jeudi 16 mai 2013

Mgr Fellay à Lille, sur le pape François. Le véritable cardinal Oddi. La Franc-maçonnerie et l'Eglise.

Mgr Fellay à Lille, sur le pape François. 
Le véritable cardinal Oddi
La franc-maçonnerie et l'Eglise.



Mgr Fellay continue de s'enfoncer dans la compromission... Il loue la foi de François ! Quand on sait que ce dernier a déclaré que Kasper était un grand théologien, lors de son premier angélus ! Que faudra-t-il encore à nos prêtres, pour  qu'ils comprennent qu'ils ne peuvent plus avoir confiance en Mgr Fellay? 

On en apprend de belles sur le cardinal Oddi qui était si "tradi" et si "sympathisant" vis-à-vis de Mgr Lefebvre... Nous remercions la personne qui nous a traduit cet article de l'italien. Nous posons une question : si le pape Paul VI était franc-maçon, comme l'ont dit deux grands maîtres, s'est-il amusé à nommer cardinaux des non-maçons ? Et qu'en est-il des évêques ? Cette lettre du cardinal Oddi doit en tout cas nous donner une bonne leçon : ce n'est pas parce qu'un cardinal se dit bien disposé à notre égard qu'il faut le croire sincère. Cela nous confirme également sur un autre point : tant que Rome n'est pas clairement convertie par le rejet énergique de Vatican II, de la réforme liturgique et des réunions d'Assise, il est inutile d'aller discuter pour les convertir. C'est trop dangereux pour nous, il y a de fortes chances de se trouver en face de francs-maçons qui n'ont qu'une envie : nous embobiner. De plus, tout a déjà été dit et écrit ; ils ont tous les livres qu'il faut. C'est ce que disait Mgr Lefebvre, dans sa fameuse citation du Fideliter 66  "si vous n'acceptez pas la doctrine de vos prédécesseurs, il est inutile de parler." 

D'après différents témoignages, Mgr Fellay aurait dit à Lille lors d'une conférence la semaine dernière, que le pape François avait "une foi profonde."  Cette assertion nous stupéfie. Nous tenons donc à rappeler à Mgr Fellay que le GOD italien s’est félicité d’avoir eu une influence déterminante au conclave pour faire élire le pape François :

 un homme qui sera apte à régénérer l'Église Catholique et sera bénéfique pour la société humaine planétaire dans son ensemble.

Alors, cette "foi profonde" qui semble éblouir le Supérieur Général de la FSSPX est-elle réellement catholique ou est-ce un mélange de sentimentalisme catholique, pentecôtiste et d'idées maçonniques...?  Car un pape à la foi intégralement catholique pourrait-il recevoir les éloges des frères maçons ?

En lisant le début de l'enquête sur les rapports entre le Vatican et la Franc-Maçonnerie menée par deux journalistes  dont l'un appartient à un quotidien ayant pignon sur rue en Italie, La Stampa, on peut, en toute honnêteté, se demander quelle foi professe la hiérarchie de l'église conciliaire. Et si cette foi est vraiment profondément catholique !


Traduction de l’article:
« L'enquête des deux journalistes Pinotti-Galeazzi entre documents inédits et  interviews.
Cet  étrange fil qui lie l'Église et la franc-maçonnerie.

Une lettre écrite par le cardinal Oddi et le Grand Maître Gaito au pape Jean-Paul II et le témoignage de plusieurs prélats et des «initiés» soulèvent la question de l'infiltration à l'intérieur du Vatican.


L'infiltration de la franc-maçonnerie dans les chambres sacrées du Saint-Siège a souvent été murmurée, suggérée, ventilée dans la plupart des circonstances. L'Église a toujours formellement interdit et excommunié les francs-maçons. Mais des banquiers maçons comme Bernardino Nogales, Michele Sindona et Roberto Calvi ont géré les finances du Vatican. Des personnalités telles que Licio Gelli et Umberto Ortolani ont reçu les plus hautes distinctions du Vatican. Et les récents scandales tels que P3 et P4 ont soulevé des questions sur la relation entre la curie et les loges maçonniques. Alors quelle est l'importance des francs-maçons au Vatican ? Et de quelle façon a-t-elle pu aussi avoir à faire avec l'élection du premier pape jésuite de l'histoire, Jorge Mario Bergoglio ? Une enquête réalisée par le journaliste de Sette, Ferruccio Pinotti, et du journaliste de La Stampa, Giacomo Galeazzi, le Vatican Maçonnique, aborde ces problèmes à travers une masse de documents inédits et de témoignages à l'intérieur et à l'extérieur de l'Église. En avant-première, en voici quelques extraits. 



