dimanche 14 juillet 2013

L'abbé Pivert : deux problèmes. Commentaires sur la note hypocrite envoyée aux prieurés.

L'abbé Pivert : deux problèmes.
Commentaires sur la note hypocrite envoyée aux prieurés.


Addendum le 15 juillet : Nouvelles de France comprend comme nous l'article 11. Voir la note 2, à la fin de cet article.

Premier problème : 
L'abbé Pivert défend l'article 11 de la déclaration des trois évêques du 27 juin 2013.
Voici les faits : l'abbé Pivert a dit récemment à Gentiloup qu'il fallait faire attention en commentant le paragraphe 11 de la déclaration des trois évêques du 27 juin 2013... Il lui a fait remarquer que nulle part, dans ce paragraphe 11, il était question d'un accord canonique et qu'il ne fallait donc pas faire dire au texte ce qu'il ne disait pas. 

L'abbé Pivert a donc décidé de suivre les indications de la note que les prieurés ont reçue, ainsi que nous l'indique Marcelle. Marcelle précise dans son message que vous trouverez dans ce fil 

"A propos du paragraphe 11 (2° partie) le prêtre nous a dit en substance : "nous les prêtres nous avons reçu une note nous disant qu'il ne fallait pas interpréter ce passage dans le sens de tenter d'obtenir un accord canonique, mais seulement pour obtenir une plus grande liberté de parole dans l'Eglise".
A la bonne heure  ! Si la note dit cela, nous devons croire la gentille note parce que les personnes qui envoient des notes aux prêtres de la FSSPX en France sont bien entendu des personnes "de toute confiance" ! 
Marcelle dit : "De qui émanait la note ? On ne nous l'a pas dit."
Très bonne question : de qui émanait la note ?
Deux solutions : soit de l'abbé de Cacqueray soit de Menzingen. 
Si la note émane de Menzingen et que l'on a encore confiance en Menzingen après tous les mensonges et les mauvais textes publiés depuis un an, spécialement ceux du cor unum 104, c'est que le cas est désespéré.

Si la note émane de l'abbé de Cacqueray et que l'on a encore confiance en lui, c'est davantage compréhensible, mais c'est une erreur quand même. Pourquoi ne faut-il pas avoir confiance en l'abbé de  Cacqueray ? A cause de ces faits :


1) Il a mis en doute la parole de la Sapinière sur le nombre de signataires de la lettre et a condamné énergiquement son action,
2) Il a affirmé deux fois publiquement et officiellement que la ligne de la Fraternité n'avait pas changé, ce qui est un mensonge énorme,
3) Il a loué récemment la direction de Mgr Fellay dans la lettre aux amis et bienfaiteurs n° 80,
4) Il n'a pas dit un seul mot public et vérifiable contre les mensonges de Menzingen, contre la déclaration doctrinale du 15 avril et contre un accord pratique depuis avril 2012.
5) Il laisse sur La Porte Latine le mensonge énorme (peut-être involontaire) de l'abbé Rebourgeon disant que Mgr Fellay a dit à Cotignac qu'il n'y aurait accord avec Rome que si celle-ci se convertissait. [Ce n'est pas après l'abbé Rebourgeon que nous en avons, bien sûr, étant donné l'ambiguïté du sermon de Cotignac, mais après Mgr Fellay et l'abbé de Cacqueray.]

Reprenons l'explication de l'abbé Pivert donnée par Gentiloup. Voici ce qu'elle nous dit :

"M. l'abbé Pivert m'a fait remarquer que l'article 11 de cette déclaration ne devait pas être interprété avec un a priori. 

(...) En lisant vite et avec l'expérience de la tentative de ralliement de l'année dernière, on pourrait croire que la IIème proposition est envisagée dans le cadre d'un accord canonique. C'est ainsi que je l'ai lue dans un premier temps. Mais en relisant plus attentivement, il semble que ce ne soit pas le cas. Nulle part, en effet, dans cette déclaration il n'est fait référence à un quelconque accord canonique. (...) 

Actuellement (et depuis la fondation de la Fraternité) Rome ne reconnaît pas à la Fraternité, ni à quiconque "le droit de professer intégralement la foi et de rejeter les erreurs qui lui sont contraires."

Or, dans cette déclaration, les évêques ne demandent rien à Rome, ils évoquent seulement l'hypothèse très improbable selon laquelle Rome reconnaîtrait subitement à la Fraternité "le droit de professer intégralement la foi et de rejeter les erreurs qui lui sont contraires." 

Dans cette déclaration, les évêques ne demandent donc pas l'autorisation d'exercer ce droit qui est la marque de la Fraternité depuis sa création. Ce droit qui était en sourdine depuis le chapitre d'Albano en novembre 2011 en raison de la tentative de ralliement. 

