jeudi 12 décembre 2013

L’insoutenable légèreté de Mgr Fellay par Michaël

L’insoutenable légèreté de Mgr Fellay

par Michaël



Mgr Fellay a donné le 4 décembre 2013 une interview à DICI. Voici quelques commentaires rapides sur les points les plus affligeants.

Le thème du bon pape Benoît XVI

Mgr Fellay reprend le thème du "bon pape Benoît XVI" : l’élection de François « peut faire oublier le pontificat précédent et c’est un peu ce qui s’est passé, en tout cas au niveau de certaines lignes conservatrices ou restauratrices intimées par le pape Benoît XVI. C’est sûr que les premières interventions du pape ont apporté beaucoup de flou et même presque une contradiction, en tout cas une opposition par rapport à ces lignes restauratrices. […] Benoît XVI a publié son Motu Proprio qui ouvrait de nouveau largement la possibilité de la messe… »

Mgr Fellay refait le coup du bon pape Benoît XVI. Or, ce pape n’est pas "catholique" ; la liste des faits qui le prouvent est longue :
– 21.10.2007 : Réunion interreligieuse de Naples ;
– 28.04.2008 : Visite de la synagogue de New York ;
– 15.07.2008 : J.M.J. de Sydney avec sa liturgie "inculturée" et ses rituels païens ;
– 12.05.2009 : Visite de la mosquée du Dôme de Jérusalem ;
– 12.05.2009 : Rituel juif au Mur des lamentations ;
– 17.01.2010 : Visite à la synagogue de Rome ;
– 14.03.2010 : Participation active au culte luthérien à Rome ;
– 01.05.2011 : Béatification de Jean-Paul II ;
– 27.10.2011 : Réitération du scandale d’Assise ;
– 2012 : les discussions théologiques démontrent la contradiction entre les pensées de Rome et la Tradition.
Rappelons-nous aussi :
- la prière commune avec des imams dans la Mosquée bleue d’Istanbul le 30 novembre 2006,
- sa rencontre cordiale avec une "femme prêtre" anglicane à l’abbaye de Westminster le 17 septembre 2010,
- l’invitation au Vatican d’un groupe homosexuel nommé "Gay Circus" le 15 décembre 2010, qui exécuta devant lui une chorégraphie.
- Benoît XVI a refusé de baiser le crucifix le Vendredi saint, au cours de la liturgie de l’ "adoration" de la croix, en 2009, 2010 et 2011 (nous ne savons ce qu’il est advenu en 2012).

Sont-ce des lignes conservatrices ou restauratrices ?

Sur le Motu Proprio de Benoît XVI libéralisant la messe, des prêtres ont montré qu’il s’agissait d’abroger la messe tridentine qui dorénavant n’est plus le rite ordinaire de l’Église latine. La messe tridentine est dorénavant soumise à autorisation (groupe stable) et est mise sur le même pied que la messe bâtarde. Il s’agit d’un œcuménisme liturgique.

Une erreur de raisonnement

Mgr Fellay poursuit : « "On ferme la parenthèse", c’est la parole utilisée par plusieurs progressistes à l’avènement du pape François. Je pense qu’en tout cas pour ceux qu’on appelle les progressistes, c’était une volonté. C’est-à-dire que le pontificat de Benoît XVI étant terminé, on jette aux oubliettes ce pontificat et ses initiatives qui essayaient de rétablir vaille que vaille la situation par quelques corrections – peut-on dire restauration ? –, en partie en tout cas il y avait au moins un désir de sortir l’Église du désastre dans lequel elle se trouve. »

