vendredi 22 février 2013

Ils nous prennent pour des zozos ! Neuvaine à St Pierre, 9ème jour


Ils nous prennent pour des zozos !
Neuvaine à Saint Pierre, 9ème jour

Michael


Père Lombardi

Partie 1


Le Père Lombardi, Directeur de la Salle de Presse du Saint-Siège, veut faire passer le blog Avec l’Immaculée et plus largement les médias pour des zozos : « A propos de la Fraternité Saint Pie X, Le P. Lombardi a déclaré que la date butoir du 22 février avancée par la presse n'est que pure hypothèse, Benoît XVI ayant décidé de remettre la question à son successeur. Il est donc inutile d'attendre un règlement de la situation avant la fin de ce pontificat. » (source, Vatican Information Service, bureau de presse du Saint-Siège.) 

Sur qui s’est basé Avec l’Immaculée pour évoquer cette date du 22 février ? Sur Ennemond (Côme de Prévigny), journaliste à Fideliter et à Nouvelles de Chrétienté, revue de la maison générale de la FSSPX. Voici ce que ce collaborateur de Mgr Fellay écrivait le 13 février 2013 : « Au début du mois de janvier, Mgr Müller a envoyé à Mgr Fellay une lettre co-signée par Mgr di Noia qui donne jusqu'au 22 février pour accepter le préambule revu le 13 juin dernier, avec les trois modifications imposées. A défaut, Rome démarchera chaque prêtre de la FSSPX. » (source, le Forum catholique). Cette date n’est pas présentée par Ennemond, alias Côme de Prévigny, comme une hypothèse ! 

Avec l’Immaculée, pour évoquer cette date du 22 février, s’est aussi basé sur Austremoine qui écrit le 11 février 2013 sur Fecit : « Quel jeu jouent les évêques di Noia et Müller qui ont envoyé à Mgr Fellay un ultimatum assorti de menaces lourdes prenant fin à la fin du mois de février ? » Austremoine précise ensuite qu'il a appris cette nouvelle de trois sources différentes... « Deux dont je ne peux parler, mais l'autre est publique puisqu'il s'agit de l'abbé Rostand, supérieur du district USA de la FSSPX, dans un entretien accordé il n'y a pas si longtemps. » 

Qui croire ? Faut-il croire le Père Lombardi qui sous-entend que les journalistes ont rêvé, qui sous-entend que Côme de Prévigny et Austremoine sont des illuminés ? Faut-il croire Côme de Prévigny et Austremoine qui sont catégoriques et ont dû avoir accès au courrier de Mgr di Noia ? 

Il est clair que nous ne partageons pas les idées de Côme de Prévigny mais de là à l’accuser d’affabuler comme le fait le Père Lombardi, il y a un pas que nous ne franchirons pas.  Les informations factuelles d'Ennemond - Côme de Prévigny ont toujours été exactes. 

Les documents sont secrets, les tractations sont secrètes, il est alors commode pour le Père Lombardi de s’en tirer en évoquant les excès de la presse. 

Le Père Lombardi est de mauvaise foi, sa justification est bien maladroite. Il affirme : « la date butoir du 22 février avancée par la presse n'est que pure hypothèse ». Une date n’est pas une hypothèse. Une hypothèse est liée à une tentative d’explication, à une argumentation. Côme de Prévigny n’a pas inventé la date. Cette date a été fixée par Mgr Müller et Mgr Di Noia eux-mêmes, avec un ultimatum à la clé. Cet ultimatum était : nous démarcherons individuellement chaque prêtre de la Fraternité si le 22 février vous refusez toujours l'accord que nous vous proposons. Mettront-ils à exécution cette menace ? D'après les propos du Père Lombardi, il ne le semble pas. Mais en tout cas, elle a été écrite par Mgr Müller lui-même. Il ne s'agit donc pas d'une "hypothèse" de journaliste.

Vouloir faire un accord avec des gens qui lancent des ultimatums pour une date fixe et qui après, affirment qu'ils n'ont rien fait est de la pure folie suicidaire. Ils mentent plus souvent qu'ils ne disent la vérité. Le document que Mgr Fellay signera peut-être un jour n'aura donc aucune valeur à leurs yeux. Ils s'empresseront de faire l'inverse de ce qu'ils ont promis et même écrit sur le papier. Cette déclaration du Vatican permet de l'affirmer.



Neuvaine à St Pierre, 9ème jour


Avant de prier avec Saint Pierre, pour ce dernier jour de la neuvaine, nous allons lire quelques beaux commentaires des Pères et Docteurs de l'Eglise, tirés de la Catena aurea (Chaîne d'or) de St Thomas d'Aquin. Nous les avons sélectionnés puis assemblés, en changeant le moins possible de mots, seulement ce qu'il faut pour faire un texte homogène. Nous allons méditer avec les saints sur cet épisode sublime de la Transfiguration. Le but de ce neuvième jour de la neuvaine est d'attirer sur nous et la Fraternité les grâces de force qui découlent de ce mystère afin de repartir armés pour le combat qui nous attend.

Petite lecture spirituelle préparatoire commentant St Marc, ch. IX, v. 1-6, catena aurea (adaptée) :

Jésus dans le chapitre précédent vient de prévenir ses apôtres de sa Passion.

