jeudi 22 août 2013

Pour que des prêtres se lèvent en France : prières au Brésil

Pour que des prêtres se lèvent en France : prières au Brésil

Quelques réflexions et pistes vers des solutions : 
article destiné spécialement aux fidèles



Avec l'Immaculée remercie chaleureusement nos amis brésiliens de penser à la France dans leurs prières. Nous espérons en effet que des prêtres vont finir par se lever en France. Plus on attend, plus on calcule, plus on se tait, plus on tergiverse, plus ce sera dur. Nous demandons aux fidèles qui veulent que quelque chose se fasse de se grouper si possible, de contacter les prêtres susceptibles d'agir et de leur faire des propositions, en fonction de leurs moyens. Mgr Lefebvre n'aurait rien fait si on ne l'avait pas "pris au collet", selon sa propre expression. Il semble que cela doive être pareil de nouveau, en France particulièrement. 

Paris :
Nous demandons surtout aux parisiens qui sont les plus nombreux en un même lieu à être anti-accordistes de s'organiser et de voir avec l'abbé Beauvais ce qu'il compte faire. Si l'abbé Beauvais veut continuer à se taire et à obéir à Mgr Fellay, il faut absolument construire autre chose à côté de saint Nicolas. On ne peut pas laisser plusieurs milliers de personnes virer tout doucement de bord sans rien faire. Et si on ne fait rien, c'est ce qui va se passer, automatiquement. Les fidèles des évêques du Coetus Internationalis patrum sont tous devenus conciliaires, même si leur évêque était contre Vatican II : leur évêque a obéi, ils sont tous passés à l'église conciliaire. Il en sera de même pour Saint Nicolas si l'on ne fait rien. Mgr Fellay ne mérite aucune obéissance. C'est un traître à la foi et à la Fraternité. Ces mots ne sont pas excessifs : la déclaration doctrinale du 15 avril 2012 est une grave trahison de la foi.
Notons que même si l'abbé Beauvais n'était pas muté de Saint-Nicolas, le problème se poserait pareillement. Ce n'est pas parce que les prêtres anti-accordistes perdent une belle place qu'ils faut qu'ils se détachent de la Fraternité. Non. Il faut qu'ils se détachent de la Fraternité parce qu'ils ne peuvent pas parler librement ni prêcher comme il faut contre la Déclaration doctrinale du 15 avril 2012 et les six conditions. Il faut qu'ils se détachent de la Fraternité parce qu'ils ne peuvent pas dénoncer le fauteur d'erreur le plus dangereux pour nous: Mgr Fellay. Donc même si Mgr Fellay changeait d'avis et décidait de ne pas muter l'abbé Beauvais, la question se poserait avec autant d'acuité à celui-ci et à ses fidèles : peut-on continuer à se taire en se permettant une petite allusion voilée ou une petite pique par trimestre ? Est-ce cela prêcher à temps et à contretemps comme le dit Saint Paul ? Vaut-il mieux garder une belle église de pierre et un bel immeuble ou continuer à prêcher la foi et la doctrine clairement sans compromission ? Vaut-il mieux continuer à tenir les postes en silence ou parler à voix haute et quitter les beaux bâtiments ? La réponse est évidente. Les prêtres sont tentés de tomber dans le piège de l'immobilier. On ne tient pas un poste en se taisant. On s'illusionne qu'on le tient, c'est différent. Une présence silencieuse ne sert à rien. On pèche pas omission, on perd son âme et celle des fidèles et c'est tout. Le cardinal Oddi et le cardinal Siri ont-ils aidé l'Eglise par leur silence en tenant leur poste ? Leur action a-t-elle été efficace ? Ils n'ont rien fait. Il en sera de même pour nos prêtres, s'ils restent ainsi. Ils sont victimes d'un faux raisonnement qui leur est insufflé. Il est donc inutile d'attendre encore six mois, à la date de la mutation. L'abbé Beauvais et les fidèles de saint Nicolas ont dès maintenant en main tous les éléments de décision. Il faut agir, maintenant que l'abbé de Cacqueray a montré ce qu'il pensait réellement. Il faut reconnaître l'intoxication qui a été utilisée. Un an a déjà été perdu. C'est rattrapable en partie, quoique de nombreux fidèles aient été retournés en faveur de Mgr Fellay. Deux ans ne seront pas rattrapables à notre avis.

Paris est une position centrale. C'est là que les bons fidèles sont les plus nombreux et les plus riches. Il est facile de rallier Paris par les moyens de transport à partir de toute la France. Il faut rapidement une chapelle de Résistance à Paris qui soit le point de ralliement de toute la France. Nous ne demandons pas d'acheter un immeuble qui coûte des millions. Il suffit de louer une salle dans un endroit bien desservi par les transports et bien situé et de trouver un logement pour le prêtre qui peut aussi être une location payée par les fidèles, si aucun de nos lecteurs ne possède un appartement qu'il pourrait prêter.

Nous sommes en train de revivre l'isolement de Mgr Lefebvre après le Concile. Les 250 évêques du Coetus internationalis se sont tous défilés. Et cela recommence avec nos prêtres. Être seul n'est pas nouveau : onze apôtres sur douze étaient absents au pied de la croix. Allons-nous ne rien faire parce que nous sommes seuls ? Est-ce le nombre qui doit nous décider ? Si les fidèles ne font rien, les prêtres risquent de ne rien faire. Souvent, les pasteurs conduisent les brebis à condition que les brebis les poussent. Sinon, ils n'osent pas. C'est peut-être le monde à l'envers, mais cela s'est passé ainsi avec Mgr Lefebvre lui-même. La difficulté est que les brebis ne voient pas la nécessité de faire une chose dont les prêtres, même ceux qui pensent bien, ne leur montrent pas la nécessité. Ils faut donc qu'elles réfléchissent et se forment par elles-mêmes. Pour y voir clair, les brebis peuvent se poser les questions suivantes :

1) Puis-je envisager pour mes enfants et mes petit-enfants de rester dans une Fraternité où la vérité ne sera enseignée qu'à moitié, où l'ambiguïté sera cultivée, où les erreurs de Rome seront souvent occultées et/ou mal dénoncées ?