En d'autres termes si "le droit de professer intégralement la foi et de rejeter les erreurs qui lui sont contraires," était reconnu par Rome à la Fraternité, cela signifierait que Rome serait en bonne voie de conversion. C'est ce que signifie, me dit l'abbé Pivert, cette phrase. En relisant attentivement, je n'y vois pas d'autre signification non plus." (Fin de citation)


Cette explication du paragraphe 11 est inacceptable. Le fait que l'abbé Pivert puisse la soutenir est vraiment grave et nous oblige à nous demander s'il est sincère ou non. Quelles que soient ses intentions, il est en train de démolir la Résistance en France et donc nous devons faire attention de ne pas le suivre inconditionnellement. 

L'abbé Pivert pense que  si Rome nous autorise la critique des erreurs, c'est un signe de commencement de conversion. C'est faux. Rome a déjà autorisé la critique pour l'IBP. Rome est prête à nous octroyer cette condition, du moment que nous acceptons de faire un accord pratique... à charge pour celui qui sera à la tête de la commission Ecclesia Dei au moment de l'accord de faire ensuite pression sur nous, une fois que nous aurons signé, pour "ne pas dépasser trop les bornes" et pour que nous fassions "uniquement des critiques constructives".

Quelques bonnes questions seraient à poser à l'abbé Pivert : que pense-t-il des six conditions ? Que pense-t-il en particulier de la première des six conditions ? Que pense-t-il de Mgr Tissier et de Mgr de Galarreta ? Est-il finalement pour un accord pratique sans accord doctrinal, si Rome nous octroie les six conditions, surtout la liberté de critiquer ? Nous aurions peut-être une réponse intéressante et surprenante.

Relisons la citation dans son contexte, c'est indispensable pour voir comment l'interpréter :

paragraphe 10 de la déclaration :
"Cinquante ans après le Concile, les causes subsistent et engendrent toujours les mêmes effets. En sorte qu’aujourd’hui les sacres conservent toute leur justification. C’est l’amour de l’Eglise qui a guidé Mgr Lefebvre et qui guide ses fils. C’est le même désir de « transmettre le sacerdoce catholique dans toute sa pureté doctrinale et sa charité missionnaire » (Mgr Lefebvre, Itinéraire spirituel) qui anime la Fraternité Saint-Pie X au service de l’Eglise, lorsqu’elle demande avec instance aux autorités romaines de reprendre le trésor de la Tradition doctrinale, morale et liturgique.    
11- Cet amour de l’Eglise explique la règle que Mgr Lefebvre a toujours observée : suivre la Providence en toutes circonstances, sans jamais se permettre de la devancer. Nous entendons faire de même, soit que Rome revienne bientôt à la Tradition et à la foi de toujours – ce qui rétablira l’ordre dans l’Eglise –, soit qu’elle nous reconnaisse explicitement le droit de professer intégralement la foi et de rejeter les erreurs qui lui sont contraires, avec le droit et le devoir de nous opposer publiquement aux erreurs et aux fauteurs de ces erreurs, quels qu’ils soient – ce qui permettra un début de rétablissement de l’ordre. En attendant, face à cette crise qui continue ses ravages dans l’Église, nous persévérons dans la défense de la Tradition catholique et notre espérance demeure entière, car nous savons de foi certaine que « les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle » (Mt 16, 18)." (Fin de citation)   

Il est impossible d'interpréter de façon plausible le paragraphe 11 dans le sens donné par la note hypocrite envoyée aux prieurés, note approuvée par l'abbé Pivert. Faisons donc de l'explication de texte puisqu'il semble à présent que certains prêtres bien pensants restés à l'intérieur de la Fraternité semblent s'évertuer à nous faire voir blanc ce qui est noir

a) Le paragraphe 10 affirme que les sacres sont toujours d'actualité : donc cela signifie que Mgr Fellay affirme qu'il a bien fait de refuser de signer le 13 juin 2012 et qu'il faut encore rester séparés juridiquement de Rome. Bien sûr, la phrase est hypocrite. Il a refusé de signer le 13 juin 2012 un texte qui signifiait exactement la même chose que la déclaration du 15 avril 2012, sous un prétexte faussement traditionnel, mais en fait certainement d'un commun accord avec le pape, pour éviter une scission et la création d'une nouvelle Fraternité autour de Mgr Tissier qui menaçait de sacrer de nouveaux évêques. 
Mgr Fellay dit aussi par ces mots que Mgr Lefebvre a eu raison de sacrer.

b) Ensuite Mgr Fellay dit qu'il supplie Rome de reprendre "le trésor de la  la Tradition". Nous passons sur l'hypocrisie de la phrase de ce traître qui s’apprêtait à nous faire accepter Vatican II en entier il y a un an et nous allons au sens : Mgr Fellay dit à Rome que ce serait bien qu'elle se convertisse.

c) Puis nous arrivons au paragraphe 11 : "Cet amour de l’Eglise explique la règle que Mgr Lefebvre a toujours observée : suivre la Providence en toutes circonstances, sans jamais se permettre de la devancer." 