Pourquoi cette admiration de Benoît XVI ? Pourquoi cette reconnaissance pour ce Motu Proprio qui effacerait toutes les perfidies de Benoît XVI ? Pourquoi la mise sous silence des scandales contre la foi de Benoît XVI ? Certains y voient de la mauvaise foi, d’autres un aveuglement, d’autres encore une intelligence limitée. La réalité est sans doute beaucoup plus simple, elle est donnée dans cet article. Je cite Mgr Fellay :
« Le rôle de la Fraternité Saint-Pie X
Son premier souci, c’est vraiment ce qui fait vivre l’Église, c’est la messe. Ainsi en est-il de la messe, c’est le cœur. En soignant ce cœur, on soigne toute la vie de l’Église.
Restaurer l’Église par la messe
Si on veut, et certainement on veut une restauration de l’Église, c’est là qu’il faut aller. Donc c’est pour cela que je suis profondément redevable au pape Benoît XVI pour avoir remis la messe. C’était capital, c’est capital.
Former les prêtres
La Fraternité soigne la messe, veut cette messe, et elle soigne aussi celui qui la dit, et il n’y en a pas trente-six, c’est le prêtre. »

Mgr Fellay pense que l’action liturgique tridentine est le point de départ pour restaurer l’Église. Il a le même point de vue que l’abbé Aulagnier (ancien assistant du supérieur général, rallié à l’Eglise conciliaire moderniste !) : le "combat de la messe" prime. C’est en définitive le point de vue des ralliés, qui ont conservé la messe tridentine. C’est pourquoi, malgré les défauts d’ordre doctrinal du Motu Proprio, l’admiration pour Benoît XVI l’emporte car il est le pape qui a "libéré" la messe. Mgr Fellay va ainsi jusqu’à évoquer Benoît XVI comme un pape de la "restauration" : les scandales et les péchés contre la foi de Benoît XVI sont passés sous silence car ils ne relèvent pas de l’essentiel aux yeux de Mgr Fellay, et l’essentiel, pour lui, c’est la messe. Mgr Fellay rejoint ici, sans détour, le discours des ralliés officiels (St Pierre, IBP, …). Mgr Fellay et donc la néo-FSSPX sont ralliés en esprit, officieusement, comme pouvait l’être l’abbé Lamerand, prieur de la FSSPX de Lille, il y a 1 mois, et qui vient de passer au diocèse ou comme tant d’autres membres du GREC par exemple qui sont toujours dans la FSSPX.

Le raisonnement stipulant que ce qui prime est la messe parce que la messe amène à l’intégrité de la foi est faux : la sainte messe ne suffit pas à la protéger la foi catholique, c’est même l’inverse. C’est la foi (lex credendi) qui protège la messe (lex orandi). Mgr Fellay fait donc un contre-sens total. Rencontrant des prêtres qui reviennent à la Tradition par la messe, il ne s’aperçoit pas (?) de quantité de contre-exemples :
- les ralliés qui ont abandonné le combat de la foi, voire qui professent des contre-vérités (Barroux)
- tous les prêtres innombrables qui sont bi-ritualistes
- les moines de Flavigny qui (pour la plupart) célèbrent la messe de toujours et qui sculptent et vendent des statues du "bienheureux"(!) Jean-Paul II ! voir ici
- la paroisse de l’abbé Loiseau à Toulon n’utilise que le rite tridentin et forme cependant ses séminaristes dans le séminaire conciliaire du diocèse !
- l’exemple de Benoît XVI est assez visible : le pape retraité apprécie la liturgie tridentine et dans le même temps visite les synagogues. C’est un exemple assez visible et frappant mais aveuglé (?), Mgr Fellay n’y pense pas !

Conclusion : on peut être moderniste (ou sympathisant moderniste ou en communion avec les modernistes) et, en même temps, pratiquer la liturgie tridentine. C’est ce qui s’est passé durant aux XIXe et XXe siècles jusqu’au Concile. Les Talleyrand et Dupanloup, les Montalambert et Liénart disaient la même messe que le curé d’Ars. Un libéral peut apprécier la messe tridentine comme il appréciera un bon vin ou une belle musique. La liturgie devient une "légitime sensibilité" selon les mots de Rome pour justifier l’accueil des ralliés. La messe tridentine est une expression parmi d’autres de la foi : tout le monde a sa place autour du siège de Pierre moderniste du moment qu’il respecte le principe de la liberté et du dialogue. C’est le même principe que celui de l’œcuménisme revendiqué par la FSSPX dans sa première condition qui, parait-il, est la plus « solide » : la FSSPX demande la liberté, la liberté de pouvoir s’exprimer.

