans ses propos. A quel jeu joue-t-il, si ce n'est au même jeu que les modernistes ? Il emploie leurs méthodes. Ces méthodes sont d'ailleurs des méthodes maçonniques.


Cependant, concernant Benoît XVI, Mgr Fellay a décidé pour les mois de novembre et décembre 2013 de maintenir ses propos d'octobre et même d'insister sur la fable de Benoît XVI défenseur et "restaurateur" de l'Eglise. En octobre 2013, Mgr Fellay avait carrément essayé de pousser la Fraternité à se révolter contre François pour rejoindre Benoît XVI. Que mijote-t-il ? Rien de bon, certainement. 

En tout cas, pour nous, cela ne change rien. La position de la Résistance est le nullam partem avec la Rome moderniste (qu'elle soit représentée par François ou Benoît XVI, cela ne change rien). Tant que la Rome conciliaire n'est pas entièrement et complètement convertie et qu'elle n'en aura pas fourni des preuves irréfutables (qui sont entre autres la condamnation explicite de Vatican II, du nouveau code de droit canon, de la nouvelle messe. La célébration obligatoire de la messe de Saint Pie V, etc.), nous fuirons avec autant d'horreur Benoît XVI que François.

Pour pouvez mettre ces phrases de Mgr Fellay dans google traduction. Il loue de nouveau Benoît XVI comme un restaurateur :
“We’re closing the parenthesis.” This is the slogan used by several progressives at the coming of Pope Francis. I think that in any case, for those who are called progressives, it was what they wanted. In other words, after the pontificate of Benedict XVI, they wanted to consign to oblivion his pontificate and its initiatives which had the intention of reestablishing, for better or for worse, the situation by a few corrections—is it possible to say “restoration?” In part, at any rate, there was at least a desire to get the Church out of the disaster in which she finds herself.

The new pope arrives with different positions, attacking almost everything. (...) Obviously, the attitude is not the same at all. The approach, the definition of the problems that affect the Church is not the same! This idea of introducing reforms that are even more extensive than anything that has been done thus far. In any case, you don’t get the impression that they will just be cosmetic, these reforms of Pope Francis!