mercredi 24 avril 2013

Et nous, et nous ! ou Fuyons, fuyons ! Il faut choisir


Et nous, et nous ! ou Fuyons, fuyons ! Il faut choisir

Par Michaël




Nos lecteurs connaissent sans doute Côme de Prévigny, ce journaliste laïc de Fideliter qui œuvre au ralliement de la FSSPX dans l’esprit de Mgr Fellay. Dans le numéro 210 de novembre-décembre 2012, il propose un portrait du défunt cardinal Martini. Le blog Avec l’Immaculée a mentionné l’appartenance du cardinal Martini à la Franc-maçonnerie.

Notre journaliste à force d’adopter une grille de lecture a priori favorable à Rome en vient à dire des bêtises et à proposer des analyses qui défient le bon sens.

Après avoir énuméré les hérésies innombrables du cardinal Martini, le journaliste Côme de Prévigny écrit « Le Siège apostolique n’a jamais véritablement réagi face à l’attitude déconcertante d’un prince de l’Eglise que le pape, dans son message de condoléances qualifiait pourtant de "grand serviteur" et "d’insigne pasteur". Espérons que ce ne sont là que des artifices diplomatiques »

L’attitude intellectuelle normale est d’être scandalisé par les propos du pape car il s’agit d’un problème de foi :
- soit le pape est complice et couvre un infiltré au plus haut niveau.
- soit le pape est diplomate, comme l’espère le journaliste de Fideliter. Il s’agit ici alors de compromission et de mensonge inacceptables en matière de foi.

Dans tous les cas, il s’agit d’une collusion entre le modernisme le plus dur et le pape puisque le cardinal Martini n’a jamais été inquiété. Cela n’effleure pas le journaliste qui évoque la diplomatie chère à son mentor, Mgr Fellay.

Alors que la collusion est claire entre le modernisme de Benoît XVI (Assise, etc.) et celui du Cardinal Martini, Côme de Prévigny croit en une opposition entre les deux hommes et de citer l’opposition de l’archevêque de Milan au Motu Propio Summorum Pontificum.

Ne connaissant pas le modernisme libéral, ne croyant pas à la notion d’Eglise infiltrée par la maçonnerie, notre journaliste candide termine son article en s’interrogeant : « Pour lui [le cardinal Martini], nulle suspens a divinis mais la pleine communion ». Sous-entendu, nous aussi, nous voudrions comme le cardinal Martini être reconnus par le pape. Si lui l’est, pourquoi pas nous ? C’est le cri du cœur de Mgr Fellay dont le grand argument est l’injustice faite à la Tradition : nous aussi, on veut être reconnu. 

Mgr Fellay veut "récupérer" (sic) le titre de catholique : « Et il est bon que nous cherchions, en respectant toutes les conditions nécessaires évidemment, à récupérer ce titre qui est le nôtre, auquel nous avons droit, le titre de catholiques. » (29 juin 2012). Les conditions pour "récupérer ce titre de catholique", on les connaît : ce sont les 6 conditions dont la première est la "liberté" de pouvoir rester catholique dans l’Eglise, c’est-à-dire la possibilité de "faire communion" dans l’Eglise avec les charismatiques, les modernistes et les semi-modernistes, car dirait Mgr Fellay, il n’y a pas de raison : si eux sont dans l’Eglise, nous aussi on veut y être.

Pour un catholique, la première condition à demander à Rome n’est pas la liberté, cette liberté libérale qui tolère la vérité dans un premier temps pour mieux l’annihiler dans un second temps, mais la vérité, la vérité de la foi. Nous ne demandons pas à Rome de nous accepter, nous demandons à Rome de revenir à la foi catholique. Les six conditions sont une invitation au ralliement. Et dire que certains pensent qu’il s’agit d’un rempart, que dis-je d’une muraille !

Non, Mgr Fellay, un catholique n’a pas de titre à récupérer. Si le cardinal Martini est reconnu, nous ne disons pas : Et nous ! Et nous ! Nous disons : alors, dans ce cas, être reconnu par des gens qui approuvent l’hérésie, ne nous intéresse pas. Fuyons ! Fuyons !