vendredi 11 janvier 2013

Le PIRR 2013 a été attribué !


Le PIRR 2013 a été attribué !

Le "Prix International du Ralliement avec Rome" (PIRR) 2013 est décerné !



Compte-rendu par le journaliste Michael, envoyé spécial du blog Avec l’Immaculée.

Pour la première fois en 2013, a été décerné le "Prix International du Ralliement avec Rome" (PIRR). Il s’agit d’honorer, de distinguer, de valoriser les efforts d’une personnalité qui a œuvré pour un rapprochement entre Rome et la FSSPX, durant l’année 2012, que ce soit sur un plan théorique, sur un plan pratique ou médiatique. Sont prises en compte toutes les démarches visant à montrer que "ce qui nous unit est plus grand que ce qui nous sépare." Le prix est doté d’un voyage à Rome avec rencontre des personnalités importantes : responsables de Dicastères, de loges maçonniques, etc. Le prix a aussi une dimension honorifique car la personnalité retenue a droit à voir son nom publié sur le site Avec l’immaculée, ce qui est une gratification peu commune étant donné l’audience internationale du site, son rayonnement dans le monde francophone et même au-delà, site qui est lu par les plus hautes autorités.

La sélection des candidatures est extrêmement sévère et contraignante. Le candidat au prix doit évidemment avoir brillé de façon exceptionnelle.

L’action du candidat en faveur d’un ralliement à Rome de façon pratique sans accord doctrinal doit :

- être publique, claire, sans ambiguïté

- utiliser des supports de diffusion moderne afin d’avoir la meilleure visibilité possible (internet, presse, etc.)

- être constante, opiniâtre, sans signe de faiblesse

- être habile, séduisante, bref intelligente


Il s’agit d’honorer une véritable personnalité qui a marqué ou marquera la Tradition. Il ne s’agit pas forcément d’une personnalité en vue dans le monde de la Tradition ; en effet, le but du prix est aussi de mettre en valeur des personnalités plus discrètes mais dont la valeur n’est plus à démontrer.

Evidemment, au vu des critères de sélection extrêmement sévères, au vu de l’exigence de qualité demandée par le PIRR, la sélection se fait au niveau international tant chez les clercs que les laïcs.

Malgré ces critères de sélection draconiens, les candidatures retenues ont été nombreuses, signe que tout ne va pas aussi mal dans le monde qu’on le dit, et que les gens de valeur sont nombreux. En effet, l’année 2012 qui vient de s’écouler a été très riche en initiatives de toutes sortes.

Des indiscrétions - dirions-nous des fuites ? - laissent à penser que les délibérations du jury ont été animées. Il fallait départager des candidats hors pair. Chaque membre du jury avait son "candidat" et voulait voir triompher son poulain. Les noms fusaient : Rostand, Bouchacourt, Couture, Fellay, Pfluger, Thuillier, Sernine, Ennemond, Beaumont, du Cray, Thouvenot, Célier, Nelly, Lorans, de Prévigny, Krah, Simoulin, etc. Plusieurs votes à bulletins secrets ont été nécessaires pour départager ces candidats si nombreux.

Par souci d’honnêteté et dans le respect de la déontologie journalistique, je me dois de rapporter que des tentatives de fraude ont été éventées. Ce n’est pas glorieux, c’est sûr, surtout pour un premier PIRR. Sans doute, est-ce lié au nécessaire rodage de ce prix. Que s’est-il passé ? Certains membres du jury ont voulu favoriser leur candidat en multipliant frauduleusement l’identité de leur candidat. Ainsi, le jury croyait voter pour deux - ou même trois ! – personnes différentes alors qu’il s’agissait du même candidat. Ainsi, il a été révélé par des membres intègres du PIRR que :

- les candidats Ennemond, de Prévigny, du Cray sont la même personne qui utilise 3 noms différents pour parler et écrire en public.

- les candidats : abbé Michel Beaumont, abbé Grégoire Célier, Paul Sernine sont une même personne qui a trois noms de plume simultanément en circulation dans le même milieu. Du jamais vu dans l’histoire de la littérature. Certains membres du jury ont voulu en savoir plus. En fait il a été très difficile de déterminer si cet écrivain est laïc (son vrai prénom serait Paul) ou prêtre. Certains, versés dans le milieu, ont été catégoriques, il s’agit d’un ecclésiastique, mais quant à savoir si le vrai prêtre est Célier ou Beaumont, c’est une autre affaire. Avoir un nom de plume n’est pas condamnable. Dans ce cas, le nom personnel n’est utilisé que par le cercle des intimes. Mais utiliser tantôt un (voire deux) nom de plume, tantôt un nom personnel, ce n’est plus honnête.

Au vu de ces complications insoupçonnées au départ, il a été convenu de présumer de la bonne foi des membres du jury qui ont pu être trompés par la multiplication des identités des susnommés. En conséquence, les votes ont pu reprendre dans la sérénité.

