mardi 25 juin 2013

Être témoin

Être témoin

 Par un lecteur d’Avec l’Immaculée





À propos des actions contre le « mariage » gay.

Comment lutter contre ce fléau ? Le temps de la formation, lors de cercles privés, est plus que jamais d’actualité afin de former une élite. Mais se limiter à cette seule action est une époque révolue. Il importe de témoigner, c’est-à-dire de dire à notre prochain, publiquement, quelle est la vérité au plan naturel et surnaturel.

On peut ne pas être d’accord avec telle ou telle méthode, tel ou tel organisme, tel ou tel système politique. Mais il faut pouvoir répondre à cette question : Que fais-je ? Qu’ai-je fait ? On peut tous faire quelque chose.

Prier n’est pas suffisant pour un laïc car c’est la foi sans les œuvres. Pour que Dieu donne la victoire, les hommes doivent batailler. L’argument du résultat improbable de la victoire est à balayer : comme si le critère d’une action juste est son degré de réalisation victorieuse. Comme dit sainte Thérèse, ce qui compte, c’est d’aimer, et d’aimer souvent sans retour. Il faut être témoin. En grec témoin se dit martyr.

Le militantisme contre la loi Taubira est une manifestation d’amour de la famille, de la loi naturelle, des commandements de Dieu. Ce n’est pas une tactique pour réussir, c’est un devoir de foi.

Attendre un sauveur providentiel est une belle excuse à notre passivité. Il est possible qu’un sauveur providentiel soit la seule façon de s’en sortir, il est possible qu’il arrive mais cela ne nous dispense pas de témoigner au jour le jour dans les structures de notre choix ou en inventant une autre façon de se manifester.

Honneur donc à ceux qui combattent et honte à ceux qui ne font rien !

Honneur à Nicolas Bernard-Buss, prisonnier politique, condamné à 2 mois de prison ferme. Il a été mis à l’isolement à la prison de Fleury-Mérogis, pour sa propre sécurité. Le traitement est très strict : pas de parloir pour les familles, seul son avocat peut lui rendre visite. Une douzaine de portes séparent sa cellule des espaces communs. Les repas lui sont livrés par une trappe, accompagnés par des centaines de lettres.
Pour rappel, son adresse (envoyer de préférence des cartes postales pour le distraire) : ne rien écrire ni de décourageant, ni de compromettant. Son courrier peut être lu.

M. Nicolas BERNARD BUSS
404 247 // D-4
M.A de Fleury
7, avenue des peupliers
91 700 FLEURY-MEROGIS

Une 2ème cagnotte est ouverte pour aider la famille de Nicolas à payer les frais de justice :
http://www.leetchi.com/fr/Cagnotte/199780/2a44018a

On Ne lâche Rien et rappelons-nous, ce qui compte, c’est de faire quelque chose, évidemment le plus intelligemment et saintement possible. Mais celui qui ne fait rien n’aura pas les mains propres pour autant. (Relire l’Évangile de saint Matthieu, chapitre 25 en entier)