samedi 2 novembre 2013

Commentaire d'un prêtre de la Résistance sur un article de l'abbé Bouchacourt

Commentaire d'un prêtre de la Résistance sur un article de l'abbé Bouchacourt


Citation de l'abbé Bouchacourt :

Il est cependant douloureux de constater que ce discours clair ait disparu aujourd’hui de la bouche des autorités de l’Eglise catholique. Au nom de la liberté religieuse exaltée lors du Concile Vatican II, plus personne ne défend les droits de Dieu sur les hommes et la société. Hier, les papes demandaient aux gouvernants de protéger et soutenir l’Eglise ainsi que de conformer les lois civiles à la loi divine exprimée dans les commandements. Aujourd’hui, tout s’est inversé ! Le Saint Siège ne demande plus aux autorités civiles que la liberté pour l’Eglise catholique, celle de coexister aux côtés des autres religions. Lisez ces mots du Pape Paul VI adressés aux gouvernants : « Que demande-t-elle de vous, cette Eglise, après deux mille ans bientôt de vicissitudes de toutes sortes dans ses relations avec vous (…) elle ne vous demande que la liberté. La liberté de croire et de prêcher sa foi, la liberté d’aimer son Dieu et de le servir, la liberté de vivre et de porter aux hommes son message de vie ».



Commentaire du prêtre qui nous a envoyé cet article :
"Il reproche à l'Eglise [conciliaire] de demander la liberté, mais c'est exactement ce qu'a demandé la FSSPX dans la première condition !!!"

Monsieur l'abbé a mis le doigt sur le problème. 
Cela nous a rappelé un article hypocrite de l'abbé Thouvenot écrit le 7 décembre 2012, qui se terminait pas ces mots :
"Et si, à l’occasion de cet anniversaire [cinquantenaire de Vatican II], on se souvenait de la demande d’un archevêque missionnaire qui n’eut de cesse de réclamer qu’on le laissât «faire l’expérience de la Tradition»? Non pas une expérience aventureuse de plus, mais une expérience éprouvée, parce qu’elle fait ses preuves depuis 2000 ans."

A l'époque, nous n'avions pas eu le temps de commenter cet article. Nous rappelons à l'abbé Thouvenot qui fait semblant de ne pas s'en souvenir, que cet archevêque missionnaire a reconnu son erreur par la suite et qu'il a dit : 
- dans Itinéraire spirituel, véritable testament de Mgr Lefebvre, écrit quelques mois avant de mourir : «C’est donc un devoir strict pour tout prêtre voulant demeurer catholique de se séparer de cette Eglise conciliaire, tant qu’elle ne retrouvera pas la tradition du Magistère de l’Eglise et de la foi catholique.» (Itinéraire spirituel, 1990, p. 29). 

- Plus tard encore, en janvier 1991, deux mois avant sa mort, Mgr Lefebvre a écrit, dans le Fideliter n°79 p.11 : « Aussi maintenant, à ceux qui viennent me dire : il faut vous entendre avec Rome, je crois pouvoir dire que je suis allé plus loin même que j’aurais dû aller »

En effet, demander à Rome de faire l'expérience de la Tradition est une expérience non seulement aventureuse mais peccamineuse : II Jn I, v. 10-11 : « Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas à la maison et ne le saluez pas. Car celui qui le salue participe à ses œuvres mauvaises. »
Si en saluant Rome, nous "participons à ses œuvres mauvaises", que faisons-nous alors, en acceptant le principe de nous mettre sous sa dépendance et sous son autorité ? Une trahison.