vendredi 6 décembre 2013

Complément et correction à l'article sur l'abbé Bouchacourt

Correction et complément à l'article sur l'abbé Bouchacourt


Deux interventions importantes des abbés Trincado et Chazal.

1) L'abbé Trincado nous signale une erreur dans la traduction de saint Thomas par Don Curzio Nitoglia, cité dans notre article il faut le lire pour le croire : il n'y a pas les mots "tentative de déicide". Le texte de saint Thomas en français / latin peut être lu ici. 
http://docteurangelique.free.fr/livresformatweb/sermons/06credo.htm#_Toc200856050

Saint Thomas ne prononce pas le mot "déicide", mais il affirme encore plus fortement que les Juifs ont été "châtiés aussi sévèrement que s’ils avaient tué la divinité." Ce qui revient à dire que Dieu considère qu'ils ont fait ce péché. Voici donc la citation de saint Thomas :


On peut objecter que les Juifs n’ont pas tué la divinité du Christ, ils n’ont pas commis, semble-t-il, un plus grand péché en mettant à mort Jésus, que s’ils avaient tué un autre homme.
62. - Il faut répondre : Supposons un roi revêtu d’un vêtement Si quelqu’un souillait ce vêtement, il tomberait dans une faute aussi grande que s’il souillait le roi en personne. Ainsi les Juifs ils ne purent pas tuer Dieu mais, parce qu’ils mirent à mort la nature humaine assumée par le Christ, ils furent châtiés aussi sévèrement que s’ils avaient tué la divinité.
63. - Voici le troisième exemple : Comme nous l’avons dit plus haut, le Fils de Dieu est le Verbe de Dieu et on peut comparer ce Verbe (ou Parole) : de Dieu incarné à une parole de roi écrite sur une feuille de papier. Si donc quelqu’un déchirait le papier où est écrite la parole du roi, il ferait une faute aussi grave que s’il déchirait la parole du roi. C’est pourquoi le péché des Juifs mettant à mort l’Homme-Dieu est aussi grand que s’ils avaient tué le Verbe même de Dieu. 

2) L'abbé Chazal mentionne deux choses importantes : une analyse et une information.

a) L'analyse de l'abbé Chazal :
[Dans cette interview, l'abbé Bouchacourt] "s'engage au dialogue avec l’évêque de Buenos Aires. Ce point est important, parce que même s'ils ont échappé à un accord, ils sont en train de procéder à la réconciliation par la porte de derrière."

b) une information :
"L’abbé Pfeiffer signale en outre que les prêtres ou les fidèles n'ont pas le droit d'attaquer le pape Francois en Allemagne..."