samedi 17 août 2013

Le pape est-il victime (2) ? Jean XXIII : « bon pape Jean » ou franc-maçon ?

Le pape est-il victime (2) ?  
Jean XXIII : « bon pape Jean » ou franc-maçon ?  

« Je suis intimement persuadé que nous ne savons pas la moitié de ce qui se passe à Rome et si nous sommes déjà scandalisés par la moitié que nous savons, eh bien, pensons qu'il y a encore la moitié de plus. Si nous savions tout, nous serions épouvantés, épouvantés ».
Nous avons à faire vraiment à une mafia incroyable, invraisemblable, liée à la maçonnerie certainement, n'est-ce pas (...) Oh, c'est abominable ! » Mgr Lefebvre, conférence du 4 septembre 1987.
  
  

Nous avons examiné dans l’article précédent les preuves qui montrent que Jean XXIII a été mis en place au conclave de 1958 par un véritable putsch de la franc-maçonnerie.   

Nous allons à présent étudier qui est ce pape mis en place par les franc-maçons. Est-ce un « bienheureux » du ciel, comme l’a proclamé le pape Jean-Paul II le 3 septembre 2000 ?

1. Le docteur Carlo Alberto Agnoli :

Dans les Actes du deuxième Congrès Théologique de  Si,si, No,no  (janvier 1996) l’appartenance de Jean XXIII à la Franc-maçonnerie était prouvée par le docteur Carlo Alberto Agnoli (pages 403 à 437). Voici un passage de sa conférence :

 « Tout observateur impartial est obligé de convenir que Jean XXIII se présenta dès le premier instant comme une personne qui avait un programme bien précis à réaliser, auquel il s’était préparé et à la réalisation duquel il s’appliqua avec un grand zèle et une grande sollicitude. […] A ce point, certainement mes auditeurs m’auront déjà posé en chœur une question directe : "En somme, selon vous, Jean XXIII était un maçon ?" Eh bien, ma réponse ne peut être que positive ! En fait, outre les indices graves, précis et concordants que nous avons examinés jusqu’ici – et il y en a beaucoup d’autres – il existe des preuves directes qu’il n’est pas possible de négliger. » (p. 432) Et le conférencier cite plusieurs de ces preuves... 

Le texte disponible sur internet s’arrête ici, au moment le plus passionnant. Nous avons voulu signaler ici le congrès de Si Si No No, même avec ce texte incomplet, car c’est une autorité en la matière. Si l’un de nos lecteurs possède chez lui les actes du Congrès, et pouvait mettre en ligne la suite, il serait bienvenu ! En attendant, examinons la suite des preuves dont nous disposons.


2. Le Père Malachi Martin :


Qui est Malachi Martin ?

Le père Malachi Brendan Martin ( + 27 juillet 1999) était un prêtre catholique et un ancien jésuite. Il a été ordonné prêtre le 15 août 1954. De 1958 à 1964 il a été au service du Saint-Siège au Vatican, travaillant comme secrétaire personnel du cardinal Augustin Bea (ndlr : Béa était un franc-maçon notoire). D’esprit traditionnel, Malachi  Martin n'a pas apprécié les réformes du deuxième Concile du Vatican. Dès 1964, un an avant la clôture du Concile, le pape Paul VI l'a libéré à sa demande des vœux de pauvreté et d'obéissance qu'il avait prononcés pour entrer chez les jésuites, tout en confirmant son vœu de chasteté. . [NDLR : d’après Wikipédia, article Malachi Martin] Certains disent que c'était un franc-maçon chargé d'infiltrer les traditionalistes. Nous n'en savons rien. En tout cas, son témoignage mérite d'être rapporté.

Il continuait à dire la Messe et à confesser, d’après plusieurs sites, même si on le voit en civil sur la photo ci-dessus. Tous les propos ci-dessous ont été écrits et signés par Malachi Martin.

