samedi 17 août 2013

Le pape est-il victime ? (1) L’élection de Jean XXIII : un conclave inspiré du Saint-Esprit ou un putsch de la Franc-Maçonnerie ?

Le pape est-il victime ? (1)
L’élection de Jean XXIII : un conclave inspiré du Saint-Esprit ou un putsch de la Franc-Maçonnerie ?



Jean XXIII a insisté pour recevoir sa barrette de cardinal des mains 
du  franc-maçon socialiste Vincent Auriol, lequel, aux dires de plusieurs grands maîtres FM 
a initié Jean XXIII à Paris : cf. article le pape est-il victime(2)


Nous recopions ici en les modifiant légèrement des articles que nous avons faits il y a un an pour le forum un évêque s'est levé.


Voici ce que nous dit Monseigneur Lefebvre, dans sa conférence aux prêtres de la FSSPX, le 4 septembre 1987 : 


« (...) J'ai eu l'occasion de le dire à ceux qui ont des hésitations encore sur Rome. Je dis : 



« Je suis intimement persuadé que nous ne savons pas la moitié de ce qui se passe à Rome et si nous sommes déjà scandalisés par la moitié que nous savons, eh bien, pensons qu'il y a encore la moitié de plus. Si nous savions tout, nous serions épouvantés, épouvantés ».



Nous avons à faire vraiment à une mafia incroyable, invraisemblable, liée à la maçonnerie certainement, n'est-ce pas (...) Oh, c'est abominable ! »                       

Nos pères qui ont aidé à fonder la Fraternité étaient souvent assez bien avertis des faits que nous allons exposer, mais le flambeau de la connaissance s'est mal transmis à la génération suivante. C’est pour cela que des personnes de la FSSPX sont tentées de revenir vers la Rome conciliaire, en la confondant avec la Rome éternelle. Nous allons donc retourner aux sources d’information des premiers temps de la tradition.



Le but de cette série d’articles est de nous convaincre tous, en profondeur et sans l’ombre d’une hésitation,de la justesse de cette phrase de Mgr Lefebvre, dans Itinéraire spirituel, son testament spirituel, p. 31 :



« C’est un devoir strict pour tout prêtre voulant demeurer catholique de se séparer de cette Eglise conciliaire tant qu’elle ne retrouvera pas la tradition du Magistère de l’Eglise et de la foi catholique. »



1. Le témoignage d’un ancien du FBI, Paul L. Williams :
    
En 2003, Paul L. Williams, ancien consultant du FBI, a publié un ouvrage intitulé The Vatican exposed : Money, Murder, and the Mafia (Amherst, NY, Prometheus Books). Dans cet ouvrage, William, qui n’est pas catholique, affirme ceci (p.90-92) :

« En 1954, le comte Della Torre, rédacteur en chef du journal du Vatican L’Osservatore Romano, a prévenu Pie XII des sympathies communistes de Roncalli [Ndlr : Angelo Roncalli est le futur Jean XXIII]. D’autres membres de la « noblesse noire »[ndlr : fraction fervente des nobles italiens ayant suivi Pie IX] ont exprimé des préoccupations analogues. [5]

« Roncalli n’échappait pas non plus à l’attention du FBI et de la CIA. Ces deux agences ont commencé de constituer d’épais dossiers sur lui et sur les activités discutables d’autres « progressistes » du Vatican, dont Mgr Giovanni Battista Montini (futur Paul VI). […]

« Pie XII avait fait du Cardinal Giuseppe Siri celui qu’il désirait voir lui succéder. [7] Siri était un anticommuniste acharné, un traditionaliste intransigeant en matière de doctrine de l’Église, ainsi qu’un excellent bureaucrate…