"Cet amour de l’Eglise" fait donc allusion à l'amour de la FSSPX pour l'Eglise qui est mentionné dans le paragraphe précédent et qui est cause des sacres et des exhortations faites à Rome de se convertir. Donc il est évident que lorsque la déclaration dit que Mgr Lefebvre a suivi la Providence en toutes circonstances, sans jamais se permettre de la devancer, il s'agit de la prudence de Mgr Lefebvre dans ses relations avec Rome et non pas de sa prudence lors de ses autres actions. Le "Cet" qui commence le paragraphe établit clairement le lien avec le paragraphe précédent en y faisant référence. 
Donc quand la déclaration dit que Mgr Lefebvre n'a pas devancé la Providence, cela fait référence au paragraphe précédent (cf. le "cet") et cela signifie que Mgr Lefebvre n'a pas voulu signer un accord avec Rome avant l'heure et donc a choisi plutôt de faire les sacres et de continuer d'exhorter.

d) "Nous entendons faire de même, soit que Rome revienne bientôt à la Tradition et à la foi de toujours – ce qui rétablira l’ordre dans l’Eglise "–
Nous entendons faire de même : cette phrase signifie donc que les trois évêques entendent imiter Mgr Lefebvre dans sa conduite énoncée précédemment. "De même" signifie donc ici : ne pas vouloir forcer un accord avec Rome de même que Mgr Lefebvre en 1988 n'a pas voulu forcer cet accord et a voulu attendre soit que Rome se convertisse...

e) "soit qu’elle nous reconnaisse explicitement le droit de professer intégralement la foi et de rejeter les erreurs qui lui sont contraires, avec le droit et le devoir de nous opposer publiquement aux erreurs et aux fauteurs de ces erreurs, quels qu’ils soient – ce qui permettra un début de rétablissement de l’ordre."
Les trois évêques disent donc ici qu'ils feront de même (!) que Mgr Lefebvre en ne devançant pas la Providence et en attendant pour conclure un accord avec Rome que celle-ci autorise la profession intégrale de la foi et la critique des erreurs. Il y a là une récupération de Mgr Lefebvre à leur fins accordistes.  C'est un mensonge éhonté ! Mgr Lefebvre a affirmé qu'il fallait attendre la conversion de Rome et n'a pas donné d'autre alternative dans son Itinéraire spirituel qui est son testament. (cf. la citation d'Itinéraire spirituel 
"C'est donc un devoir strict pour tout prêtre voulant demeurer catholique de se séparer de cette Eglise conciliaire, tant qu'elle ne retrouvera pas la tradition du Magistère de l'Eglise et de la foi catholique.")
Tout en faisant ce mensonge qui consiste à dire que réclamer de Rome l'autorisation de critiquer pour faire un accord avec elle est l'imitation de la conduite de Mgr Lefebvre, les trois évêques réaffirment donc la première condition énoncée au Chapitre. On voit bien, si l'on observe la construction de la phrase que c'est la seule interprétation possible. Le "Cet" qui commence le paragraphe et le " faire de même" ne laissent pas le choix... Et les supérieurs qui interprètent autrement cette phrase sont des menteurs. Honte à ces supérieurs qui trompent ainsi le troupeau et les pauvres prêtres innocents qui croient encore en leur droiture. Oui, honte à eux !

f) "ce qui permettra un début de rétablissement de l’ordre". Ici nous voyons l'affirmation ridicule et mensongère selon laquelle la permission que Rome nous donnerait de réaffirmer la vérité commencerait à rétablir l'ordre. C'est évidemment faux. Parce que si c'est l'affirmation de la vérité qui rétablit l'ordre, nous n'avons pas besoin de la permission de Rome pour rétablir l'ordre tout de suite. Il n'y a qu'à parler maintenant. D'ailleurs, pourquoi n'ont-ils pas dénoncé les propos de François à Lampedusa ainsi que son hérésie sur la multiplication des pains ? Mais même si la Fraternité parlait fort, comme du temps de Mr Lefebvre, cela ne rétablirait pas l'ordre. 
Le fait que Rome donne ou non la permission de prêcher ne changerait rien non plus car il y aurait le même résultat extérieur : le prêche contre l'erreur de la FSSPX seule contre tous, ce qui est le cas depuis 40 ans, sans que la situation de l'Eglise s'améliore. 
Non, ce qui commencerait à rétablir l'ordre serait la conversion des chefs qui gouvernent à Rome, c'est à dire la condamnation par le pape et le cardinaux de Vatican II, de la nouvelle messe et des réunions œcuméniques. 

