dimanche 21 juillet 2013

Le G.R.E.C (1ère partie) par Michael

Le G.R.E.C (1ère partie)
Groupe de Réflexion Entre Catholiques
 par Michael
 l'église conciliaire
avec laquelle Mgr Fellay veut nous réconcilier 
Beaucoup a déjà été dit sur le GREC, club de rencontres entre catholiques modernistes et la FSSPX et qui a préparé le ralliement de la FSSPX à Rome en 2012. Cependant, certains lecteurs ne sont toujours pas convaincus de la nocivité d’une telle démarche et ne voient pas le mal à discuter théologie autour d’un buffet chez Mme Pérol. En quoi, serait-ce le signe d’un reniement ? Ne faut-il pas témoigner et convertir ? N’est-ce pas une affaire montée en épingle par certains pour discréditer la FSSPX ? 
Pour répondre à ces légitimes objections, le mieux est d’aller à la source. Nous évoquerons ainsi le livre du Père Michel Lelong, Pour la nécessaire réconciliation, livre qui donne la parole à de nombreux participants et donne de précieux renseignements. Même si l’on n’est pas d’accord avec le Père Lelong, nous tenons à le remercier pour ces informations et constatons, une fois de plus, que la FSSPX n’informe plus les fidèles qui pourtant, dans la délicate situation de désobéissance à Rome où ils se trouvent, doivent être tenus informés des évolutions doctrinales et pratiques afin d’adopter une attitude idoine, en conscience, en toute connaissance de cause. 

1) Les acquis œcuménistes de Vatican II sont adoptés par les participants du GREC
● Le progrès vers l’unité : 
Le Concile Vatican II a appelé à dépasser les notions de dogmes, d’hérésie et à engager le dialogue avec nos "frères chrétiens" pour progresser vers l’unité en regardant ce qui nous unit plutôt que ce qui nous divise. Le Père Lelong, engagé dans le dialogue avec l’Islam, et principal animateur du GREC, met explicitement les rencontres avec la FSSPX sous ces auspices. Il s’agit d’adopter le même esprit avec la FSSPX qu’avec le dialogue inter-religieux : « À cet égard, il convient d’être aussi attentif au dialogue entre Catholiques qu’au dialogue auquel Vatican II nous appelle avec les orthodoxes, les protestants, les Juifs, les agnostiques, … » (p. 18) 
un exemple de dialogue inter-religieux.
C'est avec des conciliaires partisans de ce genre de cérémonies
que Mgr Fellay aime sympathiser, au sein du GREC.

Le Père Laurent-Marie Pocquet du Haut-Jussé, participant actif du GREC, propose d’appliquer au GREC la « méthodologie présentée par le décret conciliaire Unitatis redintegratio sur la restauration de la pleine unité entre tous les chrétiens : dialogue en profondeur, rencontres fraternelles dans un climat apaisé et confiant, hiérarchie des vérités, […] (pour la) réconciliation en ayant à cœur de n’exiger que ce qui est absolument indispensable au regard de la commune profession de foi. » 
Les partisans traditionnalistes du GREC acceptent par définition de jouer le jeu, ils acceptent la charte implicite de ce club informel qui refuse de faire la distinction entre les termes "catholique" et "catholique conciliaire hérétique" : « Un progrès est bien décelable au sein du GREC dans le sens de ce qu'indique la quatrième lettre de ce sigle. L'initiale C, en effet, désigne ses participants comme se voulant tous Catholiques. Et de ce fait, ils se montrent de façon générale de plus en plus sensibles à ce qu'ils tiennent en commun avec tous les vrais Catholiques. Cela l'emporte peu à peu sur ce qui fâche. À partir de là, il est souhaitable que, de part et d'autre, on ait à cœur de faire passer au second plan les positions personnelles ou partisanes, […]
Le GREC procure un progrès vers l'unité par ce qu'apporte tout un chacun - d'où qu'il vienne - du fond pleinement et totalement catholique qu'il porte en lui. Ce qui relève de son fond propre ou du parti auquel il appartient, n'est pas sans valeur, mais ne doit pas être placé sur le même plan. » 



● Le ralliement à Rome de la FSSPX 
C’est le but officiel et avoué du GREC. Comme l’écrit le Père Lelong à Mgr Fellay : « C’est ainsi, pensons-nous, que nous pouvons, à notre modeste niveau, contribuer à préparer le jour tant attendu, tant espéré, où la FSSPX pourra retrouver toute sa place au sein de l’Église où elle a tant à apporter dans les domaines théologiques et liturgiques. »
C’est « le chemin de la réconciliation » qu’a préconisé l’ambassadeur Pérol dans son testament spirituel, feuille de route du GREC, mise en œuvre par son épouse après sa mort.
(à suivre)