Après avoir confirmé le grand mystère de la croix, Jésus va révéler la gloire de la résurrection, afin que, témoins de l'état triomphant de sa résurrection future, ses Apôtres fussent à l'épreuve des opprobres de la croix. 

Pourquoi six jours après l'annonce de la Passion ?  Pourquoi le Sauveur laissa-t-il s'écouler un intervalle de six jours ? C'était afin que dans cet intervalle le désir des Apôtres devînt plus vif et leur inspirât une vigilance et une attention plus grande pour les grandes choses qu'ils allaient contempler.  

Le Sauveur prend avec lui les trois têtes du collège apostolique : Pierre, qui a proclamé la divinité de Jésus et qui brûle d'amour pour lui ; Jean, le disciple bien-aimé ; enfin Jacques, le prédicateur courageux et le théologien que sa sainteté rendait tellement odieux aux Juifs qu'Hérode le fit mourir pour leur être agréable.

Ce n'est pas dans une maison que Jésus révèle sa gloire à ses disciples ; il les conduit sur une haute montagne qui, par son élévation, était le symbole de la sublimité de la grandeur qu'il allait manifester. Jésus-Christ les conduit à l'écart, parce qu'il allait leur révéler des vérités mystérieuses. 

Le mot transfiguration ne signifie pas que les traits de sa figure furent modifiés ; son visage resta le même, mais resplendit d'une lumière que la parole humaine ne peut exprimer.  Le Sauveur, dans sa transfiguration, n'a rien perdu de sa nature corporelle ; il nous a seulement découvert quelle sera la gloire que la résurrection devait communiquer à son corps et aux nôtres. Après le jugement, tous les élus le verront tel qu'il a apparu à ses Apôtres sur le Thabor.(...)

" Et Pierre dit à Jésus : Maître, il fait bon pour nous d'être ici,". L'humanité transfigurée de Jésus et la présence de deux saints pendant un instant seulement a tant de charmes que Pierre s'efforce par ses prières d'obtenir la prolongation de ce bonheur ; que sera donc la félicité du ciel, où nous contemplerons la Divinité elle-même au milieu des chœurs angéliques. Mais Pierre oublie que le royaume que Dieu a promis à ses saints n'est point sur la terre, mais dans le ciel ; c'est qu'il ne s'est point rappelé que tant qu'ils seront enveloppés d'un corps mortel, ni lui ni les autres Apôtres ne pourront entrer en participation de cette vie immortelle ; 

Pierre demande une tente matérielle : Dieu lui donne pour abri un nuage, il lui apprend ainsi qu'après la résurrection les élus sont abrités sous les rayons glorieux de l'Esprit saint, et non plus sous le toit d'une habitation faite par la main des hommes. St Pierre fait une demande indiscrète, et il ne mérite pas que le Sauveur lui réponde ; c'est Dieu le Père, qui répond à la place de son Fils : " Une voix sortit de la nuée, et fit entendre ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; écoutez-le " 

Le mystère de la sainte Trinité qui avait d'abord été révélé au baptême de Notre-Seigneur dans le Jourdain, est ici proclamé de nouveau dans sa glorification sur le Thabor (...) Et ce n'est pas sans raison que l'Esprit saint, qui avait d'abord apparu sous la forme d'une colombe, manifeste ici sa présence dans une nuée éclatante ; il veut nous enseigner dans quelle éclatante lumière nous contemplerons l'objet de notre foi, si nous avons fidèlement pratiqué ses enseignements dans la simplicité de notre cœur. 

Prière de la neuvaine

O saint Pierre, Jésus a voulu vous fortifier pour supporter l'épreuve de la Passion en vous faisant la grâce de Le contempler glorieux. Nous aussi nous avons besoin de force pour affronter les combats qui nous attendent et nous voulons vous suivre au Thabor, afin de connaître toujours plus clairement la volonté de Dieu et d'avoir la force de l'accomplir lorsque viendront les épreuves. Nous voulons faire avec vous notre retraite spirituelle au Thabor. Nous voulons nous préparer aux grâces que Jésus veut nous donner par de grands désirs. Nos désirs, ô Dieu, les voici : bien connaître Votre volonté en tous points et l'accomplir, par Votre force. 

Saint Pierre vous formulez une prière trop terrestre : vous demandez une tente... Nous aussi, bien souvent, nous ne savons pas prier et Dieu ne peut nous aider comme Il le voudrait car nous ne savons pas demander ce qu'il faut... Saint Pierre, apprenez-nous à prier ! Jésus n'a pas daigné répondre à cette demande inappropriée que vous avez faite et le Père vous a recentré sur l'unique nécessaire : "Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le". Oh oui ! "Parlez, Seigneur, votre serviteur vous écoute". "Enseignez-nous vos voies."

Enseignez vos voies à toutes les âmes de bonnes volonté de la Fraternité afin qu'elles voient ce que vous attendez d'elles dans cette crise et qu'elles le fassent. Que ces âmes comprennent tout d'abord qu'elles ne peuvent pas se mettre sous l'autorité de la Rome conciliaire parce que la Rome conciliaire, loin de vous écouter, écoute les maximes de la franc-maçonnerie, depuis Vatican II, en prônant la liberté religieuse, la collégialité et l'oecuménisme. Et, quand ces âmes auront vu clairement le danger, qu'elles aillent chercher auprès de Vous les conseils, dans la ferveur du Thabor. Ainsi soit-il.