jeudi 5 décembre 2013

Il faut le lire pour le croire ! par Michael

Il faut le lire pour le croire !
Par Michaël

Abbé Bouchacourt, supérieur de district de la FSSPX pour l'Amérique du Sud




Addendum : Correction de la traduction de saint Thomas faite le 6 décembre à 15h20. L'abbé Chazal nous écrit également : [Dans cette interview, l'abbé Bouchacourt] "s'engage au dialogue avec l’évêque de Buenos Aires. Ce point est important, parce que même s'ils ont échappé à un accord, ils sont en train de procéder à la réconciliation par la porte de derrière. 
L’abbé Pfeiffer signale en outre que les prêtres ou les fidèles n'ont pas le droit d'attaquer le pape Francois en Allemagne..."



Le 1er décembre 2013, la revue argentine, Clarin, E. Impresa, donnait une interview de l’abbé Bouchacourt, supérieur du District d’Amérique du Sud de la FSSPX. Voici quelques extraits de cet article. Lisez jusqu’au bout, l’évolution moderniste de la FSSPX est impressionnante.

Début de l’article :
FSSPX : Qui sont-ils et que pensent les catholiques qui défient François ?
Il y a deux semaines, ils ont fait irruption dans la cathédrale pour s'opposer à une cérémonie interreligieuse. Ils ordonnent des prêtres, donnent les sacrements et disent la messe en latin. "Nous voulons un pape et pas un curé" disent-ils sur Bergoglio.
Pour l’abbé Christian Bouchacourt, supérieur de la Fraternité dans le district, né en France, "l'affaire Williamson" est un mauvais souvenir. "À compter de cette déclaration, il n'est plus avec nous ..." dit-il. Et il prend soin de préciser : "Nous ne sommes pas des nazis. Je suis un prêtre, je ne suis pas un historien. Il y eu beaucoup de Juifs morts. "La Nuit de Cristal" a été une horreur."

Commentaire :
L’abbé Bouchacourt nous apprend que l’expulsion de Mgr Williamson de la FSSPX est liée à ses opinions historiques. C'est peut-être vrai. Le problème, c’est que l’éviction de Mgr Williamson n’a jamais été expliquée ainsi. Le Supérieur général parlait de désobéissance. Il serait en effet bizarre d’expulser un évêque pour des opinions historiques, fussent-elle erronées. Il y a mensonge sur les causes de cette expulsion : soit c’est Mgr Fellay, soit c’est l’abbé Bouchacourt qui trompe les fidèles !

Suite de l’interview :
- Le journaliste : Êtes-vous favorable à l'irruption de la cathédrale ? 
- L’abbé Bouchacourt : Non. J’en ai été informé la veille. Ils m’ont demandé leur appui et je leur ai dit non. C'était un acte stupide, stérile. J'étais contre. Mais je ne suis pas d’accord avec une célébration entre religions chrétiennes ce qui les met toutes au même niveau. Cela ne fait pas de nous des nazis ou des antisémites. L'Église catholique doit convertir tout le monde, sans contrainte physique.
[…]
- Le journaliste : Avez-vous présenté des excuses à Mgr Mario Poli pour l'irruption des fidèles à la cathédrale ?
- L’abbé Bouchacourt : Je lui ai envoyé une lettre lui disant que j’aimerais dialoguer (sic). J'attends sa réponse. Mais je ne sais si la lettre lui parviendra (il rit).

Commentaire :
Le Supérieur de District désavoue non seulement ses fidèles mais aussi un prêtre (ou un frère), qui tous ont été très courageux et exemplaires. Sans violence, ils ont dit le rosaire pendant la célébration œcuménique avec notamment la religion juive, cette cérémonie ayant lieu dans une cathédrale catholique ! Il s’agissait de commémorer la Nuit de Cristal un événement certes dramatique mais qui a eu lieu il y a 50 ans en Allemagne et qui n’a rien à voir avec la religion catholique. 
Voir la vidéo ici :