Poser le problème au niveau de la messe est donc réducteur, c’est mal poser le problème. Le problème est dogmatique (problème de la collégialité, de l’œcuménisme et de l’ecclésiologie, de la liberté religieuse, du modernisme, etc.) La crise de l’Église ne se résoudra pas par la base, par la multiplication des centres de messe tridentine mais par le haut, par la conversion théologique du pape. En effet, la messe est un rite, une action liturgique et non un traité théologique. Si le rite suffisait à faire de bons catholiques, pourquoi les conciles ont-ils passé leur temps à anathémiser et à définir ? La pratique ne suffit pas.

Les principes ou la praxis ?

Mgr Fellay est un homme de pratique, de terrain : il voyage beaucoup et étudie peu. Ses interventions ne sont pas travaillées, ce sont des interviews à la presse ou à la télévision, des conférences faites au débotté avec le "style parlé". En revanche, en 31 ans de prêtrise, en 25 ans d’épiscopat et en 19 ans de supériorat, le nombre de ses livres est bien mince. Le manque de goût pour la doctrine l’a d’ailleurs amené à désobéir au Chapitre Général de la FSSPX de 2006 qui mettait l’accord doctrinal comme préalable à tout accord pratique. Les discussions doctrinales (dont les conclusions ne sont toujours pas divulguées !) qui se sont conclues par un désaccord entre la FSSPX et Rome ne l’ont pas empêché de tenter un accord pratique fondé sur une Déclaration doctrinale ("subtile", dit-il) qui reconnait l’apport du Concile Vatican II qui « éclaire – c’est-à-dire approfondit et explicite ultérieurement – certains aspects de la vie et de la doctrine de l’Église, implicitement présents en elle ou non encore formulés conceptuellement ». En matière de subtilité doctrinale, on fait mieux.

C’est ce gout pour la praxis qui le conduit à faire ce raisonnement : la messe d’abord donc l’accord pratique avant l’accord doctrinal, pour multiplier les centres de messe car c’est par la messe que tout va refleurir. Cet enseignement spirituel sur la messe, sur le prêtre-victime, sur la foi vivant de la charité féconde et joyeuse est très vrai et très beau mais il se dispense aussi dans les séminaires de la Fraternité Saint Pierre où à l’IBP. Il est insuffisant s’il n’est pas complété par une solide formation antilibérale et anti-maçonnique. Cela fait sourire quand Mgr Fellay dit du pape François qu’il « n’est pas un homme de doctrine, c’est un homme d’action, de praxis. C’est un homme extrêmement pragmatique, très proche du terrain. » Il ne se rend pas compte qu’il se décrit lui-même également !

Pour résumer :

Position pragmatique de Mgr 
Fellay (et des ralliés officiels) :
Position catholique (résistance anti-libérale)