Dans le livre l’Eglise éclipsée, de Louis- Hubert Rémy, p. 6 et 7, l’auteur, ami du marquis de la Franquerie et François Dallais se rend à New york pour interviewer Malachi Martin :

« Second entretien du 12 septembre 1996 à New York  
Je lui demande de confirmer: «Jean XXIII était -il franc-maçon?»

Il répond: «Sur l’appartenance de Jean XXIII à la Franc-Maçonnerie, toutes les preuves sont dans les archives du Vatican, jalousement gardées par le cardinal Sodano. Lui-même aurait vu des photos prises par son chauffeur dévoilant Jean XXIII fréquentant les loges parisiennes» 

Questions posées à Malachi Martin (septembre 1996):  
Jean XXIII était-il initié? Certains documents l’appellent “frère”. Qu’en pensez-vous?

Oui, il fut initié par Vincent Auriol.

Note : Il s’agit d’une initiation à la Franc-Maçonnerie. Relevons cet extrait de la revue de l’abbé Mouraux: «Nonce à Paris, Mgr Roncalli recevait à table ouverte Edouard Herriot et Vincent Auriol, francs-maçons notoires et politiciens qui menaient une action persécutrice de l’Eglise. Dans la chaleur d’un banquet, il leur dit un jour: “Ce qui nous sépare est de peu d’importance”. Tout son bonheur semblait être celui de la table où il voulait avant tout plaire» (Bonum Certamen 122, p.7). »

3. Le journaliste franc-maçon occultiste Pier Carpi :

L'auteur s'est fait aider par "des représentants de sociétés initiatiques et ésotériques." 

Ce journaliste est cité dans le livre Le décalogue de Satan, au chapitre XVII nommé une révolution en tiare et en chape. Vous pouvez vous procurer gratuitement le texte du chapitre 17 sur le lien suivant :


 Ce livre a été préfacé de façon élogieuse par Mgr Lefebvre :

Ecône, le 6 septembre 1989

Bien cher Monsieur,

En cet anniversaire de la ruine profonde et radicale de l’ordre chrétien, seul ordre social voulu par Notre-Seigneur Jésus-Christ pour le salut des âmes, vous avez courageusement montré comment s’est tramée cette opération diabolique ; je vous félicite vivement. Il est toujours utile de manifester la vérité d’une histoire que les amis de la Révolution présentent d’une façon mensongère.

Par les textes des papes qui ont jugé ces évènements, vous jetez une lumière définitive sur cetteentreprise satanique, codifiée dans les droits de l’homme.

Vous montrez enfin comment la Révolution et son esprit subversif ont conquis le monde et sont désormais installés dans l’EgliseC’est bien le coup de maître de Satan de se servir du pape et des évêques pour la diffusion de l’esprit révolutionnaire.

Puisse votre ouvrage, avec la grâce de Dieu, servir à la Renaissance catholique et à la libération de l Eglise de ses serviteurs infidèles.

Que Notre-Dame des Victoires vous vienne en aide.

Mgr Marcel Lefebvre.

Extraits du chapitre 17 :

« Angelo Roncalli fut initié en 1935, alors qu'il était délégué apostolique en Turquie. Le journaliste italien Pier Carpi, haut initié occultiste, livra au public, sur demande de la secte, une description minutieuse de la cérémonie d'initiation dans son ouvrage Les prophéties du pape Jean XXIIISes révélations ne furent jamais démenties.

 Roncalli était affilié à l'ordre des rose-croix, qu'il ne faut pas confondre avec le grade de chevalier rose-croix de la maçonnerie. Il s'agit d'un groupe occultiste où l'on pratique la magie noire. Il fut fondé au XVIIIè siècle par les frères juifs Cagliostro et Saint Germain et par le frère Saint Martin, disciple d'un juif portugais, Martinez de Pasqualis.

"La pièce était vaste et pentagonale", rapporte Pier Carpi. "Au beau milieu de la pièce, une grande table en cèdre, pentagonale elle aussi". 

Le pentagone et le pentacle sont couramment utilisés en sorcellerie.

