mercredi 24 juillet 2013

Le G.R.E.C (troisième et dernière partie) par Michael

Le G.R.E.C (troisième et dernière partie)
par Michael
Quel est le prêtre du G.R.E.C
qui a dit l'ineptie moderniste suivante :
"Un dialogue serein n’est pas une fin en soi, mais un moyen indispensable pour rechercher la vérité."
NB : un bon catholique ne recherche  pas la vérité par le dialogue avec l'hérétique mais par l'étude de sa foi. Réponse dans le jeu à la fin de l'article.
Vous serez surpris !




Qui sont les participants au GREC ?
Les fidèles soutiennent matériellement les prêtres de la FSSPX tant qu’ils sont fidèles au combat de la Tradition. Or le GREC est une compromission insigne avec l’hérésie moderniste. Compromission d’autant plus coupable qu’elle a été voilée par la plus grande discrétion. 
L’abbé Lelong évoque :
- M. l’abbé du Chalard, résidant à Rome, «  ne cessa d’apporter au grec un soutien aussi discret qu’attentif. » (p. 24).
- M. l’abbé Alain Lorans contribua « de façon décisive à la création puis à la vie de notre Groupe de Réflexion entre Catholiques. » (p. 24). Il est le porte-parole officiel de la FSSPX, en charge de la Communication !
- M. l’abbé de la Roque, théologien qui se félicitera bruyamment du Motu Proprio abrogeant la messe tridentine comme forme ordinaire de la liturgie latine.
- l’abbé Célier, auteur d’un livre, Benoît XVI et les traditionalistes édité et préfacé par un franc-maçon de la Grande loge de France, « chargé de l’étude des questions doctrinales au sein du District de France de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X » (p. 64)
- l’abbé Troadec, responsable de la formation des prêtres !
- l’abbé Ribeton de la Fraternité saint Pierre. Le père Lelong est heureux de constater « les bonnes relations qui existent entre le Supérieur du district de France de la Fraternité Sacerdotale Saint Pierre et le Supérieur de District de France de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X. » (p. 37)
- Jacques-Régis du Cray (journaliste à Fideliter),
- Luc Perrin
- etc.
Le GREC a-t-il eu une influence ?
Nous avons déjà souligné que les événements se sont succédé comme le GREC le prévoyait. Cela n’est pas difficile puisque derrière le GREC nous avons vu qu’il y avait Rome et Menzingen. 
Citons d’autres faits. Le GREC souhaite que « les responsables de cette Fraternité [FSSPX] cessent les déclarations et articles polémiques qui critiquent le saint-Siège. » C’était la contrepartie à la levée des excommunications. C’est ainsi, que Mgr Fellay en viendra à taire toute critique vis-à-vis des scandales romains (Assise III) tout en demandant la liberté de critiquer ! 
Au lieu de rejeter le Concile, les membres de la FSSPX du GREC évoquent un problème d’interprétation. L’abbé Aulagnier montre fort justement (p. 103) que "l’herméneutique de la continuité" de Benoît XVI et l’expression "la lumière de la Tradition" sont deux expressions équivalentes. C’est ainsi que Mgr Fellay pourra affirmer qu’il accepte le Concile Vatican II à la lumière de la Tradition. Avec cette lumière, tout devient acceptable, il acceptera même le nouveau Code de droit canon et la nouvelle messe devient "légitime". 
Le GREC crée un groupe théologique comprenant entre autres, le Père Charles Morerod, « désigné par le cardinal Ratzinger pour des discussions informelles » et M. l’abbé de la Roque. Ce sont ces prêtres que Rome choisira pour les discussions officielles à Rome.

Antidote : Mgr Lefebvre est contre l’œcuménisme


Avec le modernisme, qui est une hérésie conciliaire, une variante du protestantisme, il s’agit bien d’œcuménisme comme le rappelaient les fondateurs du GREC. Le livre de l’abbé Rioult, L’impossible réconciliation donne quelques repères condamnant sans appel cette nouvelle FSSPX œcuméniste : 

- « J’ai attendu jusqu’au 5 juin pour écrire au pape : «  Je regrette, mais nous ne pouvons pas nous entendre. Vous n’avez pas le même but que nous. En faisant un accord, votre but est de nous ramener au Concile. Le mien est au contraire de pouvoir nous maintenir en dehors du Concile et de vos influences. » Mgr Lefebvre, Flavigny, déc. 1988.