Il faut restaurer l’Église 
par le combat de la messe
Il faut restaurer l’Église par le combat de la foi
Donc je suis profondément redevable au pape Benoît XVI pour avoir remis la messe.
Donc le pape Benoit XVI a fait une grave erreur théologique en mettant sur le même plan messe bâtarde et messe tridentine quand bien même il y aurait un bien accidentel qui puisse se faire (voir article de Mgr Tissier dans le Sel de la Terre n°85 sur la critique du Motu Proprio)
Insistance sur la foi vécue comme charité liée à la messe
Insistance sur la profession de la foi intégrale, la charité s’appuie sur une solide formation antilibérale. Connaissance élémentaire des techniques de la maçonnerie et de la subversion.
Résoudre la crise par la base : multiplication des centres de messe tridentine, approche pragmatique, contacts avec les diocèses, rencontres amicales avec les modernistes (GREC par exemple)
Résoudre la crise par le haut : multiplication des études, approche théologique dénonçant les erreurs.
Accord pratique avant accord doctrinal pour diffuser la messe.
Accord doctrinal avant accord pratique pour se préserver de la contagion libérale. Etablissement du principe du nullam partem avec Rome tant qu’elle n’est pas parfaitement convertie.
Rome reviendra sous la pression de la base.
La base reviendra sous la pression de Rome convertie.
En pratique, la messe protège la foi, amène à la foi.
En pratique, la messe ne protège pas toujours la foi, n’amène pas toujours à la foi intégrale. Ce qui compte n’est pas le point de vue pratique mais la foi et les principes : la liturgie est l’expression de la foi qui prime. Même pour l’obtention d’un éventuel bien pratique, il n’est pas permis de conclure un accord mettant en danger la foi. C’est la Vérité qui rend libre, ce n’est pas la messe.
On voit beaucoup de retours à la Tradition grâce à la messe
On voit beaucoup de prêtres de la Tradition qui disaient la messe tridentine et qui défroquent ou passent à l’ennemi moderniste (Pensons aux anciens n°1 et 2 du District de France, les abbés Aulagnier et Laguérie, à l’ancien responsable de l’œuvre des retraites de saint Ignace, l’abbé Laffargue, etc.). Pensons à l’Église universelle qui disait la messe tridentine avant le Concile et qui est devenue moderniste !
Problème liturgique avant tout
Problème doctrinal avant tout
Résultat : abandon du combat, impossible de savoir si un prêtre ayant ces idées appartient à la FSSPX ou à la Fraternité saint Pierre ou à l’IBP. Cela donne un supérieur de la FSSPX qui reconnait le Concile à la lumière de la Tradition, la légitimité de la promulgation de la nouvelle messe, le nouveau code de droit canon, le serment moderniste avant l’ordination, etc. Cela donne une congrégation tout entière qui adopte par la voix de son dernier Chapitre Général et par la voix de ses 3 évêques le principe de l’accord pratique sans accord doctrinal. Ce mauvais principe a été réédité dans l’article 11 de la déclaration solennelle du 27 juin 2013.

Le fidèle, quant à lui, est prêt à aller à la messe chez les ralliés ou à la néoFSSPX car ce qui compte, c’est de recevoir les sacrements quitte à utiliser des Boules Quiès pendant le sermon, voir ici.

Résultat : prédication à temps et à contre-temps sans se préoccuper des conditions pratiques de l’apostolat, du nombre de de fidèles, des résultats de l’apostolat. Cela donne un prêtre adonné à l’étude et à la prière qui nourrit sa vie spirituelle de la contemplation de la vérité.








Le fidèle organise des centres de résistance même s'il sait qu'il ne pourra pas avoir la messe tous les dimanches, car la foi passe avant la messe dominicale. Il prend exemple sur ces bons catholiques de la Tradition des pays de mission qui ont la messe quelquefois par an seulement (alors qu’il y a parfois une paroisse ralliée près de chez eux).

Mgr Fellay se condamne lui-même

Mgr Fellay raconte la déception des Franciscains de l’lmmaculée qui, malgré le Motu Proprio, se voient interdits de messe tridentine. Il ne se rend pas compte  (?) qu’il est en train de décrire la FSSPX après l’accord qu’il voulait signer ! Mgr Fellay pourrait reprendre son mot célèbre et dire à ces malheureux franciscains : « Depuis quand la vie est-elle sans difficultés ! » Il est vrai que, dans sa « grande sagesse », contrairement à l’lBP et aux Franciscains de l’Immaculée, le Chapitre Général de la FSSPX a prévu des garanties, comme l’obtention d’au moins un évêque. Cette condition-gag impressionne et en dit long sur les capacités futures de la FSSPX à lutter contre les 5000 autres évêques.

Mgr Fellay poursuit et accuse François de trop parler « Plus on est élevé, en position d’autorité, plus il faut faire attention à ce qu’on dit, […] Je pense qu’il parle trop. En conséquence, sa parole est galvaudée, vulgarisée : peut-être dans le sens le plus profond du terme. » Avant de voir la paille dans l’œil du voisin, que Mgr Fellay regarde sa poutre. Ses interviews, sermons, lettres, communiqués, articulets sont innombrables. Sans notes le plus souvent, il sème une pensée de niveau journalistique, un mélange de spiritualité facile et de considérations théologiques approximatives. Récemment, sitôt débarqué de Toronto où il évoquait le pape François comme moderniste, avec la possibilité de la vacance du siège apostolique, il enchaîne sur cette interview pour DICI où il rectifie sa position : François n’est plus moderniste pour de vrai. Voir ici.

