jeudi 25 avril 2013

Citation de Mgr Fellay, le 8 octobre 2012, en Argentine ou mise en oeuvre d'une tromperie


Citation de Mgr Fellay, le 8 octobre 2012, en Argentine ou mise en oeuvre d'une tromperie






Un prêtre de la Résistance nous a envoyé cette citation de Mgr Fellay pour illustrer nos propos dans l'article : Mgr Fellay continue d'avancer ses pions. On voit bien ici comment Mgr Fellay s'y prend pour fausser le jugement des gens. Voici ce qu'il a dit, le 8  octobre 2012, en Argentine.


Citation :

"La condition du chapitre de 2006, qui disait que nous ne devons pas rechercher une solution pratique avant une solution doctrinale est très claire en théorie, mais en pratique, c'est impossible à appliquer. Que signifie « résoudre la question doctrinale »? Cela ne pourra jamais advenir car dans l'Église militante, il y aura toujours des problèmes. C’est pourquoi, nous avons adopté une perspective plus concrète, il n’y a pas de différence avec la première, parce que dire que nous avons le droit d'attaquer les erreurs signifie que l'autorité est d'accord, cela signifie une conversion. C’est très clair! Cela signifie que la tête n'est pas libérale car un libéral, un moderniste, un libéral ne peut pas permettre que le libéralisme soit attaqué. [Il s’agit] de poser les choses d'une façon plus pratique. Il n’y a pas de différence fondamentale avec la première perspective (2006), [mais] c’est plus facile à vérifier."

Commentaire d'Avec l'Immaculée :

1) Mgr Fellay commence par l'affirmation péremptoire d'une erreur : pour lui, : "La condition du chapitre de 2006, qui disait que nous ne devons pas rechercher une solution pratique avant une solution doctrinale est très claire en théorie, mais en pratique, c'est impossible à appliquer". Nous lui rétorquerons : "Homme de peu de foi", rien n'est impossible à Dieu. Nous sommes sûrs du triomphe, Notre-Dame de Fatima et d'autres prophéties l'affirment. Mais  il ne faut pas devancer l'heure promise qui arrivera au moment où le pape consacrera la Russie, en union avec tous les évêques du monde entier, au Coeur Immaculée de Marie (cf. apparition de Rianjo)

2) "Cela ne pourra jamais advenir car dans l'Église militante, il y aura toujours des problèmes"  
Réponse : Nous n'avons pas toujours eu des papes hérétiques dans l'Eglise militante. Se résigner à avoir une Eglise comme cela et sous-entendre que ces problèmes sont constitutifs de la vie de l'Eglise est une grave erreur : l'apostasie généralisée n'est pas normale dans l'Eglise et ne doit pas être tolérée.

3) "il n’y a pas de différence avec la première, parce que dire que nous avons le droit d'attaquer les erreurs signifie que l'autorité est d'accord, cela signifie une conversion."
Réponse : Voici le sophisme. Rome a autorisé les communautés Ecclesia Dei à critiquer le concile et il n'y a pas eu de conversion de Rome pour autant. Permettre le pluralisme, c'est-à-dire des tradis à côté des hérétiques et des sacrilèges n'est pas se convertir. C'est faire un Assise un peu plus élargi.

4) "C’est très clair!" 
Réponse : Non,c'est très ambigu. Par contre, pour Avec l'Immaculée, la volonté de tromperie de Mgr Fellay est très claire.

5) "Cela signifie que la tête n'est pas libérale car un libéral, un moderniste, un libéral ne peut pas permettre que le libéralisme soit attaqué."
Réponse : Mais si, il le peut... Dans un premier temps, pour mieux nous dévorer ensuite, comme les communautés Ecclesia Dei. Il n'y a qu'à voir comment ont tourné, le Barroux, Campos etc.

6) "[Il s’agit] de poser les choses d'une façon plus pratique. Il n’y a pas de différence fondamentale avec la première perspective (2006), [mais] c’est plus facile à vérifier."
Réponse : il y a au contraire une différence fondamentale. Se mettre sous la coupe d'un hérétique ou sous l'autorité d'un bon pape traditionnel, ce n'est pas la même chose. Ce n'est pas le pluralisme du pape qui autorise (très momentanément)  une critique de la part des traditionalistes  qu'il faut vérifier. Ce qu'il faut vérifier, c'est cela : "Est-ce que vous êtes d’accord avec les grandes encycliques de tous les papes qui vous ont précédés ? Est-ce que vous êtes d’accord avec Quanta Cura de Pie IX, Immortale Dei et Libertas de Léon XIII, Pascendi de Pie X, Quas Primas de Pie XI, Humani generis de Pie XII ? Est-ce que vous êtes en pleine communion avec ces papes et avec leurs affirmations ? Est-ce que vous acceptez encore le serment anti-moderniste ? Est-ce que vous êtes pour le règne social de Notre Seigneur Jésus-Christ ? Si vous n’acceptez pas la doctrine de vos prédécesseurs, il est inutile de parler. Tant que vous n’aurez pas accepté de réformer le Concile en considérant la doctrine de ces papes qui vous ont précédés, il n’y a pas de dialogue possible. C’est inutile. » (Mgr Lefebvre, Fideliter, n°66, novembre-décembre 1988, p. 12-13)

Original espagnol :



"La condición [puesta por] el capítulo del 2006, que decía que no debemos buscar una solución práctica antes de la solución doctrinal, es en teoría muy clara, pero en la práctica es impracticable. ¿Qué significa “resuelto lo doctrinal”? Eso jamás será porque en la Iglesia Militante siempre habrá problemas. Por eso hemos tomado una perspectiva más concreta, no hay diferencia con la primera, porque decir que nosotros tenemos derecho a atacar los errores significa que la autoridad está de acuerdo, significa una conversión. ¡Es muy claro! Significa que la cabeza no es liberal porque un liberal, un modernista, un liberal no puede permitir que se ataque al liberalismo. [se trata de ] poner las cosas de modo más práctico. No hay diferencia fundamental con la primera (2006), [sino que] es más fácil de verificar".