g) "En attendant, face à cette crise qui continue ses ravages dans l’Église, nous persévérons dans la défense de la Tradition (...)"
Cette phrase renforce notre interprétation. Le "en attendant" signifie : en attendant que nous puissions être reconnus par Rome... 
"nous persévérons dans la défense de la Tradition" signifie  : nous persévérons dans le combat contre les erreurs diffusées par Rome tant que nous ne sommes pas reconnus. 
Il est ici clairement sous-entendu que lorsque Rome aura donné la permission de critiquer, le combat devra être différent et qu'il faudra cesser de persévérer dans l'attitude actuelle de la Fraternité qui est le combat en dehors de la communion officielle de l'Eglise. Cette phrase suggère une modification future d'attitude en cas de reconnaissance et donc implique bien l'accord canonique...

Et bien sûr, si nous sommes obligés de faire une explication de texte pour expliquer comment il faut comprendre cette déclaration , cela signifie que la déclaration est ambiguë et donc mauvaise, comme tout ce que Menzingen produit depuis le 2 février 2012. Donc Menzingen veut toujours trahir et a entraîné Mgr Tissier, après avoir entraîné Mgr de Galarreta. Et l'abbé de Cacqueray est complice avec eux puisqu'il a, soit diffusé, soit assisté passivement à la diffusion d'un mensonge éhonté aux prieurés, quant à l'interprétation du paragraphe 11.

 Il est très intéressant que l'on ait envoyé une telle note à tous les prieurés. Menzingen (ou l'abbé de Cacqueray - pour nous cela revient au même, nous les mettons dans le même sac -) a donc vraiment peur d'une réaction et essaye d'endormir les esprits au maximum. Cela marche, puisque même l'abbé Pivert refuse l'évidence et nous dit qu'il ne faut pas avoir l'esprit mal tourné. L'abbé Pivert cherche-t-il à nous faire prendre des vessies pour des lanternes ? Ou bien a-t-il été lui-même momentanément aveuglé ? Nous commençons à nous poser des questions sur l'abbé Pivert. En effet, il y a un deuxième problème :

Deuxième problème :
L'abbé Pivert a donné deux témoignages contradictoires au sujet des événements qui ont entouré la parution de son livre.
Suivant le témoignage de Paul Chaussée sur le forum un évêque s'est levé l'abbé Pivert lui a affirmé comme étant vrai le bruit selon lequel l'abbé de Cacqueray aurait été en lutte avec Menzingen au sujet de son livre. Voici ce que nous apprend Paul Chaussée, le jeudi 30 mai à 20 h 27: 


une information diffusée par notre ami Max Barret :

<< Comme information qui peut nous encourager à multiplier nos prières pour l’abbé de Cacqueray, sachez que Menzingen lui a demandé de retirer de la vente tous les exemplaires du livre de l’abbé Pivert, le Combat de la Foi, "Mgr Lefebvre et nos rapports avec Rome", et de sanctionner l’auteur (l’abbé Pivert non pas Mgr Lefebvre…quoique ) ! L’abbé de Cacqueray a refusé d’exécuter les deux ordres.>>

J'ai vérifié cette information auprès de l'abbé Pivert qui me l'a confirmée mais il n'en a pas été informé par Menzingen !

Or, à présent, l'abbé Pivert affirme à Gentiloup que cette histoire est fausse du début à la fin et qu'il ne s'est jamais rien passé. Voici ce que dit Gentiloup, le dimanche 7 juillet  :

"J'ai posé la question directement à M. l'abbé Pivert pour cette histoire de livre qui aurait été interdit par Mgr Fellay.

La réponse de M. l'abbé Pivert est nette et sans bavures: 

- Non, Mgr Fellay n'a pas demandé le retrait des livres, 

- non il n'a pas demandé de sanction contre l'abbé Pivert et enfin, 

- non l'abbé de Cacqueray n'a pas eu à intervenir dans une histoire qui n'existe pas. Cela clos donc cette affaire... 



Mais d'où est donc parti cette grooooossssssse rumeur?"