On pourrait objecter : l’abbé Bouchacourt a raison. Pour l’apostolat, il faut être prudent, etc. Nous disons que la défense de la foi et la confession de la foi catholique et, qui plus est, dans une cathédrale, est non seulement opportune, mais nécessaire. Une cérémonie œcuménique est un blasphème, une offense au Bon Dieu qui a offert sa vie pour nous racheter. En France, le Mouvement de la Jeunesse Catholique de France a fait exactement la même chose à la cathédrale Notre-Dame de Paris et cela a été salué par tous, y compris par les autorités de la FSSPX en France, comme un beau signe de courage et de témoignage. Il s’agissait aussi d’une cérémonie avec un rabbin, le Rabbin Krygier, chahuté à l'Église Notre Dame de Paris, le 21 mars 2010. 
Le désaveu par l'abbé Bouchacourt de ce beau témoignage de foi donné à Buenos Aires  est donc scandaleux.
Voir la vidéo du MJCF à Notre Dame de Paris ici : 

Suite de l’interview :
- Le journaliste : Est-ce que vous défendez la notion de déicide, qui accuse les Juifs de la mort de Jésus, comme c’était la vision de Rome avant le Concile ?
- L’abbé Bouchacourt : Le peuple juif n'a pas commis le déicide. Je pense que la religion juive n'a pas accepté notre Seigneur, le Rédempteur et demandé la mort de notre Seigneur.

Commentaire :
Ici, on peut supposer que l’abbé Bouchacourt a répondu ainsi pour éviter l’accusation d’antisémitisme. Il est vrai que l’antisémitisme ou toute persécution fondée sur le critère de la race est un péché grave. Mais est-ce de l’antisémitisme que d’affirmer une vérité historique ? Est-ce de l’antisémitisme que de rappeler la doctrine qui était celle de l’Eglise officielle jusqu’en 1965 et qui, si elle n’est plus la doctrine de l’Eglise conciliaire maçonnique de Vatican II, est toujours bien la doctrine de la véritable Eglise catholique ?

Le journaliste demande à l’abbé Bouchacourt s’il adhère au magistère d’avant le concile sur le point du déicide. L’abbé, au lieu de rappeler la véritable doctrine de l’Eglise en la matière, propose sa propre vision personnelle qui est également la vision moderniste de Benoît XVI.

Le site contre-info a fait en 2010 le point sur la question du déicide. Voici quelques citations intéressantes :

« Dans la lignée de Jean-Paul II et de la déclaration Nostra Aetate du concile Vatican II. Les catholiques traditionnels risquent d’être à nouveau déçus, mais les adeptes du Talmud vont se réjouir, à l’image de Benjamin Netanyahu - premier ministre israélien -, qui a envoyé jeudi une lettre à Benoît XVI. Il l’y félicite de ses commentaires théologiques dans un livre (à paraître) qui exonère le "peuple" juif de la responsabilité de la mort du Christ. 
Dans le second tome de son Jésus de Nazareth, dont des extraits ont été publiés mercredi par le Vatican, Benoît XVI a en effet réaffirmé que ce n’était pas "le peuple" juif dans son ensemble qui était responsable de la mort du Christ, mais simplement une certaine oligarchie. » (fin de citation)

L'affirmation de l'abbé Bouchacourt que le peuple juif n'est pas déicide est en contradiction avec les Évangiles et l'enseignement des pères de l'Eglise. Voici des citations trouvées sur contre-info :

- Saint Matthieu (XXVII, 25) : "Tout le peuple répondit : ‘Nous prenons son sang sur nous et sur nos enfants!"

- Saint Luc : « Hommes d’Israël, écoutez ces paroles: Jésus le Nazaréen, [...] vous l’avez pris et fait mourir en le clouant à la croix par la main des impies, mais Dieu l’a ressuscité. » (Ac. II, 22).