Les documents. 

Un document inédit qui prouve l'existence de relations entre les prélats et la franc-maçonnerie est une lettre écrite par les dirigeants du Grand Orient, en la personne de l'ancien Grand Maître Virgile Gaito, un avocat romain (né en 1930) qui était à la tête de la plus grande obédience maçonnique italienne du 18 Décembre 1993 au 21 Mars 1999, ensemble avec le Cardinal Silvio Oddi (1910-2011), et adressée au pape Jean-Paul II. Une lettre étonnante, dans laquelle le cardinal et le Grand Maître Maçon demandent ouvertement à Wojtyla un «grand pacte» de pacification entre l'Eglise et la franc-maçonnerie, la reconnaissance officielle par le Vatican de la conciliabilité entre la foi catholique et l'appartenance à la franc-maçonnerie. Une lettre d'autant plus frappante qu'elle provient d'un cardinal connu pour ses positions disciplinaires intransigeantes. Oddi, qui a été nommé cardinal par le pape Paul VI, était le prélat qui, en effet, a tenté une médiation avec l'évêque traditionaliste Marcel Lefebvre en facilitant  la réinsertion des séminaristes et des prêtres qui s’éloignaient de l’évêque  «rebelle» français, les accueillant dans un collège ecclésiastique à Rome. Oddi a été considéré comme un «grand protecteur» de l'Opus Dei, mais aussi un commanditaire majeur de la descente sur le terrain en 94 de Silvio Berlusconi.
Sa relation forte avec les  Maçons du Grand Orient d’Italie l’a incité à écrire avec le Grand Maître Gaito cette lettre à Jean-Paul II : «Saint-Père, c'est avec une grande joie que les soussignés, Cardinal Silvio Oddi et l’avocat Virgilio Gaito, Grand Maître du Grand Orient d'Italie de Palazzo Giustiniani, s’honorent de faire part  à Votre Sainteté de la convergence de vue qu'ils ont atteint sur la constatation que, dans les relations houleuses  qui ont existé au cours des siècles entre l'Eglise catholique et la franc-maçonnerie, de chaque côté on a attribué beaucoup d'importance à ce qui nous a divisé en ignorant totalement le credo qui nous unit depuis toujours : la nécessité que l'Homme, amendé du vice, élève des temples à la vertu dans la pureté et la luminosité des espaces célestes. Comme les intégrismes opposés  ont creusé un fossé toujours  plus profond qui n'a aidé personne parce que l'humanité a extrêmement  besoin d'harmonie pour se sauver de la destruction morale avant celle physique (...) Il apparaît donc, dans toute cette situation tragique, l’urgence que tous les esprits éclairés, parce que tournés vers le ciel, fassent profession d'humilité, acceptent de marcher ensemble pour éloigner de la falaise le troupeau dispersé. À notre avis, cela doit être, durant l’année mondiale de la tolérance, l'impératif catégorique de tous ceux qui ont le privilège exaltant de la responsabilité incommensurable du soin des âmes et d'être des guides moraux. (...) Pleinement conscient des  finalités poursuivies par la Franc-Maçonnerie universelle, depuis toujours consacrée à l'amélioration de l'individu pour le bien et le progrès de l'Humanité qui ne peuvent être atteints qu’à travers  l'Amour et la tolérance, nous croyons donc venu le moment de lancer un appel approprié à la réconciliation qui mette fin à cette séculaire incompréhension entre l'Église catholique et la franc-maçonnerie (...) ".
Alliance secrète. 
