mardi 26 février 2013

La doctrine n’est plus rappelée, l’ambiguïté est cultivée.Ce n’est pas cela qu’on attend d’un évêque de la Tradition


La doctrine n’est plus rappelée, 
l’ambiguïté est cultivée.
Ce n’est pas cela qu’on attend 
d’un évêque de la Tradition



Michael

● Mgr Fellay écrit au Pape le 11 février 2013 : « La Fraternité Saint-Pie X n’oublie pas que le Saint Père a eu le courage de rappeler que la messe traditionnelle n’avait jamais été abrogée.»

Il est vrai que la messe traditionnelle n’avait jamais été officiellement et juridiquement abrogée par Rome, et c’est vrai que Benoit XVI l’a rappelé. Mais ce que Mgr Fellay ne dit pas, c’est que la messe traditionnelle a été officiellement abrogée par Benoit XVI avec le Motu Proprio Summorum Pontificum de 2007 dont voici l’article : Art. 1. Le Missel romain promulgué par Paul VI est l’expression ordinaire de la « lex orandi» de l’Église catholique de rite latin. Le Missel romain promulgué par S. Pie V et réédité par le B. Jean XXIII doit être considéré comme l’expression extraordinaire de la même « lex orandi ». Jusqu’en 2007, la messe traditionnelle était juridiquement un rite ordinaire de l’Église catholique latine. A partir de 2007, le rite traditionnel devient l’objet de permission : il faut un groupe stable, une demande d’autorisation, le rite est dit extraordinaire, c’est-à-dire particulier. Suite du Motu Proprio : « Il est donc permis de célébrer le Sacrifice de la Messe suivant l’édition type du Missel romain promulgué par le B. Jean XXIII en 1962 et jamais abrogé, en tant que forme extraordinaire de la Liturgie de l’Église. » : Cela veut dire que le messe traditionnelle est abrogée par ce Motu Propio de 2007 en tant que forme ordinaire.

A l’appui de cette analyse, voici un extrait du catéchisme de la crise dans la Fraternité, question 13 :
« Le Motu Proprio dit en réalité que la Messe Traditionnelle n’a jamais été abrogée en tant que forme extraordinaire mais qu’elle a été abrogée en tant que forme ordinaire. Par cet acte, Benoît XVI fait perdre au rite romain de la Sainte Messe, de jure, sa condition d’unique forme ordinaire et officielle et la relègue à la condition de « forme extraordinaire », après l’avoir humiliée en comparant sa sainteté à celle du « rite bâtard ».

● Le Motu Propio poursuit : « Ces deux expressions de la « lex orandi » de l’Église n’induisent aucune division de la « lex credendi » de l’Église ; ce sont en effet deux mises en œuvre de l’unique rite romain. ». Benoît XVI indique que la « messe bâtarde », comme dit Mgr Lefebvre, est la mise en œuvre de l’unique rite romain ! Considérer les deux rites à égalité de dignité, accepter que le rite traditionnel soit un rite extraordinaire, c’est justifier le bi-ritualisme. 

C’est pourquoi, il est intolérable que Mgr Fellay écrive au Pape, le 11 février 2013 : « La Fraternité Saint-Pie X n’oublie pas que le Saint Père a eu le courage de rappeler que la messe traditionnelle n’avait jamais été abrogée (…) La FSSPX lui exprime sa gratitude pour la force et la constance dont il a fait preuve ». Déjà en 2007, la FSSPX avait exprimé sa « gratitude » pour cette abrogation du rite traditionnel en tant que rite ordinaire de l’Eglise catholique latine : « La Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X se réjouit de voir l'Eglise retrouver ainsi sa Tradition liturgique, donnant aux prêtres et aux fidèles qui en avaient été jusqu'à présent privés, la possibilité d'accéder librement au trésor de la messe traditionnelle pour la gloire de Dieu, le bien de l'Eglise et le salut des âmes. Pour ce grand bienfait spirituel, la Fraternité Saint-Pie X exprime au Souverain Pontife sa vive gratitude. » Cette phrase est un tissu de mensonges puisque le Motu Propio ne redonne pas à l’Eglise « sa tradition liturgique ». 

Au contraire pour la première fois depuis 2000 ans, le "rite bâtard" est le rite officiellement ordinaire de l’Eglise ! Et les fidèles n’ont pas accès « librement » à la messe de rite extraordinaire qui, comme son nom l’indique, reste extraordinaire.