Saint Paul I Thes II, 14-16: [ndlr : Avec l’Immaculée met ici la traduction de 1923 du chanoine Crampon, qui est plus claire] « Vous êtes devenus les imitateurs des Eglises de Dieu (…) puisque vous avez souffert de la part de vos compatriotes ce qu’elles ont souffert de la part des Juifs, -- de ces Juifs qui ont mis à mort le Seigneur Jésus et les prophètes, nous ont persécutés, ne plaisent point à Dieu et sont ennemis du genre humain, nous empêchant de prêcher aux nations pour leur salut : de sorte qu’ils comblent sans cesse la mesure de leurs péchés. Mais la colère de Dieu est tombée sur eux pour y demeurer jusqu’à la fin. » 

Avec l’Immaculée précise qu’il est bien entendu que cette malédiction dont parle Saint Paul n’empêche pas la conversion individuelle de tous les Juifs de bonne volonté et la réalisation pour eux de leur salut dans la bénédiction de Dieu, s’ils acceptent Jésus-Christ. On pense par exemple à l’apparition de la Sainte Vierge au Juif Tobie Alphonse Ratisbonne

Contre-info donne aussi une citation très claire de Saint Pie V : « Le peuple hébreu choisi autrefois pour être participant des Célestes Mystères, autant fut-il élevé en dignité et en grâce au-dessus de tous les autres, autant par la faute de son incrédulité, fut ensuite abaissé et humilié lorsque vint la plénitude des temps, réprouvé comme perfide et ingrat, après avoir, d’une façon indigne, ôté la vie à son Rédempteur. »

Saint Augustin : «‎ Que les Juifs ne disent pas : Nous n’avons pas fait mourir le Christ ». (Commentaire sur le psaume LXIII) 
Cependant, Contre-info note à la suite du concile de Trente que si historiquement le peuple Juif est coupable du déicide, mystiquement, les pécheurs qui refusent de se corriger le sont aussi :
Concile de Trente :
« Nous devons donc regarder comme coupables de cette horrible faute, ceux qui continuent à retomber dans leurs péchés. Puisque ce sont nos crimes qui ont fait subir à Notre-Seigneur Jésus-Christ le supplice de la Croix, à coup sûr, ceux qui se plongent dans les désordres et dans le mal crucifient de nouveau dans leur cœur, autant qu’il est en eux, le Fils de Dieu par leurs péchés, et Le couvrent de confusion. Et il faut le reconnaître, notre crime à nous dans ce cas est plus grand que celui des Juifs. Car eux, au témoignage de l’Apôtre, s’ils avaient connu le Roi de gloire, ils ne L’auraient jamais crucifié. Nous, au contraire, nous faisons profession de Le connaître. Et lorsque nous Le renions par nos actes, nous portons en quelque sorte sur Lui nos mains déicides. »

Tonino, à la suite de Don Nitoglia, cite Saint Thomas : (NB : Suite à une remarque de l'abbé Trincado, nous nous sommes aperçus que Don Nitoglia s'est trompé dans la traduction ; nous mettons une traduction française corrigée en seconde mouture le 6 décembre à 15h20) : 
"On peut objecter que les Juifs n’ont pas tué la divinité du Christ, ils n’ont pas commis, semble-t-il, un plus grand péché en mettant à mort Jésus, que s’ils avaient tué un autre homme.
62. - Il faut répondre : Supposons un roi revêtu d’un vêtement Si quelqu’un souillait ce vêtement, il tomberait dans une faute aussi grande que s’il souillait le roi en personne. Ainsi les Juifs ils ne purent pas tuer Dieu mais, parce qu’ils mirent à mort la nature humaine assumée par le Christ, ils furent châtiés aussi sévèrement que s’ils avaient tué la divinité.
63. - Voici le troisième exemple : Comme nous l’avons dit plus haut, le Fils de Dieu est le Verbe de Dieu et on peut comparer ce Verbe (ou Parole) : de Dieu incarné à une parole de roi écrite sur une feuille de papier. Si donc quelqu’un déchirait le papier où est écrite la parole du roi, il ferait une faute aussi grave que s’il déchirait la parole du roi. C’est pourquoi le péché des Juifs mettant à mort l’Homme-Dieu est aussi grand que s’ils avaient tué le Verbe même de Dieu."  
( In Symb. Ap., a. 4, n° 912, Opuscula theologica ; De re spirituali, Marietti, Torino 1954). "les Juifs ont pêché pour avoir crucifié le Christ non seulement comme homme, mais aussi comme Dieu" (Et ideo Judaei peccaverunt, non solum hominis Chrisit, sed tamquam Dei Crucifixores).