Le verdict est tombé tard, en fin de soirée. Le lauréat est :


l’abbé Sylvain Lamerand


« La majorité des membres du jury après plusieurs heures de délibération a pu se mettre d’accord » a déclaré le Président du PIRR qui a salué l’action discrète et persévérante de l’abbé Lamerand, prieur de Lille. Cette personnalité n’est pas très connue. C’est une des preuves de l’indépendance du jury et donc de la valeur de ce prix. Manifestement, le jury n’a pas voulu désigner Mgr Fellay qui est pourtant le principal responsable. Le jury n’a pas cédé non plus aux effets de mode influencée par Internet. Le PIRR a su dénicher un nouveau talent.

Le Président a rappelé les éléments qui ont décidé le jury. En novembre 2012, l’abbé Sylvain Lamerand écrivait : «Comme l’a rappelé la Déclaration du Chapitre qui s’est déroulé à Ecône cet été, il faut unir la vigilance nécessaire face aux erreurs d’aujourd’hui et l’indéfectible attachement au successeur de Pierre, dans la foi en la promesse qui lui a été faite par le Seigneur. Cela nous préserve d’une tentation toujours possible d’un repli amer sur nous-mêmes ou d’un manque de confiance en l’Eglise telle qu’elle est aujourd’hui, avec ses joies et ses peines, ses espérances et ses déceptions. Ce "juste milieu" permettra un vrai rayonnement apostolique de nos chapelles etc.» (bulletin Caritas N°12). Cette déclaration avait soulevé des protestations.

Mais le lauréat a su balayer ces critiques et le plus remarquable est sa persévérance. Il est celui qui a su clore l’année 2012 en beauté. Son bulletin de décembre 2012 offre en effet :
- un article qui revoit et corrige la déclaration de Mgr Lefebvre de 1974. C’est une reprise d’un article de Menzingen qui aurait pu passer inaperçu à Lille. (DICI). Le prieur de Lille le met en valeur et donne ainsi une bonne leçon à ses confrères d’Antimodernisme qui avaient réfuté cette page en son temps. ( cf. Antimodernisme.info )

- le bulletin offre aussi une belle tribune au père Zanotti qui a attiré de nombreux tradis de la FSSPX dans sa belle paroisse conciliaire et a ainsi contribué à vider en partie le prieuré de Marseille. Le lauréat rapporte les belles pensées du père Zanotti sur la soutane et nous avons droit à une belle photo de ce prêtre progressiste. Une belle annotation biographique donne le ton : le Père Zanotti-Sorkine est le "célèbre curé, à Marseille, de la paroisse Saint-Vincent de Paul, aussi écrivain, compositeur et chanteur". Et voilà une nouvelle volée de bois vert aux grincheux de Marseille qui ne sont jamais contents et ne savent pas apprécier toutes les bonnes actions de nos frères conciliaires.

Le Président du jury du PIRR a poursuivi : « Le lauréat mérite le PIRR. En effet,  il loue une bonne action d’un progressiste sans souligner par ailleurs que ce prêtre dit la nouvelle messe. Ce prêtre conciliaire n’est pas sûr doctrinalement mais il a sa photo accompagnée d’appréciations louangeuses. Cela prépare le ralliement. C’est dans ce sens qu’il faut travailler, selon la devise du PIRR : montrer que "ce qui nous unit est plus grand que ce qui nous sépare". »

Le Président du jury du PIRR a terminé : « Le lauréat rejette ainsi la notion de vecteur chère à l’abbé Chazal1. Et cela, c’est bien. »

Vous trouverez les pages délicieuses du lauréat sur :
Le lauréat évoque Jean-Paul II qui, lui aussi, a toujours été très clair sur la soutane. Il ne manque pas de souligner la bonne parole traditionnelle de ce pape libéral et moderniste.

Nous ne doutons pas que, fort de la notoriété que va lui procurer ce prix, le lauréat pourra poursuivre, approfondir et amplifier son travail qui vise à saper les extrémismes de tout poil. Comme l’abbé Thuillier, ancien de la FSSPX devenu secrétaire particulier du cardinal Vingt-Trois en septembre 2012, comme le Pape à Assise, on a besoin de ces hommes qui jettent des ponts de dialogue au lieu de dresser des murs d’incompréhension, qui comblent les fossés de l’indifférence au lieu de construire des barrières de la haine.

Merci aux initiateurs et aux promoteurs du PIRR qui nous offrent de tels modèles et à l’année prochaine !



Note :

1. Voici ce que dit l’abbé Chazal, dans une interview de Franck Abed : les évolutions sont souhaitables dans le sens du plus moderniste vers le moins moderniste mais à refuser dans le sens du plus traditionnel vers le moins traditionnel. 
 Avec l'Immaculée applique ici cette théorie : on voit que malheureusement, à Marseille, des fidèles du prieuré traditionnel, attirés par les sermons et les dons certains de ce prêtre, ont quitté un lieu où était défendue la vraie foi pour en rejoindre un où elle était en danger. C’est pourquoi, selon Avec l’Immaculée, il ne convient pas que la FSSPX mette en valeur un prêtre conciliaire même si ce prêtre est meilleur que la plupart de ses confrères de l’Eglise conciliaire. En louant la bonne action d’une personne tout en omettant de relever ce qui est mauvais, on loue la personne elle-même, ce qui ne peut que troubler les fidèles, quand cette personne est un prêtre conciliaire.