Mgr Fellay accuse François de pragmatisme : « je vois un homme d’action – c’est le primat de l’action, il n’y a pas de doute –, ce n’est pas un homme de doctrine. Un Argentin me disait : « vous Européens, vous aurez beaucoup de difficultés à cerner sa personnalité, parce que le pape François n’est pas un homme de doctrine, c’est un homme d’action, de praxis. C’est un homme extrêmement pragmatique, très proche du terrain. » Encore une fois, Mgr Fellay se décrit lui-même. Dans cette même interview, quand il évoque l’encyclique de François sur la foi, on pourrait penser que Mgr Fellay propose une analyse doctrinale intéressante comme l’ont fait les Dominicains d’Avrillé dans le Sel de la Terre n°86. Point du tout. La critique de Mgr Fellay sur cette encyclique tient en 5 lignes confuses. Elle est la suivante : l’encyclique de François n’est pas bonne parce qu’elle n’est pas une mesure efficace ! Aucune analyse sur le fond. Voyez-vous même, je cite : « Pour l’instant, rien n’a été fait pour reprendre la situation de déviance, de décadence de l’Église, absolument rien, aucune mesure qui touche toute l’Église. On peut mentionner l’encyclique sur la foi, je ne pense pas qu’on puisse la considérer comme étant une mesure efficace. Certainement pas. Cela ne touche pas, cela ne guérit pas le Corps mystique malade, malade à mourir, l’Église moribonde. »

Spiritualité apocalyptique et ecclésiologie de pacotille

Invariablement, Mgr Fellay finit dorénavant ses "causeries" avec un pêle-mêle censé faire de l’effet :
- l’incantation à l’indicible et à l’inexplicable. L’Église a les paroles de la vie éternelle or "elle" dit n’importe quoi en ce moment. Mystère pour Mgr Fellay qui se garde bien d’évoquer la nécessaire distinction entre Église conciliaire et Église catholique. Mgr Lefebvre ne prenait pas des airs de faux mystiques et savait dénoncer le travail d’entrisme des modernistes maçonniques.
- la métaphore littéraire : Passion du Christ, Passion de l’Église. Sauf que les bourreaux sont les modernistes infiltrés et qui ont pris les postes de commande. Vouloir faire un accord avec les bourreaux ne risque pas de soulager le Christ en croix !
- le faux mysticisme apocalyptique de la fin des temps. Sans aucune précaution, sans aucune distinction sur les différents âges des Églises, on évoque allègrement l’Antéchrist, la Salette, sauf que l’Antéchrist arrivera après le triomphe du Cœur Immaculée de Marie et après un certain temps de paix (cf. Fatima et notre étude sur l’Eglise de Sardes, voir sur ce lien).

L’abbé Bouchacourt trouve que François a le niveau intellectuel d’un curé de base. Nous pourrions en dire autant de Mgr Fellay. Au lieu d’asséner des révélations apocalyptiques pour faire frémir son auditoire et terminer en beauté un entretien, il serait temps de proposer une étude sérieuse sur la période de la fin des temps qui a commencé il y a plusieurs siècles et de proposer des pistes de réflexion valables à la lumière des apparitions mariales, de l’Écriture, etc. On est bien obligé de l’avouer : au début, le ton, les manières, le sourire, les yeux baissés de Mgr Fellay faisaient un certain effet. Mais on ne peut diriger une congrégation et des milliers de fidèles pendant deux décennies avec ces seuls artifices. C’est un peu court.

L’attitude des fidèles
Terminons par la cerise sur le gâteau pour rire un peu. Mgr Fellay donne des conseils aux fidèles sur l’attitude à adopter dans ces temps difficiles de crise. Il dit : « Tout d’abord, ils doivent garder la foi. » Mgr Fellay confirme donc ce que nous disions depuis longtemps, il nous invite à ne plus l’écouter car peut-on garder la foi à l’aune de sa Déclaration doctrinale du 15 avril 2012 qui accepte le Concile à la lumière de la Tradition ?