 "Sur la table, une bible ouverte au début de l'Evangile de saint Jean".

 La franc-maçonnerie et d'autres groupes gnostiques ont une prédilection pour le prologue de l'Evangile selon saint Jean, où il est dit que la lumière est venue dans le monde, mais que les ténèbres ne l'ont pas reçue. Par une inversion satanique, les occultistes prétendent que les ténèbres dont il est question signifient l'obscurantisme moyenâgeux de l’«Eglise de Pierre», opposée à la lumière du véritable christianisme, transmis en secret par l’«Eglise de Jean». (...) Il s'agit donc de balayer l'Eglise romaine fondée sur Pierre, en infusant aux hommes la lumière (luciférienne) de la secte qui se réclame de saint Jean. C'est pourquoi Angelo Roncalli choisit Johannes comme nom d'initiation, nom sous lequel il devint pape plus tard. En maçonnerie, le récipiendaire est amené peu à peu, au fil des années, à la lumière ; dans l'ordre des rose-croix par contre, l'initié reçoit d'un seul coup toute l'influence luciférienne. (Lire l'article remarquable de Jean Vaquié sur l'illumination initiatique paru dans Lecture et tradition,janvier/mars 1973.)

 La longue cérémonie de Roncalli se termina en effet ainsi : le maître, au cou duquel pendait le symbole de l'Ordre au bout d’«une chaîne aux noeuds templiers», posa son épée sur la tête de Roncalli. "A ce moment-là, quelque chose de nouveau, d'insaisissable se produisit en Johannes, qui explosa en lui. Il en resta tout étourdi, confondu. Au summum de la sérénité, du bonheur. - «Ce que tu éprouves en ce moment, frère Johannes, bien d'autres l'ont éprouvé avant toi : moi-même, les maîtres du passé, les autres frères à travers le monde. Cette chose-là, appelle-la lumière, mais elle n'a pas de nom»", lui disait son initiateur.

 Notons bien que cette illumination ne fut pas d'origine divine, mais diabolique. Satan, déguisé en ange de lumière, prit possession de Roncalli. (...)

A un autre endroit, le même auteur fait une peinture si exacte de cet être invisible que le chrétien possédant quelques notions de démonologie peut l'identifier aisément comme étant Satan travesti en ange de lumière :

 "Il en est qui, en certains moments donnés, ont la possibilité de se détacher d'eux-mêmes, de descendre au-delà du seuil, toujours plus bas dans les obscures profondeurs de la force qui soutient leur corps et où cette force perd son nom et son individualisation. C'est alors que l'on a la sensation que cette force s'élargit, reprend le moi et le non-moi, envahit toute la nature, substancifie le temps, transporte des myriades d'êtres comme s'ils étaient ivres ou hallucinés, se représentant sous mille formes, force irrésistible, sauvage, inépuisable, sans repos, sans limite, brûlée par une  insuffisance et une privation éternelles"

Cette description est identique à celle que font du démon les écrivains écclésiastiques, quand ils le définissent comme un esprit d'inquiétude et d'ambition, un esprit incandescent, mais privé éternellement de Dieu.

Il s'agit bien d'une autre religion, d'une Contre-Eglise avec dogmes, rites et influence spirituelle.

[Pier Carpi poursuit :]

« On enseigna au futur Jean XXIII les mystères de l'ordre, "les paroles secrètes, les signes de reconnaissance, les attouchements, le rituel des travaux de groupe..., les rites quotidiens à accomplir à trois moments précis de la journée –(...)Les frères resserrèrent la chaîne autour de lui, se pressèrent pour lui communiquer leur force. Et, d'une voix qui n'était pas la sienne, Johannes parla... Tout ce qu'il dit fut retranscrit dans les procès-verbaux du temple, par le grand chancelier ». 