Ajoutons un extrait de l'étude de Don Nitoglia fournie par Tonino :
Télécharger ici l'étude de Don Curzio Nitoglia sur le déicide
Don Curzio Nitoglia donne une liste importante de citations des pères grecs et latins. Ils affirment tous le déicide. Cette doctrine étant unanime chez les pères, Don Curzio Nitoglia démontre qu'elle est de foi et infaillible. Il écrit [ndlr : nous corrigeons quelques petites fautes de français par rapport à l'original] :
"Comme on peut facilement le voir, sur la question de la responsabilité du judaïsme dans le déicide, « IL N'Y A AUCUNE DIVERGENCE ENTRE LES [PERES] GRECS ET LATINS » (D. Judant, op. Cit., p. 84).

Or, la théologie catholique enseigne que : « En matière de Foi et de Morale, le consensus moral (et non mathématique) unanime des Pères est un témoignage irréfutable de la Tradition divine » (V. ZUBIZARRETA, Theologia dogmatico-scholastica, Ediciones 'El carmen', Vitoria 1948, vol. I, n° 699, tesis IV).

En effet, quelques Pères isolés ne représentent pas l'Eglise universelle et ne peuvent pas s'arroger l'autorité du magistère de l'Eglise, comme s'ils étaient l'organe qui transmet la Tradition. Mais, LE CONSENTEMENT UNANIME DES PÈRES EN MATIÈRE DE FOI ET DE MŒURS DONNE AU THÉOLOGIEN UN ARGUMENT CERTAIN ET FERME.

(Ici, le théologien enseigne qu'il ne faut pas entendre l'expression "consensus unanime" au sens mathématique mais plutôt moral de telle sorte qu'il se peut qu'une minorité d'entre eux soutienne l'opinion opposée. Mais, sur le déicide, il n'y a aucune divergence).

La raison théologique est la suivante : les Pères furent placés par le Saint-Esprit dans l'Eglise afin que, tout en constituant le corps de l'Eglise enseignante, ils gardent la Tradition divine reçue par les Apôtres. Donc, LEUR CONSENSUS COMMUN EST, DANS L'EGLISE, RÈGLE INFAILLIBLE DE FOI (eorum consensus communis est in Ecclesia regula fidei infallibilis (V. ZUBIZARRETA, op. cit., n° 700). Et quand les théologiens ont nié L’INFAILLIBILITÉ DES PÈRES, ils NE VOULAIENT parler que des Pères pris en particulier et non pas de LEUR CONSENSUS UNANIME.

Le Dictionnaire de Théologie Catholique enseigne aussi la même doctrine : « Si les Pères sont unanimes à enseigner un point de doctrine, leur enseignement doit être considéré comme la doctrine même de l'Eglise. Un témoignage de cette nature doit être regardé comme infaillible, puisque c'est en définitive l'Eglise même qui s'exprime par la voix de ses représentants les plus autorisés. (…) Cette unanimité exclut... une opposition provenant d'un groupe d'une certaine importance, mais elle n'exclut pas un nombre relativement faible de voix divergences. (…) En définitive, l'unanimité qui est requise n'est pas une question de mathématique, mais une question d'appréciation. C'est une unanimité morale.
Le Concile de Trente a émis sur ce sujet une déclaration officielle, au mois en ce qui concerne l'interprétation de la Sainte Ecriture. "Que nul, déclare-t-il, n'ait l'audace, en des questions touchant à la Foi ou aux mœurs, d'interpréter l'Ecriture contrairement au sentiment de l'Eglise... et au consentement unanime des Pères." (D. B. 786) » (E. AMANN, D. Th. C., vol. XXII, col. 1199)
Donc, on peut conclure sans crainte d'exagérer que la DOCTRINE DE LA RESPONSABILITÉ COLLECTIVE DU JUDAÏSME (comme religion) DANS LA MISE A MORT DU CHRIST EST INFAILLIBLE." (fin de citation). 

