mardi 22 octobre 2013

Mgr Fellay nous prend vraiment pour des idiots !

Mgr Fellay nous prend vraiment 
pour des idiots !

Par Michaël

Lors du congrès de l’Angelus Press, des 11 et 12 octobre 2013, Mgr Bernard Fellay, Supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X, a donné une conférence, suivie le lendemain dimanche d’un sermon. Vous trouverez ci-dessous quelques commentaires à partir du compte-rendu paru sur DICI.

Mgr Fellay a fait allusion à la situation difficile de 2012, lors des relations entre la Fraternité Saint-Pie X et le Vatican : « Quand on voit ce qui se passe maintenant [sous le pape François], nous rendons grâce à Dieu, nous rendons grâce à Dieu de ce que nous avons été préservés de toute sorte d’accord l’an dernier. Et nous pouvons dire que l’un des fruits de la croisade [du rosaire] que nous avons faite, c’est que nous avons été préservés d’un tel malheur. Dieu merci. »


Mgr Fellay arrive à Rome pour signer un accord. 

La Sainte Vierge a donc protégé la FSSPX de Mgr Fellay ! Mgr Fellay nous prend vraiment pour des idiots !

Mgr Fellay : « Ce n’est pas que nous ne voulons pas être catholiques, bien sûr, nous voulons être catholiques et nous sommes catholiques, nous avons le droit d’être reconnus en tant que catholiques. Mais nous n’allons pas mettre en péril nos trésors pour cela. Bien sûr que non. » 
Le but de Mgr Fellay : le droit d’être reconnu catholique par des hérétiques ! Moyens pour arriver à cette fin : mise en péril de nos trésors : reconnaissance de la légitimité de la promulgation de la nouvelle messe, du nouveau code de droit canon, du concile Vatican II , etc., voir DQA


Au sujet des discussions avec Rome : « Tout type de démarche pour une reconnaissance a pris fin quand les autorités romaines m’ont donné le document à signer, le 13 juin 2012. Ce jour-là, je leur ai dit : ‘je ne peux pas accepter ce document’. Je leur ai dit dès le début, en septembre de l’année précédente, que nous ne pouvions pas accepter cette ‘herméneutique de la continuité’, car ce n’est pas une vérité, ce n’est pas la réalité. Elle va à l’encontre de la réalité. Donc, nous ne l’acceptons pas. Le Concile n’est pas en continuité avec la Tradition. Il ne l’est pas. 
Mgr Fellay nous mène en bateau car son document et celui du pape sont quasi-identiques. cf. article Rome et Menzingen sont d'accord.

Alors, quand le pape Benoît XVI a demandé que nous reconnaissions que le concile Vatican II est une partie intégrante de la Tradition, nous avons dit : ‘Désolé, ce n’est pas la réalité, donc nous n’allons pas signer. Nous n’allons pas reconnaître cela’ ». 
Pourtant Mgr Fellay a écrit solennellement : « L’entière Tradition de la foi catholique doit être le critère et le guide de la compréhension des enseignements du Concile Vatican II, lequel à son tour éclaire – c’est-à-dire approfondit et explicite ultérieurement – certains aspects de la vie et de la doctrine de l’Eglise, implicitement présents en elle ou non encore formulés conceptuellement. » Mgr Fellay nous prend vraiment pour des idiots !

Et de poursuivre : « Il n’a jamais été dans notre intention non plus de prétendre que le Concile soit considéré comme bon, ou que la nouvelle messe soit ‘légitime’. 
Pourtant Mgr Fellay a écrit solennellement : « Nous déclarons reconnaître la validité du sacrifice de la Messe et des Sacrements célébrés avec l’intention de faire ce que fait l’Eglise selon les rites indiqués dans les éditions typiques du Missel romain et des Rituels des Sacrements légitimement promulgués par les papes Paul VI et Jean-Paul II. »

Voici ce que dit l’Abbé de la Rocque :
"Peut-on reconnaître la légitimité de la nouvelle messe ? Nous sommes dans des nuances de mots vous me direz, mais très importantes. Peut-on reconnaître la légitimité de la nouvelle messe ou, ce qui revient au même, la légitimité de sa promulgation ? On est là exactement dans le même cas que pour le nouveau Code. Reconnaître la nouvelle messe comme légitime voudrait dire que la nouvelle messe n’est pas mauvaise en soi. Or, elle est mauvaise en soi, puisqu’elle voile les aspects essentiels de la messe, son sacrifice et sa finalité propitiatoire. Donc on ne peut pas dire que la nouvelle messe soit bonne en soi, et donc, on ne peut pas reconnaître au sein de l’Eglise la légitimité de la nouvelle messe, puisqu’une loi mauvaise n’a pas valeur de loi. On ne peut pas."

Mgr Fellay nous prend vraiment pour des idiots !