C'étaient les prophéties de Jean XXIII, prononcées par le démon à travers la bouche de Roncalli. Car il est bien connu que les possédés parlent avec une voix qui n'est pas la leur... »


4. Edward Brasey  dans Enquête sur l'existence des Anges rebelles :

 «Durant la Seconde Guerre mondiale les services secrets britanniques avaient créé une section ap-pelée le “MI 5”, sur l’ordre de Churchill. Cet organisme était chargé de travailler dans le monde de l’occulte afin de déstabiliser le IIIe Reich au moyen d’un rituel magique. “Amado précise que ce rituel eut lieu en présence de personnages tels que Ian Fleming , et avec la bénédiction de l’évêque Angelo Roncalli, INITIE DE LA SECTE DES ILLUMINATI en Turquie , qui en 1958 deviendra le pape Jean XXIII ! Sur sa croix pectorale, il arborait d’ailleurs le signe des Illuminati: un oeil ouvert au centre d’un triangle... Ceci se passait dans une obscure forêt du Sussex, au début de l’année 1941”» (“Enquête sur l’existence des anges rebelles”, de Edouard Brasey, p.259, Filipacci).

CROIX PECTORALE DE JEAN XXIII  


Remarquons le triangle avec l’oeil au centre de cette croix  


5. Jaime Ayala Ponce dans  Introduction à la Franc-Maçonnerie (1983)
Jaime Ayala est “Initié du 33ème degré du rite écossais (ndlr : degré le plus haut du rite), membre actif du conseil suprême, premier écrivain maçonnique mexicain”, nous dit-on dans la présentation du livre.

 Citation :
« En 1935, Angelo Roncalli, archevêque de Mesembria est délégué apostolique en Turquie. Pour lui la vie n’est pas facile. C’est la guerre; comme d’autres prêtres ou religieux, il doit porter des vêtements de laïc. C’est précisément à cette époque qu’ il est invité à rentrer dans une société héritière des enseignements Rose-Croix à qui Louis Claude de Saint-Martin, le comte de Saint Germain et le comte de Cagliostro donnèrent tant de force... Pier Carpi, sérieux chercheur journalistique et détracteur de ces types de sociétés secrètes, paradoxalement devait découvrir au cours de ses recherches, les preuves écrites de l’affiliation maçonnique en Turquie de Angelo Roncalli, qui plus tard serait connu sous le nom de Jean XXIII... Ce grand journaliste nous relate dans son livre le procédé d’affiliation et décrit dans le détail le rituel de cette affiliation. Ainsi il raconte que c’est lors d’une des séances dans une loge qu’Angelo Roncalli tombe en transe mystique et c’est précisément le moment où il énonce ses fameuses prophéties... Tous ceux qui veulent aller plus loin dans cette histoire et connaître davantage ces sociétés, peuvent se procurer dans n’importe quelle librairie l’oeuvre “Les prophéties de Jean XXIII” de Pier Carpi aux Editions Martinet Roca (Espagne)».

“Il y a quelques années, le célèbre franc-maçon professeur A. Sierra Partida voulut publier dans les journaux nationaux une copie de l’acte d’intronisation dans une loge de Paris, où on laissait entendre que les profanes Angelo Roncalli [Jean XXIII] et Giovani Montini [Paul VI] avaient été emmenés ce même jour pour être initiés aux augustes mystères de la confrérie. Bien en-tendu la presse nationale refusa de publier ceci, aussi le professeur fit lui-même faire les copies qui circulèrent dans les cercles maçonniques du pays. »


« S’il reste encore quelque doute, nous invitons tous ceux qui le désirent à lire et étudier le Concile Vatican II de Jean XXIII et nous verrons que beaucoup de fondements se basent sur les principes et postulats de la Franc-Maçonnerie.

“Si quelque fanatique doutait encore de ce que j’avance, je lui demanderais la raison pour laquelle Jean XXIII a décidé de l’abolition de la bulle d’excommunication qui existait encore avant qu’il ne fût le successeur de saint Pierre. »

En effet c’est Jean XXIII qui amorcera le processus de levée de l’excommunication des francs-maçons; ce qu’achèvera Jean-Paul II dans le Nouveau Code de Droit Canon de 1983. 