« En 1958 [ndlr :le 26 octobre], lorsque les cardinaux s’enfermèrent dans la chapelle Sixtine pour élire un nouveau pape, de mystérieux événements commencèrent à se produire. Au troisième tour de scrutin, Siri, selon les sources du FBI, obtint le nombre de voix nécessaire pour être élu pape sous le nom de Grégoire XVII. [8] De la fumée blanche s’échappa de la cheminée de la chapelle pour informer les fidèles qu’un nouveau pape avait été élu. La nouvelle fut joyeusement annoncée à 18 heures par la radio du Vatican. Le journaliste déclara : “La fumée est blanche… Il n’y a absolument aucun doute. Un pape a été élu.” [9]

« Mais le nouveau pape n’apparaissait toujours pas. On commença à se demander si la fumée était blanche ou grise. Pour mettre fin à ces doutes, Mgr Santaro, secrétaire du Conclave des cardinaux, informa la presse que la fumée avait bel et bien été blanche et qu’un nouveau pape avait été élu. L’attente se poursuivit. Le soir, Radio Vatican annonça que les résultats restaient incertains. Le 27 octobre 1958, le Houston Post titrait : “Quatre tours de scrutin n’ont pas suffi aux cardinaux pour élire un pape : la confusion autour des signaux de fumée est source de fausses nouvelles”. [10]



fumée blanche photographiée le
26 octobre 1958





la foule crie sa joie place Saint Pierre à la vue de la fumée blanche






finalement la fumée redevient noire




« La nouvelle était cependant exacte : au quatrième tour de scrutin, selon les sources du FBI, Siri avait obtenu à nouveau le nombre de voix nécessaire pour être élu pontife suprême. Mais les cardinaux français [ndlr :dont plusieurs étaient franc-maçons, nous le verrons dans un autre article] firent annuler le résultat, en prétendant que cette élection entraînerait partout des émeutes et l’assassinat de plusieurs évêques éminents derrière le Rideau de Fer. [11]

« Les cardinaux choisirent alors d’élire le Cardinal Federico Tedeschini comme “pape de transition”, mais Tedeschini était trop malade pour accepter le poste.

« Enfin, le troisième jour de scrutin, Roncalli reçut le soutien nécessaire pour devenir le pape Jean XXIII… » 

Les notes en bas de page ajoutées par Williams sont les suivantes : [5] Biographie confidentielle du Département d’État : « Jean XXIII » ; date de publication : sans date ; déclassifié le 15 février 1974 ; voir aussi Avro Manhattan, Murder in the Vatican, p. 31. [7] John Cooney, The American Pope, p. 259. [8] Note secrète du Département d’État, « Jean XXIII » ; date de publication : 20 novembre 1958 ; déclassifié le 11 novembre 1974. [9] Les paroles du journaliste sont reproduites dans le London Tablet du 1er novembre 1958, p. 387. [10] Houston Post, 27 octobre 1958, p. 1 et 7. [11] Note secrète du Département d’État : « Cardinal Siri » ; date de publication : 10 avril 1961 ; déclassifié le 28 février 1994.

Mais direz-vous, la parole du FBI est sujette à caution... Vous avez raison. Ce témoignage est un indice important mais non une preuve définitive. Continuons donc notre enquête.

Cependant, nous pouvons retenir déjà une certitude : de la fumée blanche s’est échappée de la cheminée le 26 octobre 1958 et le secrétaire du conclave, Mgr Santaro a confirmé l’élection du nouveau pape ce même jour.

Voici ce qu’on lit sur Wikipédia (article thèse sirianiste):

« Ce qui est hors de doute, c'est que Radio Vatican a conclu, après les cinq minutes de fumée blanche, ce 26 octobre 1958, que le pape avait été élu au troisième tour et annoncé à ce titre, comme disent ceux qui l'ont entendu : « La fumée est blanche... Il n'y a absolument aucun doute. Un pape a été élu. »

Après l'apparition de cette fumée blanche, la Garde suisse pontificale s'est rassemblée pour saluer solennellement le nouveau pontife, et c'est seulement un peu plus tard qu'on lui a donné l'ordre de se retirer puisqu'aucun pape ne se montrait au le balcon, et après que la fumée blanche fut de nouveau devenue noire. »

 

2. L’abbé Charles-Roux :


                              
abbé Charles-Roux



L’abbé Charles-Roux est le prêtre qui disait la messe (de st Pie V) sur le tournage du film de Mel Gibson La Passion du Christ. Son père était ambassadeur de France auprès du Saint-Siège et ami du cardinal Tisserant.