Suite de l’interview :
- Le journaliste : Que pensez-vous des messages des homélies du pape ?
- L’abbé Bouchacourt : Nous prions tous les jours pour le Pape François. Nous reconnaissons l'autorité de l'Église catholique. Il y a des homélies qui me paraissent excellentes. C’est un curé qui donne des conseils aux fidèles. Ce n’est pas mal. Mais nous voulons que le pape prenne plus de hauteur. Ce n’est pas un curé. Il est à la tête de l'Église. Et nous espérons tous qu’il nous communique la vérité et nous aide à vivre comme de bons catholiques.

- Le journaliste : Pensez-vous que François ne le fait pas ?
- L’abbé Bouchacourt : il pourrait le faire davantage

Commentaire :
Faut-il commenter ? Nous avons tous en tête, les déclarations toutes plus scandaleuses les unes que les autres de François qui voit dans le cardinal Kasper un grand théologien, l’interview de Repubblica etc. Voir ici :
Et ici :

Il faut savoir que la scandaleuse réunion œcuménique interrompue par les traditionalistes de Buenos Aires et désavouée par l’abbé Bouchacourt est la réédition d’une cérémonie présidée à l’époque par le cardinal Bergoglio, champion de l’œcuménisme avec les Juifs.
L’abbé Bouchacourt ne dit pas un mot des dérives de François. Il n’explique pas que la dérive œcuménique est le fait de François qui a montré l’exemple à Buenos Aires. Il en rajoute même : il reconnaît l’autorité de l’Église catholique : c’est bien ambigu de reconnaître cette autorité car l’Église est occupée par les modernistes. Qu’est-ce qu’il veut dire ? Va-t-il passer au diocèse comme l’abbé Lamerand, il y a 15 jours, ou comme l’abbé Thuillier, devenu secrétaire particulier du cardinal Vingt-trois ?). L’abbé Bouchacourt trouve des sermons de François excellents (mais ne dit rien sur les mauvais sermons), il souligne que ce n’est pas mal. En disant que François pourrait le faire davantage, il affirme que François communique la vérité et aide à vivre comme de bons catholiques.
Nous nous permettons de rappeler à l’abbé Bouchacourt que la première condition édictée au Chapitre Général de la FSSPX, auquel il était présent, est de reprendre les fauteurs d’erreurs ! Manifestement, il n’est déjà pas capable de le faire en étant officiellement hors de l’Église moderniste. Pour lui, le problème se résume à un problème de hauteur. On croit rêver.
Ce n’est pas la première fois que l’abbé Bouchacourt défraie la chronique : voir :
Dans la droite ligne de Mgr Fellay, du Chapitre Général de 2013 et des nouvelles orientations officielles de la FSSPX (Préambule doctrinal du 15 avril, six conditions), l’abbé Bouchacourt travaille manifestement à l’évolution des mentalités afin de promouvoir un ralliement de la FSSPX à la Rome moderniste. L’abbé Bouchacourt a le mérite de la cohérence et de la franchise, mais doctrinalement, il n'est plus sûr du tout. Nous devons le fuir. Un de plus. Une énième preuve que cette crise de la Fraternité n'est pas uniquement d'ordre prudentiel mais a des conséquences immédiates au plan de la foi ! 

Conclusion
Comme ce sont les supérieurs qui font les inférieurs, 
Comme il n’est pas sain de conspirer dans le dos des supérieurs en jouant un double jeu machiavélique, 
Comme la vérité dans le domaine de la foi et de la morale ne doit pas être mise sous le boisseau, 
Comme il faut dénoncer publiquement l’erreur grave, et non de façon interne, 
Comme il n’est pas bon de présumer de ses forces en pensant qu’on peut résister seul au poison libéral, 
Comme il est orgueilleux de se mettre en occasion de chute en côtoyant de mauvais maîtres, 
Comme il ne convient pas de soutenir un apostolat fondé sur des principes viciés, 
Comme il faut cesser d’alimenter les caisses d’une congrégation qui envisage officiellement comme possible de se mettre sous la coupe des modernistes si ceux-ci leur accordent "au moins un évêque", 
Comme la FSSPX n’a pas les paroles de la vie éternelle, 
Comme Mgr Fellay n’est pas le pape,

Il convient, sans hésiter, que les brebis trouvent des pasteurs plus sûrs, qui ne pactisent pas avec les loups.