6. Témoignage de Franco Bellegrandi, ex-Camérier de Cape et d’Epée de Sa Sainteté et collaborateur de “L’Osservatore Romano” :
  
Dans son livre intitulé “Nichitaroncalli”( Ed. Eiles, Roma),1977, p.176 :


“A l’époque du Concile fut répandue chez les Pères une publication circonstanciée qui accusait d’illégitimité l’élection de Jean XXIII parce que voulue par la Franc-Maçonnerie et qui indiquait Roncalli comme appartenant à cette Secte depuis les années de sa nonciature en Turquie”.

Jean XXIII ordonna une perquisition chez les évêques les plus suspects d’intolérance envers le “nouveau cours”. Bellegrandi raconte en outre que Roncalli, qui condamnait officiellement le matérialisme marxiste, recevait fréquemment dans ses appartements privés le chef du Parti communiste italien Palmiro Togliatti, et que plus d’une fois il le retint à dîner.



7. Le Père Rosario Esposito [ ndlr : prêtre  militant pour le  rapprochement entre l’Eglise et la franc-maçonnerie, franc-maçon]. Dans son livre “Les grandes concordances entre Eglise et maçonnerie”, il retranscrit une interview  du Baron Yves Marsaudon, 33ème degré du Rite Ecossais Ancien et accepté au journaliste  Jean- André Faucher du journal “Le Juvénal” du 25-9-1964 « En date du 25 septembre 1964 le journal Juvénal publiait le texte d'une interview de Jean André Faucher avec le baron Yves Marsaudon, auteur de nombreuses oeuvres sur la Franc-Maçonnerie. Il [Marsaudon] avait occupé longtemps la charge de ministre de l'Ordre Souverain militaire de Malte; il avait été également ministre d'Etat du Conseil Suprême de Rite Ecossais pour la France. Le texte de l'interview a été republié par Marsaudon lui-même dans le volume intitulé “De l'initiation maçonnique à l'orthodoxie chrétienne” (Paris, Dervy, 1965, pp. 135-136). Il nous parait opportun de reprendre les passages les plus importants, et les plus propres à éclairer la pensée du pape Jean, tant à l'époque où il était nonce à Paris que lorsqu'il eut accédé à la Chaire de Pierre:

- J.A.F.: Vous avez bien connu le Pape Jean?

- MarsaudonJ'étais très lié avec Mgr. Roncalli, Nonce apostolique à Paris. Il m'a reçu plusieurs fois à la Nonciature, et, en diverses occasions, il est venu à mon domicile de Bellevue, en Seine-et-Oise. Lorsque j'ai été nommé Ministre de l'Ordre de Malte, j'ai exprimé au Nonce les perplexités étant donné mon appartenance à la Franc-Maçonnerie. Mgr. Roncalli m'a conseillé formellement de rester dans la Maçonnerie.


- J.A.F.: L'avez-vous revu après son accession à la tiare?
- Marsaudon: Oui, il m'a reçu à Castelgandolfo en ma qualité de Ministre émérite de l'Ordre de Malte, et il m'a donné sa bénédiction, me renouvellant ses encouragements pour une oeuvre de rapprochement entre les Eglises, et même entre l'Eglise et la Franc-maçonnerie traditionnelle (c'est-à-dire: régulière).

- J.A.F.: Dans quel esprit a-t-il suivi les deux premières sessions du Concile?
- Marsaudon: Avec beaucoup d'espoir et beaucoup de conviction. Les confidences que j'avais reçues du bon Pape Jean ne me permettaient pas de mettre en doute sa sincérité. En fait la seconde session du Concile s'est terminée dans un esprit profondément oecuménique. L'espoir fut immense au sein de l'univers catholique. Mis à part quelques pharisiens inabordables, les croyants manifestaient une joie immense. »


7bis : Marsaudon cité par le Dr Rama Coomaraswamy et Mgr Lefebvre :

« ainsi, nous ne pouvons ignorer le deuxième concile du Vatican et ses conséquences […] De tout notre coeur, nous soutenons la “Révolution de Jean XXIII” » (cité par le Dr Rama Coomaraswamy,The Destruction of Christian Tradition, Perennial Books, 1981, p. 179). 