Dans le numéro de septembre 2004 d’Inside the Vatican, p.41, on trouve une interview de l’abbé Charles-Roux, qui fait cette déclaration :



« L’élection a été marquée par certaines irrégularités lors de ce conclave de 1958, comme le Cardinal Tisserant [ndlr : franc-maçon] l’a lui-même reconnu. Certains disent que c’est Agagianian qui a été élu, d’autres que c’est Siri, d’autres disent que ce sont d’autres cardinaux encore et que le camerlingue [grand chambellan] a alors annulé l’élection. En tout état de cause, je suis absolument certain que Jean XXIII a choisi son nom, celui d’un antipape [du quinzième siècle], en toute connaissance de cause, afin de montrer qu’il avait été irrégulièrement élu. » 




Cardinal Tisserant 


3. Témoignage de Franco Bellegrandi, ex-Camérier de Cape et d’Epée de Sa Sainteté et collaborateur de “L’Osservatore Romano” :  


 Bellegrande 

En 1977, il écrit un livre intitulé “Nichitaroncalli”(“Nichitaroncalli” Ed. Eiles, Roma).

. Ce livre ne fut publié qu’en 1994. Sa présentation publique à Rome provoqua un certain émoi dans la presse nationale. Parmi les personnalités présentes, il y avait le cardinal Silvio Oddi.

Dans cet ouvrage il raconte ce qu’il a vu et entendu au Vatican. C’est ainsi qu’au mois de septembre 1958, peu de temps avant le Conclave, l’auteur recevait ces confidences (p. 62 du livre) :

 «Je me trouvais en voiture avec un personnage que je savais être une haute autorité maçonnique en contact avec le Vatican. Celui-ci me dit: 

“Le prochain pape ne sera pas Siri, comme le bruit court dans certains cercles romains, parce que c’est un cardinal trop autoritaire. Il sera élu un pape de conciliation. A déjà été choisi, le patriarche de Venise Roncalli”. Je répliquai surpris: “Choisi par qui ?” “Par nos maçons représentés au Conclave” m’a t-il répondu sereinement. Sur ce, je répliquais: “Y a-t-il des maçons au Conclave ?” “Certainement, me dit-il, l’Eglise est entre nos mains”. Je répliquais de nouveau: “Alors, qui commande l’Eglise ?” Après un bref silence, mon interlocuteur précisa : “Personne ne peut dire où se trouve la tête. La tête est occulte”. 

Le jour suivant, le Comte Paolo Sella (famille très connue en Italie), a écrit dans un document officiel, qui aujourd’hui est conservé dans le coffre-fort d’un notaire, le nom et le prénom de ce personnage ainsi que sa stupéfiante déclaration, complétée par le mois, l’année, le jour et l’heure ». 

4. Les prédictions  de l’occultiste Jean-Gaston Bardet (faux mystique sataniste), dès 1954 :

14 août 1954. Jean-Gaston Bardet écrit au Patriarche Roncalli alors en villégiature dans son village natal de Sotto il Monte. Bardet lui prédit qu’il deviendra pape et lui révèle qu’il prendra le nom de jean XXIII.

 Mgr Roncalli lui répond le 26 août. Il ne croit pas Bardet ; il le considère comme « victime d’une hallucination grave et dangereuse ». Mais Bardet n’est pas disposé à se laisser éconduire aussi facilement. Il vient à Venise où il rencontre Roncalli, lui répète ses prédictions et lui dit, selon Capovilla, que son pontificat sera marqué par des “interventions doctrinales et des réformes disciplinaires”. Les prédictions de Bardet tourmentent encore Roncalli en janvier 1955. Il y fait allusion dans une lettre à sa soeur Maria : « Un fou de Français, qui a des révélations et un don de double-vue, a été jusqu’à me dire le nom que je prendrai quand on me choisira comme pape. Des fous, ce sont des fous. » (Lettres à ma famille, 8.1.1955). 