Un argument pour justifier le GREC est la nécessité de parler pour mieux se connaître. Comme s’il était difficile de connaître les positions de la FSSPX alors qu’il suffit de lire les livres et publications nombreux depuis 40 ans ! Cet argument est typiquement moderniste : ce qui compte est la rencontre des subjectivités pour construire ensemble des ponts. Voici ce que dit Mgr Lefebvre : « Si vous n’acceptez pas la doctrine de vos prédécesseurs, il est inutile de parler. Tant que vous n’aurez pas accepté de réformer le Concile en considérant la doctrine de ces papes qui vous ont précédés, il n’y a pas de dialogue possible. C’est inutile. (Fideliter, n°66)

La conduite à tenir pour les fidèles et a fortiori pour les prêtres est la suivante : « C’est donc un devoir strict pour tout prêtre (et tout fidèle) voulant demeurer catholique de se séparer de cette Église conciliaire. » Mgr Lefebvre, Itinéraire Spirituel. L’on peut donc parler non seulement de trahison mais de péché grave contre la foi de la part de ces clercs ayant participé au GREC. C’est pour cela sans doute que cette opération a été menée dans la discrétion sur 15 ans ! Les enfants de lumière ne cachent pas les actions vertueuses.

Conclusion

Le GREC est né en 1997. Il a duré près de 15 ans ! Mais il était en germe avant. L’abbé Aulagnier, évoque (p. 107) les colloques à partir de 1992 avec Dom de Lesquen, prêtre conciliaire qui fondera le GREC. À l’époque, on retrouve autour de l’abbé Aulagnier et Dom de Lesquen, les abbés Célier, Lorans, Boivin, Boubée, Laisney. La plupart se retrouveront au GREC. Il s’agissait déjà « d’accepter le concile à la lumière de la Tradition » (p. 108). 

L’abbé Aulagnier, prêtre rallié aux modernistes, est une belle leçon pour les fidèles tentés de faire confiance : dans cette crise, ne pas faire confiance, fût-ce à un Supérieur du District de France et Assistant du Supérieur Général ! Mais reconnaissons que l’abbé Aulagnier, en se ralliant, a été logique avec lui-même.  

Mgr Fellay, quant à lui, attend le moment favorable, le but étant d’obtenir l’accord « avec une grande partie des prêtres et des fidèles de  la FSSPX. » (p. 52)

 Annexe importante :

Annexe toujours disponible trouvée sur la Porte Latine avec nos commentaires entre crochets :

Communiqué du Groupe de Réflexions Entre Catholiques (GREC)
Paris le 29 janvier 2009


« Le Groupe de Réflexions Entre Catholiques (GREC) rend grâce pour la levée de l’excommunication des quatre évêques de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie-X, généreusement décidée par le Saint-Père et promulguée le 24 janvier 2009.
[notez le mot généreusement] 

Il se réjouit de tout cœur pour la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie-X. Mais il se réjouit surtout pour l’Église, laquelle a besoin plus que jamais, comme l’a dit le pape Benoît XVI à Lourdes, de tous ses enfants dans le champ de l’apostolat. [notez que l’Eglise a besoin de tous ses enfants, les modernistes comme les tradis.] 

Cette mesure sert le renforcement de l’unité interne et plus encore de la charité.
[notez que l’unité de l’Eglise n’est plus fondée sur la vérité de la foi catholique… La FSSPX se réjouit de l’œcuménisme appliqué aux tradis]

Cette décision cause une joie d’autant plus grande au GREC que sa vocation, depuis l’origine, a précisément été de créer un espace de rencontres et de discussions entre catholiques, tout spécialement pour que soit reconnue aux prêtres et aux fidèles de l’œuvre de Mgr Lefebvre, leur place au sein l’Église.
[notez que c’est ce que demande Mgr Fellay, une place, un strapontin au milieu des hérétiques.] 

Persuadé que le Saint-Père continuera à favoriser la tenue de colloques qui donneraient sa place à une « herméneutique de continuité » très fortement traditionnelle, le GREC veut poursuivre les efforts qu’il a inlassablement déployés en ce sens.


