jeudi 28 février 2013

La quadrature du cercle


La quadrature du cercle



Un accord avec Rome est toujours possible à tout moment. Le dernier Chapitre général de la FSSPX a posé les conditions. Celles-ci montrent bien les contradictions de l’esprit libéral qui s’est imposé dans la congrégation au plus haut niveau.

Le Chapitre général pose comme première condition pour un accord avec Rome : « la liberté de garder, transmettre et enseigner la saine doctrine du Magistère constant de l’Eglise et de la Vérité immuable de la Tradition divine ; liberté de défendre, corriger, reprendre, même publiquement, les fauteurs d'erreurs ou nouveautés du modernisme, du libéralisme, du concile Vatican II et de leurs conséquences ». D’après Mgr de Galarreta, c’est une condition très forte, un rempart qui nous protégerait !

Notre commentaire : dire qu’on va obéir et faire un accord en demandant la permission de désobéir, c’est le refus du principe de non-contradiction.

Peu après, le Chapitre général propose 3 conditions souhaitables, c'est-à-dire des conditions facultatives, c’est-à-dire des conditions qui ne sont pas des conditions ! Il y a donc contradiction interne. Rome n’est donc pas tenu de respecter ces conditions puisqu’elles sont facultatives. Pourquoi dès lors les mettre dans un protocole d’accord ? Ces conditions souhaitables sont évidemment non pas destinées à Rome mais destinées aux fidèles de la FSSPX afin de les rassurer en cas d’accord.

Ces six conditions, souvent naïves, parfois ridicules, montrent bien les impasses de l’esprit libéral. Il s’agit :
- de négocier sur des points non négociables,
- de parvenir à un accord avec quelqu’un avec lequel on n’est pas d’accord,
- de promettre obéissance avec liberté de critique.

Mgr Alfonso de Galarreta a bien résumé bien la situation : « Le problème chez nous ce serait de prendre nos désirs pour des réalités, de croire possible ce qui est impossible, et donc de croire que Rome nous offre, ce que Rome ne nous offre pas. Maintenant cela est clair comme le jour, et il n'y a plus de doute possible car ils viennent eux-mêmes de poser ces conditions-là. La réalité est ce qu'elle est, nous voudrions que cela soit autrement, bien sûr. C'est dommage mais c'est comme cela. » (presse.seminaire-econe.com - 3 juin, cité par Tradinews) Mgr de Galarreta disait cela en 2001 Dommage qu’il ait changé d’avis.