Le bulletin occultiste Les échos du surnaturel publia dans son numéro de décembre 1961/janvier 1962 le témoignage de Bardet.

 « En ce qui concerne le Concile, j'ai écrit au cardinal Roncalli (ancien nonce à Paris dont j'étais le conseiller) à la date du 14 août 1954, pour lui annoncer son élection future [à la papauté] et lui demander un rendez-vous pendant les vacances à son pays natal en vue d'étudier son premier travail... : le Concile. Et je précisais : «Voudriez-vous réfléchir sur tout cela, car il n'y aura pas de temps à tergiverser. Dès l'ascension au trône pontifical, le plan doit se dérouler instantanément et surprendre tous les politiques.»

 (cité par Latour, Loubier et Alexandre : Qui occupe le siège de Pierre ?, Villegenon 1984, page 17)

Ainsi donc, quatre ans avant la mort de Pie XII, le pouvoir occulte avait déjà désigné son successeur et lui avait assigné le travail qu'il aurait à faire : le concile Vatican II.


5. Le prince Scortesco  cité par la revue Introibo, No. 61, juillet-août- septembre 1988, Association Noel Pinot, Angers, France, p. 3.)
Le prince Scortesco, pionnier de la tradition, était un fervent admirateur de Mgr Lefebvre.  Il était ancien ambassadeur de Roumanie et cousin de deux membres de la garde noble du Vatican, dont le prince Borghese qui était Président de cette Garde et responsable de la garde des conclaves de 1958 et 1963. Le prince Borghese devait s’assurer qu’aucune communication n’était possible avec l’extérieur.  En 1976, le prince Scortesco publia la lettre suivante (nous traduisons à partir de l’anglais Introïbo car nous n’en avons pas la trace en français sur internet.):
 « Dans le cas de Jean XXIII (1958) et Paul VI (1963), il y a eu des communications avec l’extérieur. Il a donc été connu qu’il y a eu plusieurs tours de scrutin au premier conclave [1958] qui a abouti à l’élection du Cardinal Tedeschini et au deuxième [1963], [qui abouti à l’élection ] du Cardinal Siri. »

[ndlr : le Cardinal Tedeschini avait été élu en 1958 après que le cardinal Siri, intimidé par les menaces, ait renoncé à la tiare.] cf. Paul L .Williams, en 1re partie de l’article.

 Peu après la publication de cette lettre, on a retrouvé le prince Scortesco, assassiné, brûlé vif dans son lit, le 4 septembre 1976. Il a payé de sa vie cette déclaration, ce qui en prouve la véracité.
D’autres écrits du prince Scortesco mentionnent que les gens de « l’extérieur » avec lesquels certains cardinaux communiquaient  étaient des membres du  B’nai Brith (maçonnerie juive). Nous en reparlerons plus en détail à propos du conclave qui élira Paul VI.

6. Le cardinal Siri a avoué qu’il avait un « horrible secret » au marquis de la Franquerie, à Louis-Hubert Remy et à François Dallais qui sont allés l’interroger le 18.07.1985 :

             cardinal Siri



                                  


Le cardinal Siri fut interrogé sur diverses questions, y compris les révélations de Scortesco sur son élection. Bien qu’il niât certaines choses, Siri ne démentit pas son élection à la papauté. 



Quand on lui demanda s’il avait été élu pape, il resta un long moment en silence, puis leva les yeux au ciel avec une expression d’intense souffrance, il joignit les mains et dit : « Je suis tenu par le secret. » Puis après un temps de silence, il ajouta : « C’est un horrible secret. J’aurais des livres à écrire sur les différents conclaves, des choses très graves ont eu lieu, mais je ne peux rien dire. »