La lettre au Pape poursuit ainsi : «Puisque les voies de l'Église catholique et de la franc-maçonnerie vont dans des directions pour le moins parallèles, les soussignés estiment qu'il n'y a donc plus aujourd'hui de raison d’opposition entre les deux institutions mais que, au contraire, en dépassant d’anciennes, dures et douloureuses discordes et incompréhensions mutuelles, elles doivent se tendre la main pour rendre plus intense et bénéfique pour l'Humanité leur oeuvre de bonté et de charité. En effet, nous sommes convaincus que l'intolérance et le fanatisme sont des forces du mal contre lesquelles nous pouvons et nous devons mobiliser les légions du bien dans une vraie sainte alliance. (...) D’accord sur l'analyse effectuée, les soussignés  soumettent  à la sagesse et la perspicacité de Votre Sainteté l'évaluation de la possible promotion de réunions bilatérales à des niveaux compétents, précédées par une audience spéciale de vous, Saint Père, accordée au Grand Maître Virgile Gaito en présence du Cardinal Silvio Oddi soussigné, afin que soit réellement lancé le processus souhaité et désormais mûr de rapprochement entre l'Eglise catholique et la franc-maçonnerie régulière. Durant l’année mondiale de la tolérance un événement similaire extraordinaire serait l'un des plus consolant dans l'histoire de l'humanité, et nous serions particulièrement heureux de le voir réalisé par Votre Sainteté envers qui va toute l'estime des francs-maçons réguliers italiens et - nous en sommes sûrs - du reste du monde lesquels , en collaboration avec le soussigné Cardinal Silvio Oddi, Vous souhaitent de continuer pendant de longues années dans votre apostolat de la paix ».    
Les témoignages. 
L'enquête rapporte ensuite les témoignages des Grands Maîtres des trois principales obédiences maçonniques italiennes : Gustavo Raffi, Luigi Pruneti, Fabio Venzi (lequel admet l'existence de prêtres francs-maçons). Ainsi que celle de l'ancien Grand Maître Gaito et des leaders des controverses des réalités maçonniques. Mais elle offre également de nombreux entretiens avec des prélats qui parlent ouvertement d’infiltrations maçonniques dans l'Eglise comme le Père Gabriele Amorth, du danger de collusion entre l'Eglise, la mafia et la franc-maçonnerie, comme Mgr Bregantini, Don Giacomo Ribaudo et père Giulio Maria Scozzaro.
Il y a aussi la "réplique" de prélats comme l'archevêque Francesco Micciché et Mgr Domenico Mogavero de la CEI (Conférence Episcopale Italienne). L'enquête fait appel à des sources telles que Antonio Mancini, qui a fait partie de la bande de la Magliana* ; mais aussi à l'ancien président de l'IOR* Ettore Gotti Tedeschi, au directeur de L'Osservatore Romano Giovanni Maria Vian, ainsi qu'à un important théologien jésuite, au Grand Rabbin de Rome, Riccardo Di Segni , et au juriste de confiance du Vatican, Francesco Clementi.

7 mai 2013 (modifié le 13 mai 2013) »

Note du traducteur :
*Banda della Magliana : La Banda della Magliana est une organisation criminelle italienne basée à Rome, particulièrement active de 1970 à 1992. http://fr.wikipedia.org/wiki/Banda_della_Magliana

* IOR : L'Institut pour les œuvres de religion (IOR) dite la « banque du Vatican », est la principale institution financière du Saint-Siège. Traditionnellement financée par le denier de Saint-Pierre, son président limogé en 2012 était Ettore Gotti Tedeschi et la conduite des affaires se fait actuellement par Ronaldo Hermann Schmitz. C'est une banque privée, formellement instituée en 1942 par le pape Pie XII, avec son siège dans la cité du Vatican. L'IOR est à tort considérée comme la banque centrale du Vatican, ce rôle revient en fait à l'Administration du patrimoine du siège apostolique (APSA) et l'Autorité d'information financière.
L'IOR a été plusieurs fois au centre de scandales, pas seulement financiers, entre autres la faillite de la Banco Ambrosiano. http://fr.wikipedia.org/wiki/Institut_pour_les_%C5%93uvres_de_religion