vendredi 2 août 2013

Techniques de subversion par Michael

Techniques de subversion
par Michael

Les franciscains de l'Immaculée

L’Abbé Régis de CACQUERAY, le 2 juillet 2013, dans un fax envoyé aux prieurs de France, évoque le possible ralliement pratique de la FSSPX à Rome : « Les circonstances seraient alors minutieusement étudiées pour voir ce qu'il est prudent de faire ou de ne pas faire pour contribuer au bien de l'Église. »

Vous noterez que l’abbé de Cacqueray est fidèle au chapitre de 2012, ce qui somme toute est assez logique. Mais, les fidèles n’ont plus envie de participer à une FSSPX qui examinerait les conditions pour se vendre aux modernistes. Les circonstances seraient étudiées minutieusement nous rassure-t-il. Quand on voit la minutie de Mgr Fellay qui reconnait la légitimité de la nouvelle messe dans la déclaration du 15 avril 2012 ou la minutie de Mgr de Galaretta pour qui la majorité est le critère de la vérité, (« eh bien tant pis, de toute façon, on va faire ce que la majorité pense. ») http://aveclimmaculee.blogspot.fr/2012/10/commentaire-de-la-conference-de-mgr-de.html, on peut avoir des sueurs froides. Je ne vois pas comment un prêtre zélé de la FSSPX pourrait bâtir sa vie sur ce sable en ayant peur chaque matin de se lever rallié, en pensée ou en acte.

Imaginons que la FSSPX soit "très prudente", étudie "minutieusement" les conditions et qu'elle conclue un accord. Voilà en quelques mois, comment la FSSPX serait mise au pas :

Le principe de la subversion est le suivant : un petit groupe plus libéral de la FSSPX se constitue et réclame des aménagements (ex : confirmations par l’évêque local, cf. abbé Mercury, droit d’assistance à la messe chrismale de l’évêque diocésain, etc.). La direction de la FSSPX refuse. On fait appel à Rome. Comme il y a eu accord, il y a eu transfert d’autorité. Rome tranche dans un sens moderniste. Et le tour est joué.

Premier exemple récent : le cas des Franciscains de l’Immaculée.


C’est une communauté italienne conciliaire très dynamique. Elle comporte des branches masculines et féminines, les vocations y sont nombreuses et jeunes et elle est implantée sur plusieurs continents, avec entre autres une mission en Argentine. Elle propose une spiritualité plutôt traditionnelle et célèbre souvent la messe selon le rite ancien.

C’est précisément cela qui leur a été contesté par un noyau de dissidents internes. Ceux-ci ont fait appel aux autorités vaticanes pour se plaindre de la propension excessive de leur congrégation à célébrer la messe selon le rite ancien, ce qui aurait pour effet de créer des exclusions et des oppositions au sein des communautés, de miner l'unité interne et, pire encore, d’affaiblir le "sentire cum Ecclesia" le plus général.

Les autorités vaticanes ont réagi en envoyant, il y a un an, un visiteur apostolique. Et maintenant voici qu’un commissaire est nommé à la tête de toutes les communautés de la congrégation des Frères Franciscains de l'Immaculée. Le pape François, dans un décret du 11 juillet ordonne : "En plus de ce qui est indiqué ci-dessus, le Saint Père François a décidé que tous les religieux de la congrégation des Frères Franciscains de l'Immaculée sont tenus de célébrer la liturgie selon le rite ordinaire".

Évidemment, cette interdiction contredit le fameux Motu proprio de Benoit XVI, mais comme le décret fait l’objet d’une approbation du pape sous une forme spécifique, le recours juridique n’est pas admis. Les Franciscains de l'Immaculée devront se conformer à l’interdiction de célébrer la messe selon le rite ancien à partir du dimanche 11 août 2013.

Et le tour est joué.

Et dire que c’est sur ce genre de communautés que l’abbé du Chalard et Mgr Fellay s’appuyaient pour affirmer que les choses changaient à Rome. Quel jugement imprudent et ridicule ! Et pourtant, les actions de Benoit XVI étaient sous leurs yeux :
– 21.10.2007 : Réunion interreligieuse de Naples ;
– 28.04.2008 : Visite de la synagogue de New York ;
– 15.07.2008 : J.M.J. de Sydney avec sa liturgie « inculturée » et ses rituels païens ;
– 12.05.2009 : Visite de la mosquée du Dôme de Jérusalem ;
– 12.05.2009 : Rituel juif au Mur des lamentations ;
– 17.01.2010 : Visite à la synagogue de Rome ;
– 14.03.2010 : Participation active au culte luthérien à Rome ;
– 01.05.2011 : Béatification de Jean-Paul II ;
– 27.10.2011 : Réitération du scandale d’Assise ;
Etc.

Deuxième exemple: la Fraternité Saint Pierre

C’est le même scénario : un groupe de prêtres (anciens de la FSSPX !) souhaite être bi-ritualiste et formule des revendications libérales. Refus des Supérieurs. Appel à Rome. Nomination d’un « commissaire », etc.

Troisième exemple : L’Institut du Bon Pasteur


L’Institut du Bon Pasteur est une communauté ralliée, fondé par l’abbé Laguérie, ancien curé de saint Nicolas, rejoint par l’abbé Aulagnier, ancien supérieur du District de France et ancien Assistant du Supérieur Général. (Cela montre comment les plus hauts responsables de la FSSPX peuvent errer.) Cette communauté a obtenu le droit de critiquer le concile Vatican II. Eh bien, elle est actuellement reprise en main par Rome car elle s’entre-déchire. Et qui retrouve-t-on pour travailler sur ce dossier nommé par Rome ? Le Révérend Père Poquet de Haut-Jussé, membre éminent du G.R.E.C., fondé en autres par l’abbé Lorans de la FSSPX.

Don Stefano Carusi, de l’IBP, s’aperçoit que les procédures mises en place par Rome ne respectent pas le droit : « Cette procédure foule aux pieds la volonté de notre Chapitre » « et se révèle complètement irrespectueuse de nos statuts, approuvés par le Saint Siège pas plus tard qu’en 2006, qui ne prévoient pas une telle procédure. » Rome ne s’embarrasse pas de précautions et le bel accord négocié n’est qu’un chiffon de papier.

Conclusion

Par définition, il n’y a pas de bon accord avec un pape moderniste : un accord étant un transfert d’autorité, un accord avec un pape moderniste est par définition mauvais.

Si l’on ne rappelle pas cela, on met la foi en danger. Et cela, ni M. l’abbé de Cacqueray, ni Mgr Tissier ne l’ont rappelé. Le rappeler, c’est remettre en cause le chapitre de la FSSPX de 2012 et ses 6 conditions préalables à un accord !

Saint Herménégilde, priez pour nous.