jeudi 25 avril 2013

6 raisons de ne pas aller à son procès canonique

6 raisons de ne pas aller à son procès canonique

"C'est moi, l'accusé, qui devrait vous juger !" Mgr Lefebvre

Avec l’Immaculée voudrait étudier le cas de conscience qui va se poser aux prêtres qui parleront contre la Déclaration doctrinale. Ils vont se faire sanctionner. Menzingen va leur faire un procès canonique ou bien va leur retirer leur apostolat. Les prêtres devront-ils se soumettre à ces sanctions ? Devront-ils aller à leur procès canonique ? Devront-ils se laisser réduire au silence ? La réponse est "non", sans hésitation. Ils devront désobéir.

Pourquoi ?

1) Tout d’abord, une lettre de Mgr Tissier de Mallerais à l’abbé Cardozo montre que Menzingen n’a pas le droit de faire des procès canoniques. Les seuls procès canoniques que la Fraternité a le droit de faire, ce sont les reconnaissances de nullité de mariage.

2) Menzingen s’est mise en infraction grave en voulant court-circuiter le chapitre, en allant signer à Rome le 13 juin 2012 et en reniant ainsi la promesse de consulter le Chapitre avant tout accord. On ne se fait pas juger par des gens coupables de tromperie et d’infraction grave, ni par leurs complices.

3) Mgr Fellay  n’a qu’une autorité de suppléance fondée sur la nécessité de suppléer au pape et aux évêques qui ne défendent plus la foi et donc il n’a droit à l’obéissance que dans la mesure où il défend la foi. Depuis l’interview de CNS du 11 mai 2012 et depuis la publication de la déclaration doctrinale du 15 avril 2012, on voit que Mgr Fellay ne défend plus la foi. Son autorité de suppléance n’est donc plus fondée.

4) Le devoir du prêtre est de défendre la foi et de prêcher à temps et à contretemps, dit St Paul. Donc il ne peut pas se laisser réduire au silence par obéissance. Ce serait de la fausse obéissance. Mgr Lefebvre nommait cette fausse obéissance « le coup de maître de Satan ».

5) En se laissant muter dans un milieu hostile sans internet, sans apostolat et sous surveillance de confrères accordistes, le bon prêtre met ses convictions en danger. Il risque d’être influencé par ses confrères et de changer d’avis. Il ne faut pas se mettre en occasion de chute.

6) Mgr Fellay est un menteur. (cf. lettre des 37 et l’article de l’abbé Rebourgeon qu’il laisse sur la porte latine) Il est donc de mauvaise foi. On ne le fera pas changer d’avis. Il ne faut pas essayer de convertir quelqu’un qui ne recherche pas la vérité. Les bons prêtres ne doivent pas non plus se faire juger par un menteur de mauvaise foi ni par ses complices. Mais ils peuvent les quitter dans la paix et continuer ainsi à faire leur devoir de prêtre qui est de défendre toute la vérité, dans la liberté des enfants de Dieu, comme Mgr Lefebvre, qui s’est séparé de l’Eglise officielle afin de pouvoir agir. 
Il ne faut pas faire comme les 250 évêques membres traditionnels du Coetus internationalis Patrum qui pensaient tous comme Mgr Lefebvre mais qui n’ont rien fait après le concile et se sont soumis, par fausse obéissance.

Que le Bon Dieu vous garde bien, chers prêtres ! Nous sommes avec vous par la prière. Si vous avez besoin d’aide matérielle, vous pouvez écrire à Avec l'Immaculée. Nous ferons passer les annonces.