Donc l'abbé Pivert se contredit et dit à Gentiloup l'inverse de ce qu'il a dit à Paul Chaussée... Donc de deux choses l'une : soit c'est l'abbé Pivert qui a lancé l'intox, soit il a été lui-même victime de l'intox. Et pour qu'il affirme la chose aussi catégoriquement à Paul Chaussée, il faut qu'il ait vraiment confiance en la personne qui l'a intoxiqué. 



En tout cas, quelqu'un a menti en lançant cette fausse information. Avec l'Immaculée a essayé de remonter à la source du bruit en demandant à cinq personnes qui avaient eu vent de ce bruit d'essayer de remonter à la source. En vain. Tout ceux qui l'ont diffusé se tiennent en silence et refusent de dire de qui ils le tiennent. Il y a chez au moins l'un d'entre eux un prêtre à la source, dont nous ne savons pas le nom. Les informations les plus précises et les plus fiables que nous ayons sur la question sont donc celles qui figurent sur le forum un évêque s'est levé.

Notons aussi que le livre de l'abbé Pivert n'a donc pas été combattu par Menzingen. Menzingen n'a rien fait contre lui. Menzingen l'a laissé tranquille. Mgr Fellay trouvait-il donc son compte dans la publication de ce livre ? Peut-être bien que oui, si c'est pour faire croire que les supérieurs sont redevenus traditionnels et qu'ensuite on se sert du prêtre qui a publié ce livre pour faire passer la pilule de la déclaration du 27 juin... Oui, alors dans ce cas, cela vaut le coup ! 
Donc nous ne pouvons percer les intentions de l'abbé Pivert, nous ne savons pas s'il est complice ou victime mais en tout cas, soyons circonspects dorénavant à son égard. Plus que jamais, tenons-nous en aux documents officiels et méfions-nous des bruits qui sont peut-être de l'intox et qui vont toujours dans le même sens : nous empêcher de quitter la Fraternité parce que finalement ses supérieurs sont soi-disant "bons".

Ce qui est sûr, c'est qu'il est peccamineux pour les prêtres de ne pas dénoncer la déclaration doctrinale du 15 avril 2012 de Mgr Fellay et que, n'en déplaise à l'auteur de la note envoyée aux prieurés, la déclaration du 27 juin 2013 réaffirme la possibilité d'un accord pratique avec Rome, si la première des six conditions est octroyée. D'ailleurs elle ne rétracte pas les six conditions ni la déclaration doctrinale du 15 avril 2012.

Notes :
(1) Pour ceux qui voudraient des commentaires sur les autres paragraphes de la déclaration, c'est ici.

(2) Nouvelles de France interprète comme nous l'article 11. Notre interprétation ne peut donc être considérée comme étant le fait d'un "esprit mal tourné" de gens  de la Résistance qui "n'ont que la critique à la bouche" et "qui voient le mal partout" :
Citation de Nouvelles de France :
"Un scoop passé sous silence : la déclaration du 27 juin 2013…
Dernier détail qui, lui, a échappé aux analystes et aux lecteurs : dans sa récente déclaration du 27 juin 2013, la FSSPX, par la voix de ses trois évêques, laisse ouvrir une intéressante alternative dans le processus de réconciliation avec Rome. En énonçant qu’elle souhaite « suivre la Providence en toutes circonstances, sans jamais se permettre de la devancer », la FSSPX décrit une alternative dont l’une des branches n’est plus un retour immédiat de Rome à la Tradition, mais une certaine liberté d’action reconnue à la FSSPX. Liberté qui, évidemment, ne saurait faire oublier l’objectif principal, mais qui laisse un certain espace de dialogue entre les protagonistes.
Lisons cet intéressant – réel, lui, et non imaginaire… – paragraphe 11 de la déclaration du 27 juin 2013: « Nous entendons faire de même, soit que Rome revienne bientôt à la Tradition et à la foi de toujours – ce qui rétablira l’ordre dans l’Eglise –, soit qu’elle nous reconnaisse explicitement le droit de professer intégralement la foi et de rejeter les erreurs qui lui sont contraires, avec le droit et le devoir de nous opposer publiquement aux erreurs et aux fauteurs de ces erreurs, quels qu’ils soient – ce qui permettra un début de rétablissement de l’ordre. » Autrement dit, une certaine porte ouverte est laissée à l’appréciation des autorités romaines. Une porte qui ne passe plus par une remise en cause du Concile Vatican II, mais par une solution pragmatique. Ce morceau contient une véritable révolution. Mais, curieusement, il a été passé sous silence. Dommage ! C’était peut-être le véritable scoop qui, malheureusement, échappe à des rédactions davantage versée dans le colportage des potins que dans l’étude de l’ecclésiologie…"