lundi 4 février 2013

Etonnement benoît


Etonnement benoît
Michaël



Nous revenons sur les événements de cet été et de cet automne car nous souhaitons mettre en évidence les déclarations sidérantes du n°2 de la FSSPX, l’abbé Pfluger. L’abbé Niklaus Pfluger dans un entretien au Kirchliche Umschau du 16 octobre 2012 évoque l’échec provisoire du rapprochement de la FSSPX avec Rome :

« Kirchliche Umschau : Voilà encore quelques mois, une reconnaissance canonique de la Fraternité par le Vatican paraissait imminente. Entre-temps, il semble plutôt que les efforts ont échoué.

Abbé Niklaus Pfluger : Ces efforts n’ont pas échoué, mais un accord à court terme est improbable. La Curie et nous sommes d’avis qu’une union n’a de sens que s’il y a une compréhension commune de la Foi. Ceci doit être exprimé dans une « déclaration doctrinale ». Nous avons longuement échangé sur une telle déclaration et, en avril 2012, Mgr Fellay, notre Supérieur général, a préalablement présenté un texte informel. Or, à notre étonnement, ce texte n’a pas été accepté par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. »

Ainsi, Menzingen pense qu’il est possible d’avoir une « compréhension commune de la Foi » acceptable par tous et les Supérieurs de la FSSPX ont même rédigé « un texte informel ». Cela veut dire que dans l’esprit de Menzingen, il est envisageable d’avoir une unité de vue avec les modernistes de Rome, avec le pape d’Assise III. Il s’agit bien d’un Vatican II dans la FSSPX. L’Abbé Pfluger dans cette interview affirme benoîtement que l’accord envisagé avec Rome n’est pas seulement pratique mais avant tout doctrinal !

Mais diront certains, justement rien n’a été signé. C’est la preuve que la FSSPX est intègre !

Or le plus fort est que l’Abbé Pfluger poursuit : « à notre étonnement, ce texte n’a pas été accepté par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. » L’abbé est étonné. Qu’est-ce à dire ? Il affirme par là que les concessions faites, les formulations alambiquées de ce protocole (doctrinal !) toujours secret auraient dû être de nature à emporter l’adhésion de la Rome moderniste ! Ce protocole dont Mgr Fellay disait, le 4 mai 2012, à Brignoles : « Chez nous, je pense qu’il faudra l’expliquer comme il faut, parce qu’il y a (dans ce document) des expressions ou des déclarations qui sont tellement sur la ligne de crête que si vous êtes mal tourné ou selon que vous mettez des lunettes noires ou roses, vous les voyez comme ceci ou comme cela. Alors il faudra qu’on vous explique bien que cette lettre ne change absolument rien à notre position. Mais que, si on veut la lire de travers, on arrivera à la comprendre de travers. » (Nouvelles de chrétienté n°135 mai-juin 2012)

Si l’abbé Pfluger est étonné que l’accord n’ait pas eu lieu, c’est que cet accord était possible. CQFD. La FSSPX n’est plus intègre car elle envisage comme possible un accord doctrinal avec les conciliaires. Il s’agit bien d’un Vatican II dans la FSSPX, comme le souligne Mgr Williamson.

On voit la différence avec Mgr Lefebvre qui disait : « Il ne faut pas s’étonner que nous n’arrivions pas à nous entendre avec Rome. Ce ne sera pas possible tant que Rome ne reviendra pas à la foi dans, le règne de Notre Seigneur Jésus-Christ, tant qu’elle donnera l’impression que toutes les religions sont bonnes. Nous nous heurtons sur un point de la foi catholique, comme se sont heurtés le cardinal Béa et le cardinal Ottaviani, et comme se sont heurtés tous les papes avec le libéralisme. » Conférence à Sierre (Suisse) le 27 XI 1988 Extrait du Fideliter n° 89 (sept. 1992)