« Le texte [du 15 avril 2012] que nous avons présenté à Rome était, dirons-nous, un texte délicat qui devait être bien compris, il était censé être lu à la lumière d’un grand principe qui dirigeait le tout. Ce grand principe n’avait rien de nouveau dans l’Eglise : ‘Le Saint-Esprit n’a pas été promis à saint Pierre et son Successeur de telle sorte que, grâce à une nouvelle révélation, le pape enseigne quelque chose de nouveau, mais que, avec son aide, le pape conserve saintement et transmette fidèlement le dépôt de la foi.’ Cela est tiré de la définition de l’infaillibilité [fixée par Vatican I]. C’était le principe, la base de l’ensemble du document, qui exclut d’emblée toute sorte de nouveauté.
« Ainsi donc prendre n’importe quelle phrase du texte, en en excluant ce principe, revient à prendre des phrases qui n’ont jamais été ni notre pensée, ni notre vie. Ces phrases en elles-mêmes sont ambiguës, c’est pourquoi, afin de dissiper cette ambiguïté, nous voulions y introduire ce principe. Malheureusement, peut-être était-ce trop subtil et c’est pourquoi nous avons retiré ce texte, car il n’était pas assez clair tel qu’il était écrit. »

Ici, Mgr Fellay nous prend vraiment explicitement pour des idiots ! Il dit noir sur blanc que ses opposants sont limités intellectuellement. Mgr Fellay est "subtil" car pour négocier avec Rome, il utilise des phrases "ambiguës" (dit-il) qu’il faut interpréter avec un principe qui les contredit. Cher lecteur, (sans doute un peu limité, d’après Mgr Fellay), trouvez-vous que cette phrase du préambule doctrinal du 15 avril 2012 est ambiguë : « En suivant les critères énoncés ci-dessus (III, 5), ainsi que le canon 21 du Code, nous promettons de respecter la discipline commune de l’Église et les lois ecclésiastiques, spécialement celles qui sont contenues dans le Code de droit canonique promulgué par le pape Jean-Paul II (1983) et dans le code de droit canon des Églises orientales promulgué par le même Pontife (1990), restant sauve la discipline à concéder à la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X par une loi particulière. »

Le pape François



Mgr Fellay : « Au début du pontificat de Benoît XVI, j’ai dit : ‘la crise de l’Église va se poursuivre, mais le pape essaie de mettre les freins.’ En d’autres termes, l’Église va continuer de chuter, mais avec un parachute. Et depuis le début de ce pontificat [celui du pape François], je dis : ‘il coupe les cordes, et il y accroche une fusée [dirigée vers le bas].’ »

Mgr Fellay n’a pas changé d’avis sur Benoît XVI, c’est grave. Pourtant on a eu quelques événements graves :
– 21.10.2007 : Réunion interreligieuse de Naples ;
– 28.04.2008 : Visite de la synagogue de New York ;
– 15.07.2008 : J.M.J. de Sydney avec sa liturgie « inculturée » et ses rituels païens ;
– 12.05.2009 : Visite de la mosquée du Dôme de Jérusalem ;
– 12.05.2009 : Rituel juif au Mur des lamentations ;
– 17.01.2010 : Visite à la synagogue de Rome ;
– 14.03.2010 : Participation active au culte luthérien à Rome ;
– 01.05.2011 : Béatification de Jean-Paul II ;
– 27.10.2011 : Réitération du scandale d’Assise ;
Sans oublier le Motu Proprio qui a abrogé officiellement la messe tridentine comme rite ordinaire de l’Église catholique latine.
Etc.
C’est ça un pape qui "essaie de mettre les freins" ? Mgr Fellay nous prend vraiment pour des idiots !

Les conseils de Mgr Fellay : Mais, a-t-il rappelé, Dieu est « beaucoup, beaucoup plus grand que nous. Dieu est capable de permettre à l’Église de continuer » et il peut travailler même à travers ces ministres imparfaits. « Mais encore une fois », a-t-il répété : « Ne les suivez pas. Suivez-les quand ils disent la vérité, mais quand ils vous disent des bêtises, ne les suivez pas sur ces points. »
Pour Mgr Fellay, Il faut suivre les hérétiques quand ils disent de bonnes choses. La position de l’Église n’a jamais été celle-là. En effet, ce que peut dire de bien un hérétique n’a guère de valeur car il se trompe par ailleurs tellement. De plus, trier chez le pape ce qui nous semble bien ou mal n’est pas suivre le pape mais le juger en permanence. De plus, si l’on est un peu formé aux techniques de subversion, on sait qu’un libéral donne des gages de bonne foi et se fait passer parfois pour meilleur qu’il n’est afin d’endormir la méfiance.

Mgr Fellay refuse le principe du nullam partem avec les hérétiques modernistes, principe si cher aux saints. Ainsi, cette dérive libérale prépare un ralliement : en Asie, on publie dans un bulletin de la FSSPX de bonnes pages du pape François, aux États-Unis on prie en communion avec le pape François pour la Syrie.

L’article de DICI conclut : « À la suite de sœur Lucie, des papes Léon XIII et saint Pie X, Mgr Fellay a averti avec plus de force encore que nous sommes peut-être sur le point d’entrer dans le temps de l’Antéchrist, mais nous ne pouvons pas savoir précisément où ni dans combien de temps cela peut arriver. »

Mgr Fellay tente de resserrer les rangs en faisant peur. Il prophétise avec des "peut-être" et des "nous ne pouvons pas savoir". Ce n’est pas sérieux. Nous ne sommes pas à la fin du monde puisqu’avant cette fin, l’Apocalypse, Saint Louis-Marie Grignon de Montfort et les apparitions de Fatima précisent qu’il y aura le règne du Cœur Immaculé de Marie et un temps de grandes conquêtes pour l’Église (explications : ici, ici, ici). Décidément, Mgr Fellay nous aura pris pour des idiots jusqu’au bout.