2) Puis-je envisager, si des vocations apparaissent dans ma famille, de confier mes fils et mes petits-fils aux séminaires de Mgr Fellay pour qu'il les forme ou, si ce sont des filles, aux dominicaines de Brignoles ou de Fanjeaux ? Brignoles est accordiste sans hésitation. Il semble que Fanjeaux soit coupé en deux, si nous avons bien compris. Il faudrait que la moitié saine quitte et fonde une autre communauté.


3) Puis-je continuer à laisser mes enfants encore de nombreuses années dans les écoles de la Fraternité  ou dans les écoles de sœurs ? N'y a-t-il aucun problème dans ces écoles ? Ou bien ai-je déjà surpris des réflexions inquiétantes de la part d'untel ou untel en position d'autorité ? Si oui, ne serait-il pas temps que j'aille voir tel abbé dont je sais qu'il s'y connaît en écoles, pour lui dire de quitter la Fraternité et de fonder une école ? 
Beaucoup de personnes sont retenues d'agir par la crainte que leurs enfants ne soient renvoyés des écoles. Il faut donc fonder d'autres écoles dans la mesure du possible ou choisir des solutions alternatives. Fr Pfeiffer développe l'école à la maison aux Etats-Unis. C'est une possibilité à envisager. Mais en France, il y a paraît-il plusieurs prêtres bien pensants dans les écoles. Ils pourraient donc, s'ils se regroupaient, faire quelque chose. Une école ne nécessite pas forcément de bâtiments en dur. On peut louer des préfabriqués. Ce peut être une solution financièrement. Un fidèle peut prêter le terrain. L'avantage de cette formule est que l'on peut commencer avec peu de bâtiments et ajouter au fur et à mesure des préfabriqués. Regardez ce site, cela n'a pas l'air hors de prix. Le préfabriqué peut aussi d'ailleurs être une solution pour une chapelle pas chère, si un fidèle a un terrain à prêter.

4) Puis-je avoir confiance en des personnes de la FSSPX qui se disent anti-libérales (ex : Mgr Tissier ou l'abbé de Cacqueray) mais qui sont prêtes à se mettre sous l'autorité d'un pape comme François si celui-ci fait semblant de se soumettre aux six conditions et promet que nous pourrons le critiquer ? 

5) D'une façon générale, peut-on avoir confiance en des prêtres ou des évêques de la FSSPX, même bien pensants, mais qui renoncent à critiquer le principe d'un accord pratique avec Rome, à critiquer la Déclaration doctrinale du 15 avril 2012 et à dénoncer Mgr Fellay ? N'est-ce pas peccamineux de leur part ? Si ce n'est pas peccamineux, alors c'est que les 250 évêques du Coetus Internationalis ont eu raison de ne pas se fatiguer et de ne rien faire et que Mgr Lefebvre aurait pu s'abstenir de faire la Fraternité saint Pie X. Nous ne serions donc pas traditionnels et nous serions conciliaires. Beaucoup d'entre nous ne seraient probablement même pas catholiques et nous serions tous sur le chemin de l'enfer. Si au contraire  il est peccamineux de se taire, sauvons nos prêtres indécis en les encourageant à sortir, à parler et en leur proposant des solutions... Normalement c'est le pasteur qui sauve les brebis. Mais là, il semble qu'il doive en être autrement.

6) Réfléchissons à ceux qui sont à Rome : sont-ce des gens honnêtes ou des brigands débauchés et hérétiques ? Est-il raisonnable d'envisager d'obéir à un pape qui laisse en place sciemment un prélat homosexuel et qui anime des JMJ comme celles que l'on vient de voir ? Devons-nous avoir confiance en un homme si adulé des francs-maçons ? Devrons-nous avoir confiance en les promesses que François fera à la FSSPX alors qu'il vient de restreindre sévèrement l'application du Motu proprio aux Franciscains de l'Immaculée ? Devrons-nous avoir confiance en la droiture de Mgr Pozzo qui a assassiné l'Institut du Bon Pasteur l'année dernière ? Si nous ne pouvons pas avoir confiance en ces personnes, alors pouvons-nous avoir confiance en les personnes de la Fraternité qui envisagent de nous mettre sous leur autorité ? Devons-nous continuer à obéir à l'abbé de Cacqueray, Mgr Tissier et Mgr Fellay ?

7) Vatican II est-il acceptable "à la lumière de la Tradition" comme le dit Mgr Fellay ou bien est-ce "une perversion totale de l'esprit" comme le dit Mgr Lefebvre ? Puis-je encore avoir confiance en Mgr Fellay après tous les mensonges qu'il nous a dits en un an ? Dois-je continuer à rester sous l'influence d'un chef qui a trahi gravement la foi, qui n'a pas condamné les énormités qu'il a proférées, et a publié le 27 juin 2013 une déclaration ambiguë qui ne contredit pas la déclaration doctrinale du 15 avril 2012 et réaffirme le principe d'un accord avec Rome ?

NB : Même s'il l'on n'est pas parisien, il faut essayer de faire quelque chose dans la mesure du possible. Il faut aller voir les bons prêtres et leur dire de parler, de sortir... tout en leur proposant des solutions pratiques.