vendredi 1 février 2013

"Mais nous ne sommes pas seuls à oeuvrer pour défendre la foi. C'est le pape lui-même qui le fait" Mgr Fellay CNS, 11 mai 2012

"Mais nous ne sommes pas seuls à oeuvrer pour défendre la foi. C'est le pape lui-même qui le fait"
Mgr Fellay CNS, 11 mai 2012
 
Principi Apostolorum


Benoît XVI, avec une mitre très "particulière"...

 
Nous  remercions Principi Apostolorum d'avoir relevé pour Avec l'Immaculée quelques citations de Cadoudal, du forum Un évêque s'est levé. Cadoudal étudie systématiquement les hérésies de Benoît XVI. Nous sommes allés chercher  également des compléments intéressants sur Antimodernisme (article sauvegardé avant la fermeture du site) et la porte latine. Ce dernier site propose par écrit la conférence de Mgr Tissier de Mallerais du Symposium sur Pascendi, en 2007.

Nous allons voir si le pape défend la foi, comme le dit Mgr Fellay. Voici quelques citations de La foi chrétienne hier et aujourd'hui. C'est un livre du jeune abbé Ratzinger qui a été publié en 1968 et réédité en 2005 par le pape.
 
 

Négation du dogme de la descente de Jésus aux enfers.

A propos de la phrase « est descendu aux enfers » :
 
La foi chrétienne, hier et aujourd'hui, p. 213 :
« Aucun article de foi n’est aussi étranger à notre conscience moderne » [Cet article de foi exprime que] « Jésus a franchi la porte de notre ultime solitude, qu’Il est entré à travers Sa passion, dans l’abîme de notre déréliction »Mgr Tissier de Mallerais dit alors : Et alors les limbes, visitées par Jésus, eh bien elles sont le signe de ce que, je cite : « là où aucune parole ne saurait nous atteindre, il y a Lui. Ainsi, l’enfer est surmonté ou plutôt la mort qui auparavant était l’enfer, ne l’est plus depuis que dans la mort habite l’amour. »

Négation du dogme de l'Ascension :
 


Ratzinger, la foi chrétienne hier et aujourd'hui, p. 22 :

"parler d'Ascension au ciel reflète aux yeux de notre génération éveillée à la critique par Bultmann, cette image du monde à trois étages, que nous appelons mythique et que nous considérons comme définitivement périmée". 

 

Le dogme de l'Incarnation revisité par Joseph Ratzinger à la lumière  de l'existentialisme Heidegger :
(titre 5.1 de la conférence du Symposium, sur la porte latine.)
Mgr Tissier dit : " le Christ, l’homme-Dieu, dont nous professons la divinité, dans le Credo, n’a plus besoin d’être considéré comme le Dieu fait homme. Il est l’homme qui, je cite : « en tendant infiniment au-delà de lui-même s’est totalement dépassé et par là s’est vraiment trouvé ; il est un avec l’infini, Jésus-Christ » (page 159). Je répète parce que ça vaut la peine d’être lu. Donc il faut croire en la divinité de Jésus Christ mais, il n’y a plus besoin de le considérer comme le Dieu fait Homme. Non, il faut considérer que, en tendant infiniment au-delà de lui-même, Jésus s’est totalement dépassé et par là s’est vraiment trouvé. Il est un avec l’infini, Jésus Christ. Donc c’est l’homme qui se dépasse, qui devient le surhomme et qui devient divin. Voilà le mystère de l’incarnation réinterprété à la lumière de l’existentialisme et en même temps de l’historisme.
 
Négation du sacrifice propitiatoire pour nos péchés. Négation de la satisfaction :

Ratzinger, la foi chrétienne hier et aujourd'hui, p. 197
"certains textes de dévotion semblent suggérer que la foi chrétienne en la croix se représente un Dieu dont la justice inexorable a réclamé un sacrifice humain, le sacrifice de son propre fils. Autant cette image est répandue, autant elle est fausse... On se détourne avec horreur d'une justice dont la sombre colère enlève toute crédibilité au message d' amour."

Ratzinger : la foi chrétienne hier et aujourd'hui p.198 :


"la croix n'est pas l'oeuvre de réconciliation que l'humanité offre au Dieu courroucé."


La foi chrétienne hier et aujourd'hui, p. 158
"non , le Christ n'est pas un tel satisfacteur, acquittant pour les hommes une dette du péché; il est don gratuit de son Moi pour les hommes;" et d' ajouter que cette doctrine de la satisfaction "présente Dieu sous un jour inquiétant."


Cadoudal dit :

"J. Ratzinger, actuellement pape, oppose le Christ prêché par st Paul, objet de foi, donc de division entre ceux qui croient et ceux qui ne croient pas, et le Christ prêchant dont le message est unitaire."
 
 
J.Ratzinger la foi chrétienne, hier et aujourd'hui, Cerf 2010, p.130 :

" Là où la foi a divisé, l'amour peut réunir; Jésus contre le Christ, cela signifie : plus de dogme, rien que l' amour. Jésus avait proclamé le message d' amour, dégagé de toute doctrine ; c'était là une grande révolution qui avait fait éclater la cuirasse de l 'orthodoxie pharisienne; il avait préconisé la simplicité de la confiance dans le Père, dans la fraternité entre les hommes."
 
 la foi chrétienne , hier et aujourd'hui, p. 130 :
 "laissons le Christ prêché, objet de la foi qui divisetournons nous vers le Jésus prêchant, vers l'appel à la puissance unifiante de l'amour sous un même père avec la multitude des frères ; ce sont là des appels émouvants et impressionnants."
 
Conclusion
 
C'est sous le commandement de ce pape que Menzingen veut nous placer. Menzingen le trouve assez traditionnel et pense qu'il défend la foi ! A l'interview de CNS du 11 mai 2012, Mgr Fellay a dit : "Mais nous ne sommes pas seuls à oeuvrer pour défendre la foi. C'est le pape lui-même qui le fait ; c'est cela sa tâche ; et si on nous appelle à aider le pape à cette fin, qu'il en soit ainsi." cf. Antimodernisme