[Le GREC défend l'herméneutique de la continuité et c'est publié sur la porte latine ! Certes, il y a au-dessus l'encart suivant : 
Sauf avis contraire, les articles ou conférences qui n'émanent pas des
membres de la FSSPX ne peuvent être considérés comme reflétant
la position officielle de la Fraternité Saint-Pie X
Le souci est qu'il y a plusieurs membres de la FSSPX au GREC.]

Il tient à assurer la Conférence épiscopale de France de son soutien pour que soit entendu par tous l’appel du Saint Père à la réconciliation. »
[notez que le GREC assure la Conférence épiscopale de son soutien, sans doute l’abbé Thuillier, ancien prêtre de Saint Nicolas devenu secrétaire particulier du Cardinal Vingt-Trois pourra-t-il faire le relais ?]

Paris, le 29 janvier 2009

Le jeu du GREC, pour les vacances d’été

À faire en famille pour former les ados

Règle du jeu : rendre chaque citation - authentique - à son propriétaire, membre du GREC. Un membre du GREC peut avoir plusieurs citations à son actif ou aucune. Ne pas regarder la grille de réponses donnée plus bas.

 Membre du GREC pouvant être l’auteur de la ou les citation(s)

 1) Abbé Lorans, responsable des publications de la FSSPX, fondateur du GREC.
 

2) M. Pichot-Bravard, professeur au séminaire de l’Institut du Christ-Roi de Gricigliano. (rallié)
 

3) Jacques-Régis du Cray, journaliste à Fideliter, revue du District de France de la FSSPX, sous le nom de Côme de Prévigny et internaute sous le nom d’Ennemond.
 

4) Marie-Alix Doutrebente. (Fondatrice d’une chorale à Saint Nicolas du Chardonnet), secrétaire du GREC
 

5) Abbé Claude Barthe, écrivain, introduit dans les milieux du Vatican
 

6) Père Lelong (conciliaire), fondateur du GREC
 

7) Dom de Lesquen, Abbé émérite de Randol (conciliaire)

Citations

A) « Et de même que la liturgie extraordinaire attire à elle la liturgie ordinaire, de même, on peut souhaiter que la "doctrine extraordinaire" va attirer la "doctrine ordinaire". 

B) «  Certes, personne n’aurait pu imaginer que le pape allait faire cohabiter les deux rites, les ramenant à deux formes. On peut juger de la grande sagesse de Rome par cet acte, etc. »  

C) « Il est évident que l’arrivée de Benoît XVI sur le trône de saint Pierre a été un formidable appel d’air pour l’Église entière, et plus particulièrement pour les traditionnalistes. »  

D) « Le GREC […] ce groupe qu’il convient de maintenir. »  

E) « Il ne faut pas se cacher que ces prêtres [de la FSSPX] sont parfois déroutés lorsque Benoît XVI se rend à la synagogue ou au temple protestant. Mais en plusieurs occasions, ils se trouvent confortés par une rupture avec les malencontreuses habitudes prises ces quatre dernières années »  

F) «  Le GREC se refuse à entrer dans la polémique où les opinions, les sentiments et surtout les ressentiments s’opposent de façon stérile, car ils n’expriment qu’une vision subjective des choses. […] Si ce climat de charité nous paraît nécessaire, il n’est pas suffisant pour autant. Un dialogue serein n’est pas une fin en soi, mais un moyen indispensable pour rechercher la vérité. »  

G) Avec le GREC, « Nous pouvons ainsi, par-delà nos diversités, contribuer à ce que tous soient un dans le Christ. »

Grille de réponses (à cacher)

A 5 (p. 122) C'est la réponse à l'énigme posée le 23 juillet 2013 dans l'article Le GREC 2ème partie.

B 4 (p. 126)

C 4 (p. 125)

D 3 (p. 128)

E 3 (p. 131)

F 1 (p.136 et 137) On croirait lire un progressiste : le dialogue pour rechercher la vérité ! Notez aussi que, d'après cette citation, lorsque la Fraternité exprime sa position, ce n'est pas la vérité objective, pour l'abbé Lorans. Ce n'est qu'une vision subjective des choses qui ne permet pas d'atteindre la vérité. Le dialogue est indispensable, selon lui pour atteindre la vérité !

G 2 (p. 144) Les ralliés, c’est du solide ! (remarque ironique)