lundi 4 novembre 2013

Pourquoi faut-il éviter les séminaires de la FSSPX ?

Pourquoi faut-il éviter les séminaires de la FSSPX ?


Par Michaël

Le séminaire de l'abbé Pfeiffer  à Boston, Kentucky : une maison très modeste. 
Mais Jésus n'a-t-il pas vécu 30 ans à Nazareth, 
dans une maison très modeste, elle aussi ? 
Cette pauvreté doit sûrement lui plaire.


La formation des futurs prêtres est fondamentale pour toute congrégation religieuse. Même si de bons cours de philosophie, de morale, de latin peuvent encore être dispensés dans des séminaires ralliés à Rome (IBP, Fraternité saint Pierre) ou dans les séminaires de la FSSPX, il va de soi que cela n’est pas suffisant. En effet, la formation d’un séminariste est totale, philosophique, théologique, spirituelle mais aussi, en ces temps troublés de crise de l’Église, anti-moderniste et anti-libérale. En effet, saint Thomas, à la suite des saints, enseigne qu’il faut non seulement proclamer la vérité mais aussi dénoncer l’erreur et les fauteurs d’erreurs, car les erreurs ne flottent pas en l’air mais sont incarnées, diffusées par des personnes. 

Les séminaires de la FSSPX ne sont plus sûrs puisque les membres de la FSSPX qui reconnaissent la légitimité de la proclamation de la nouvelle messe, le nouveau code de droit canon, le concile Vatican II et le nouveau magistère à la lumière de la Tradition ne sont pas dénoncés. (En premier lieu, le supérieur général Mgr Fellay). Officiellement, la FSSPX désire la communion avec les hérétiques romains modernistes, elle souhaite faire partie du périmètre juridique de l’Église conciliaire officielle visible : cela s’appelle l’œcuménisme, appelé aussi "la régularisation canonique" par le n°2 de la FSSPX. C’est ce qu’on a vu à l’œuvre avec le GREC. Pour ce faire, le chapitre général de la FSSPX a posé 3 conditions, dont la liberté de critiquer les fauteurs d’erreurs. Comme les fauteurs d’erreurs théologiques ne sont pas dénoncés dans la FSSPX actuellement, on voit mal comment la FSSPX saura résister aux 400 000 prêtres conciliaires. Pour la FSSPX, la garantie demandée à Rome officiellement est d’avoir "au moins un évêque". C’est tellement ridicule que j’en ai fait un sketch

Contrairement à ce que dit Mgr Williamson (Commentaire Eleison n°329), nous pensons qu’on ne peut pas confier nos aspirants au sacerdoce à la FSSPX qui dans ses principes refuse le principe du nullam partem avec les hérétiques, principe pourtant si cher aux saints. L’on sait comme un jeune en formation est influençable et sa bonne volonté de départ sera vite ébranlée par les discours séducteurs des autorités de la FSSPX, discours qu’il entendra pendant 6 ans.

Quelques nouvelles des séminaires de la Résistance :
L’abbé Chazal, dans son sermon de la Toussaint, évoque le nombre de séminaristes actuellement en formation dans la Résistance. Aux États-Unis, l’abbé Pfeiffer s’occupe de 7 séminaristes, à Manille, l’abbé Chazal en forme 3, dont 1 en théologie, et sans doute bientôt un 4ème. L’abbé Valan en a 2 ou 3 en Inde et l’abbé Cardoso, au Brésil, en compte 4. De plus, dans les monastères de la véritable Tradition se forment des aspirants au sacerdoce chez Don Jayr au Brésil, Don Thomas au Brésil, Don Rafael en Colombie.

Même si l’on sait que le but n’est pas le nombre mais la sainteté, pour une première année, ce n’est pas si mal ! Rendons grâce à Dieu et prions pour ces candidats afin qu’ils fassent la volonté de Dieu sur eux !

Retraite ignacienne à Ipatinga