« Aujourd'hui, on parle non seulement de rapprochement, mais - c'est cela la révolution de Jean XXIII - de liberté de conscience ». Marsaudon.

 « Les catholiques, surtout les conservateurs, ne doivent pas oublier que toutes les voies mènent à Dieu. Ils doivent accepter cette courageuse idée de liberté de conscience qui – et l’on peut vraiment parler ici de révolution –, partie de nos loges maçonniques, s’est étendue magnifiquement au-dessus du dôme de Saint-Pierre» (cité par Mgr Lefebvre, p. 182). 


8. Appréciations de la Franc-Maçonnerie à la mort de Jean XXIII :

 Traduction de cette affiche :

“La Grande Loge occidentale mexicaine et ses confrères, à l’occasion de la mort du Pape Jean XXIII, annoncent officiellement leur peine pour la disparition de ce grand homme qui a révolutionné les idées, pensées et formes d’agir de la liturgie catholique romaine. Les encycliques “Mater et Magistra” et “Pacem in Terris” ont révolutionné les concepts en faveur des droits de l’homme et de sa liberté. L’humanité a perdu un grand homme et nous, francs-maçons, reconnaissons en lui ses principes élevés, son humanitarisme et ses qualités de grand libéral” (Guadalajara 3.6.63 Lic. José Guadalupe Zuno Journal mexi-cain “El Informador”).


Le grand maître de la Grande Loge de France :
 "La Grande Loge de France s'incline avec émotion devant la dépouille mortelle d'un chef spirituel qui a eu le rare mérite d'élargir son horizon bien au-delà des limites consacrées et d'élever sa pensée avec sagesse et courage jusqu'au plan d'une tolérance dont il a donné le plus édifiant des exemples".(Bulletin intérieur de la Grande Loge)


9. Carlos Vazquez Rangel, Grand Commandeur du Conseil suprême de la maçonnerie mexicaine, 33ème degré :

Nous avons déjà un peu anticipé sur les preuves de l’appartenance de Paul VI  à la franc-maçonnerie en citant Jaime Ayala Ponce dans son livre Introduction à la franc-maçonnerie.(cf. n°5 de cet article)


 Citons pour finir l’éminent franc-maçon Carlos Vazquez Rangel. Dans une interview donnée à Proceso, un journal politique du Mexique, Vazquez déclara, en 1992, que « le nouvel Ambassadeur auprès du Saint-Siège, Enrique Olivares Santana, [est] un frère de loge, un «militant d’honneur» du Rite écossais et « le plus éminent Maçon de ces dernières années ». Il exprimait ses craintes que le nouvel ambassadeur rencontre à Rome des « réactionnaires » mais il se rassurait en confiant qu’il rencontrerait aussi des maçons : « dans les huit pâtés de maisons qui constituent l’État du Vatican, il ne fonctionne pas moins de quatre loges du Rite écossais… Beaucoup des plus hauts dignitaires du Vatican sont des Maçons, et dans certains pays où l’Église n’est pas autorisée à opérer, ce sont les loges qui conduisent clandestinement les affaires du Vatican. »

 Vazquez va plus loin puisqu’il explique également qu’une « une grande partie de ce qui a été accompli au Concile reposait sur les principes maçonniques ». 

Il soutient également que Jean XXIII et Paul VI furent initiés à la maçonnerie: «Le même jour, à Paris, le profane Angelo Roncalli (Jean XXIII) et le profane Giovanni Montini (Paul VI) ont été initiés aux augustes mystères de la Fraternité. » 

  
Prière maçonnique en l'honneur de Jean XXIII